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Regis Hautiere

Regis Hautiere
Régis Hautière est né en Bretagne en 1969. Il passe une bonne partie de son enfance le nez plongé dans les livres (que ce soient des romans ou des bandes dessinées) et se découvre très tôt un goût prononcé pour l'écriture.En 1995, il s'installe en Picardie où il devient membre des AJT, une associ... Voir plus
Régis Hautière est né en Bretagne en 1969. Il passe une bonne partie de son enfance le nez plongé dans les livres (que ce soient des romans ou des bandes dessinées) et se découvre très tôt un goût prononcé pour l'écriture.En 1995, il s'installe en Picardie où il devient membre des AJT, une association informelle qui réunit des auteurs amateurs de bandes dessinées. C'est au sein de cette association qu'il rencontre quelques uns des dessinateurs avec lesquels il publie ses premiers albums (Hardoc, Fraco, David François). Il travaille en parallèle pour une structure associative.En 2005, il démissionne pour se consacrer exclusivement à l'écriture de scénarios pour la bande dessinée.

Articles en lien avec Regis Hautiere (1)

Avis sur cet auteur (33)

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    Couverture du livre « Le clan de la rivière sauvage T.1 ; l'île du serpent » de Regis Hautiere et Renaud Dillies aux éditions Editions De La Gouttiere

    Romain Ambrosini sur Le clan de la rivière sauvage T.1 ; l'île du serpent de Regis Hautiere - Renaud Dillies

    Quelle petite merveille... Smac !

    Renaud Dillies m'enchante, encore une fois (lisez Betty Blues, Alvin, Abelard). Son graphisme rectiligne et aéré est si particulier. Il ne peut pas laisser indifférent, je le trouve vraiment emprunt de poésie.
    Justement...

    Zaki et Choco sont deux jeunes...
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    Quelle petite merveille... Smac !

    Renaud Dillies m'enchante, encore une fois (lisez Betty Blues, Alvin, Abelard). Son graphisme rectiligne et aéré est si particulier. Il ne peut pas laisser indifférent, je le trouve vraiment emprunt de poésie.
    Justement...

    Zaki et Choco sont deux jeunes rêveurs. Ils aiment l'aventure, mais ne sont pas toujours téméraires, contrairement à la belle Mélie, plutôt tête - brûlée - de linotte. Leur esprit est prêt à s'emballer pour des récits improbables de piraterie.
    Il faut dire que dans leur village retiré, les soirées sont parfois egayées par le sieur Anacharsis. Anacharsis est un conteur. Il parcourt le monde, écoute les aventures épiques, les consigne dans un grand livre, le Répertoire, et les restitue plus loin, mais avec parcimonie.
    De quoi vendre du rêve, mais aussi pas mal de frustration (À suivre :q ...).

    Nos protagonistes n'y tiennent plus, ils doivent savoir comment se termine cette histoire d'Oeil de Serpent ! Un peu d'ésoterisme, de magie odorante, et...
    Et ...
    ...
    Ben non, vous saurez en le lisant, vous aussi !

    Merci à lecteurs.com de m'avoir partagé ce bel ouvrage, avec de beaux ex-libris, en plus.
    Merci aux auteurs pour leur imagination, créativité, poésie, qui amène à distinguer la grande Histoire (pour laquelle le où et le quand sont bien précis) des petites histoires (qui ont lieu dans un pays lointain, il y a fort longtemps ??) et de notre histoire (la réalité du présent...).

    Mais tout est peut-être un peu imbriqué ?!

    Extrait, page 24 : Quote
    ...
    Il était une fois...
    Toutes les histoires d'Anarchasis commencent ainsi, par une notion temporelle un peu floue.
    C'est ce qui les différencie de la Grande Histoire, celle des grands rois et des grandes batailles, des grands hommes et des grands événements.
    Cette Histoire-là, l'Histoire Majuscule, a besoin de dates. De dates précises et de noms de lieux. Elle est pleine de "quand" et de "où".
    Dans les histoires en minuscules d'Anarchasis, le "quand" et le "où" n'ont pas d'importance. Elles se sont toutes déroulées "une fois", "quelque part".
    Ce qui importe, c'est tout le reste : les personnages, les péripéties, les exploits, les échecs, le mystère et, par-dessus tout, l'émotion.
    Notez que vous et moi, nous ne vivons ni dans la Grande Histoire, ni dans les petites histoires des Grands Conteurs.
    Nous vivons dans un entre-deux qui n'est ni grand ni petit, un entre-deux dont le "quand" et le "où" sont systématiquement "maintenant" et "ici"...
    Fin Quote

    À noter que j'ai décidé de participer au "challenge Jeunesse & Young Adult #11" sur le blog de Muti sur https://mutietseslivres.com/.

    Il s'agit de ma première lecture sur ce challenge !

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    Couverture du livre « Femmes en résistance » de Collectif et Regis Hautiere et Emmanuelle Polack et Francis Laboutique et Marc Weber aux éditions Casterman

    Claire @fillefan2bd sur Femmes en résistance de Collectif - Regis Hautiere - Emmanuelle Polack - Francis Laboutique - Marc Weber

    À partir d'une idée d’Emmanuelle Polak, historienne spécialiste de la période de l’Occupation, les scénaristes Régis Hautière et Francis Laboutique ont retracé le destin de quatre femmes exceptionnelles dans cette série intitulée "Femmes en résistance".

    Cette tétralogie, sortie entre 2013 et...
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    À partir d'une idée d’Emmanuelle Polak, historienne spécialiste de la période de l’Occupation, les scénaristes Régis Hautière et Francis Laboutique ont retracé le destin de quatre femmes exceptionnelles dans cette série intitulée "Femmes en résistance".

    Cette tétralogie, sortie entre 2013 et 2016, vient d'être rééditée en une intégrale et elle s’attache à retracer le destin pendant la Seconde Guerre mondiale de :

    - Amy Johnson la courageuse pilote d’avion anglaise, qui convoyait des avions de guerre sortant des usines vers les zones de combat.

    - Sophie Scholl l’étudiante chrétienne prête à tout pour contrer le régime nazi depuis l'Allemagne, au centre même du Reich.

    - Bertie Albrecht la figure de la résistance en France, torturée par la Gestapo après son arrestation sur dénonciation.

    - Mila Racine, l’exilée russe qui a décidé de sauver des enfants juifs de la déportation en leur faisant passer la frontière vers la Suisse.

    Une cinquième femme Anna Schaerer ou plutôt l’agent Gerda, un personnage fictif, va intervenir dans chacun des récits et faire le lien entre ces héroïnes.

    Et c’est une sixième femme Claire, elle aussi fictive, qui est la narratrice de ce récit. Elle hérite, au décès de sa tante, de petits carnets qui retracent les missions effectuées par une espionne au profit du service de renseignement du 3e Reich. Décidée à décrypter ces informations écrites en allemand, Claire va, remonter le fil de la vie de son aïeule entre 1937 et 1945.

    Avant d’être des leçons d’Histoire, ces albums sont des histoires et des hommages à des femmes qui se sont battues, au péril de leurs vies, pour défendre leurs idées. Leur point commun, la résistance face à l’envahisseur et à la barbarie nazie, quelles que soient leurs origines familiales, politiques, religieuses, sociales, géographiques.

    Il est intéressant de noter que quatre dessinateurs différents ont travaillé chacun sur un des albums. Une collaboration qui a su créer une véritable unité visuelle au fil de cette lecture.

    Une bd indispensable pour effectuer un devoir de mémoire.

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    Couverture du livre « Les Spectaculaires T.5 ; les Spectaculaires et la brigade du pitre » de Regis Hautiere et Arnaud Poitevin aux éditions Rue De Sevres

    etagere imaginaire sur Les Spectaculaires T.5 ; les Spectaculaires et la brigade du pitre de Regis Hautiere - Arnaud Poitevin

    Après un épisode très drôle mais en demi-teinte en matière d’intrigue, les Spectaculaires reviennent avec la régularité d’un métronome pour une cinquième aventure de retour dans les lieux marquants du Paris 1900. Depuis le précédent tome on a pris l’habitude de retrouver des trombines connues...
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    Après un épisode très drôle mais en demi-teinte en matière d’intrigue, les Spectaculaires reviennent avec la régularité d’un métronome pour une cinquième aventure de retour dans les lieux marquants du Paris 1900. Depuis le précédent tome on a pris l’habitude de retrouver des trombines connues éparpillées dans les cases à la mode Asterix, modèle évident mais suffisamment digéré pour rester une simple inspiration. Vraie série jeunesse, cette BD assume de plus en plus un sous-texte résolument politique, inhabituel dans le genre et particulièrement savoureux! Ainsi, revenant à une intrigue policière plus classique, Hautière et Poitevin introduisent purement et simplement un faux frère du Joker dans les pattes de nos anti-héros, dans cette figure de pitre qui fait la nique aux bourgeois en bousculant la morale simpliste des héros. L’année des 150 ans de la Commune de Paris ce n’est bien sur pas un hasard, c’est gonflé de la part de Rue de sèvres et particulièrement appréciable en rejoignant le compère Lupano dans une démarche de propos de fonds impliqué sous des habillages de farce. [...]

    Lire la suite sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2021/03/07/les-spectaculaires-contre-les-brigades-du-pitre/

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    Couverture du livre « Conan le Cimmérien ; les clous rouges » de Regis Hautiere et Olivier Vatine et Didier Cassegrain aux éditions Glenat

    Bd.otaku sur Conan le Cimmérien ; les clous rouges de Regis Hautiere - Olivier Vatine - Didier Cassegrain

    Cet opus, terminé il y a déjà plus de deux ans par ses auteurs, était très attendu de la part des aficionados des nouvelles de « Conan le Cimmérien ». En effet, « Les clous rouges » est considérée comme le chef d’œuvre de Robert E Howard. Cette longue nouvelle, extrêmement sombre, est la...
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    Cet opus, terminé il y a déjà plus de deux ans par ses auteurs, était très attendu de la part des aficionados des nouvelles de « Conan le Cimmérien ». En effet, « Les clous rouges » est considérée comme le chef d’œuvre de Robert E Howard. Cette longue nouvelle, extrêmement sombre, est la dernière nouvelle de l’auteur et paraîtra dans « Weird Tales » quelques jours après son suicide. Elle est marquée par une noirceur inégalée liée au contexte biographique dans lequel elle a été conçue. La santé de la mère d’Howard se dégrade, il doit faire face à de très nombreux frais médicaux, et se sent acculé financièrement. Au même moment, il découvre la trahison de sa petite amie Novalyne Price qui fréquente à son insu l’un de ses meilleurs amis avec qui il avait prévu de longue date un voyage au nouveau Mexique qu’il décidera malgré tout de ne pas annuler…
    « Les clous rouges » portent l’empreinte cette double désillusion amicale et amoureuse mais également de la visite effectuée, lors du voyage néo mexicain, à Lincoln, théâtre de la « guerre sanglante du Comté de Lincoln » : un village dans la vallée, au milieu de montagnes et de grandes étendues désertiques, coupé du reste du monde dans lesquelles s’amplifièrent jusqu’à la tragédie, cinquante ans auparavant, des querelles de voisinage sans importance … Sous les oripeaux orientalo-aztèques du palais de Xuchotl on peut voir la résurgence de l’impression indélébile reçue par l’écrivain devant « ce village momifié » : « je n’ai jamais ressenti en aucun autre endroit les sensations bien particulières que Lincoln a provoquées en moi, au premier rang desquelles une sensation d’horreur ».

    A la lecture de la description de la cité, totalement murée et artificielle, sans lumière du jour, sans rapport avec la nature, le lecteur ne manque pas d’éprouver un sentiment de claustrophobie. La vision de la société qui y évolue est d’une noirceur inégalée jusqu’alors : Howard y dresse le portrait d’une civilisation décadente où règnent trahison et folie et l’obsession du sexe. Il qualifiera lui-même cette histoire de Conan de « la plus sombre, la plus sanglante et la plus impitoyable de la série à ce jour ».

    Or, dans l’album on ne retrouve pas ce rythme lent, angoissant. C’est un Conan à la sauce Tao Bang qui nous est présenté : 20 ans après l’équipe se reforme peu ou prou. On a de nouveau une belle pirate et de très beaux dessins. La technique en couleurs directes employée par Cassegrain fait merveille, les paysages de jungle et le dragon dinosaure sont superbes (le dessinateur avoue lui-même adorer tout ce qui est « organique »). Vatine est un storyboardeur renommé et un concepteur de décors dans l’animation et cela se voit également dans la présentation de la cité perdue ! Les dialogues d’Hautière sont savoureux dans la première partie : Conan a un sens de l’autodérision et de l’humour détonant : il apostrophe ainsi le dragon : « Viens un peu par ici gros lard » avant d’ajouter « j’ai toujours eu envie de m’offrir un sac en peau de lézard ». Nos auteurs ont le sens du découpage et du cadrage particulièrement dans les scènes d’action virevoltantes à souhait (Cassegrain a lui aussi commencé sa carrière dans l’animation et il a vraiment le sens du mouvement !) qui deviennent drôles à force d’être hyperboliques et de jouer sur les codes ! On a parfois l’impression de voir en images des passages d’ « Yvain le chevalier au lion » ! Comme dans « Yvain contre le géant Harpin » : ça tranche des biftecks dans les cuisses des adversaires. Le sang coule à flot mais de façon très série B au second degré (voir par exemple le plan moyen en contre plongée dans lequel Conan tranche un adversaire littéralement en deux)…

    C’est léger, plaisant, mais on y perd le côté tragique et mythologique du texte originel (toute la tragédie de la cité perdue commence par le vol d’une femme comme dans la guerre de Troie). C’est peut- être dû au format : depuis le début de la série, les albums sont calibrés à 56 pages quoi qu’il advienne. « Les clous rouges » ont ainsi la même pagination que « la fille du géant du gel » qui est à l’origine une nouvelle de 7pages seulement. C’est beaucoup trop condensé, le rythme n’a pas le temps de s’installer, la tragédie des Tlazitlas est résumée à la hussarde et on s’y perd ! Les personnages n’ont plus ni profondeur ni ambiguïté et plus grave subissent une véritable édulcoration.

    La couverture en est un bon exemple : elle constitue en effet, dans sa composition, sa palette chromatique et l’attitude du héros un vrai hommage à l’une des illustrations les plus célèbres de Conan par Frazetta. Or, quelle n’a pas été ma surprise de découvrir que l’illustration originale de couverture (exposée cet été chez Maghen) avait été censurée ! Les créatures alanguies au pied de Conan ont été dotées de petites culottes ! Howard déclarait au moment de sa rédaction « je pense que je vais mettre dans ce récit plus de sexe et de sang que dans n’importe quel récit de ma carrière ». Or, dans l’adaptation, on a le sang, mais pas le sexe ! Contrairement au « Chimères de fer dans la clarté lunaire » de Virginie Augustin qui dépeignait fort bien la tension érotique régnant entre Olivia et Conan, on n’a ici qu’une grosse allusion grivoise émanant de Conan au début de l’album mais pas d’approfondissement des liens entre les héros ni mention de l’attirance qu’éprouve Valeria pour ce dernier. On n’y retrouve pas non plus son côté sadique (quand elle torturait dans longuement et inutilement une servante dans la nouvelle) et encore moins ses relations saphiques avec Tascela (c’était l’intention du romancier qui écrivait: « j’aimerais savoir ce que vous pensez de ma façon de traiter le thème du lesbianisme » [dans les « clous rouges »] ) ! L’ensemble de l’album est étonnamment sage voire pudibond parce qu’il y a toujours un volute de fumée bien placé, ou un bijou qui font office de feuille de vigne ! Devant cette forme moderne de puritanisme, on pourra alors se demander à quel public est véritablement destinée la série… Ce flou dans le lectorat visé, ainsi que l’impossibilité de dépasser les 56 p ont desservi ce 7eme opus. Il reste très divertissant mais n’est pas le chef d’œuvre qu’on attendait. C’est dommage !