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Regis Hautiere

Regis Hautiere
Régis Hautière est né en Bretagne en 1969. Il passe une bonne partie de son enfance le nez plongé dans les livres (que ce soient des romans ou des bandes dessinées) et se découvre très tôt un goût prononcé pour l'écriture.En 1995, il s'installe en Picardie où il devient membre des AJT, une associ... Voir plus
Régis Hautière est né en Bretagne en 1969. Il passe une bonne partie de son enfance le nez plongé dans les livres (que ce soient des romans ou des bandes dessinées) et se découvre très tôt un goût prononcé pour l'écriture.En 1995, il s'installe en Picardie où il devient membre des AJT, une association informelle qui réunit des auteurs amateurs de bandes dessinées. C'est au sein de cette association qu'il rencontre quelques uns des dessinateurs avec lesquels il publie ses premiers albums (Hardoc, Fraco, David François). Il travaille en parallèle pour une structure associative.En 2005, il démissionne pour se consacrer exclusivement à l'écriture de scénarios pour la bande dessinée.

Articles en lien avec Regis Hautiere (1)

Avis sur cet auteur (30)

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    Couverture du livre « Conan le Cimmérien ; les clous rouges » de Regis Hautiere et Olivier Vatine et Didier Cassegrain aux éditions Glenat

    Bd.otaku sur Conan le Cimmérien ; les clous rouges de Regis Hautiere - Olivier Vatine - Didier Cassegrain

    Cet opus, terminé il y a déjà plus de deux ans par ses auteurs, était très attendu de la part des aficionados des nouvelles de « Conan le Cimmérien ». En effet, « Les clous rouges » est considérée comme le chef d’œuvre de Robert E Howard. Cette longue nouvelle, extrêmement sombre, est la...
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    Cet opus, terminé il y a déjà plus de deux ans par ses auteurs, était très attendu de la part des aficionados des nouvelles de « Conan le Cimmérien ». En effet, « Les clous rouges » est considérée comme le chef d’œuvre de Robert E Howard. Cette longue nouvelle, extrêmement sombre, est la dernière nouvelle de l’auteur et paraîtra dans « Weird Tales » quelques jours après son suicide. Elle est marquée par une noirceur inégalée liée au contexte biographique dans lequel elle a été conçue. La santé de la mère d’Howard se dégrade, il doit faire face à de très nombreux frais médicaux, et se sent acculé financièrement. Au même moment, il découvre la trahison de sa petite amie Novalyne Price qui fréquente à son insu l’un de ses meilleurs amis avec qui il avait prévu de longue date un voyage au nouveau Mexique qu’il décidera malgré tout de ne pas annuler…
    « Les clous rouges » portent l’empreinte cette double désillusion amicale et amoureuse mais également de la visite effectuée, lors du voyage néo mexicain, à Lincoln, théâtre de la « guerre sanglante du Comté de Lincoln » : un village dans la vallée, au milieu de montagnes et de grandes étendues désertiques, coupé du reste du monde dans lesquelles s’amplifièrent jusqu’à la tragédie, cinquante ans auparavant, des querelles de voisinage sans importance … Sous les oripeaux orientalo-aztèques du palais de Xuchotl on peut voir la résurgence de l’impression indélébile reçue par l’écrivain devant « ce village momifié » : « je n’ai jamais ressenti en aucun autre endroit les sensations bien particulières que Lincoln a provoquées en moi, au premier rang desquelles une sensation d’horreur ».

    A la lecture de la description de la cité, totalement murée et artificielle, sans lumière du jour, sans rapport avec la nature, le lecteur ne manque pas d’éprouver un sentiment de claustrophobie. La vision de la société qui y évolue est d’une noirceur inégalée jusqu’alors : Howard y dresse le portrait d’une civilisation décadente où règnent trahison et folie et l’obsession du sexe. Il qualifiera lui-même cette histoire de Conan de « la plus sombre, la plus sanglante et la plus impitoyable de la série à ce jour ».

    Or, dans l’album on ne retrouve pas ce rythme lent, angoissant. C’est un Conan à la sauce Tao Bang qui nous est présenté : 20 ans après l’équipe se reforme peu ou prou. On a de nouveau une belle pirate et de très beaux dessins. La technique en couleurs directes employée par Cassegrain fait merveille, les paysages de jungle et le dragon dinosaure sont superbes (le dessinateur avoue lui-même adorer tout ce qui est « organique »). Vatine est un storyboardeur renommé et un concepteur de décors dans l’animation et cela se voit également dans la présentation de la cité perdue ! Les dialogues d’Hautière sont savoureux dans la première partie : Conan a un sens de l’autodérision et de l’humour détonant : il apostrophe ainsi le dragon : « Viens un peu par ici gros lard » avant d’ajouter « j’ai toujours eu envie de m’offrir un sac en peau de lézard ». Nos auteurs ont le sens du découpage et du cadrage particulièrement dans les scènes d’action virevoltantes à souhait (Cassegrain a lui aussi commencé sa carrière dans l’animation et il a vraiment le sens du mouvement !) qui deviennent drôles à force d’être hyperboliques et de jouer sur les codes ! On a parfois l’impression de voir en images des passages d’ « Yvain le chevalier au lion » ! Comme dans « Yvain contre le géant Harpin » : ça tranche des biftecks dans les cuisses des adversaires. Le sang coule à flot mais de façon très série B au second degré (voir par exemple le plan moyen en contre plongée dans lequel Conan tranche un adversaire littéralement en deux)…

    C’est léger, plaisant, mais on y perd le côté tragique et mythologique du texte originel (toute la tragédie de la cité perdue commence par le vol d’une femme comme dans la guerre de Troie). C’est peut- être dû au format : depuis le début de la série, les albums sont calibrés à 56 pages quoi qu’il advienne. « Les clous rouges » ont ainsi la même pagination que « la fille du géant du gel » qui est à l’origine une nouvelle de 7pages seulement. C’est beaucoup trop condensé, le rythme n’a pas le temps de s’installer, la tragédie des Tlazitlas est résumée à la hussarde et on s’y perd ! Les personnages n’ont plus ni profondeur ni ambiguïté et plus grave subissent une véritable édulcoration.

    La couverture en est un bon exemple : elle constitue en effet, dans sa composition, sa palette chromatique et l’attitude du héros un vrai hommage à l’une des illustrations les plus célèbres de Conan par Frazetta. Or, quelle n’a pas été ma surprise de découvrir que l’illustration originale de couverture (exposée cet été chez Maghen) avait été censurée ! Les créatures alanguies au pied de Conan ont été dotées de petites culottes ! Howard déclarait au moment de sa rédaction « je pense que je vais mettre dans ce récit plus de sexe et de sang que dans n’importe quel récit de ma carrière ». Or, dans l’adaptation, on a le sang, mais pas le sexe ! Contrairement au « Chimères de fer dans la clarté lunaire » de Virginie Augustin qui dépeignait fort bien la tension érotique régnant entre Olivia et Conan, on n’a ici qu’une grosse allusion grivoise émanant de Conan au début de l’album mais pas d’approfondissement des liens entre les héros ni mention de l’attirance qu’éprouve Valeria pour ce dernier. On n’y retrouve pas non plus son côté sadique (quand elle torturait dans longuement et inutilement une servante dans la nouvelle) et encore moins ses relations saphiques avec Tascela (c’était l’intention du romancier qui écrivait: « j’aimerais savoir ce que vous pensez de ma façon de traiter le thème du lesbianisme » [dans les « clous rouges »] ) ! L’ensemble de l’album est étonnamment sage voire pudibond parce qu’il y a toujours un volute de fumée bien placé, ou un bijou qui font office de feuille de vigne ! Devant cette forme moderne de puritanisme, on pourra alors se demander à quel public est véritablement destinée la série… Ce flou dans le lectorat visé, ainsi que l’impossibilité de dépasser les 56 p ont desservi ce 7eme opus. Il reste très divertissant mais n’est pas le chef d’œuvre qu’on attendait. C’est dommage !

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    Couverture du livre « La guerre des Lulus T.7 ; la perspective Luigi t.2 » de Regis Hautiere et Damien Cuvillier aux éditions Casterman

    nathalie vanhauwaert sur La guerre des Lulus T.7 ; la perspective Luigi t.2 de Regis Hautiere - Damien Cuvillier

    Second volet de "la perspective Luigi"

    Que s'est-il passé en 1916 lorsque nos "lulus" ont été arrêtés dans le camp de Holzminden , un camp de prisonniers civils ?

    Enfin un toit après ce qu'ils ont connu, et à manger tous les jours mais cela ne leur donne pas leur liberté.

    Un projet...
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    Second volet de "la perspective Luigi"

    Que s'est-il passé en 1916 lorsque nos "lulus" ont été arrêtés dans le camp de Holzminden , un camp de prisonniers civils ?

    Enfin un toit après ce qu'ils ont connu, et à manger tous les jours mais cela ne leur donne pas leur liberté.

    Un projet d'évasion inspiré des lectures de Ludwig, plus particulièrement de Jules Verne au programme.

    On retrouve Luigi dans les hortillonnages d'Amiens, il nous raconte ses souvenirs.

    J'adore cette série qui à chaque fois nous fait découvrir des lieux, particularités d'une région et des épisodes de la grande guerre.

    Heureuse qu'elle joue les prolongations, j'ai vu qu'un nouvel opus signé Hautière et Hardoc était programmé le 13 novembre 2019.

    Je ne peux que vous recommander de découvrir cette belle série dont je suis fan.

    Ma note : 9/10

    https://nathavh49.blogspot.com/2019/12/la-guerre-des-lulus-la-perspective.html

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    Couverture du livre « La guerre des Lulus T.7 ; la perspective Luigi t.2 » de Regis Hautiere et Damien Cuvillier aux éditions Casterman

    Lionel Arnould sur La guerre des Lulus T.7 ; la perspective Luigi t.2 de Regis Hautiere - Damien Cuvillier

    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net

    Un nouveau tome des aventures des Lulus et encore une réussite ! Comment font-ils ? Ils, ce sont Régis Hautière et Damien Cuvilier bien sûr. Damien Cuvilier qui nous régale de ses aquarelles tantôt légères (dans les hortillonnages...
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    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net

    Un nouveau tome des aventures des Lulus et encore une réussite ! Comment font-ils ? Ils, ce sont Régis Hautière et Damien Cuvilier bien sûr. Damien Cuvilier qui nous régale de ses aquarelles tantôt légères (dans les hortillonnages d’Amiens après la guerre) tantôt denses dans le camp de Holzminden, mais toujours parfaitement exécutées. Mentionnons également les cadrages et les dépassements réguliers de la notion « d’angle droit » qui dynamisent le tout. Enfin, tout comme pour le premier tome de ce diptyque, l’attention particulière portée aux « tronches » des personnages qui, c’est le cas de le dire, en disent plus qu’un long discours sur la psychologie de ces derniers.

    Hautière, quant à lui, nous offre un scénario dont le rocambolesque assumé laisse tout de même une place très importante à l’anti-militarisme et la critique sociale qui va avec. Car c’est bien là, sous-jacent, qu’est à mon avis le sujet de ce nouvel album.

    A travers la figure d’Onésime Decombray, c’est bien l’image du gros bourgeois notable, potentiellement profiteur de guerre, qui se dessine. Celui pour qui vont mourir par millions les pauvres paysans et ouvriers pendant que ce dernier s’entend plutôt bien avec les allemands. Celui qui considère les russes comme des « paysans mal dégrossis » mais qui trouve normal que ceux-ci aillent se faire trucider pour défendre la France (leur alliée), mais totalement inacceptable et inconcevable qu’ils se mettent en grève… Celui qui, 25 ans plus tard, s’il est toujours vivant, choisira forcément son camp du côté de Vichy et de la milice… Bref, un vrai salaud dont on ne sait pas s’il est plus bête que méchant, mais qui, c’est souvent le cas, se pare des habits de la vertu en se rendant à la messe tous les dimanches…

    Vous l’aurez compris, je vous recommande la lecture de ce 2ème tome de la perspective Luigi qui est un vrai plaisir.

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    Couverture du livre « La guerre des Lulus T.1 ; 1914, la maison des enfants trouvés » de Regis Hautiere et Hardoc aux éditions Casterman

    Marie HECKMANN sur La guerre des Lulus T.1 ; 1914, la maison des enfants trouvés de Regis Hautiere - Hardoc

    Août 1914 L'offensive de l'armée allemande au nord est de la France jette des milliers de villageois sur les routes. Dans le désordre ambiant, quatre enfants, Lucien, Lucas, Luigi et Ludwig, sont oubliés lors de l'évacuation de leur orphelinat Bientôt, ils se retrouvent isolés derrière la ligne...
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    Août 1914 L'offensive de l'armée allemande au nord est de la France jette des milliers de villageois sur les routes. Dans le désordre ambiant, quatre enfants, Lucien, Lucas, Luigi et Ludwig, sont oubliés lors de l'évacuation de leur orphelinat Bientôt, ils se retrouvent isolés derrière la ligne de front. Livrés à eux-mêmes en territoire ennemi, ils s'organisent pour survivre…

    Les 4 Lulus sont des énergumènes toujours prêts à faire les 400 coups et l'arrivée d'une 5e ne va pas changer les choses.

    Ce 1er tome place les personnages, le contexte, l'ambiance. J'ai adoré me plonger dans cet univers tant pour la qualité des contenus écrits que pour les illustrations qui sont fortes. Je ne me suis jamais ennuyée dans ce tome très captivant qui met l'Histoire à la disposition de tous et toutes de façon ludique. Chaque tome est à priori consacré à une année de la guerre et il me tarde de connaitre la suite.