Raphael Enthoven

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    Couverture du livre « Morales provisoires » de Raphael Enthoven aux éditions L'observatoire

    Elizabeth Neef-Pianon sur Morales provisoires de Raphael Enthoven

    Pourquoi ces morales sont-elles provisoires ?
    Parce que le monde est toujours en marche et évolue.
    Ce livre est constitué de courtes chroniques de quelques pages traitant de sujets de société, d’événements actuels, entre 2015 et 2017.
    Si les chroniques sont courtes, c’est qu’elles ont été...
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    Pourquoi ces morales sont-elles provisoires ?
    Parce que le monde est toujours en marche et évolue.
    Ce livre est constitué de courtes chroniques de quelques pages traitant de sujets de société, d’événements actuels, entre 2015 et 2017.
    Si les chroniques sont courtes, c’est qu’elles ont été diffusées sur Europe 1 par l’auteur. Toutes ? Je ne sais pas.
    Elles contiennent de nombreuses références littéraires et politiques.
    On a l’impression de sauter du coq à l’âne, les sujets pouvant être totalement différents d’une chronique à l’autre.
    C’est dense, varié, souvent intéressant, évidemment subjectif.
    J’ai été d’accord avec certaines, plus réservée sur d’autres.
    Ce n’est pas un livre à lire d’une traite, ce qui serait lassant, mais à lire par petites touches.

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    Couverture du livre « Anagrammes pour lire dans les pensées » de Raphael Enthoven et Jacques Perry-Salkow aux éditions Actes Sud
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    Couverture du livre « Le philosophe de service et autres textes » de Raphael Enthoven aux éditions Gallimard

    Guillaume Tirard-Marais sur Le philosophe de service et autres textes de Raphael Enthoven

    Le philosophe de service, c'est celui qu'on invite sur les plateaux de télévision, pour parler ou débattre sur des sujets d'actualité, des phénomènes de société. Il se fait même parfois, à l'occasion, pédagogue ou psychologue alors qu'il n'a aucune légitimité pour le faire.
    On se méprend...
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    Le philosophe de service, c'est celui qu'on invite sur les plateaux de télévision, pour parler ou débattre sur des sujets d'actualité, des phénomènes de société. Il se fait même parfois, à l'occasion, pédagogue ou psychologue alors qu'il n'a aucune légitimité pour le faire.
    On se méprend souvent sur le rôle du philosophe. Probablement que nous confondons philosophe et sage, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. Le philosophe étant celui qui commence par se poser des questions, le sage étant celui qui s'est résigné à se les poser et donc s'est retiré du tumulte de la vie active.
    Étymologiquement, le philosophe est ami de la sagesse, il veut tendre vers celle-ci mais ce n'est pas dit qu'il y parvienne un jour après d'interminables moments de doute et de réflexion, à la recherche de la vérité.
    La question est quelque fois plus importante que la réponse.
    Nietzsche le démontre en comparant la vérité à la femme et, à la lumière de ce postulat, ces deux aphorismes prennent un tout autre sens : « On tient la femme pour profonde. Pourquoi ? Parce que chez elle on ne touche jamais le fond. La femme n'est pas même plate. »,
    « Entre femmes. « La vérité ? Oh, vous ne connaissez pas la vérité ! N'est-ce pas un attentat à toutes nos pudeurs ? » ».

    Venons-en au fait. A l'exception du premier texte, tous les autres textes sont issus de Philosophie Magazine, certes un peu remaniés pour ladite publication. Mais il s'agit en réalité de diverses dissertations prenant à chaque fois comme point d'ancrage un mot.

    Les deux dissertations qui m'ont parues les plus intéressantes :

    Bonheur : Quiconque ressent le bonheur ne peut le vivre pleinement sans la crainte inéluctable de son achèvement.
    « Si, enfin, tout projet politique de construire un bonheur collectif est inévitablement totalitaire, ce n'est pas seulement d'imposer une certaine idée du bonheur à ceux qui s'en font une autre, mais aussi et peut-être surtout parce qu'en supprimant les obstacles qui ajournent le bonheur et remplacent le malheur d'être heureux par l'espoir d'y parvenir, il expose les hommes au risque de l'ennui. » Voilà tout le paradoxe du bonheur.

    Opinion : « Comment se fait-il qu'à l'instant où quelqu'un prétend – au motif que, n'y connaissant rien il n'a pas la tête farcie par ce que les autres en disent – porter sur un sujet, quel qu'il soit, un jugement sans préjugés, une parole (enfin) libre, il s'apprête immanquablement à enfoncer une porte ouverte ? Par quel mystère suffit-il qu'un être estime penser par lui-même quand il pense tout seul pour que ses propos réintègrent aussitôt, paradoxalement, la grande famille des lieux communs ? »
    C'est là toute la difficulté, car bien souvent dans ce cas présent « je » signifie « on », d'ailleurs, dans une démocratie où chacun a le droit à son propre opinion, on assiste la plupart du temps à des combats d'opinion en place de vrais débats où l'essentiel n'est pas d'avoir raison ni de penser mais d'avoir raison sur l'autre.

    Il en reste en définitive que c'est un livre, clair, précis avec des exemples tirés de la littérature et accessible, à mettre dans toutes les mains.

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    Couverture du livre « L'endroit du décor » de Raphael Enthoven aux éditions Gallimard

    zenzibar sur L'endroit du décor de Raphael Enthoven

    Les petites chroniques qui jettent un regard aiguisé sur les fausses apparences

    Les petites chroniques qui jettent un regard aiguisé sur les fausses apparences

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