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Coco

Coco

Née en 1982, Coco est dessinatrice de presse à Libération et Charlie Hebdo, et dessine en direct dans l’émission 28 Minutes sur Arte. Scénariste et autrice de bandes dessinées, elle publie en 2019 avec Raphaël Enthoven, Le Banquet (25 000 ex. vendus).

En 2021 aux éditions des Arènes, Coco publi...

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Née en 1982, Coco est dessinatrice de presse à Libération et Charlie Hebdo, et dessine en direct dans l’émission 28 Minutes sur Arte. Scénariste et autrice de bandes dessinées, elle publie en 2019 avec Raphaël Enthoven, Le Banquet (25 000 ex. vendus).

En 2021 aux éditions des Arènes, Coco publie un récit graphique bouleversant, Dessiner encore (vendu à plus de 50 000 ex), dans lequel elle raconte le long chemin de sa reconstruction après l’attentat terroriste de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.

Photo de Coco © Philippe Quaisse.

Articles en lien avec Coco (3)

Avis sur cet auteur (7)

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    Couverture du livre « Dessiner encore » de Coco aux éditions Les Arenes

    Romain Ambrosini sur Dessiner encore de Coco

    Quelle force !

    Hormis indiquer que ce livre a sûrement un pouvoir libérateur pour Coco - que je ne connaissais pas, sa thérapie (probablement engagée à vie) sur ce drame...
    Comme beaucoup, après cette lecture, je reste un peu sans voix.

    "Je suis Coco"...

    Quelle force !

    Hormis indiquer que ce livre a sûrement un pouvoir libérateur pour Coco - que je ne connaissais pas, sa thérapie (probablement engagée à vie) sur ce drame...
    Comme beaucoup, après cette lecture, je reste un peu sans voix.

    "Je suis Coco"...

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    Couverture du livre « Dessiner encore » de Coco aux éditions Les Arenes

    bulle.noire sur Dessiner encore de Coco

    Qu’il est dur de parler de ce livre, ce pavé qui me faisait si peur et qui résonne longtemps après la lecture….
    Coco livre un témoignage tout simplement bouleversant, utile évidemment, qui ressemble à un catharsis pour elle, un signe de résistance aussi car il faut lutter et pour ça dessiner,...
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    Qu’il est dur de parler de ce livre, ce pavé qui me faisait si peur et qui résonne longtemps après la lecture….
    Coco livre un témoignage tout simplement bouleversant, utile évidemment, qui ressemble à un catharsis pour elle, un signe de résistance aussi car il faut lutter et pour ça dessiner, dessiner encore…

    Je pourrais vous parler des trouvailles géniales pour exprimer les regrets, la tristesse, la terreur, les cauchemars, avec par exemple cette vague sublime inspirée par Hokusai qui va et vient pour tantôt empoigner, tantôt relâcher..

    Je pourrais vous parler des tentatives de thérapie traitées avec humour car il faut rire aussi…

    Je pourrais vous parler du récit à la fois simple et horrible de la journée du 7 janvier 2015 mais je préfère pas…

    Je préfère vous parler de cette table où résonnent encore les rires et les engueulades des confs de rédac entre Charb, Cabu et les autres…

    Au final, le talent de Coco rend cette lecture aussi poignante que nécessaire…

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    Couverture du livre « Dessiner encore » de Coco aux éditions Les Arenes

    La biblyllothèque sur Dessiner encore de Coco

    Le dessin comme exutoire

    " L'attentat du 7 janvier 2015 tourne en boucle dans ma tête. Tout fout le camp en moi mais le dessin résiste."

    Avec Dessiner encore, Corinne Rey alias Coco nous livre l’horreur, l’indicible, la terreur, la mort qu’elle a côtoyé le 7 janvier 2015 dans les bureaux...
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    Le dessin comme exutoire

    " L'attentat du 7 janvier 2015 tourne en boucle dans ma tête. Tout fout le camp en moi mais le dessin résiste."

    Avec Dessiner encore, Corinne Rey alias Coco nous livre l’horreur, l’indicible, la terreur, la mort qu’elle a côtoyé le 7 janvier 2015 dans les bureaux de Charlie Hebdo.

    Mais elle nous raconte aussi l’après : l’incompréhension, la peur, la culpabilité, les insomnies, les séances chez le psy, la résilience (ou quelque chose qui s’en approche les bons jours) ...

    Un roman graphique qui prend aux tripes, rappel indispensable que la liberté de la presse n’est pas un acquis pour tous, qu’aujourd’hui encore c’est un combat, une mission même !

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    Couverture du livre « Dessiner encore » de Coco aux éditions Les Arenes

    Bd.otaku sur Dessiner encore de Coco

    Du 2 septembre 2020 au 16 décembre s’est tenu le procès des attentats de janvier 2015. Parmi les témoignages, l’un des moments forts a été celui de Corinne Rey dite « Coco », celle qui ouvrit la porte aux frère Kouachi et vit depuis avec un sentiment de culpabilité intense et le complexe du...
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    Du 2 septembre 2020 au 16 décembre s’est tenu le procès des attentats de janvier 2015. Parmi les témoignages, l’un des moments forts a été celui de Corinne Rey dite « Coco », celle qui ouvrit la porte aux frère Kouachi et vit depuis avec un sentiment de culpabilité intense et le complexe du survivant. A l’instar de Luz, Catherine Meurisse, Riss et Philippe Lançon, elle libère à son tour sa parole dans un livre, son premier, sorti juste après. Cet album est absolument poignant et retentit longtemps en vous.
    *
    La dessinatrice se confie sur cette tuerie qui aurait pu l’emporter et ses conséquences. Deux métaphores marquantes parcourent son témoignage : la vague coup de poing d’Hokusai récurrente de la séquence inaugurale qui matérialise à la fois le tsunami émotionnel auquel elle est en proie, la lame de fond qui a bouleversé son quotidien, le creux de la vague aussi … et celle de l’échiquier sanglant de la séquence des « et si » dans laquelle pétrie de culpabilité elle égrène différentes hypothèses qui auraient pu changer le cours de l’histoire tandis que les strips se raccourcissent au fil des pages et se remplissent du rouge sang pour se transformer en cases de plus en plus étouffantes comme celles d’un échiquier du destin sur lequel elle n‘est qu’un pion ou les barreaux d’une prison qui l’enferme dans une culpabilité obsédante, « la solitude d’être vivant » comme dit Lançon dans « le Lambeau ».
    *
    Au fil des pages on la voit chuter, plonger, s’enfoncer, suffoquer dans une vague qui l’enserre comme un boa constrictor et finalement remonter. Grâce au dessin , grâce aux moments heureux de l’enfance, grâce aux souvenirs aussi. Alors le bleu froid de la vague et le rouge du sang se muent en aquarelles aux teintes douces Elle évoque ainsi son expérience en tant que « petite dernière au sein du journal satirique avec une infinie tendresse. Comme dans « Indélébiles » de Luz, elle remonte le temps pour que vivent les morts et nous fait assister aux conférences de rédaction, à la complicité qui l’unissait à Charb et Cabu qu’elle admirait, leurs vannes de potaches parfois, leurs multiples idées et l’enthousiasme et le vent de liberté qui y régnait.
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    Mais elle ne succombe pas à la tentation hagiographique pour autant. Elle rappelle brillamment les combats menés et les attaques constantes qu’eut à subir cette équipe si attachée à la liberté d’expression dans un style qui ressemble cette fois plus au dessin de presse et elle règle également au passage quelques comptes avec ceux qui, surfant sur la vague inhabituelle de popularité dont bénéficia le journal après le 11 janvier voulurent tirer la couverture à eux ou se montrèrent cupides.
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    C’est un livre « lourd » dans tous les sens du terme : il fait 345p et martèle son sentiment de culpabilité mais c’est un livre courageux et nécessaire. Un témoignage de lutte et de tentative de résilience pour se relever de l’horreur délivré avec énormément de pudeur. Elle a fait sienne la phrase de l’un des fondateurs du journal , Cavanna : « un bon dessin c’est un coup de poing dans la gueule ». Nous finissons un peu groggy …

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