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Rachid Benzine

Rachid Benzine

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Avis sur cet auteur (27)

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    Couverture du livre « Voyage au bout de l'enfance » de Rachid Benzine aux éditions Seuil

    Florel sur Voyage au bout de l'enfance de Rachid Benzine

    Ce livre trace l’histoire d’un petit garçon contraint de quitter son monde en paix, parce que ses parents ont décidé de faire le djihad. L’auteur Rachid Benzine, va pour se faire, employer tout ce qui peut être utile pour faire vibrer la corde sensible chez le lecteur qui aurait laissé ses...
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    Ce livre trace l’histoire d’un petit garçon contraint de quitter son monde en paix, parce que ses parents ont décidé de faire le djihad. L’auteur Rachid Benzine, va pour se faire, employer tout ce qui peut être utile pour faire vibrer la corde sensible chez le lecteur qui aurait laissé ses neurones de côté. Poésie, mort, guerre, foot, rêve, l’innocence de l’enfance, etc., tous les lieux communs sont là pour prendre le lecteur pour un con. Car en effet, de mémoire, je crois que je n’ai jamais lu un livre qui cherche à décrire une réalité de manière aussi peu réelle. Je m’explique.

    Pour commencer, faut dire que ce petit garçon de huit ans qui semble rester imperméable à l’idéologie islamiste de ses parents, c’est difficile à croire. En effet, un enfant possède pour premier modèle la cellule familiale, et comme dans le sketch des Inconnus "Les gosses", nous savons tous qu’un enfant répète ce qu’il entend à la maison et que cela forge son opinion du moment voire du futur. Donc le meilleur ami juif (évidemment) on oublie ! La chose est belle, mais la chose est irréaliste… surtout quand on possède pour parents des musulmans rigoristes. Même si ces derniers font, parait-il, semblant pour ne pas se faire repérer. (Sans grande efficacité visiblement, puisque les grands-parents du petit garçon tentent d’empêcher leur départ en Syrie. Comme quoi ils se sont déjà pas mal trahis sur beaucoup de points…)
    De plus, comment croire qu’un enfant reste imperméable à ce qu’il entoure comme ce petit garçon, quand dans la réalité, les témoignages d’instituteurs et institutrices sur le comportement problématique des jeunes élèves musulmans ne manquent pas ?
    Enfin, soulignons encore un exploit, ce petit garçon semble également bien lutter contre l’idéologie islamiste prônée au sein du califat, notamment dans leur école. A part peut-être un petit passage où il traite sa mère de mécréante qui met ma thèse à mal et montre donc la contamination islamiste dans son jeune cerveau, l’idéologie islamiste semble lui passer au-dessus de la tête. Ce qui est bizarre, on ne va pas se mentir.

    Après le petit garçon qui se nomme Fabien et que l’on renomme Farid, parlons des parents qui semblent encore plus irréalistes que leur rejeton. Oui. Quand tu vois que les parents partis faire le djihad en Syrie, disent à leur fils que tuer des gens ce n’est pas bien et qu’il vaut mieux l’éviter, en tant que lecteur tu as du mal à avaler la couleuvre. C’est connu les groupes djihadistes sont réputés pour leur magnanimité… De là à nous faire croire qu’ils ne savaient pas à quoi s’attendre en allant en Syrie, il n’y a un pas que l’auteur n’hésite pas à franchir. Oui, Rachid Benzine va tenter de nous faire croire que les parents ne savaient pas ce qu’était le djihad ! (WTF ?!) Et le plus drôle c’est la femme (décidément Eve est partout) qui a poussé le mari à franchir le pas du départ. Elles sont écoutées ces « femmes » ?

    Et en parlant de femme, car le père et mari meurt dans le bouquin. Je dois avouer que le rôle passif que la mère de Fabien tient dans ce livre me dérange quelque peu. Ici, elle n’est apparemment qu’un bout de viande que l’on marie. Or, les femmes de djihadistes savent fabriquer des ceintures explosives, elles sont également souvent fières de pouvoir envoyer leurs enfants jouer les bombes humaines et savent aussi très bien réduire en esclavage ou maltraiter d’autres peuples. Alors que l’on ne me fasse pas croire, qu’une personne fortement endoctrinée comme cette fille et écervelée de surcroît, a gardé un peu de bon sens en refusant tout cela et ne reste qu’un bout de viande à marier à la maison. C’est vrai que ce silence autour de la mère, est inquiétant de la part de l’auteur. Que cache-t-il sur cette femme ? Et sur la vie à la maison ?
    A la fin, elle semble regretter son petit confort, sa vie d’avant voire ses positions, mais de là à en faire une personne qui rejette le djihad et l’islam rigoriste ou dit modéré, non je n’adhère pas.

    Bref. Ce livre truffé d’incohérence a pour mission d’attendrir l’opinion française sur le sort des enfants dont les parents sont djihadistes, voire d’attendrir sur le sort des parents. Ceci, afin d’en faciliter le retour. Avec moi la mission de ce bouquin est ratée. Tant pis la mort, la maladie, les conditions d’habitation, les parents qui ont rejeté leur pays d’origine et massacrés des innocents - qu’ils soient français, britanniques ou autre -, ne doivent pas pouvoir revenir dans un pays qui fut chez eux. Pourrir dans le désert, me semble être un moindre mal, pour le mal qu’ils ont fait.
    Quant aux enfants, quoi qu’en dise l’auteur et même si la situation est dramatique, ce sont des bombes à retardement et déjà à l’âge de huit ans. Ce petit garçon hermétique à toutes influences intégristes n’existe pas en réalité. Passé un âge, ces enfants ne sont plus des innocents et à huit ans déjà depuis quelques temps… (Et la déradicalisation, c’est comme les camps communistes de rééducation, ça ne fonctionne pas.)
    Enfin voyons aussi la question du retour dans des pays où le collaborationnisme islamiste est décomplexé et a pignon sur rue, et ou les lâchetés politiques et autres clientélismes ont fait déjà tant de dégât. Qui peut croire à la sécurité, à notre sécurité, devant tant de lâcheté et de parti pris si retour il y a ?

    En résumé, c'est un livre qui soulève une problématique mais pas de manière fiable.

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    Couverture du livre « Voyage au bout de l'enfance » de Rachid Benzine aux éditions Seuil

    Les Lectures de Cannetille sur Voyage au bout de l'enfance de Rachid Benzine

    Fabien a dix ans quand le départ subit de ses parents pour la Syrie l’arrache à son quotidien de Sarcelles. Adieu ses grands-parents, ses copains et le football, son instituteur et la poésie qu’il aime tant : rebaptisé Farid, l’enfant assiste aux rapides déconvenues de ses parents, alors que le...
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    Fabien a dix ans quand le départ subit de ses parents pour la Syrie l’arrache à son quotidien de Sarcelles. Adieu ses grands-parents, ses copains et le football, son instituteur et la poésie qu’il aime tant : rebaptisé Farid, l’enfant assiste aux rapides déconvenues de ses parents, alors que le paradis escompté s’avère un inextricable enfer. Lorsque le califat de Daech tombe, leur sort reste tout aussi désespéré, l’atrocité de leurs conditions de vie, la terreur et la violence les accompagnant au camp de réfugiés d’Al-Hol.

    Le récit est d’abord le constat d’un effroyable piège : leurré par un mirage comme des papillons par la lumière, les parents de Fabien réalisent un peu tard qu’ils ont pris un aller simple pour l’enfer. Désormais prisonniers d’une organisation qui prévient toute déviance par la terreur, depuis l’encouragement à la délation au sein-même des familles jusqu’à l’exécution sommaire et pour l'exemple des candidats à la fuite ou à la désobéissance, eux qui se sont jetés d’eux-mêmes dans la gueule du loup ont pour suprême remord le sort qu’ils ont imposé à leur fils. Ici, le destin est tout tracé : les hommes meurent comme des mouches au combat ; les femmes, veuves à répétition, sont remariées aussitôt pour servir un autre soldat et pour enfanter de futurs combattants ; les enfants sont embrigadés et forcés à tuer dès le plus jeune âge. Et lorsque la défaite de Daech rassemble les survivants en prison, ou, pour les femmes et les enfants, dans des camps de réfugiés, la nasse se resserre de plus belle. Tandis que les plus radicales maintiennent la pression et la terreur parmi ces rescapées indésirables, les enfants meurent dans des conditions misérables, de faim ou de maladie, prisonniers d’une situation sans issue qu’ils n’ont pourtant pas choisie.

    Rédigé à hauteur d’enfant avec la sensibilité et l’élégance de plume auxquelles l’auteur nous a accoutumés, mais aussi avec une tendresse et une poésie qui contrastent délibérément et de manière vibrante avec la barbarie, le roman soulève de nombreuses questions. Comment revivre ensemble après la guerre ? Que faire de ces enfants de bourreaux, certains innocents, d’autres dangereusement fanatisés, tous rassemblés dans une promiscuité et des conditions humanitaires catastrophiques, propices à encore davantage de haine et de violence ? Comment déradicaliser les uns, sauver les autres, avant qu’ils ne grandissent comme de véritables bombes humaines ?

    Personne ne restera de marbre face au jeune personnage de ce très court livre qui n’aborde l’innommable qu’avec les plus extrêmes délicatesse et retenue. Pour un regard plus décapant sur un sujet du même ordre, l’on pourra poursuivre avec la lecture de Girl d’Edna O’Brien. Le sort des fillettes enlevées par Boko Haram au Nigeria et rejetées comme des pestiférées lorsque par miracle elles parviennent, un jour, à s’échapper, est tout aussi révoltant.

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    Couverture du livre « Voyage au bout de l'enfance » de Rachid Benzine aux éditions Seuil

    Cathfd sur Voyage au bout de l'enfance de Rachid Benzine

    L'abomination de la guerre et de Daech à hauteur d'enfant. Deux mots qui ne devraient jamais se rencontrer. Guerre. Enfant.

    "Moi, ce que j'aime, c'est la poésie. "

    Et c'est la poésie, Jacques Prévert et les souvenirs heureux des copains de Sarcelles qui vont aider jour après jour le...
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    L'abomination de la guerre et de Daech à hauteur d'enfant. Deux mots qui ne devraient jamais se rencontrer. Guerre. Enfant.

    "Moi, ce que j'aime, c'est la poésie. "

    Et c'est la poésie, Jacques Prévert et les souvenirs heureux des copains de Sarcelles qui vont aider jour après jour le petit Fabien, devenu Farid, à tenir dans l'enfer de Daech à Raqqa, chez les lionceaux du califat, où on apprend aux enfants à tuer ou mourir en martyr puis dans un camp en Syrie kurde. Parce que ses parents convertis et radicalisés sont partis, en l'emmenant avec eux, rejoindre le "paradis"en Syrie...

    Les mots me manquent pour dire l'horreur que va affronter cet enfant terriblement attachant et sensible. Jusqu'au bout il trouvera en lui les ressources pour améliorer le quotidien, aider, rendre service, faire souffler avec ses poèmes un vent de douceur et d'amour là où il n'y a que misère, désespérance et absence d'espoir.
    Un roman comme un uppercut en plein cœur, un roman nécessaire mais ceux qui décident des guerres pensent-ils seulement aux enfants?

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    Couverture du livre « Voyage au bout de l'enfance » de Rachid Benzine aux éditions Seuil

    Fab. sur Voyage au bout de l'enfance de Rachid Benzine

    Rachid Benzine est islamologue et écrivain. Avec Voyage au bout de l'enfance publié aux Éditions du Seuil, il se place à hauteur d'enfant pour décrire l'horreur du djihadisme, du terrorisme et des camps.

    Trois mois. D’après maman, ça fait précisément trois mois aujourd’hui qu’on est enterrés...
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    Rachid Benzine est islamologue et écrivain. Avec Voyage au bout de l'enfance publié aux Éditions du Seuil, il se place à hauteur d'enfant pour décrire l'horreur du djihadisme, du terrorisme et des camps.

    Trois mois. D’après maman, ça fait précisément trois mois aujourd’hui qu’on est enterrés dans ce fichu camp. Et ça fait presque quatre ans que j’ai quitté l’école Jacques-Prévert de Sarcelles.
    Fabien est un petit garçon heureux qui aime, le football, la poésie et ses copains, jusqu’au jour où ses parents rejoignent la Syrie.

    Voyage au bout de l'enfance évoque le sort des enfants embrigadés malgré eux en Syrie au nom de l’État islamique. Fabien est de ceux-là. Il est en CE2 à Sarcelles lorsque ses parents décident de l’emmener au paradis. C'est en Syrie, à Raqqa précisément que cet éden est localisé. Dès lors, l'insouciance de l'enfance de Fabien va s'arrêter là où va commencer l'horreur de Daesh. Exactement à l'endroit où le paradis va se transformer en enfer, là où Fabien va être rebaptisé Farid. À l'apprentissage de la poésie qu'il aimait tant, va succéder l'endoctrinement. Très vite Farid sera convié à rejoindre les lionceaux du califat, il pourrait même devenir un enfant martyr. Il assiste médusé, à des scènes qu'un enfant de son âge ne devrait jamais avoir à voir. Conscients de leur erreur, les parents regrettent leur voyage. Trop tard. Impossible de faire marche arrière. Le père doit partir combattre. Il n'en reviendra pas. Dès lors, Farid et sa mère se retrouveront dans un camp de réfugiés. Tout n'est que violence et horreur. Alors pour ne pas sombrer, Farid se refugiera dans la poésie de Prévert. Il se remémorera tout ce qu'il avait appris à l'école en France et embellira son quotidien pour le rendre supportable et lui redonner toutes les couleurs de la vie et de l'espérance.

    Bien que très court (96 pages) Voyage au bout de l'enfance n'en demeure pas moins un roman poignant d'une grande humanité qui malgré l'horreur qu'il dépeint, est empli de cette poétique naïveté qui berce les enfants. Un petit livre par sa taille mais immense pas son message. Un indispensable.

    https://the-fab-blog.blogspot.com/2022/02/mon-avis-sur-voyage-au-bout-de-lenfance.html