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Patrick Deville

Patrick Deville
Grand voyageur, esprit cosmopolite, Patrick Deville est né en 1957. Il a publié une dizaine de livres, dont Pura vida (2009), disponible en Points. Son ½uvre a été traduite en dix langues.

Vidéos relatives à l'auteur

  • Autour d'un verre avec Patrick Deville pour son roman "Viva"

    Avec Viva, l'écrivain Patrick Deville poursuit sa saga historique amorcée avec Pura vida en 2004. En 2012, il obtient le prix Fémina et le Prix du roman Fnac pour Peste et choléra, biographie romancée du bactériologue Alexandre Yersin,...

Articles en lien avec Patrick Deville (3)

  • Autour d'un verre avec Patrick Deville pour son roman "Viva"
    Autour d'un verre avec Patrick Deville pour son roman "Viva"

  • "Chambre 2" de Julie B.Bonnie
    "Chambre 2" de Julie Bonnie

    Prix qui amorce la rentrée littéraire, le prix du roman FNAC a été décerné le 29 août à Julie B.Bonnie pour Chambre 2. C'est donc un premier roman qui pour sa 12ème édition a remporté le prix. Succédant à Patrick Deville pour Peste et choléra, Julie B.Bonnie évoque une maternité, domaine dans lequel elle exerce elle-même depuis 9 ans.  Ayant parcouru les routes comme son héroïne Béatrice, Julie Bonnie est également chanteuse, avec plusieurs albums à son actif. Elle s'est produite dans toute l'Europe, ayant donné son premier concert à 14 ans.

  • Peste et Choléra de Patrick Deville
    Prix Fémina 2012, il reçoit le Prix des Prix

    Patrick Deville célèbre la grande aventure de la science avec son nouveau livre, Peste et choléra (Seuil), qu’il consacre au découvreur du bacille de la peste.

Avis sur cet auteur (51)

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    Couverture du livre « Pura vida ; vie & mort de William Walker » de Patrick Deville aux éditions Seuil

    Dominique Jouanne sur Pura vida ; vie & mort de William Walker de Patrick Deville

    Exploration des petits États d’Amérique centrale.

    Pura Vida entraine le lecteur dans une vaste fresque géographique, historique et culturelle de l’Amérique centrale avec un faisceau rayonnant sur un siècle et demi et quelques détours intéressants dans les années 1500, éclairant...
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    Exploration des petits États d’Amérique centrale.

    Pura Vida entraine le lecteur dans une vaste fresque géographique, historique et culturelle de l’Amérique centrale avec un faisceau rayonnant sur un siècle et demi et quelques détours intéressants dans les années 1500, éclairant particulièrement ce qui en 1830 portait le nom de République fédérale centraméricaine soit l’État du Guatemala, le Honduras, le Salvador, le Nicaragua et le Costa Rica bien que l’auteur nous embarquera aussi à la Havane, en Bolivie, au Mexique et sa région frontalière avec les États-Unis.

    De guérillas en exécutions et coups d’État, la région est déchirée entre dictatures et révolutions.

    Patrick Deville est au Nicaragua. Managua. Température 34°. En attendant qu’on lui serve une omelette à la terrasse d’un bouiboui crasseux, il lit le journal daté du 21 février 97, en nous faisant partager les articles de presse régionales et nationales, les pubs et les derniers potins, établissant ainsi le climat en cours dans le pays. En dernière page d’El Nuevo Diaro, la photo de la Señorita Velqui, éventuelle Miss Nicaragua 1997.

    La raison de son voyage est de marcher sur les pas d’un dénommé William Walker qui a joué un rôle important dans cette partie du monde, incarnant « la mythologie révolutionnaire de l’Amérique du Sud. » mais pour lequel, à Managua, les mots d’Augusto Sandino restent gravés dans le marbre : « Vos mains doivent s’abattre comme un cyclone sur les descendants de William Walker. »

    William Walker est né à Nashville Tennessee. Il est âgé de 6 ans en 1830, année de la mort de Simon Bolivar le 17 décembre. Ce même Bolivar qui laissa son nom dans de nombreux pays dont la France avec ses boulevards, places et même une station de métro parisien.

    Walker est un érudit. Diplômé de médecine à 20 ans, il voyage en Europe, se passionne pour Victor Hugo et Byron. Il reprendra des études de droit et deviendra avocat en 1845 au barreau de Louisiane puis s’oriente vers le journalisme. En 1848, il fait l’éloge de Byron dans sa tentative de libérer la Grèce au milieu des insurgés de Missolonghi. « L’héroïsme, conclut William Walker, est la forme supérieure de l’art ! »
    On comprend alors que le petit jeune homme érudit, chétif et neurasthénique dans « sa redingote noire étriquée » a une âme de va-t-en guerre.

    Les Indiens Apaches attaquent le Sonora à l’automne 1853. Walker décide de contre attaquer. Il réunit une petite armée bien falote et inexpérimentée et se lance à l’assaut des Indiens et des Mexicains. Il plantera son propre drapeau dans un La Paz désertique et paisible et proclame « l’indépendance de sa république de Basse Californie-et-Sonora ».
    En 1854, « il s’est autopromu président de la République. »
    Rattrapé par les autorités nord-américaines, en mai 1854, lui et sa petite armée ridicule « sont accusés d’avoir enfreint la loi de neutralité conclue avec le Mexique. » Il signera l’acte de reddition : ‘William Walker, Président de la république du Sonora’.

    En entendant Byron Cole, son patron à la rédaction du journal le Commercial Advertiser, dire que le Nicaragua sera le prochain centre du monde avec le canal envisagé par les Espagnols pour un passage interocéanique. Ni une ni deux, l’enfant timide de Nashville devient un aventurier détestable et haï qui « mettra le Nicaragua à feu et à sang avant d’aller mourir au Honduras ». Ce canal malgré les milliers d’Indiens esclaves morts à la tâche ne verra jamais le jour et sera supplanté par le Canal de Panama.

    C’est tout le parcours de ce petit tyran érudit mais idiot que Patrick Deville nous livre dans un flot encyclopédique impressionnant où grouillent une multitude de personnages.
    Nous y rencontrerons Magellan (découverte du détroit en 1521 à l’extrémité du Chili), Colomb, Charles Quint, Oviedo y Valdès (grand reporter historien des XV et XVIème siècles qui nous fait découvrir le Hamac, l’Ananas, le Tabac, et qui mourut à 79 ans à Saint Domingue), Espinosa, Vasco Nunez de Balboa, Isabelle de Aguilar, Pedrarias Davila (fondateur de Panama en 1519), El Cano, Heranan Cortès, Pedro de Alvarado, Cristobal de Olid, Narciso Lopez, de Cespedes, José marti, Goicuria, Diego Lopez de Salcedo (gouverneur au Honduras à Trujillo où s’installera Walker en 1860 et où il sera fusillé), Francisco Morazan, Francisco de Goicuria, Francisco Lainé (auteur de la devise : « Les hommes meurent, les idées restent »), Arbenz, Armas, Pizzaro (fondateur de Santa Fé Bogota en Colombie) et comment éviter en ces contrées le Ché qui traverse Managua en 1953 et qui en sera chassé en 1954 lorsque « les USA enverront au Honduras leur mercenaire Jacobo Arbenz pour mettre fin à la réforme agraire. »

    P. Deville consacre une quinzaine de pages à une courte biographie originale de Che Guévara en faisant intervenir un dénommé Alfonso Manuel R. surnommé El Ché punto Cinquenta, un traitre au sein de l’armée rebelle, celui-là même qui attacha le cadavre de Ché Guévara sous son hélicoptère pour le promener dans les airs comme un trophée victorieux. Ce Ché là mourut dans un lit d’un cancer de la prostate à San José de Costa Rica en 1994 sans jamais avoir été inquiété.

    De Bolivar à Arnoldo Alemàn en passant par Tashito Somoza et le révolutionnaire Sandino mort assassiné au Nicaragua le 21 février 1938, Patrick Deville nous explique comment s’est construite cette région du monde qui somme toute reste fragilisée.

    Le 21 février 1997, un centre commercial moderne en construction au pied duquel se trouve la statue équestre détruite, entourée de 2 chars blindés dynamités et rouillés du dictateur assassin et tortionnaire Tacho Somoza 1, qui lui avait été offerte par Benito Mussolini.

    21 février 1997, à Managua, Patrick Deville s’étonne qu’aucune fanfare ni la moindre gerbe de fleurs ne commémorent le lâche assassinat d’Augusto César Sandino par la garde nationale de Somoza 1 en 1934, ce dictateur ancien vendeur de voitures d’occasion qui à son tour, fut assassiné en 1956 par un poète libertaire, ce dernier abattu sur le champ.

    La pensée de Patrick Deville est vive, turbulente et abondamment riche. Il aime faire partager ses connaissances et on en ressent le plaisir prodigué.
    Je l’imagine toujours à sa table de travail, concentré, croulant sous des tonnes de bouquins, de journaux, de photos et de rapports qu’il presse dans son encrier pour nous en livrer le nectar.
    Ses travaux de recherches encyclopédiques sont colossaux. Ses voyages incessants. Son don de l’observation et de l’écoute acéré.

    Mon goût des voyages aussi bien terrestres que littéraires font de lui, un de mes auteurs français préféré.

    Pura Vida inaugure sa série Abracadabra aux titres finissant en « A ». Il envisage douze volumes. Le projet d’une œuvre hallucinante comme un carrefour, une connexion, un grand rendez-vous de l’Histoire mondiale.

    J’ai lu en zigzag, les 7 volumes publiés. J’ai découvert l’auteur assez tardivement, avec Taba-Taba (histoire du paysage français sur deux siècles via la mémoire de sa famille). Je finis avec Pura Vida. J’attends son prochain livre qui devrait se situer en Polynésie, à moins qu’il ait changé de destination. Peu importe. Bien que j’ai mis un bémol sur Amazonia trop porté sur ‘je’ et appuyant un peu trop fort sur une brûlure personnelle à vrai dire, c’est toujours un plaisir de le lire.
    Cet auteur est un des rares écrivains à embarquer le lecteur avec lui. Au-delà de faire voir, il s’adresse à nous comme si nous étions à ses côtés. On voyage avec lui. On l’écoute raconter. On s’instruit.

    Pura Vida !!

    Extrait d’une interview de Patrick Deville :
    « Curieusement, mon père m’a offert l’histoire d’un petit garçon qui se déplaçait en tapis volant grâce à ce mot magique plein de «a». Pour moi, l’image même de la liberté et du mouvement!»

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    Couverture du livre « Peste & choléra » de Patrick Deville aux éditions Points

    Christelle Point sur Peste & choléra de Patrick Deville

    Entre sa Suisse natale et sa mort paisible sous sa véranda de sa grande villa indochinoise, Alexandre Yersin aura vécu milles vies, fait plusieurs fois le tour de la terre, côtoyé des sommités politiques et scientifiques et accessoirement, presque par accident, il aura découvert le bacille de...
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    Entre sa Suisse natale et sa mort paisible sous sa véranda de sa grande villa indochinoise, Alexandre Yersin aura vécu milles vies, fait plusieurs fois le tour de la terre, côtoyé des sommités politiques et scientifiques et accessoirement, presque par accident, il aura découvert le bacille de la plus meurtrière maladie de l’histoire de l’humanité et dans la foulée, comment sauver ceux qui en sont atteint. Pour avoir découvert la façon de neutraliser la Peste, Yersin aurait pu avoir le prix Nobel, sauf que ce n’était ni un carriériste ni un ambitieux. Touche à tout, curieux de tout, passionné tour à tour par la botanique, la météorologie, la mécanique, Yersin n’a ni l’envie, ni le temps de faire une immense carrière en microbiologie qui aurait pu faire de lui l’égal de Louis Pasteur. Avec « Peste et Choléra », Patrick Deville nous raconte la vie d’Alexandre Yersin et à travers lui, nous fait revivre la fabuleuse aventure de la bande des Pasteurien. C’est élèves de Pasteur qui, en quelques dizaines d’années pas plus, auront fait faire un bond de géant à la médecine et auront sauvé des millions de vies. Le livre est assez court, les chapitres le sont aussi. Le style est un peu déroutant, pas forcement très facile d’accès, il faut d’y habituer. Il faut s’habituer aussi à une chronologie très éclatée, avec des allers-retours incessants la fin de vie de Yersin entre 1940 et 1943 et le déroulé de sa vie. Il y a même un chapitre, vers la fin, qui se situe de nos jours. Mais sur le fond, ce que Deville raconte, c’est comment ce génie touche à tout a découvert le bacille de la Peste à Hong-Kong sans que cela soit plus important pour lui que ses autres et nombreuses passions. Il aimait chercher, expérimenter et surtout voyager, explorer, arpenter, seul sans jamais être solitaire, doué en tout et passionné de tout, Yersin est un homme très attachant, peut-être un peu étranger aux yeux de ses contemporains et aux nôtres, mais très attachant. « Peste et Choléra » est un petit peu difficile d’accès, il y a quelques longueurs malgré sa petite taille, mais ne manque pas d’intérêt littéraire, historique et scientifique.

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    Couverture du livre « Amazonia » de Patrick Deville aux éditions Seuil

    Jean-Paul Degache sur Amazonia de Patrick Deville

    Lire Patrick Deville, c'est se lancer dans une aventure riche en informations, réaliser un voyage à l'horizon infini. Même si une carte de l'Amérique du Sud termine Amazonia, l'auteur ne s'est pas gêné pour m'entraîner beaucoup plus loin, sur tous les continents, me ramenant de temps à autre en...
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    Lire Patrick Deville, c'est se lancer dans une aventure riche en informations, réaliser un voyage à l'horizon infini. Même si une carte de l'Amérique du Sud termine Amazonia, l'auteur ne s'est pas gêné pour m'entraîner beaucoup plus loin, sur tous les continents, me ramenant de temps à autre en Europe.
    Patrick Deville est avec Pierre, son fils, sur le fleuve Amazone qu'ils remontent petit à petit, passant par Santarém, Manaus, pour arriver à Iquitos, au Pérou. le fils dessine, le père écrit et donne à son lecteur une quantité énorme, impressionnante d'informations, de rappels historiques que j'aimerais bien pouvoir retenir. Hélas, j'en suis bien incapable et il faudrait, en plus, lire tous les livres de sa bibliothèque de bord, liste que l'auteur donne à la fin de ce périple durant lequel, je dois l'avouer, j'ai parfois été un peu perdu.
    Durant ce parcours du père et du fils, Patrick Deville ne laisse pas passer une occasion d'évoquer d'autres cas où père et fils ont marqué les lieux où ils se trouvent. Historique, géographique, scientifique, littéraire, le contexte de chaque site traversé donne l'occasion à l'auteur de fournir d'audacieuses échappées. C'est son style, sa façon d'écrire, comme j'avais pu le constater dans Taba-Taba, livre auquel il se réfère plusieurs fois.
    Puisqu'il se trouve au Brésil, Patrick Deville ne peut manquer d'évoquer Claude Lévi-Strauss et Tristes tropiques mais il s'attache surtout au comportement de chaque explorateur vis-à-vis des indigènes et de la nature. Il s'avère que les deux ont été exploités de façon outrancière et ceci dès que les Européens ont commencé à s'installer sur ce continent.
    Patrick Deville évoque aussi Alexandre Yersin, ce chercheur méconnu qui a découvert le bacille de la peste en 1894 et qu'il avait mis en lumière dans Peste et choléra. le XIXe siècle est aussi celui de la guerre du caoutchouc et cette histoire folle de Cândido Rondon qui fait défricher la forêt pour poser une ligne de 1 500 km pour le télégraphe. Quand ce travail incroyable est terminé, avec tous les dégâts humains et naturels que cela suppose, la TSF est inventée et tout est abandonné…
    Il parle aussi de Jules Verne qui écrivit La Jaganda sans jamais être allé au Brésil mais j'arrête là car il faudrait réécrire le livre pour tout citer !
    Je note juste une habitude de l'auteur qui adore citer un événement et coller à côté un liste de faits s'étant produits à la même date. C'est un jeu intéressant et souvent très instructif.
    Alors, si vous voulez voyager dans l'espace et dans le temps, réviser ou apprendre une quantité de faits historiques qui ont marqué XIXe, XXe et même XXIe siècles, il faut lire Amazonia, un livre qui alerte surtout sur les dégâts considérables causés par les humains à notre planète. C'est concret, bien détaillé et cela m'a beaucoup marqué dans les dernières pages du livre.

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    Couverture du livre « Viva » de Patrick Deville aux éditions Points

    Dominique Jouanne sur Viva de Patrick Deville

    Un texte rythmé et une écriture vive pour Viva !
    Dans sa série « Abracadabra », P. Deville nous embarque au Mexique sur les pas de Trotsky en exil et l’écrivain Malcolm Lowry. De nombreux personnages y sont présents tels Frida Kalho et Diego Rivera, A. Breton, A. Artaud, A. Cravan, G. Greene,...
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    Un texte rythmé et une écriture vive pour Viva !
    Dans sa série « Abracadabra », P. Deville nous embarque au Mexique sur les pas de Trotsky en exil et l’écrivain Malcolm Lowry. De nombreux personnages y sont présents tels Frida Kalho et Diego Rivera, A. Breton, A. Artaud, A. Cravan, G. Greene, Huxley et beaucoup d’autres.

    Comme à son habitude, l’écrivain voyageur- encyclopédiste nous livre l’expérience de ses voyages et un travail de recherche livresque remarquable pour une assiette culturelle bien remplie.

    Un plaisir de le lire et apprendre.