Peste & choléra

Couverture du livre « Peste & choléra » de Patrick Deville aux éditions Points
  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782757836903
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Jeune chercheur de la « bande à Pasteur », Alexandre Yersin rêve de nouveaux horizons. À l'image de Livingstone, il veut être savant et explorateur. De la rue d'Ulm à l'Indochine, il découvre le monde en même temps que le bacille de la peste, loin du brouhaha des guerres. Marin, médecin,... Voir plus

Jeune chercheur de la « bande à Pasteur », Alexandre Yersin rêve de nouveaux horizons. À l'image de Livingstone, il veut être savant et explorateur. De la rue d'Ulm à l'Indochine, il découvre le monde en même temps que le bacille de la peste, loin du brouhaha des guerres. Marin, médecin, baroudeur, cet oublié de l'histoire aura fait de sa vie une folle aventure scientifique et humaine.

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Articles (2)

  • Autour d'un verre avec Patrick Deville pour son roman "Viva"
    Autour d'un verre avec Patrick Deville pour son roman "Viva"

  • "Chambre 2" de Julie B.Bonnie
    "Chambre 2" de Julie Bonnie

    Prix qui amorce la rentrée littéraire, le prix du roman FNAC a été décerné le 29 août à Julie B.Bonnie pour Chambre 2. C'est donc un premier roman qui pour sa 12ème édition a remporté le prix. Succédant à Patrick Deville pour Peste et choléra, Julie B.Bonnie évoque une maternité, domaine dans lequel elle exerce elle-même depuis 9 ans.  Ayant parcouru les routes comme son héroïne Béatrice, Julie Bonnie est également chanteuse, avec plusieurs albums à son actif. Elle s'est produite dans toute l'Europe, ayant donné son premier concert à 14 ans.

Avis (21)

  • Une biographie d’Alexandre Yersin absolument captivante. Un livre qui ne se lâche pas.

    Dans sa série de romans dont les titres finissent en A et couvrent un siècle et demi d’Histoire, le talentueux conteur Patrick Deville, nous fait découvrir Pasteur et la chaîne des multiples scientifiques...
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    Une biographie d’Alexandre Yersin absolument captivante. Un livre qui ne se lâche pas.

    Dans sa série de romans dont les titres finissent en A et couvrent un siècle et demi d’Histoire, le talentueux conteur Patrick Deville, nous fait découvrir Pasteur et la chaîne des multiples scientifiques attachés à l’Institut, en nous entraînant dans les pas de Yersin, découvreur du bacille de la peste, qui, voyageur et explorateur, rejoignit l’Indochine française en 1890 pour s’y établir jusqu’à sa mort. Curieux et infatigable, ce chercheur a su se lancer de nombreux défis et géra plusieurs activités. Autant dire, du grain à moudre pour une biographie passionnante sous la plume géniale de Patrick Deville, raconteur d’histoires, historien et écrivain voyageur :

    « Il a découvert le bacille et vaincu la peste. Quitté la Suisse pour l’Allemagne, l’institut Pasteur pour les Messageries Maritimes, la médecine pour l’ethnologie, celle-ci pour l’agriculture et l’arboriculture… il fut en Indochine un aventurier de la bactériologie, explorateur et cartographe… il parcourut pendant deux ans le pays des Moïs avant de gagner celui des Sedangs… l’horticulture et l’élevage, la mécanique et la physique, l’électricité et l’astronomie, l’aviation et la photographie… il devint le roi du caoutchouc et le roi du quinquina. Comment il rejoignit à pied depuis Nha Trang le Mékong et Phnom Penh, pour finalement vivre cinquante ans dans ce village au bord de la mer de Chine. »

    « A la mort de Pasteur, la petite bande des apôtres laïcs essaime sur tous les continents et ouvre des Instituts, répand la science et la raison. (…) Des lettres écrites d’un jet à la plume (…) Des sicientifiques lettrés qui savent qu’amour, délice et orgues sont féminins au pluriel. Comme des marins ils donnent leur nouvelle position. Calmette à Alger puis à Saigon puis à Lille. Carougeau quitte Nha Trang pour Tananarive. Loir après Sydney crée l’Institut Pasteur de Tunis, étudie la rage en Rhodésie avant de partir enseigner la biologie à Montréal. Nicolle est à istambul où Remlinger lui succède avant de gagner Tanger. Haffkine le juif d’Ukraine ouvre un laboratoire à Calcutta.Wollman le juif de Biélorussie est envoyé au Chili. Après plusieurs années en Guyane, Simond boucle l’histoire de la peste à Karachi et part étudier la fièvre jaune au Brésil. (..) Une chaîne d’un siècle e demi de long.»

    Roux, Thuillier, Chamberlan, Metchnikoff, Wollman, etc, et Céline à qui l’auteur réserve un court paragraphe car lui aussi, Louis-Ferdinand Destouches est un maillon de la chaîne, « le futur Céline, étudiant en médecine, obtient un stage à l’Institut Pasteur. On l’envoie étudier les algues et les bactéries à Roscoff en compagnie du jeune Lwoff. Louis-Ferdinand Destouches prépare sa thèse sur Ignace Semmelweis, le médecin hygiéniste hongrois. (….) Il devient médecin hygiéniste auprès de la Société des Nations de Genève, remplit diverses missions aux Etats-Unis, au Canada, à Cuba. (..) Dans le roman, Louis Pasteur devient Bioduret Joseph. (…) La description de l’Institut est catastrophique. (…) merdier et la puanteur. (…) mais on peut se souvenir de certaine phrase de Yersin : ‘La vie de laboratoire qu’on y mène me paraît impossible une fois qu’on a goûté de la liberté et de la vie au grand air.’ » « … qu’on essaie de s’enfuir au plus loin comme Yersin, ou de médire comme Céline, de trahir et de passer à la littérature, on n’échappe pas à la vigilance du groupuscule. »

    Ce roman généreux est écrit avec des mots simples, une syntaxe parfaite, un rythme enlevé, parsemé de touches d’humour caustique. C’est un travail de recherche monumental, tenu par une intelligence brillante au service du partage de la connaissance.

    Bref, ce livre savant est une douche de culture. On en ressort plus instruit par le biais d’un vrai plaisir de lecture.

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  • Roman prenant, qui donne beaucoup à apprendre et à connaître au sujet de la découverte du bacille de la peste, de Yersin et de tout ce qui gravite autour de l'Institut Pasteur. Écriture agréable et pleine d'humour ! Très bon moment de lecture !

    Roman prenant, qui donne beaucoup à apprendre et à connaître au sujet de la découverte du bacille de la peste, de Yersin et de tout ce qui gravite autour de l'Institut Pasteur. Écriture agréable et pleine d'humour ! Très bon moment de lecture !

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  • Formidable ! Ce livre raconte la vie d'Alexandre Yersin, scientifique, découvreur du bacille de la peste, explorateur... C'est passionnant ! Chaque anecdote est intéressante. Le style est brillant et inventif. Un vrai plaisir de lecture.

    Formidable ! Ce livre raconte la vie d'Alexandre Yersin, scientifique, découvreur du bacille de la peste, explorateur... C'est passionnant ! Chaque anecdote est intéressante. Le style est brillant et inventif. Un vrai plaisir de lecture.

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  • Il est exagéré de prétendre qu'Alexandre Yersin est à peu près inconnu, surtout à l'ère de l'internet. Wikipedia informera oublieux et ignorants. Les lecteurs attentifs du journal Le Monde se souviendront de l'article de Christian Colombani paru le 28/12/1991 sous le titre Saint Yersin de Nha...
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    Il est exagéré de prétendre qu'Alexandre Yersin est à peu près inconnu, surtout à l'ère de l'internet. Wikipedia informera oublieux et ignorants. Les lecteurs attentifs du journal Le Monde se souviendront de l'article de Christian Colombani paru le 28/12/1991 sous le titre Saint Yersin de Nha Trang. Tout y était dit, d'une belle plume.

    Plus récemment, dans son enquête sur l'histoire de la peste, (Les Chemins de la peste : Le rat, la puce et l'homme), l'archéozoologue Frédérique Audouin-Rouzeau (mieux connue des amateurs de romans policiers sous le nom de Fred Vargas) évoquait le découvreur du bacille éponyme «Yersinia pestis» et marquait bien les limites de sa recherche qui n’avait pu identifier le rôle de la puce comme vecteur de la maladie ni mettre au point un vaccin vraiment efficace contre celle-ci.

    Ces observations n'enlèvent rien à l’intérêt du dernier livre de Patrick Deville consacré autant au savant qu'à l'inventeur, l'aventurier, l'explorateur, l'entrepreneur, l'utopiste du progrès et le médecin humaniste qui cohabitaient tous dans la seule personne de l'étonnant Alexandre Yersin.

    Il faut plutôt regarder la manière que Patrick Deville a de raconter la vie de celui qui découvrit le bacille de la peste, commença sa carrière de médecin chercheur auprès du grand Pasteur, se retira plus de quarante ans en Indochine où il choisit de vivre, explora les hauts plateaux de l'Annam où il fonda la ville de Dalat, devint planteur et introduisit en Indochine l'arbre à quinine et l'hévéa qu'il exploita pour Michelin, exerça en même temps la médecine dans son immense domaine en soignant les pauvres gratuitement, ce qui lui vaut, encore aujourd'hui, une vénération religieuse dans son pays d'adoption.

    Plus qu'une simple biographie, ou qu'une pieuse hagiographie, c'est pourtant bien un texte littéraire que propose Deville dans une forme éblouissante. Une volée de courts chapitres, mélangés comme un jeu de carte et rebattus dans un ordre faussement désinvolte, recréent, par l'illusion kaléidoscopique, le foisonnement de la vie du héros.

    Patrick Deville, écrivain baroudeur érudit, nostalgique et blasé dans ses ouvrages précédents, a abandonné le « je » pour la forme impersonnelle et énigmatique d'un récit consigné par « le fantôme du futur, l'homme au calepin en couverture de peau de taupe » , mystérieux voyageur dans le temps, attentif aux moindre détails comme aux grands mouvement de l'histoire, à la fois Georges Perec et René Grousset.

    Le lecteur un peu curieux se régale de découvrir, au détour d'une phrase, le filtre à eau Chamberland, les Serpollet 5-CV & 6-CV, véhicules à vapeur, que Yersin se passionne à réparer lui même, comme sa bicyclette Peugeot. Il embarque dans le spectaculaire hydravion LeO H-242, « petite baleine blanche en duralumin anodisé» qui « vibre au milieu du grand bleu... dans le bourdonnement de ses quatre moteurs du nouveau modèle Gnôme & Rhône, rassemblés en haut d'une cheminée aérodynamique en arrière du cockpit » qui emporte Alexandre Yersin tout au long du récit, pour un dernier voyage qui le ramène en Indochine, qui sera aussi le dernier vol de la compagnie Air France avant l'occupation allemande.

    Yersin est un anachorète mondain. Lorsqu'il quitte son ermitage de Nha Trang, c'est pour l’hôtel Lutetia à Paris. Il croise ou fréquente, ici ou là, Pasteur, les deux Calmette (le pasteurien et son frère, le directeur du Figaro qui se fera révolvériser par Mme Caillaux), Paul Doumer, le président de la République, devenu son ami, (qui se fera révolvériser par Gorguloff), Henri de Montfreid, Michelin, Lyautey, l'amiral Decoux... et tant d'autres. C'est que son aventure personnelle, si pittoresque et inattendue, s'inscrit aussi en lettres majuscules dans l'Aventure humaine, médicale, scientifique, technique, agronomique, maritime de son temps.

    Les amateurs de Joseph Conrad retrouveront avec jubilation les épisodes où Alexandre Yersin devient médecin pour les Messageries maritimes, sur le Volga (vapeur gréé en trois-mats barque) ou le Saïgon (affecté à la ligne de Haïphong). « Il passe l'uniforme blanc aux galons dorés », réconforte les malaises des jolies passagères et soigne son capitaine (le capitaine Flotte, le bien nommé) qui, tel le Crabe-tambour, entend mourir sur la passerelle. Mais Yersin profite de son temps libre pour parcourir la jungle sur un canot chaque fois qu'il le peut, remontant les fleuves inconnus, apprivoisant les populations indigènes . Dans sa bicoque de La Pointe des Pêcheurs, au bord de la mer, c'est Almayer enfin heureux !

    Comme dans son titre (Peste & Choléra) Patrick Deville aime apparier les mots ou les noms propres : fruits & légumes, machine & outils, Alexandre & Louis, Livré & Olivier... Il manie l'esperluette comme un peintre assemble ses couleurs ou un compositeur compose ses harmonies. Comme Échenoz l'a fait pour Ravel, Deville rend Yersin à la littérature, celle que le grand homme découvre justement et savoure, octogénaire, dans les derniers jours de sa vie. On découvre en effet, après sa mort le « petit atelier clandestin de traduction... Phèdre et Virgile, Horace, Salluste, Cicéron, Platon et Démosthène... » de l'homme qui aura su cultiver les liens entres ses milles vies, entre ses curiosités et ses savoirs, entre l'Orient (extrême) et l'Occident, entre les importants et les gens de peu, ceux qu'il n'a cessé de soigner et d'aider. L'esperluette, ligature entre les deux lettres du «et», joliment calligraphiée : &, convient en effet à Yersin, l'homme de tous les liens.

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  • J’avais lu de nombreuses critiques enthousiastes sur ce livre, mais je n’étais pas plus attirée que ça par le thème : je craignais quelque chose d’ennuyeux, de rébarbatif…mais à peine commencé, ce récit m’a littéralement conquise. C’est magistralement bien écrit, intelligent…brillant !
    Il...
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    J’avais lu de nombreuses critiques enthousiastes sur ce livre, mais je n’étais pas plus attirée que ça par le thème : je craignais quelque chose d’ennuyeux, de rébarbatif…mais à peine commencé, ce récit m’a littéralement conquise. C’est magistralement bien écrit, intelligent…brillant !
    Il s’agit de la vie d’Alexandre Yersin, Suisse de naissance, Français d’adoption, entre les années 1880 et 1943. Disciple de Pasteur, il est celui qui mettra au point un vaccin contre la peste…mais il est aussi aventurier, explorateur, scientifique qui s’intéresse à la botanique, à l’astronomie, au développement de la mécaniques, de l’électricité, des télécommunication, de l’aviation….On partage ses découvertes, ses interrogations, sa soif d’apprendre sans cesse, ses relations avec les autres grands scientifiques ou industriels de l’époque, sa vision des choses au cours des deux conflits mondiaux, sa passion pour l’Asie, Indochine et Vietnam, où il s’installera définitivement pour y poursuivre ses découvertes. Sa devise pourrait être définitivement ce proverbe japonais : « On commence à vieillir quand on finit d’apprendre. »
    C’est un des rares livres dont je me dis qu’il faudra que je le relise pour mieux le savourer…Il est difficile d’en sélectionner des passages car chaque chapitre regorge, à mon avis, de « pépites » à garder en mémoire ! On y trouve aussi de nombreuses références littéraires aux grands auteurs comme Rimbaud, Baudelaire, Flaubert, Céline…A noter que Yersin a réellement existé et mené la vie extraordinaire de scientifique et d’aventurier visionnaire qui a inspiré ce récit.

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  • Alexandre Yersin ? La plupart des gens ne savent pas qui il est, et même, n'en n'ont jamais entendu parlé. Sans doute est-ce parce l'homme s'est toujours tenu à l'écart des mondanités et des honneurs. Pourtant, on lui doit, entre autres, la découverte du bacille de la peste et la mise au point...
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    Alexandre Yersin ? La plupart des gens ne savent pas qui il est, et même, n'en n'ont jamais entendu parlé. Sans doute est-ce parce l'homme s'est toujours tenu à l'écart des mondanités et des honneurs. Pourtant, on lui doit, entre autres, la découverte du bacille de la peste et la mise au point de son vaccin. Scientifique de génie, collaborateur de Pasteur, Yersin ne s'est pas contenté d'une seule discipline ni d'une seule vie. Pour ne jamais s'enfermer, s'ennuyer, il a touché à tout : la médecine, la bactériologie, l'ethnologie, agronomie, l'exploration, l'aviation, la botanique, la mécanique, etc. Avide de connaissances, tout l'intéresse, mis à part l'art et la politique. Car si Yersin se préoccupe du bien de l'humanité et œuvre pour un monde meilleur, il évite de se mêler à ses semblables, sorte de misanthrope contradictoire. Trop à l'étroit dans les laboratoires de l'Institut Pasteur, il part pour l'Indochine où il sera médecin de bord pour les Messageries Maritimes et finira par s'installer à Nha Trang pour y créer son paradis. Mais il ne s'agit pas pour Yersin de profiter de la douceur de vivre et de la beauté des paysages qui l'entourent. Très vite, il se rêve explorateur, traversant la jungle hostile, ouvrant des routes, rencontrant des populations inconnues. Mais pasteurien un jour, pasteurien toujours, l'Institut le sollicite pour ouvrir un centre à Saïgon, tâche dont il s'acquitte avec zèle, pour mieux reprendre sa vie aventureuse une fois sa mission accomplie. Toujours guidé par la passion et la curiosité, Alexandre Yersin a vécu mille vies, libre, insatiable, audacieux, jusqu'à sa mort.

    S'il a eu une vie fascinante et s'est investi avec passion dans de nombreux projets d'envergure, Alexandre Yersin, en tant qu'homme, n'est pas tout à fait à l'abri de certaines lacunes. Son indifférence aux problèmes du monde, son refus de s'impliquer, sa misogynie évidente, en font un personnage fort peu attachant sur le plan humain. Cependant ses contributions dans des domaines aussi différents qu'hétéroclites montrent tout le génie d'un homme qui semble austère de prime abord. On peut donc comprendre que Patrick DEVILLE ait voulu lui rendre justice avec cette biographie très bien documentée qui lève le voile sur un des grands hommes du XXè siècle. Au fil des pages, des voyages, des enthousiasmes de son sujet, on finit par prendre goût à cet hyperactif touche-à-tout, impatient de connaître sa prochaine ''lubie''. Pourtant, il faut bien du courage pour s'accrocher au style particulièrement agaçant de l'auteur. Des phrases courtes, sèches, sans verbe parfois. Des redondances ridicules : Pasteur décrit comme ''le vieil homme à la redingote noire'', Yersin étant ''l'orphelin d'Aubonne'', etc. Plus de simplicité n'aurait pas nui. Et Deville ne s'arrête pas là dans le maniérisme. Il ose se mettre lui-même en scène. Sous prétexte de suivre les pas de Yersin dans ses nombreux voyages, il ''invente'' un ''fantôme du futur'' qui hante les lieux où a vécu Yersin, observe et fait même des prédictions sur l'avenir. Nul intérêt dans le procédé, on se doutait bien, à la lecture du livre, que DEVILLE s'était très bien renseigné sur son sujet, les preuves de sont travail de documentation sont superfétatoires. Et passons aussi sur le rapprochement Yersin / Rimbaud, difficilement convaincant, les détails sur les inventions en tout genre de l'époque qui viennent se greffer artificiellement au récit et dans lesquels DEVILLE s'égare parfois. Heureusement, son personnage est suffisamment fort pour sauver l'ensemble du naufrage. La vie, riche et captivante, d'Alexandre Yersin méritait bien un livre, dommage que celui-ci pêche par le style...Restent la description d'une époque, la rencontre avec des célébrités du monde de la science et bien sûr la sortie de l'ombre de Yersin.

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  • Ce roman de Patrick Deville a, dès sa sortie, déclenché une vague de superlatifs, le désignant comme un grande aventure littéraire.
    Le récit de la vie de cet inconnu, pourtant si influent en son époque, est extrêmement bien documenté, et nous permet d'apporter des précisions historiques...
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    Ce roman de Patrick Deville a, dès sa sortie, déclenché une vague de superlatifs, le désignant comme un grande aventure littéraire.
    Le récit de la vie de cet inconnu, pourtant si influent en son époque, est extrêmement bien documenté, et nous permet d'apporter des précisions historiques importantes. Alexandre Yersin a vécu plusieurs existences plus mouvementées les unes que les autres. Cependant le style de l'auteur, journalistique et distant, ne m'a pas du tout convaincu. Pendant que les péripéties de Yersin se succèdent, on ne s'attache pas au personnage et on glisse inexorablement sur cette histoire. Au final, j'ai presque enduré cette expérience plus scientifique qu'humaine, même si historiquement elle a une utilité justifiée.

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  • Pasteur et Koch ont leurs noms gravés aux Panthéons des sciences et du progrès universel. Alexandre Yersin, lui, aurait fini dans l’oubli si Patrick Deville n’avait pas suivi sa trace dans les méandres de l’histoire. Pesta Yersinis, c’est le nom du bacille de la peste que ce chercheur atypique...
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    Pasteur et Koch ont leurs noms gravés aux Panthéons des sciences et du progrès universel. Alexandre Yersin, lui, aurait fini dans l’oubli si Patrick Deville n’avait pas suivi sa trace dans les méandres de l’histoire. Pesta Yersinis, c’est le nom du bacille de la peste que ce chercheur atypique isola en auscultant les rats putréfiés des ruelles de Hong Kong. Loin de l’image du laborantin qui ne voit jamais la lumière et finit par se confondre avec les créatures photophobes qu’il dissèque, Yersin est un aventurier. Il parcourt le monde, l’Indochine plus exactement, où il fera toutes les expériences, de la culture de l’hévéa à la prédiction météorologique. Yersin avait la nonchalance du génie et une curiosité insatiable qui le prédisposait aux plus grandes découvertes : « dans les champs d’observation, le hasard ne favorise que les esprits préparés ». La biographie romancée du savant Yersin est aussi un grisant voyage dans le vingtième siècle, siècle des inventions, des révolutions et des destructions massives.

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