Pascal Manoukian

Pascal Manoukian

Pascal Manoukian, journaliste et écrivain, a témoigné dans de nombreuses zones de conflits. En 2013, il a publié Le Diable au creux de la main, un récit sur ses années de guerre dûment salué par la critique. Les Échoués est son premier roman. 

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Pascal Manoukian, journaliste et écrivain, a témoigné dans de nombreuses zones de conflits. En 2013, il a publié Le Diable au creux de la main, un récit sur ses années de guerre dûment salué par la critique. Les Échoués est son premier roman. 

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Avis (69)

  • Couverture du livre « Le paradoxe d'Anderson » de Pascal Manoukian aux éditions Seuil

    tatibibibi sur Le paradoxe d'Anderson de Pascal Manoukian

    Si le roman social est une oeuvre dénonçant les problèmes sociaux en plaçant l'homme au centre d'un système qui les broie, alors, le "paradoxe d'Anderson" répond à cette définition.Ce roman nous donne à suivre la vie d'une famille d'ouvriers pendant 10 mois, temps suffisant pour passer d'une...
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    Si le roman social est une oeuvre dénonçant les problèmes sociaux en plaçant l'homme au centre d'un système qui les broie, alors, le "paradoxe d'Anderson" répond à cette définition.Ce roman nous donne à suivre la vie d'une famille d'ouvriers pendant 10 mois, temps suffisant pour passer d'une certaine harmonie au chaos et au désespoir. Outre Christophe et Aline, les parents, leurs 2 enfants dont Léa, qui va passer son bac, sésame pour un futur plein d'espérance !!...
    Mais la crise et le chômage viennent frapper de plein fouet leur équilibre financier déjà précaire. S'ensuit une rapide descente aux enfers du couple qui rivalise pourtant d'ingéniosité pour épargner ses enfants ; là sont les échappées belles, tendres et émouvantes. Pour le reste, énergie initiale, révolte puis découragement et finalement, violence, contre l'adversaire désigné puis contre soi-même . On se croirait chez Zola, on est au XXIe siècle... Même cruauté, même noirceur, même désespoir... Car faire disparaître une classe sociale ne fait pas disparaître les gens pour autant ! Roman réaliste, sans trop de concessions, même si parfois un peu caricatural, avec les bons d'un côté et les méchants de l'autre .
    Quand la logique d'ascension sociale n'est pas respectée, on parle donc de paradoxe d'Anderson. Je viens donc de mettre un nom sur la situation qui vit présentement ma fille, elle aussi prénommée Léa ....
    Merci de m'avoir fait parvenir ce livre . Il est nécessaire . Puisse-t-il parvenir également chez les "décideurs" haut placés......

  • Couverture du livre « Le paradoxe d'Anderson » de Pascal Manoukian aux éditions Seuil

    Bill sur Le paradoxe d'Anderson de Pascal Manoukian

    Tout comme Gérard Mordillat a écrit sur la misère des ouvriers du Nord autour de la fermeture d'une usine sidérurgique dans "Les vivants et les morts", comme Pascal Dessaint a évoqué la misère d'une ville du Nord dans l'univers pollué des ruines d'une usine dans "Les derniers jours d'un homme",...
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    Tout comme Gérard Mordillat a écrit sur la misère des ouvriers du Nord autour de la fermeture d'une usine sidérurgique dans "Les vivants et les morts", comme Pascal Dessaint a évoqué la misère d'une ville du Nord dans l'univers pollué des ruines d'une usine dans "Les derniers jours d'un homme", Pascal Manoukian dresse ici le portrait d'une ville en sursis, une cité de l'Oise.

    Les pères ont vendu leur terre pour assurer à leurs enfants un avenir meilleur à l'usine de verre qui embaucha à tour de bras ... cette usine qui aujourd'hui envisage de délocaliser sa production vers des lieux où les coûts de main d'œuvre sont plus bas, si bas, trop bas ... 

    Et lorsque cela survient quelques jours à peine après que l'usine textile qui employait les femmes a elle aussi choisi d'alléger ses charges ... 

    Quel avenir ? 

    Bref un roman pas très rose qui montre la vie qu'on ne voit jamais, qu'on ne montre qu'aux moments de révolte de ceux qui, ayant déjà tout perdu, n'ont plus rien à perdre ... 

    Un roman qui prend aux tripes ! 

    Merci à la Fondation Orange et aux éditions du Seuil pour m'avoir adressé cet ouvrage.

  • Couverture du livre « Le paradoxe d'Anderson » de Pascal Manoukian aux éditions Seuil

    Maju Twin Books sur Le paradoxe d'Anderson de Pascal Manoukian

    Pascal Manoukian est un auteur que je suis depuis son premier roman Les échoués (Don Quichotte). Pour ce dernier, il a reçu le Prix Première 2016 (prix décerné par une radio éponyme en Belgique pour un premier roman) et ayant moi-même fait partie de ce jury une année, je fais confiance à ces...
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    Pascal Manoukian est un auteur que je suis depuis son premier roman Les échoués (Don Quichotte). Pour ce dernier, il a reçu le Prix Première 2016 (prix décerné par une radio éponyme en Belgique pour un premier roman) et ayant moi-même fait partie de ce jury une année, je fais confiance à ces jurés lecteurs.

    Après avoir suivi le destin de plusieurs migrants dans Les échoués et après nous avoir plongé au cœur de Daesh dans Ce que tient dans ta main droite t’appartient, Pascal Manoukian aborde avec brio un autre sujet de société important, plus proche de nous : le déclassement social. Alors je vous préviens, si vous êtes un peu déprimé ou si vous aimez les romans feel good, ce roman n’est pas fait pour vous : l’optimisme n’est pas au rendez-vous ! :-p C’est un vrai roman social sur une chute rapide aux enfers dans la misère sociale sur fond de délocalisations, de mondialisation et de lutte des classes.

    « Le paradoxe d’Anderson est un paradoxe empirique selon lequel l’acquisition par un étudiant d’un diplôme supérieur à celui de son père ne lui assure pas, nécessairement, une position sociale plus élevée. » (Wikipedia)

    Ouvriers dans l’Oise, Aline et Christophe perdent leur emploi coup sur coup et se retrouvent sans aucun revenu du jour au lendemain. La chute est rapide… Pour ne pas perturber leur fille qui passe son bac économique (ironie du sort !), ils décident de ne pas en parler à leurs enfants et cela mène à plusieurs scènes rocambolesques. L’auteur a le don de décrire de petits moments de la vie quotidienne, il a l’œil pour capter ses scènes et les retranscrire dans ses romans. Par exemple, cette scène où un huissier vient chez eux et la mère lui demande de faire semblant de s’intéresser à la construction d’une piscine pour détourner l’attention.

    L’auteur dresse donc ici le portrait de la machine à broyer économique, l’humain est mis de côté et l’ouvrier local est dévalorisé. Le moral est en berne dans la famille et pourtant, ils font tout pour faire bonne figure et imaginent des combines pour s’en sortir ce qui donne lieu à des situations ubuesques. Le petit bémol ? Des scènes invraisemblables et je me suis demandée parfois comment la fille de 17 ans ne se rend compte de rien. Les aventures de « Bonux et Tide » sont quand même tirés par les cheveux mais elles m’ont fait rire et je ne m’attendais pas aux différents rebondissements de l’intrigue. La fin est aussi très réussie et m’a marqué, on se retrouve un peu assommée en le refermant !

    Pascal Manoukian sait aussi créer des personnages, on s’y attache de manière indéniable et on vit avec eux leurs angoisses. Poignant ! L’écriture est toujours aussi simple et efficace. D’un style fluide, l’auteur donne une voix, une nouvelle fois, aux oubliés de nos sociétés actuelles.

    Bref, ce roman est un vrai cri sur ce qu’est devenu la France profonde aujourd’hui et contre les délocalisations qui mènent à une telle misère sociale dans un milieu durement touché. C’est pessimiste mais certaines situations très concrètes prêtent à sourire et les personnages sont toujours aussi bien dépeints. L’auteur parvient à dresser un portrait social cruel mais d’une justesse incroyable du monde ouvrier.

    Ma chronique est aussi sur le blog : https://thetwinbooks.wordpress.com/2018/09/28/le-paradoxe-danderson-pascal-manoukian/

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