Pascal Manoukian

Pascal Manoukian

Pascal Manoukian, journaliste et écrivain, a témoigné dans de nombreuses zones de conflits. En 2013, il a publié Le Diable au creux de la main, un récit sur ses années de guerre dûment salué par la critique. Les Échoués est son premier roman. 

Pascal Manoukian, journaliste et écrivain, a témoigné dans de nombreuses zones de conflits. En 2013, il a publié Le Diable au creux de la main, un récit sur ses années de guerre dûment salué par la critique. Les Échoués est son premier roman. 

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Avis (51)

  • Couverture du livre « Les échoués » de Pascal Manoukian aux éditions Points

    0.25

    Claudia Charrier sur Les échoués de Pascal Manoukian

    Comme tous les livres de Pascal Manoukian, ils sont passionnants, émouvants et criants de vérité ! Difficile de les lire sans que l'on soit happée par l'histoire, sans que l'on soit chamboulée par ce que l'on lit ! Ecoeurée et effrayée par tant de violence que l''homme est capable de faire subir...
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    Comme tous les livres de Pascal Manoukian, ils sont passionnants, émouvants et criants de vérité ! Difficile de les lire sans que l'on soit happée par l'histoire, sans que l'on soit chamboulée par ce que l'on lit ! Ecoeurée et effrayée par tant de violence que l''homme est capable de faire subir aux autres ! Une descente en enfer…un voile qui se déchire devant nos yeux bien à l'abri, de cette souffrance mais dont nous ne pouvons pas fermer les yeux et connaître la vérité dans ce monde sans pitié !
    Cette histoire cette fois ci, nous force à poser un regard sur l'immigration, sur tous ces hommes et femmes pour qui, l'exil est moins un choix qu'une question de survie.
    Choisir de partir pour réussir en Europe et gagner de l'argent afin de nourrir ceux qui sont restés « au pays » ou échapper à la misère, à la violence, à la mort. Des hommes qui ont l'espoir de vivre mieux…une traversée terrifiante vers la France et le calvaire de la clandestinité, Pascal Manoukian nous raconte l'actualité de façon vibrante.git sta

  • Couverture du livre « Ce que tient ta main droite t'appartient » de Pascal Manoukian aux éditions Don Quichotte

    0.2

    Sylvie Poncin Fouliard sur Ce que tient ta main droite t'appartient de Pascal Manoukian

    Tout commence par une fusillade à la terrasse d'un café parisien. Il s'agit d'un attentat dans lequel Karim perdra sa jeune femme et leur futur enfant. Le terroriste n'est autre qu'un garçon qui a fréquenté les mêmes bancs d'école que lui il y a tout juste quelques années.
    Anéanti et désespéré,...
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    Tout commence par une fusillade à la terrasse d'un café parisien. Il s'agit d'un attentat dans lequel Karim perdra sa jeune femme et leur futur enfant. Le terroriste n'est autre qu'un garçon qui a fréquenté les mêmes bancs d'école que lui il y a tout juste quelques années.
    Anéanti et désespéré, Karim a perdu le goût de vivre. Foutu pour foutu, il décide de se rendre en Syrie pour retrouver le commanditaire de l'attentat et venger sa femme. Il commence par "traîner" sur Facebook en se faisant passer pour un candidat au Djihad. Il ne met pas longtemps à se faire enrôler. Commence alors pour lui et quelques compagnons d'infortune, un voyage au bout de l'enfer.
    Pascal Manoukian nous conduits dans une ville sans cesse bombardée, dans les camps d'entrainement des combattants de Daech puis, comble de l'horreur, au coeur d'un monstrueux film de propagande. Cette partie du roman est extrêmement éprouvante.
    Aux côté de Karim, j'ai tremblé et blêmi, le coeur au bord des lèvres. Submergée par l'horreur et la tristesse, je ne parvenais pas à lire plus d'un à deux chapitres par soir et j'ai dû alterner cette lecture avec une autre, pour reprendre un peu de souffle.
    Pascal Manoukian connaît son sujet, il est reporter de guerre. Cette lecture a été une épreuve mais je ne la regrette pas. Elle m'a permis de mieux comprendre cette machine infernale et inhumaine qu'est Daesh et l'absolue nécessité pour la population de fuir la Syrie.
    A lire, même si ce n'est pas une partie de plaisir.git sta

  • Couverture du livre « Ce que tient ta main droite t'appartient » de Pascal Manoukian aux éditions Don Quichotte

    0.2

    Emmanuelle Babilaere sur Ce que tient ta main droite t'appartient de Pascal Manoukian

    Ulysse et Orphée n’ont pas rencontré une telle horreur lorsqu’ils sont descendus aux Enfers. Ulysse va au royaume des morts pour parler à Tirésias, un devin de Thèbes, et obtenir des informations sur son retour à Ithaque. Orphée, lui, y va pour retrouver Eurydice et la ramener au monde des...
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    Ulysse et Orphée n’ont pas rencontré une telle horreur lorsqu’ils sont descendus aux Enfers. Ulysse va au royaume des morts pour parler à Tirésias, un devin de Thèbes, et obtenir des informations sur son retour à Ithaque. Orphée, lui, y va pour retrouver Eurydice et la ramener au monde des vivants. L’Enfer que va découvrir Karim n’est pas le royaume des morts de la mythologie grecque. C’est le royaume des vivants donnant la mort, un royaume qui n’attend pas que vous fassiez le chemin jusqu’à lui mais qui vient à vous, n’importe où, n’importe quand.

    Charlotte est sauvagement assassinée lors d’un attentat revendiqué par Daesh, alors qu’elle prenait un verre avec deux amies. Le terroriste a actionné ses explosifs juste à côté d’elle. Il ne reste presque plus rien de Charlotte et du bébé qu’elle attendait. En l’espace de quelques secondes, Karim perd sa femme et leur enfant. Charlotte et Karim avaient choisi deux prénoms : pour un garçon, Ulysse, le héros grec à l’origine du cheval de Troie ; pour une fille, Isis, la déesse égyptienne. Karim aimait moins Isis, qui rappelle l’acronyme anglais de l’État islamique : the Islamic State of Irak and Shama. Charlotte balayait d’un revers de la main cette remarque : elle préférait penser à la référence mythique.

    Karim sombre dans le désespoir. Alors, tel Ulysse qui entre chez les Troyens pour mieux les attaquer, Karim décide de rejoindre Daesh pour mieux atteindre ses dirigeants et se venger de la perte de sa femme et de son bébé. Karim est musulman, non par véritable conviction mais parce qu’il a été élevé dans ce culte. Il se sert de sa religion et de ses origines pour se faire remarquer par des recruteurs de l’État islamique. La facilité avec laquelle Karim parvient à entrer en contact avec un recruteur fait froid dans le dos. Et le voilà, en quelques jours, prêt à rejoindre la Syrie, en passant par la Belgique et la Turquie. Il fait ce voyage avec un couple et un enfant et avec une jeune femme qui va rencontrer son mari, un soldat de l’EI avec qui elle s’est mariée via Skype. Difficile de comprendre comment ils peuvent en arriver là. En évoquant les raisons de leur ralliement à Daesh, Pascal Manoukian parvient à mettre à jour les fractures de la société sans pour autant justifier leurs actes.

    Ancien reporter de guerre, l’auteur décrit avec beaucoup de détails une Syrie ravagée par les conflits. Avec Karim nous découvrons un pays et une population anéantis. Nous découvrons ces lieux où on peut mourir pour avoir posé le pied trop près d’une mine. Où les attaques sont habituelles. Les nouveaux combattants, bien que préparés, sont sous le choc. Mais ils sont aussi surpris par la réalité qui s’imposent à eux, bien loin du rêve vendu par Daesh. A la place c’est un cauchemar qui les attend, mais sans réveil possible. Karim, lui, manœuvre pour se faire une place et côtoyer les dirigeants. Il joue un jeu dangereux, et le retour en arrière n’est plus envisageable.

    Les médias nous confrontent tellement à des images insoutenables, qu’elles nous touchent sur l’instant mais sont vite remplacées par d’autres. A l’inverse, des textes comme Ce que tient ta main droite t’appartient s’ancrent en nous et ne s’oublient pas. Peut-être est-ce parce que nous créons nous-mêmes les images que les mots nous décrivent. Peut-être est-ce parce que nous sommes actifs lorsque nous lisons alors que face à un écran, les images se contentent de notre passivité. Toujours est-il que le roman de Pascal Manoukian est difficile parce qu’il est malheureusement d’actualité et parce qu’il touche notre sensibilité. Il retranscrit la violence : la violence de la haine, la violence verbale, la violence des actes. Une violence face à laquelle nous nous sentons démunis.

    Je n’ai pas pu lire ce roman d’une traite. J’ai dû le poser à plusieurs reprises pour réfléchir ou pour faire autre chose et me changer les idées. Je ne peux pas dire si j’ai aimé ou pas, non plus si je le recommande ou non car il dépend de chacun de savoir s’il peut supporter une telle lecture. Une chose est sûre : il vous fera longuement réfléchir. Bien des jours après avoir terminé ma lecture, je ne sais toujours pas quoi penser du désir de vengeance personnelle de Karim.git sta

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