Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Le cercle des hommes

Couverture du livre « Le cercle des hommes » de Pascal Manoukian aux éditions Seuil
  • Date de parution :
  • Editeur : Seuil
  • EAN : 9782021442403
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.

Une rencontre... Voir plus

Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.

Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.

À la découverte de la « Chose », tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.

Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.

Donner votre avis

Avis (5)

  • https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/04/le-cercle-des-hommes-de-pascal-manoukian.html

    Amazonie. Les Yacous vivent dans la jungle en parfaite communion avec la nature qui pourvoit à l'essentiel de leurs besoins par la pratique de la cueillette, la chasse et la pêche. Ils sont heureux...
    Voir plus

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/04/le-cercle-des-hommes-de-pascal-manoukian.html

    Amazonie. Les Yacous vivent dans la jungle en parfaite communion avec la nature qui pourvoit à l'essentiel de leurs besoins par la pratique de la cueillette, la chasse et la pêche. Ils sont heureux mais se savent menacés par l'Homme prêt à détruire sans vergogne cette région essentielle à la planète.

    Lorsque Gabriel, un homme d'affaires à la tête d'une grande entreprise de prospection minière, s'écrase sur leur territoire aux commandes de son avion, les Yacous vont recueillir ce survivant dans lequel ils ne voient qu'une "Chose", le débat agite la tribu : est-ce un homme ou un animal ? Jeté dans un enclos avec les cochons sauvages, l'industriel devra prouver qu'il est humain et peut-être finir par le devenir et trouver un autre sens à sa vie.

    J'apprécie beaucoup les romans de Pascal Manoukian et j'attends toujours avec impatience chacune de ses nouvelles parutions. Il propose ici une fable écologiste, faire se rencontrer deux mondes qui n'ont aucune raison de se côtoyer, plonger un homme sans scrupule au sein d'une tribu qui vit encore à l'âge de pierre et le voir se transformer à leur contact... tout cela me tentait bien, j'adhère totalement à l'idée de ce plaidoyer écologique MAIS hélas je n'ai pas du tout adhéré à la forme qu'il a choisie pour traiter ce sujet essentiel, une forme manquant singulièrement de subtilité avec une écriture lourde, des répétitions lassantes et des descriptions interminables. J'ai poursuivi ma lecture en survolant certains passages et ai terminé ce roman à grand peine. Il est toujours triste d'être déçue par un auteur qu'on apprécie tant mais cela ne m'empêchera pas de me précipiter avec enthousiasme sur son prochain roman...

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • J’étais impatiente de découvrir ce nouveau titre de Pascal Manoukian, auteur que j’apprécie.

    Pourtant, force est de constater que je n’ai pas adhéré à ce récit à mon grand regret.

    Me voilà donc partie en Amazonie, cette terre sauvage, fragilisée et convoitée encore habitée par de trop...
    Voir plus

    J’étais impatiente de découvrir ce nouveau titre de Pascal Manoukian, auteur que j’apprécie.

    Pourtant, force est de constater que je n’ai pas adhéré à ce récit à mon grand regret.

    Me voilà donc partie en Amazonie, cette terre sauvage, fragilisée et convoitée encore habitée par de trop rares indiens dont les Yacous. Ils forment un clan de 8 personnes, vivent en harmonie avec la nature, ne prélevant que le nécessaire à leur survie, rattrapés pourtant par l’actualité, conscients qu’il se passe des choses au-delà de leur cercle.

    Et voici qu’un homme d’affaire redouté et redoutable entre en scène au volant de son avion privé, survolant la forêt amazonienne pour se rendre à un rendez-vous. Ultra connecté, sûr de lui, il se surprend à admirer le paysage lorsqu’il est attaqué par des volatiles en colère qui brisent le cock-pit. L’avion s’écrase alors au beau milieu de la forêt avec son pilote.

    Que va devenir cet homme tombé du ciel ? Survivra-t-il dans la jungle ?

    Les Indiens de leur côté hésitent lorsqu’ils le découvrent : homme ou animal ?

    A ce moment (hélas très rapidement) j’ai ouvert de grands yeux : des situations improbables, peu crédibles, fantaisistes parfois douteuses. L’homme-cochon tenu en laisse ne m’a pas convaincue pas plus que son histoire avec la jeune indienne.

    La confrontation des deux mondes m’a laissée de marbre.

    Dommage car le sujet est crucial et d’actualité.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • "Ils savent encore ce que nous avons oublié". Cette phrase qui conclut "La Forêt d'émeraude", le film de John Boorman sorti en 1985, a imprégné ma lecture de "Le Cercle des Hommes", quatrième roman de Pascal Manoukian, instaurant ainsi une sorte de complémentarité somptueuse entre mots, images,...
    Voir plus

    "Ils savent encore ce que nous avons oublié". Cette phrase qui conclut "La Forêt d'émeraude", le film de John Boorman sorti en 1985, a imprégné ma lecture de "Le Cercle des Hommes", quatrième roman de Pascal Manoukian, instaurant ainsi une sorte de complémentarité somptueuse entre mots, images, sensations et effets. Mais ce qui me paraît absolument époustouflant, c'est, une nouvelle fois, la puissance imageante de l'écriture de Pascal Manoukian. En quelques phrases d'une apparente simplicité, il nous transporte au milieu du clan des Yacou, sous la canopée amazonienne, et nous fait vivre leur quotidien, nous immerge dans leurs pensées, nous fait partager leurs gestes, à tel point que lorsqu'on les quitte, une fois le livre refermé, on a l'impression d'avoir réellement séjourné parmi eux. Cette expérience de lecture immersive est rare et d'autant plus précieuse qu'elle ne se fonde sur aucune forme, aucun procédé strictement académique. L'écriture est toujours juste, à la juste distance entre réel et fiction, entre lecteur et personnages, entre poésie et réalisme. L'empathie naît spontanément de ces choix narratifs qui animent (au sens où ils donnent une âme) le récit et projettent le lecteur au coeur de la fiction tout en le laissant ancré dans le monde réel.

    Notre monde réel, la civilisation moderne, s'incarne en Gabriel, nouvellement nommé à la tête d'un des groupes chargés d'exploiter la forêt amazonienne. Un warrior, ce Gabriel. Habitué à être au sommet, sans trop se préoccuper de ce et ceux qu'il écrase pour s'y maintenir. Aux commandes de son avion, il survole la forêt lorsqu'une envolée d'oiseaux provoque l'accident. Lorsque le clan de Peïne le découvre, aucun de ses membres n'est capable de déterminer à quelle espèce appartient cette "chose". Seul le vieux Mue, l'aveugle, a eu dans sa jeunesse des contacts avec ceux qui vivent de l'autre côté du cercle tracé par les deux rivières qui bordent le territoire des Yacou. La chair du vieil homme est toujours déchirée par les cicatrices de ce contact et il garde le secret sur cette rencontre funeste. Cette chose tombée du ciel ne peut être un humain, ni un végétal, c'est donc dans la bauge des cochons sauvages que le clan le garde. Du sommet de l'économie mondiale à la fange des cochons, quelle chute vertigineuse pour Gabriel ! Pour avoir le droit de se redresser, Gabriel va devoir prouver qu'il est un homme. Mais qu'est-ce qui définit un homme ? Le problème c'est que cela ne semble pas signifier la même chose pour lui que pour les Yacou... Il aura beaucoup à réapprendre avant de parvenir aux ultimes chutes.

    A l'intérieur de la fiction, les motifs spatiaux se déroulent entre verticalité (arbres, collines, cascades, chute de l'avion) et horizontalité (marche du clan, cours des rivières, rituels quotidiens, temps qui possède une autre nature que celui qui prévaut hors du cercle). A ces éléments répondent les évolutions de la position physique et mentale de Gabriel. Tout se passe comme si en chutant jusqu'à la bauge des cochons, il entamait un processus de redressement de son corps pour aboutir à un homme debout, dans un mouvement inverse à ses certitudes. Sans insister pesamment, l'auteur nous amène à dresser une comparaison entre deux modes de vie aussi éloignés qu'on peut l'être, mais surtout entre deux façons d'être au monde. Nul angélisme pourtant dans la vision de la tribu des Yacou : il y existe des rivalités, des désaccords et les menaces qui pèsent sur leur survie sont de tout ordre.

    Dès les premières pages du roman, j'ai pénétré dans le cercle des hommes, dans le territoire des Yacou et j'ai envié leur sublime rapport à la nature. Cette manière de vivre en bonne intelligence avec leur environnement, sans suprématie d'une part ou de l'autre mais dans des interactions de solidarité et d'équité avec leur milieu, rejoint la définition fondamentale de l'écologie. Et bien mieux qu'un long discours didactico-dogmatique, le roman de Pascal Manoukian nous incite à réfléchir et nous invite à agir.
    Embarquez sans hésiter dans ce roman de belle aventure humaine !

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • «La forêt s’égouttait encore des larmes de la nuit. Parfois, racontait la légende des Yacou, le Soleil pleurait de se savoir enfermé dans le noir. Peïne ne lui en voulait pas, bientôt il réchaufferait la tribu. L’Indien, au corps sec, strié de centaines de petites cicatrices, droites et...
    Voir plus

    «La forêt s’égouttait encore des larmes de la nuit. Parfois, racontait la légende des Yacou, le Soleil pleurait de se savoir enfermé dans le noir. Peïne ne lui en voulait pas, bientôt il réchaufferait la tribu. L’Indien, au corps sec, strié de centaines de petites cicatrices, droites et régulières, protégea le feu d’une tresse de brindilles et rapprocha les braises. Autour de lui, nus, allongés sur des nattes de feuilles, les corps des siens, serrés les uns contre les autres, pareils aux lames d’un radeau, flottaient encore dans le sommeil. Il les compta. Sept. Son clan entier, sa famille.» Un chef d’entreprise est victime d’un accident qui le précipite en pleine jungle amazonienne. Choqué et amnésique, il est pris en charge par ces Yacou qui vivent en autarcie, loin de toute civilisation. Au fil des semaines, il va devoir s’adapter à cette nouvelle vie.

    Que ce soit au cinéma, à la télévision ou en littérature, la recette a déjà été souvent utilisée avec succès: la rencontre de deux mondes qui à priori n’ont rien de commun. Si la variante que nous propose ici Pascal Manoukian est également très réussie, c’est que derrière le roman d’aventure se cache une profonde réflexion sur l’écologie au sens large, allant puiser jusqu’aux questions fondamentales, sur le sens même de notre vie sur terre.
    Dans la forêt amazonienne vivent encore quelques poignées d’êtres humains totalement isolés de la civilisation. Appelons-les les Yacou. Ils sont à la fois extrêmement forts pour avoir survécu à des conditions extrêmes et très fragiles, car leur territoire est à la merci des «exploiteurs» qui rongent jour après jour la forêt amazonienne pour ses ressources naturelles, son bois, son or ou qui défrichent pour implanter des cultures extensives et rentables à court terme, faisant fi de la biodiversité et des équilibres naturels. Tout l’inverse des Yacou qui, au fil des ans, ont appris à composer avec la nature et à la respecter. Le secret de la longévité de la tribu tient du reste dans ce respect de tous les instants pour leur environnement naturel: «ils veillaient perpétuellement sur son inventaire, remettaient chaque feuille déplacée à sa place, dispersaient la cendre des feux et les restes des repas.» Une discrétion aussi rendue possible par les règles de la communauté qui n’autorisent que des groupes de huit personnes au maximum, hommes, femmes et enfants compris. Ils ont eu l’intelligence de s’adapter au milieu plutôt que de vouloir le détruire. S’ils ne se donnent jamais de rendez-vous, ils se retrouvent toujours. Un cri suffit à se signaler. Leur langage est sommaire, mais primordial. Si pour eux l’argent et tout son vocabulaire n’existe pas, ils ont en revanche une quarantaine de mots pour définir la couleur verte, dans toutes ses teintes.
    Au-dessus de leurs têtes, Gabriel est aux commandes de son petit avion. À la tête d’une grande entreprise de prospection minière, il vient de célébrer ses fiançailles avec Marie et est en passe de conclure de juteuses affaires. Seulement voilà, un vol d’oiseaux va brusquement le plonger dans le monde des Yacou. Les volatiles se prennent dans les réacteurs, causant la perte de l’appareil. Gabriel échappe à la mort, mais ni aux blessures physiques, ni aux blessures psychiques. Choqué, il ne se souvient de rien lorsqu’il se réveille. Le Yacou qui le découvre est intrigué par cet être qui lui ressemble un peu, mais dont les différences physiques sont telles qu’il se méfie et le jette dans un enclos avec les cochons.
    C’est au milieu des animaux qu’il va devoir survivre, se nourrir, guérir. Au bout de quelques jours de souffrance, il va pouvoir se mettre debout indiquant qu’il n’est pas comme les animaux qu’il côtoie et intriguant les Yacou qui décident de lui laisser sa chance. «Il ne faisait plus partie du monde des porcs, mais il ne faisait pas non plus complètement partie de celui des hommes».
    Alors que la mémoire et les forces lui reviennent, il lui faut constamment s’adapter et, avec chaque jour qui passe, apprendre et se perfectionner, contraint à franchir les rites de passage mis au point par sa tribu, gardant désormais dans un coin de sa tête l’idée de pouvoir un jour fuir et retrouver les siens.
    Pascal Manoukian, le baroudeur, a dû se régaler en imaginant les épreuves auxquelles Gabriel est confronté, en intégrant aussi dans son récit la situation du pays qui a élu Bolsonaro avec ce chiffre terrifiant – qui est malheureusement tout à fait juste – depuis son arrivée au pouvoir, de juillet 2018 à juillet 2019, la déforestation de la forêt amazonienne a atteint 278%!
    Sans dévoiler l’épilogue de ce formidable roman, disons que les Yacou vont aussi se rendre compte du danger qui les menace. En filigrane, le lecteur comprendra qu’en fait, lui aussi fait partie de ces Yacou, de ce cercle des hommes. Un roman vertigineux et salutaire !
    https://urlz.fr/bH3F

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • "La forêt s’égouttait encore des larmes de la nuit. Parfois, racontait la légende des Yacou, le Soleil pleurait de se savoir enfermé dans le noir. Peïne ne lui en voulait pas, bientôt il réchaufferait la tribu." Ainsi commence le quatrième roman de Pascal Manoukian "Le cercle des hommes" qui...
    Voir plus

    "La forêt s’égouttait encore des larmes de la nuit. Parfois, racontait la légende des Yacou, le Soleil pleurait de se savoir enfermé dans le noir. Peïne ne lui en voulait pas, bientôt il réchaufferait la tribu." Ainsi commence le quatrième roman de Pascal Manoukian "Le cercle des hommes" qui nous projette d’emblée au cœur de l’Amazonie, et relève à la fois du roman d’aventure, d’un conte poétique et d’une sorte de fable moderne aux accents philosophiques.

    Il s’agit d’une rencontre improbable entre une tribu d’Indiens dont la survie est menacée par les atteintes portées à leur forêt et un homme d’affaires pressé qui tombe du ciel à leurs pieds. Quand il le découvre – il, "le rebelle", un des membres du clan – il voit "une masse noircie, difforme, à l’odeur de brûlé, à moitié enfoui sous les ronces, couverte de poils et de sang séché. Il chercha la tête et la trouva cachée sous une fougère. Rien de reconnaissable." Ce sera à cette "masse" de prouver qu’elle est en réalité un homme.

    En lisant cet ouvrage me revenait sans cesse en tête, les premiers vers du magnifique poème de Verlaine "Mon rêve familier"… Les romans de Pascal Manoukian ne sont, en effet jamais, ni tout à fait les mêmes ni tout à fait autres. L’auteur semble poursuivre un objectif, celui de raconter notre monde, ses noirceurs, mais aussi ses espoirs. Après les migrants, DAESCH et la casse des usines qui met à mal les petits, il s’attaque aux méfaits des grands groupes, à la surconsommation, à la destruction de la forêt amazonienne.

    La langue est poétique, imagée, parfaitement adaptée aux personnages qu’il choisit de mettre en scène. La construction rend l’histoire vivante qui raconte en parallèle, par chapitres alternés, deux mondes si différents. L’ouvrage narre les difficultés à survivre de ces peuples poussés dans leur retranchement par les machines destructrices. Il foisonne de descriptions de la faune et de la flore, fait part des petits riens de la vie quotidienne et des traditions ancestrales tout en mettant en lumière la gravité de notre monde actuel et notre rapport à la nature. Et surtout, il nous donne à voir l’incroyable prise de conscience d’un homme des villes riche et puissant au contact d’un simple peuple nomade des forêts.

    Pascal Manoukian fut grand reporter. Lors de la parution de son précédent roman j'avais dit qu'il était désormais un grand écrivain. Et ce n’est pas "Le Cercle des Hommes", ensorcelant, addictif, qui va modifier mon point de vue.

    https://memo-emoi.fr

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.