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Osvalde Lewat

Osvalde Lewat
Osvalde Lewat est née à Garoua au Cameroun. Photographe d'art et réalisatrice de films documentaires plusieurs fois primés, elle vit à Paris. Les Aquatiques est son premier roman.

Avis sur cet auteur (8)

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    Couverture du livre « Les aquatiques » de Osvalde Lewat aux éditions Les Escales

    Marie Kirzy sur Les aquatiques de Osvalde Lewat

    Ce roman pourrait se dérouler dans de nombreux pays subsahariens tant le tableau politique est tristement familier : régime ploutocrate, corruption généralisée, vieux dictateur népotique entourée d'un cour clientéliste, homophobie légalisée. Osvalde Lewat a préféré choisir un pays fictif, le...
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    Ce roman pourrait se dérouler dans de nombreux pays subsahariens tant le tableau politique est tristement familier : régime ploutocrate, corruption généralisée, vieux dictateur népotique entourée d'un cour clientéliste, homophobie légalisée. Osvalde Lewat a préféré choisir un pays fictif, le Zambuena, afin de pouvoir déployer une réflexion fertile et profonde sur la société contemporaine africaine, en toute liberté.

    Sans concession, dès le premier chapitre. L'enterrement bâclé d'une femme, dans un cercueil trop petit, par mesure d'économie car elle n'était pas mariée mais concubine d'un homme riche et puissant. Il est décrit avec un talent évident à maitriser le tragi-comique avec un humour froid très acide dont ne se départira jamais le récit, notamment lors du deuxième enterrement de la même femme qui tourne à la farce pour servir les ambitions de son beau-fils en pleine campagne électorale.

    C'est sa fille, adulte que l'on suivra à l'heure des choix. Katmé ne veut plus vivre au rabais d'elle-même, elle ne veut plus vivre un ersatz de vie mais le faire à la hauteur de ce qu'elle est. Elle qui est écrasée par de lourds compromis qui ont envahi son quotidien de femme entretenue, épouse de préfet, empêtrée dans un patriarcat sournois mais profitant d'un confort de privilégiée largement financé par le gouvernement corrompu. le déclic a lieu lorsque son meilleur ami, Sammy le presque frère, un artiste, est dénoncé et arrêté pour homosexualité ostensible. C'est le déclic.

    Ce bilan de vie suite à une prise de conscience ne pouvait fonctionner que grâce à un personnage fort. C'est le cas avec Katmé, pas nécessairement sympathique d'ailleurs, dont l'auteur brise habilement l'hermétisme en révélant progressivement, par touche, son passé, afin d'éclairer son choix de la convention, de compromis en renoncement, puis les germes de la révolte pour se libérer. L'introspection est sombre et énergique, portée par une écriture âpre et ciselée qui dit parfaitement toute l'urgence de cette quête de soi émancipatrice. le personnage de Samy, dont les oeuvres sont perçues par le gouvernement comme agressives car critiques à l'égard de l'ordre établi, est également très convaincant.

    Un premier roman intelligent qui pose clairement l'univers affirmé d'une auteure à suivre.

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    Couverture du livre « Les aquatiques » de Osvalde Lewat aux éditions Les Escales

    Chantal YVENOU sur Les aquatiques de Osvalde Lewat

    Chronique de la page 100
    Ls explorateurs de la rentrée littéraire


    Ambiance africaine contemporaine dès les premières pages, le prologue présentant celle que l’on pressent comme la rebelle qui pourrait bien se distinguer par la suite. Et en effet, Katmé, professeur « Bonne sauce » autrement...
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    Chronique de la page 100
    Ls explorateurs de la rentrée littéraire


    Ambiance africaine contemporaine dès les premières pages, le prologue présentant celle que l’on pressent comme la rebelle qui pourrait bien se distinguer par la suite. Et en effet, Katmé, professeur « Bonne sauce » autrement dit enseignante d’économie ménagère, prend la parole. Elle a dû à regret laisser tomber ses fonctions au lycée pour devenir Madame la Préfète avec la dimension du paraître que cela implique.
    Un personnage sulfureux pointe en filigrane : un artiste engagé, le frère de la narratrice, dont le travail politiquement incorrect pourrait lui jouer quelques tours.



    Alors oui, à la page100, on a envie d’en savoir plus sur ces personnages et l’on pressent une suite mouvementée.

    La langue est riche, les dialogues et les expressions savoureuses accrochent le lecteur, et il y a fort à parier que la suite ne sera pas décevante


    Les explos 2021

    Du haut de ses treize ans, Katmé n’a pas versé une larme le jour lors de l’enterrement de sa mère, témoignant de la rancune envers cette femme qui l’avait (SUPPR) abandonnée. Des années plus tard, dans ce pays imaginaire d’Afrique subsaharienne, elle quitte son poste de professeur « Bonne sauce », autrement dit enseignante d’économie ménagère au lycée, pour revêtir le costume de « Madame Préfète ». Son ambitieux mari envisage de procéder à une nouvelle cérémonie, avec le faste qui avait manqué la première fois aux funérailles bon marché. Derrière cette volonté de réhabilitation, se dessinent les tractations d’une campagne électorale qui pourrait le hisser au rang de gouverneur. Samuel, le frère de coeur de Katmé, l’artiste à la sensibilité exacerbée, pourrait représenter un obstacle sur le chemin de gloire du politicien : dans ce pays où l’homosexualité est sévèrement punie, les moeurs contre nature du jeune homme déchainent les passions.

    Entre tradition et modernité, c’est un portrait de l’Afrique du vingt-et-unième siècle que nous propose Osvalde Lewat. A travers le portrait et les confidences d’une jeune femme qui choisit de rejeter toute forme de compromission, dût-elle pour cette raison subir l’opprobre de ses proches, c’est aussi un état de lieux du fonctionnement politique du pays, et la campagne électorale en exacerbe les aberrations.

    Si le propos est parfois drôle, grâce aux dialogues qui mettent en valeur les expressions imagées et fleuries qui sont un vrai bonheur, le récit est loin d’être mièvre et la violence n’est pas occultée.

    Le message est clair : il est une génération de femmes qui souhaitent se débarrasser du carcan des traditions qui relèguent les épouses au rang de faire-valoir de leur mari, avec une volonté réelle de vivre selon leurs aspirations personnelles.

    Un premier roman au franc-parler remarquable.

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    Couverture du livre « Les aquatiques » de Osvalde Lewat aux éditions Les Escales

    Pascal Gillet sur Les aquatiques de Osvalde Lewat

    Chronique du livre !

    A l’ouverture de son premier roman, Oswalde Lewat enterre Madeleine Lapteu, mère de l’héroïne, Katmé, 13 ans à l’époque. Elle nous fait retrouver cette Katmé adulte devenue « Madame Préfète » épouse de Tashun préfet dans la capitale du Zambuena, mère de deux jumelles....
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    Chronique du livre !

    A l’ouverture de son premier roman, Oswalde Lewat enterre Madeleine Lapteu, mère de l’héroïne, Katmé, 13 ans à l’époque. Elle nous fait retrouver cette Katmé adulte devenue « Madame Préfète » épouse de Tashun préfet dans la capitale du Zambuena, mère de deux jumelles. Elle nous présente Samy Pankeu, un très cher ami d’enfance de Katmé artiste engagé (c’est lui qui a créé « une série de tableaux photographiques baptisée les Aquatiques présentant des visages terrifiés émergeant d’eaux usées, d’inondations, les pièces d’identité surnageant, des mères suspendant à bout de bras au-dessus de leur tête un bébé, une lampe, une valise, la figure tuméfiée d’un noyé » et qui va exposer sous peu.). Elle nous annonce que la tombe de Madeleine doit prochainement être déplacée pour permettre le tracé d’une nouvelle autoroute. Tashun veut prendre les choses en main pour préparer le nouvel enterrement avec faste afin de… gagner de nouveaux électeurs et une nouvelle province pour son parti ! Ambiance !
    Une cabale autour de l’homosexualité de l’artiste entache l’exposition des Aquatiques. L’homosexualité est encore passible de peines de prison au Zambuena comme dans d’autres pays africains réels eux.
    La société que la romancière dépeint est tout à la fois crue, truculente, corrompue, injuste et brutale. La violence plante ses crocs au détour de certaines pages insoutenables, et l’humble lecteur homo que je suis, suffoque. Il faut pourtant découvrir une Katmé - au demeurant longtemps assez peu sympathique même avec sa petite sœur… bonne sœur – ouverte à elle-même pour choisir une existence digne et libre.
    On sort, sonné de ce roman avec l’amertume qu’un destin parfois s’accomplit seulement une fois que le malheur a bien fracassé ce qui semblait durablement établi.
    Que Samy et Katmé soient les bienvenus dans mon antre littéraire.

    Escale à la page 102 sur 327
    En cent premières pages, Oswalde Lewat enterre Madeleine Lapteu, mère de l’héroïne du roman, Katmé, 13 ans à l’époque, elle nous fait retrouver cette Katmé adulte devenue « Madame Préfète » épouse de Tashun préfet à Yaoundé (Cameroun), mère de deux jumelles, elle nous présente Samy Pankeu, un ami d’enfance de Katmé artiste engagé (c’est lui qui a créé « une série de tableaux photographiques baptisée les Aquatiques présentant des visages terrifiés émergeant d’eaux usées, d’inondations, les pièces d’identité surnageant, des mères suspendant à bout de bras au-dessus de leur tête un bébé, une lampe, une valise, la figure tuméfiée d’un noyé » et qui va exposer sous peu.), elle nous annonce que la tombe de Madeleine doit prochainement être déplacée pour permettre le tracé d’une nouvelle autoroute. Elle nous signale alors que Tashun veut prendre les choses en main pour préparer le nouvel enterrement avec faste afin de… gagner de nouveaux électeurs et une nouvelle province pour son parti ! Ambiance !
    Page 102, une cabale autour de l’homosexualité de l’artiste entache l’exposition des Aquatiques.
    La société que la romancière dépeint est tout à la fois crue, truculente, corrompue, injuste et brutale.
    A l’attaque des 225 autres pages !

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    Couverture du livre « Les aquatiques » de Osvalde Lewat aux éditions Les Escales

    La roulotte de Margotte sur Les aquatiques de Osvalde Lewat

    Chronique finale :

    Katmé est mariée à Tashun, préfet d'Akriba. Ils ont des jumelles et vivent confortablement. Elle a démissionné de sa profession d'enseignante en économie sociale et familiale dans un lycée pour s'occuper de ses filles, de l'organisation du quotidien et du personnel à son...
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    Chronique finale :

    Katmé est mariée à Tashun, préfet d'Akriba. Ils ont des jumelles et vivent confortablement. Elle a démissionné de sa profession d'enseignante en économie sociale et familiale dans un lycée pour s'occuper de ses filles, de l'organisation du quotidien et du personnel à son service, et participer aux réunions du Caz qui regroupent toutes les femmes mariées à un homme d'influence. Elle n'est pas épanouie et a fait beaucoup de compromis pour satisfaire aux pressions sociales de sa famille et de son pays : se marier, avoir des enfants afin d'acquérir un statut social... Heureusement, depuis l'époque du lycée, elle a lié une relation d'amitié très forte avec Samy, un artiste engagé qui prépare sa première exposition. Un jour, Katmé reçoit un courrier l'informant que la tombe de sa mère va devoir être déplacée car le gouvernement a un projet de création d'autoroute à cet endroit. Son mari qui est très ambitieux y voit un moyen de servir ses intérêts politiques car il brigue un poste de gouverneur.
    Mais quelques temps après, son ami Samy est arrêté puis incarcéré car il est accusé d'être gay dans un pays qui pénalise lourdement l'homosexualité. Très vite, Tashun nie le connaître et ne fait rien pour lui venir en aide car il ne veut pas que cet événement porte préjudice à sa carrière politique.
    Katmé va devoir faire des choix, continuer sa vie de femme de préfet qui lui offre un statut et un
    confort financier ou soutenir son ami de toujours ?

    « Les Aquatiques » est un roman engagé qui dénonce les pressions sociales et familiales, les diktats que subissent les femmes ou encore l'homophobie. Il évoque une société inégale dans lequel le gouvernement est corrompu, où les plus riches ne côtoient pas les plus démunis qui vivent dans des quartiers extérieurs, à l'abandon.
    La plume de l'auteure est agréable et fluide. J'ai trouvé la première partie du livre plaisante mais sans plus. Je me suis un peu ennuyée dans la description du quotidien de Katmé qui subit sa vie et dans laquelle il ne se passe pas grand-chose.
    Puis dans une seconde partie, les événements auxquels elle doit faire face l'obligent à réagir, à ouvrir les yeux sur sa vie qui ne lui convient plus, sur l'échec de son mariage et sur la personnalité ambitieuse de son mari prêt à toutes les bassesses pour être élu gouverneur. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à être happée par l'histoire et à apprécier ce récit car j'attendais impatiemment que Katmé se rebelle et qu'elle sorte de sa torpeur, que le récit et la protagoniste prennent enfin de la consistance. La carapace se brise et le personnage se dévoile. Sous son apparente froideur, Katmé se révèle être une personne sensible, attachante et très humaine.
    Cet ouvrage dresse le portrait d'une femme qui s'émancipe dans une société moderne, corrompue et profondément inégalitaire. C'est un livre qui révolte et bouscule.









    Avis page 100 :


    La narratrice Katmé décrit l'enterrement de sa mère Madeleine avec des mots froids. Au moment du décès de celle-ci, elle était alors âgée de treize ans.
    Vingt ans plus tard, elle ne pense plus à sa mère. Elle a une vie bien rangée mais qui ne semble pas la satisfaire. Elle est mariée à Tashun qui est préfet. Elle a abandonné son métier d'enseignante pour s'occuper de ses jumelles, organiser le quotidien au sein de sa grande maison et gérer le personnel travaillant pour sa famille. Katmé aime passer du temps avec son ami de longue date, Samy, un artiste engagé qui prépare sa première exposition.
    Un jour, Katmé reçoit une lettre pour l'informer que la tombe de sa mère doit être déplacée car le gouvernement a le projet de construire une autoroute à cet endroit.

    A la page 100, j'ai du mal à me faire un avis. Je ne suis pas hyper emballée pour le moment mais le roman se lit sans difficulté. J'apprécie l'impertinence du personnage de Katmé et son esprit affûté. J'espère qu'elle va se révolter. Je suis curieuse de découvrir la suite.

Bibliographie de Osvalde Lewat (1)

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