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Michel Embareck

Michel Embareck
Romancier aguerri, ex-critique de rock aux riches heures du punk et du rock'n roll, auteur de chroniques sur le rugby pour Libération, animateur d'ateliers d'écriture créative à Sciences Po, Michel Embareck fut aussi fait-diversier pendant vingt ans pour le compte d'un grand quotidien régional. I... Voir plus
Romancier aguerri, ex-critique de rock aux riches heures du punk et du rock'n roll, auteur de chroniques sur le rugby pour Libération, animateur d'ateliers d'écriture créative à Sciences Po, Michel Embareck fut aussi fait-diversier pendant vingt ans pour le compte d'un grand quotidien régional. Il regorge d'anecdotes tour à tour sordides, savoureuses et invraisemblables. Jamais avare de récits (tous vécus), il nous charme par sa langue, vivante et caustique.

Avis sur cet auteur (6)

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    Couverture du livre « Trois cartouches pour la Saint-Innocent » de Michel Embareck aux éditions Archipel

    L'atelier de Litote sur Trois cartouches pour la Saint-Innocent de Michel Embareck

    Le premier mot qui me vient pour parler du dernier roman de Michel Embareck c’est truculent. L’auteur nous conte un fait divers régional qui a bouleversé toute la France. Avec le personnage de Jeanne Moreau pas l’actrice, non celui d’une vielle dame de 70 ans qui a fini de purger sa peine de...
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    Le premier mot qui me vient pour parler du dernier roman de Michel Embareck c’est truculent. L’auteur nous conte un fait divers régional qui a bouleversé toute la France. Avec le personnage de Jeanne Moreau pas l’actrice, non celui d’une vielle dame de 70 ans qui a fini de purger sa peine de prison pour le meurtre de son mari, amnistiée par le Président François Corèze, cela vous parle ? Pour ma part, je n’ai pu m’empêcher de faire le lien avec un fait divers ayant déchainé la chronique. On va suivre ainsi l’enquête officieuse de Franck Wagner, ancien journaliste et nouveau retraité qui va mettre son nez dans l’affaire et en sortir quelques vérités qui vont changer notre angle de vue. Tout cela en décidant de suivre la piste inexplorée de l’argent. Un roman noir, satirique ou le patois régional vient égayer notre lecture, ou les expressions du terroir pullulent et apporte une identité franchouillarde pas piqué des hannetons. C’est mon tout premier livre de l’auteur et pour moi c’est une belle découverte. Il a le verbe haut et la langue bien pendue pour dire les choses sans chichi. Il va soulever un thème d’actualité qui est celui des réseaux sociaux, de la justice et des journalistes et de leur pouvoir d’influence. De quoi jubiler par moment à la lecture de ce qui se passe dans les hautes sphères politiques, vu par l’œil averti et parfois irrévérencieux de l’auteur. Un style unique en son genre et c’est tout ce que j’aime, c’est cru et ça dépote. Pourtant cela n’empêche en rien la poésie et une certaine délicatesse. Mais ce que j’ai préféré pardessus tout, ce sont ses expressions tirées d’on ne sait d’où mais qui font mouche à chaque fois, elles sont à la fois étonnantes, parlantes et compréhensibles, enfin pas toutes mais, je m’accroche, je finirai bien par trouver le décodeur de cette plume avertie. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2021/04/07/38834350.html

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    Couverture du livre « Trois cartouches pour la Saint-Innocent » de Michel Embareck aux éditions Archipel

    Lison CARPENTIER sur Trois cartouches pour la Saint-Innocent de Michel Embareck

    Jeanne Moreau, 70 ans, coule des jours paisibles à Roche-les-Eaux, une bourgade aux confins du Poitou, de la Touraine et du Berry. Elle a pourtant un passé de repris de justice difficile à oublier : elle a tué de trois balles dans le dos son mari qui la maltraitait depuis des années. Le soutien...
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    Jeanne Moreau, 70 ans, coule des jours paisibles à Roche-les-Eaux, une bourgade aux confins du Poitou, de la Touraine et du Berry. Elle a pourtant un passé de repris de justice difficile à oublier : elle a tué de trois balles dans le dos son mari qui la maltraitait depuis des années. Le soutien des associations de violences faites aux femmes, ainsi que sa notoriété sur les réseaux sociaux lui valent une grâce présidentielle accordée le jour de la Saint-Innocent : Jeanne ne fera qu’une partie de la peine pour laquelle elle a été condamnée…

    Franck Wagner, un journaliste désormais « retraité itinérant », s’adonne au « tourisme criminel » en sillonnant les routes françaises à bord d’un camping-car. Alors qu’il traverse Roche-Les-Eaux, il croise Jeanne Moreau et croit reconnaitre en elle une ancienne tête d’affiche des faits divers. Peu convaincu par son alibi, il décide de creuser l’affaire : la septuagénaire, surnommée « la Ravajou » est-elle bien la victime de maltraitance dépeinte par les médias ou joue t-elle depuis toutes ces années un double jeu rusé et juteux?

    Ce roman noir propose une contre-enquête menée par un ex-journaliste particulièrement retors, qui ne va pas hésiter à remonter le temps en rencontrant les protagonistes de l’époque : avocat, frère de l’accusée, policier et journaliste ayant couvert le sujet… Persuadé d’avoir au bout de l’hameçon une affaire scandaleuse, Franck Wagner va tout mettre en œuvre pour explorer une piste jusque là ignorée : un héritage dissimulé…

    Michel Embareck brille par son style argotique, parfois cru et direct pour retranscrire l’ambiance campagnarde : la gouaille rurale y est authentique. Cette écriture demande un temps d’adaptation, notamment pour comprendre les rouages de l’affaire et le passé de Jeanne, mais une fois adopté ce style s’avère amusant et plaisant. L’auteur fait référence à de nombreux faits divers (Jeanne se passionne pour les émissions du type « Faites entrer l’accusé » et ne passe pas une semaine sans lire le magasine » Le Détective »), la condamnation de Jeanne présente d’ailleurs des similitudes avec un fait divers survenu assez récemment dans notre pays, que l’auteur détourne cyniquement. Une façon bien à lui de dénoncer les travers de notre société : réseaux sociaux, justice et politique en prennent pour leur grade. Rien n’est « politiquement correct » dans ce roman et c’est ce qui fait tout son attrait! Une réussite à découvrir !

    Je remercie NetGalley et les Editions de l’Archipel pour cette lecture.

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    Couverture du livre « Trois cartouches pour la Saint-Innocent » de Michel Embareck aux éditions Archipel

    Caroline Candille sur Trois cartouches pour la Saint-Innocent de Michel Embareck

    Les apparences sont parfois trompeuses, qu’ont en commun, un ex journaliste et une ex condamnée criminelle…..un fait divers, troublant, que l’une veut oublier et l’autre découvrir.
    Il y a du Audiard ou du Frédéric Dard, derrière cette écriture, alors si vous aimez les enquêtes un peu loufoques,...
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    Les apparences sont parfois trompeuses, qu’ont en commun, un ex journaliste et une ex condamnée criminelle…..un fait divers, troublant, que l’une veut oublier et l’autre découvrir.
    Il y a du Audiard ou du Frédéric Dard, derrière cette écriture, alors si vous aimez les enquêtes un peu loufoques, ce livre est pour vous !!

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    Couverture du livre « Sur la ligne blanche » de Michel Embareck aux éditions Archipoche

    Yv Pol sur Sur la ligne blanche de Michel Embareck

    Lorsque Frantz, journaliste dans un journal suisse, sur la touche, apprend la mort de Langlet, critique de rock, animateur emblématique d'émissions musicales qui font ou détruisent des carrières, il flaire le bon article et se lance sur l'enquête. Langlet a été arrêté par la police étasunienne...
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    Lorsque Frantz, journaliste dans un journal suisse, sur la touche, apprend la mort de Langlet, critique de rock, animateur emblématique d'émissions musicales qui font ou détruisent des carrières, il flaire le bon article et se lance sur l'enquête. Langlet a été arrêté par la police étasunienne et assassiné en détention. Mais pourquoi et comment ce buveur, noceur, dragueur, tout puissant a-t-il pu tomber ?

    Michel Embarek a été critique rock au magasine Best pendant dix ans avant de se lancer dans l'écriture de polars. Sur la ligne blanche est son premier roman, réédité cette année par Archipoche. Le romancier connaît donc très bien le milieu dans lequel il place son histoire et les plus anciens des lecteurs croiront -sans doute à raison- reconnaître dans ses personnages des gens connus tels Philippe Manoeuvre et Antoine de Caunes, 1984 c'est la grande période de l'émission Les enfants du rock. J'avoue être passé à côté de cette émission diffusée entre 1982 et 1988, ce sont des années où je regardais très peu la télévision, préférant au moins pour les dernières années concernées les sorties avec les copains.

    J'ai eu beaucoup de mal a entrer dans l'histoire de M. Embarek, la construction du roman avec des allers-retours temporels, mais aussi des changements de narrateurs, une langue très argotique et imagée que je ne comprends pas totalement, devinant plutôt certaines phrases, des références musicales que je n'ai pas -mais ça, ce n'est pas rédhibitoire- tout cela a fait que je ne me suis pas vraiment passionné pour l'histoire ni pour les personnages. J'ai bien senti qu'il y avait une ambiance rock, un truc bien barré, mais je n'ai pas accroché -malgré un titre emprunté à Alain Bashung. Trop obscur, un peu abscons, j'avoue n'avoir pas tout entravé, même si la fin est un peu plus explicite, plus claire.