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Metin Arditi

Metin Arditi
Ecrivain francophone d'origine turque, Metin Arditi est l'auteur d'essais, de récits et de romans, dont les thèmes de prédilection sont la difficulté de la filiation, la solitude et l'exil. Il a déjà reçu plus de 18 prix au cours de sa carrière d'écrivain.

Avis sur cet auteur (64)

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    Couverture du livre « Rachel et les siens » de Metin Arditi aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Fanny C. sur Rachel et les siens de Metin Arditi

    Metin Arditi né en 1945 à Ankara est un écrivain suisse francophone d’origine turque. Il a notamment publié Le Turquetto (2011), L’enfant qui mesurait le monde (2016), Dictionnaire amoureux de l’Esprit français (2019).

    Rachel et les siens est une fresque qui déroule la vie de Rachel de 1917 à...
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    Metin Arditi né en 1945 à Ankara est un écrivain suisse francophone d’origine turque. Il a notamment publié Le Turquetto (2011), L’enfant qui mesurait le monde (2016), Dictionnaire amoureux de l’Esprit français (2019).

    Rachel et les siens est une fresque qui déroule la vie de Rachel de 1917 à 1982 de Jaffa à Istanbul en passant par Paris pour s’achever à Tel Aviv. Rachel, Juive de Palestine, affronte à la fois les conflits religieux qui traversent l’Histoire du XXème siècle et les tumultes et drames de sa vie personnelle et intellectuelle. Rachel paiera au prix fort ses mensonges et de ses silences.
    Metin Arditi nous livre un roman agréable à lire, aux nombreuses péripéties où les lettres et les dialogues de pièces de théâtre introduisent des pauses dans un récit qui pêche toutefois par ses longueurs. Rachel plaide pour la paix retrouvée entre juifs, arabes, musulmans et chrétiens. Metin Arditi signe là un livre porteur d’espoir qui expose les interrogations des jeunes sur leur futur pays.
    Et le début de l’histoire ?
    Jaffa, 1917 ; après que le père de Rachel, un marchand de tissus, a refusé de les cacher, Iakov, un Askhénaze, étouffe l’une de ses deux filles et se suicide. Les parents de Rachel, les Alkabès, se sentent responsables du drame et accueillent Ida, la seconde fille d’Iakov. Ils partagent leur maison avec les Khalifa, des Arabes chrétiens. Rachel, Ida et Mounir, le fils des Khalifa sont inséparables. L’afflux massif d’Askhénazes fuyant les pogroms crée des tensions entre Juifs et Arabes en Palestine. De plus, les Turcs qui craignent une complicité des Anglais et des Juifs (le gouvernement britannique promet au peuple juif une terre en Palestine) ordonne le déplacement de la population. La famille Alkabès rejoint un kibboutz , dirigé par un personnage solaire, Ossip. C’est la Terre promise, il leur faut gagner des terres fertiles sur ces marécages. Rachel et Ida s’initient au théâtre.
    Jaffa est libérée des Turcs, Rozika, Daoud et les deux filles retournent chez eux. Mais l’antisémitisme est latent et les Alkabès partent s’installer à Tel Aviv. Ida devient comédienne et compagne d’Ossip.
    En 1936, Rachel et son mari Karl, parents d’une petite fille, aspirent à ce que la Palestine soit une terre modèle ouverte aux trois religions. Le public et la critique étrillent les pièces de Rachel.

    Karl et sa fille sont tués à bord du train Jérusalem-Jaffa, cible d’un attentat…

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    Couverture du livre « L'homme qui peignait les âmes » de Metin Arditi aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Elizabeth Pianon sur L'homme qui peignait les âmes de Metin Arditi

    Une histoire qui se passe loin, bien loin, au Proche-Orient.
    Il y a longtemps, bien longtemps, au XIème siècle.
    Avner, jeune juif de dix-huit ans, est subjugué par la beauté d'une icône vue dans le monastère où il livre du poisson.
    Dès lors, son obsession sera d'en réaliser lui-même.
    Il...
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    Une histoire qui se passe loin, bien loin, au Proche-Orient.
    Il y a longtemps, bien longtemps, au XIème siècle.
    Avner, jeune juif de dix-huit ans, est subjugué par la beauté d'une icône vue dans le monastère où il livre du poisson.
    Dès lors, son obsession sera d'en réaliser lui-même.
    Il reniera sa famille, sa religion, se fera baptiser pour rejoindre les moines et « écrire » des icônes.
    Et il a un talent fou, ses icônes sont magnifiques.
    Mais il ne suit pas les préceptes de la religion, il ne part pas de Dieu, mais de l'homme. Et cela lui vaudra bien des ennuis.
    « Plutôt que de réaliser la part d'humain dans le Christ et ses saints,Avner inversait la démarche, faisait surgir la part de divin enfouie en chacun. »
    Il arrivait à faire surgir la beauté du plus misérable des hommes.
    Et ainsi les bonifiait.
    C'est écrit comme un conte, un conte magnifique.
    C'est une époque où les religions étaient maîtresses du monde.
    Et l'on voit d'ailleurs que les croisés n'avaient rien à envier aux islamistes de nos jours.
    Avner réussit par son amour de l'homme à respecter toutes ces religions et à les faire coexister.
    Il a un talent fou Metin Arditi pour se saisir d'un sujet et en faire un livre admirable.
    Ici c'est un magnifique traité d'humanité et de tolérance.
    C'est un thème déjà traité par lui, faire sortir la part de beau dans l'homme.

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    Couverture du livre « L'homme qui peignait les âmes » de Metin Arditi aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Domi Mots sur L'homme qui peignait les âmes de Metin Arditi

    Ce récit est le parcours de vie d’un jeune villageois juif de 14 ans né à St Jean d’Acre au 11éme siècle.
    Découvrant une icône dans un monastère, il va tout mettre en œuvre, même les dissimulations, même les mensonges, même la séparation avec les siens, pour en apprendre la technique et...
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    Ce récit est le parcours de vie d’un jeune villageois juif de 14 ans né à St Jean d’Acre au 11éme siècle.
    Découvrant une icône dans un monastère, il va tout mettre en œuvre, même les dissimulations, même les mensonges, même la séparation avec les siens, pour en apprendre la technique et peindre à son tour.
    Pourtant, le supérieur du monastère le met tout de suite en garde :
    « L’écriture d’une icône n’est pas un travail d’artiste. C’est une représentation du divin, celle d’un croyant qui a une foi profonde et possède la connaissance des textes. ».
    Il se fait baptiser, démontre les signes extérieurs d’une foi absente, s’initie aux techniques de l’icône et part dans un voyage initiatique de 10 ans, avec Mansour, un marchand nomade et musulman. Il va parcourir Israël et la Palestine. Il est reconnu comme le meilleur.

    Mais ses portraits sont trop empreints d’humanité, et pas assez de rigueur religieuse : « Je prends des libertés vis-à-vis des canons de l’Eglise. Mais les canons sont l’œuvre des hommes. M’autoriser ces libertés, est-ce blasphémer ? (…) Les canons actuels ne nous offrent pas ce merveilleux sentiment qui nous emporte lorsque nous observons la nature et ses merveilles. A qui devons-nous le bonheur d’observer l’envol d’un papillon ? Au Seigneur ! Serait-ce péché de le représenter ? »
    Il est chassé, et ses œuvres sont brûlées….

    Ce magnifique récit distingue deux paradigmes spirituels essentiels :
    - La rigueur et les règles de chaque Religion, de chaque Chapelle. Chacune bien étanche face aux autres, voire opposée.
    - Et celle de l’homme qui voit dans chaque être vivant, dans la nature qui l’environne, la présence de Dieu. Sans avoir besoin d’un cadre rigide.
    « La vie du Christ m’enseigne la charité, et l’Islam me rappelle l’importance de l’humilité et de la soumission. Pourquoi devrais-je refuser l’hospitalité de l’une ces Maisons (Religions) en faveur d’une autre ? Ce serait dédaigner chaque fois une grande richesse. Là, serait la vraie folie. »

    On reconnait aussi Metin Arditi et sa passion pour la peinture avec deux représentations de la peinture religieuse :
    « Plutôt que de représenter la part d’humain dans le Christ et ses saints, Avner inversait la démarche, faisait surgir la part de divin enfouie en chacun »
    Une démarche dangereuse pour les Eglises : Avner trouvait dans chaque homme, sa part d’humanité, rendait heureux celui qui avait voyagé pour se faire peindre. Les hommes n’avaient plus besoin des religions.
    « En rendant les hommes heureux, Avner les soustrayait à la domination des grands prêtres. Des foyers entiers se détachaient des rites religieux. Ce n’était pas le seigneur qu’il offensait. C’était ceux qui s’arrogeaient le droit de parler en son nom. »

    Une fable efficace qui suscite les réflexions. Une vraie réussite.

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    Couverture du livre « La confrérie des moines volants » de Metin Arditi aux éditions Points

    Florel sur La confrérie des moines volants de Metin Arditi

    Une première partie plutôt intéressante, celle où je n'ai pas sauté une ligne. Et la deuxième... que j'ai lu en diagonale car peu intéressante.

    Une première partie plutôt intéressante, celle où je n'ai pas sauté une ligne. Et la deuxième... que j'ai lu en diagonale car peu intéressante.