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Marc Voltenauer

Marc Voltenauer

Né en 1973 à Genève, Marc Voltenauer se destinait à être pasteur. Après des études de théologie protestante, il s'engage comme secrétaire général d'une association chrétienne, puis opte pour les ressources humaines au sein d'une banque. Membre de la direction d'une société pharmaceutique, il écri...

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Né en 1973 à Genève, Marc Voltenauer se destinait à être pasteur. Après des études de théologie protestante, il s'engage comme secrétaire général d'une association chrétienne, puis opte pour les ressources humaines au sein d'une banque. Membre de la direction d'une société pharmaceutique, il écrit son premier roman, Le Dragon du Muveran, à l'issue d'une année sabbatique. Ce « polar nordique au coeur des Alpes vaudoises » est publié aux Éditions Plaisir de Lire en 2015, puis chez Slatkine & Cie en 2016. Best-seller en Suisse, Le Dragon a obtenu le Prix SPG au Salon du livre de Genève. La suite des aventures d'Andreas Auer, Qui a tué Heidi ?, a paru en 2017 chez le même éditeur.

Articles en lien avec Marc Voltenauer (3)

Avis sur cet auteur (54)

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    Couverture du livre « L'aigle de sang » de Marc Voltenauer aux éditions Slatkine Et Cie

    Jean-Paul Degache sur L'aigle de sang de Marc Voltenauer

    Il fallait que je comble cette lacune. J’avais lu et été passionné par Les Protégés de sainte Kinga, Le Dragon du Muveran et Qui a tué Heidi ?, mais j’avais laissé de côté L’Aigle de sang.
    Une fois de plus, je n’ai pas été déçu par Marc Voltenauer, écrivain suisse maniant si habilement l’art du...
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    Il fallait que je comble cette lacune. J’avais lu et été passionné par Les Protégés de sainte Kinga, Le Dragon du Muveran et Qui a tué Heidi ?, mais j’avais laissé de côté L’Aigle de sang.
    Une fois de plus, je n’ai pas été déçu par Marc Voltenauer, écrivain suisse maniant si habilement l’art du polar. Non seulement, il sait maintenir le suspense et l’incertitude jusqu’au bout, avec les surprises qui vont avec, mais il m’apprend encore quantité de choses.
    Ici, avec L’Aigle de sang, il m’a plongé en pleine mythologie nordique, sur cette île de Gotland, territoire suédois, en mer Baltique. C’est bien sûr l’inspecteur Andreas Auer le héros de l’histoire. Jessica, sa sœur, lui ayant révélé que Viktor et Kajsa étaient ses parents adoptifs et que ses vrais parents étaient morts, Andreas décide de se rendre sur l’île de Gotland d’où sa famille adoptive a émigré pour venir vivre en Suisse.
    Auparavant, un prologue a rappelé la fin de la Seconde guerre mondiale, ces Estoniens fuyant en barque l’Armée rouge, au péril de leur vie…
    De 1944 à 1978, c’est le chapitre 1 et il y en aura 139 autres, certains très courts, tous datés et localisés de façon très précise. En 1978 donc, je fais connaissance avec un groupe qui paraît sympathique, des nostalgiques d’autrefois, le Clan des Enfants de Freyja. Ils remettent en place les traditions vikings sur les lieux mêmes où se trouvent toujours les ruines de cette civilisation. Il y a le Jarl, chef du clan, et douze membres, tous casqués, déguisés, arborant des bijoux dont un collier en argent massif avec des pièces d’ambre serties. Ils sont liés par un serment de stricte confidentialité. Seuls, le Jarl, ses deux assesseurs et son homme de loi se connaissent. Les autres ont été choisis par cooptation, en secret. Les traditions antiques, c’est bien beau mais lorsque, des offrandes simples, on passe au sacrifice d’un agneau et qu’il faut boire son sang, certains membres n’adhèrent plus.
    À partir de là, l’essentiel de l’action se situe en 2016 avec quelques retours en arrière assez rares mais nécessaires. J’apprends qu’Andreas Auer fait un cauchemar récurrent avec deux aigles dans une mare de sang et que son ami, Mikaël, a subi une grave opération. Suite à une intervention ne suivant pas les règles de la police helvétique, Andreas a été suspendu.
    Le voilà donc à Gotland à la recherche de son enfance oubliée, avec son chien, Minus. Il retrouve la maison familiale, à 60 km de Visby, la ville principale de l’île que je vais visiter de façon détaillée, une visite qui donne très envie d’aller découvrir les lieux mais plutôt en été, comme le conseille fort justement l’auteur en fin d’ouvrage.
    Ainsi, Marc Voltenauer pose peu à peu les éléments de l’histoire, fait découvrir des personnages, distille des informations qui se révèleront précieuses plus tard. Alors, je fais connaissance avec Svea, revenue chez ses parents, sans diplôme, sans emploi, après avoir été violée lors d’une soirée très arrosée, à Stockholm où l’avait emmenée Bengt, son amoureux. Tiens, ils sont tous les deux passionnés par l’histoire des Vikings…
    Je fais connaissance aussi avec la police qui officiait en 1979 : Albin, le commissaire, et Johanna, son adjointe.
    Je m’arrête tout de même sur Jakob et Vilhelmina, couple membre du clan. Ils ont deux enfants : Linnea et Jonas. Choqués par le sacrifice de l’agneau, ils décident de s’éloigner des Enfants de Freyja. Ils seront atrocement exécutés, côtes découpées le long de la colonne vertébrale, écartées, poumons extraits afin de symboliser l’Aigle de sang des Vikings. Si Linnea, leur fille, a été assassinée aussi, comme ses grands-parents, le petit Jonas a réussi à s’enfuir mais Albin, le commissaire, l’a fait passer pour mort afin de le sauver d’une mort certaine.
    Voilà. J’en ai déjà beaucoup dit mais L’Aigle de sang foisonne de détails précis sur la culture des Vikings, la langue parlée à Gotland, les traditions sur l’île et les relations avec le continent relié par un ferry. Je dois ajouter que, si l’auteur m’a ramené quelques rares fois à Gryon, en Suisse, il a situé une partie de l’action à Paris, au moment le plus crucial de ce terrible thriller.

    Chronique illustrée à retrouver sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « Les protégés de sainte Kinga » de Marc Voltenauer aux éditions Slatkine Et Cie

    Annie Boucher sur Les protégés de sainte Kinga de Marc Voltenauer

    1836 les mines de sel et le parcours d'Aaron Salzberg.

    2020 prise d'otages au cœur des mines de sel.

    Deux fils conducteurs qui se relieront.

    J'ai trouvé que l'auteur que j'aime beaucoup et dont j'ai lu les polars précédents en avait fait beaucoup trop.
    Nazisme, haine, homophobie,...
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    1836 les mines de sel et le parcours d'Aaron Salzberg.

    2020 prise d'otages au cœur des mines de sel.

    Deux fils conducteurs qui se relieront.

    J'ai trouvé que l'auteur que j'aime beaucoup et dont j'ai lu les polars précédents en avait fait beaucoup trop.
    Nazisme, haine, homophobie, extrême droite, rôle de l'église, je me suis perdue dans les galeries de cette mine. Les preneurs d'otages ne m'ont pas convaincue sur leurs idées, revendications et humanité.
    Une très belle documentation aussi bien historique qu'informatique mais l'histoire m'a laissée de marbre.

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    Couverture du livre « Les protégés de sainte Kinga » de Marc Voltenauer aux éditions Slatkine Et Cie

    Calimero29 sur Les protégés de sainte Kinga de Marc Voltenauer

    Voici le 4ème opus des enquêtes de Thomas Auer; je les ai tous lus sauf le premier "Le dragon du Muveran".
    Nous sommes alternativement en 1826 et en 2020 avec comme lieu commun, les mines de sel de Bex, dans le canton de Vaud, en Suisse.
    En 1826, Aaron Salzberg, qui a fui la Pologne, arrive...
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    Voici le 4ème opus des enquêtes de Thomas Auer; je les ai tous lus sauf le premier "Le dragon du Muveran".
    Nous sommes alternativement en 1826 et en 2020 avec comme lieu commun, les mines de sel de Bex, dans le canton de Vaud, en Suisse.
    En 1826, Aaron Salzberg, qui a fui la Pologne, arrive pour travailler comme mineur à Bex; son intelligence et son ardeur au travail lui permettent de grimper les échelons rapidement, déclenchant des jalousies qui lui seront fatales.
    En 2020, une prise d'otages vient d'avoir lieu au fond de la mine de sel; parmi ces otages, 16 élèves dont le neveu de Thomas Auer et un groupe de membres du Bloc identitaire suisse, d'extrême droite. Le preneur d'otages est déguisé en Charlot et semble avoir tout anticipé, prenant de cours toutes les initiatives de la police.
    On se doute que les deux périodes sont intimement liées et que l'auteur nous réserve son lot de surprises, ce qui est le cas.
    Ce thriller est complètement différent des précédents car il est moins gore, plus engagé et contient de nombreux messages politiques sur l'extrême droite, l'antisémitisme, le nazisme, le rôle de l'église... Le suspense est maintenu jusqu'à la fin qui va au-delà du dénouement de la prise d'otages.
    J'ai eu le plaisir de retrouver des évocations de l'ancienne mine de sel de Wieliczka en Pologne, que j'ai visitée il y a une dizaine d'années et qui m'a laissé des souvenirs impérissables.
    Cependant, je n'ai pas été emballée; j'ai eu l'impression de lire un documentaire dans lequel serait inséré un polar plutôt qu'un polar bien documenté; je veux dire pas là que je me suis senti noyée sous trop de détails concernant la structure de la mine de sel de Bex, le dispositif policier mis en place pour gérer la prise d'otages et les techniques de hacking. J'aime apprendre des choses lorsque je lis une fiction mais là, les informations documentaires prenaient trop souvent le pas sur l'intrigue et le suspense.

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    Couverture du livre « Qui a tué Heidi ? » de Marc Voltenauer aux éditions Slatkine Et Cie

    Jean-Paul Degache sur Qui a tué Heidi ? de Marc Voltenauer

    Après Les protégés de Sainte Kinga et Le Dragon du Muveran, me voici à nouveau plongé dans un polar du romancier suisse, Marc Voltenauer.
    Qui a tué Heidi ? En fait, ce polar est le second paru après Le Dragon du Muveran. Ma découverte de l’auteur s’était faite avec son quatrième livre : Les...
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    Après Les protégés de Sainte Kinga et Le Dragon du Muveran, me voici à nouveau plongé dans un polar du romancier suisse, Marc Voltenauer.
    Qui a tué Heidi ? En fait, ce polar est le second paru après Le Dragon du Muveran. Ma découverte de l’auteur s’était faite avec son quatrième livre : Les protégés de Sainte Kinga et ses talents d’écrivain de thrillers m’avaient conquis.
    Je retrouve donc l’inspecteur Andreas Auer, toujours dans le canton de Vaud, district d’Aigle, à Gryon où il habite avec Mikaël qui est journaliste. Leur chien, Minus, sera bientôt rejoint par un chat, Lillan, mais avant d’exposer l’intrigue de cette histoire aux multiples rebondissements, il faut que je lève l’ambiguïté du titre : Qui a tué Heidi ?
    En effet, ce fameux prénom popularisé depuis longtemps par la télévision, personnage créé par l’autrice suisse Johanna Spyri, adapté au aussi au cinéma, en dessin animé, en bande dessinée, ce fameux prénom a été donné à une vache par Antoine Paget qui est fermier à Gryon. Passionné par son travail, il rêve de remporter le fameux concours d’Aigle. Pour cela, il prépare une autre vache, sa meilleure bête, une Simmental nommée Yodeleuse, diminutif, Yodi.
    Andreas Aueur, notre policier est en congé. Il se prend de passion pour ces vaches de montagne et vient aider Antoine. Mieux, ce sera lui qui mènera Yodi pour passer devant le jury ! J’ai beaucoup aimé cette partie consacrée l’élevage dans une des rares fermes encore actives à Gryon.
    Dans ce polar divisé en cent quarante chapitres, le rythme est soutenu, nerveux. Les intrigues se mêlent après avoir paru n’avoir aucun rapport. C’est le cas dès le chapitre 2 se déroulant à Berlin, le samedi 23 février 2013 où un Russe, ex-agent très spécial de renseignements à l’étranger, monnaie ses services dans le privé. Il dit s’appeler Artomonov et exécute un contrat à l’opéra de Berlin en plein concert de La Walkyrie. Cet homme méticuleux, très organisé, qui ne fait aucun sentiment, est surnommé Litso Ice, visage de glace, à cause de son regard capable de figer sur place celui qui le croise.
    À Gryon, quatre jeunes se retrouvent régulièrement dans un bar pour jouer aux cartes. Vincent, le fils d’Antoine, Romain, Jérôme et Cédric. Chacun a ses problèmes et ses projets mais ne se confie pas aux autres.
    J’évacue la Pasteure du village, Erica, dont le cas relie au précédent roman, Le Dragon du Muveran, pour dire que le nœud du problème se trouve dans un vaste projet immobilier visant à acquérir les plus beaux alpages au-dessus du village pour y construire un grand ensemble touristique. Les imbrications financières sont complexes, diverses sociétés sont impliquées mais tout cela doit appartenir à un Russe richissime…
    Des vaches, un éleveur jaloux, un tueur russe, un projet immobilier d’envergure, un jeune homme très mal dans sa peau, « L’homme qui s’enivrait du parfum de sa mère », des femmes qui disparaissent et un inspecteur Auer suspendu par sa hiérarchie, cela fait beaucoup mais Marc Voltenauer maîtrise tout cela parfaitement.
    Qui a tué Heidi ? donne un récit passionnant, addictif, instructif aussi sur certaines traditions suisses, la vie d’un village, car tous les lieux décrits existent réellement. Seuls, histoire et personnages sont fictifs.
    La pauvre Heidi est morte mais bien d’autres victimes, humaines cette fois, jalonnent cette histoire qu’il m’a emmené au cœur des Alpes vaudoises mais aussi à Moscou, Berlin, Genève, Lausanne. Le dépaysement est garanti. Chaque chapitre indique précisément où il se passe, avec la date. L’histoire débute le samedi 23 février 2013 et se termine le vendredi 5 avril de la même année. Je vous laisse la découvrir

    Chronique illustrée à retrouver sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/