Madame De Lafayette

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Avis sur cet auteur (13)

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    Couverture du livre « La princesse de Clèves » de Madame De Lafayette aux éditions Lgf

    Mumu Dans le Bocage sur La princesse de Clèves de Madame De Lafayette

    J'ai enfin lu La Princesse de Clèves...... Enfin, pourquoi ? C'est un livre que je voulais lire depuis très longtemps, un classique de la littérature française que j'avais une première fois commencé et abandonné..... Les premières pages sont un embrouillamini de personnages historiques, de...
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    J'ai enfin lu La Princesse de Clèves...... Enfin, pourquoi ? C'est un livre que je voulais lire depuis très longtemps, un classique de la littérature française que j'avais une première fois commencé et abandonné..... Les premières pages sont un embrouillamini de personnages historiques, de filiations etc.... et l'écriture de Madame de La Fayette m'avait gênée par son côté un peu vieillot, ampoulé, particulier. Mais comme je l'avais mis de côté et que décidément je voulais le lire, cette fois-ci je ne me suis pas laissée abattre par ces premières pages et j'ai poursuivi ma lecture jusqu'au....... bout et j'en suis contente.

    Voyage dans le temps et dans l'histoire, nous sommes à la cour du roi de France Henri II, dans le milieu du XVIème siècle. Avec ce roman Madame de La Fayette nous relate une histoire d'amour qui restera platonique par la droiture de la jeune princesse ne voulant pas trahir l'homme qu'elle a épousé mais aussi toutes les intrigues de la cour royale.

    Il est vrai que l'écriture peut paraître un peu décalée, ancienne, maniérée parfois mais au fil du récit je me suis habituée à ce style et pour ma part elle contribue à l'immersion dans le récit et son époque. Même si l'histoire en elle-même peut paraître pour nous lecteur (trice)s du XXIème siècle banale, ce qui m'a le plus intéressée c'est la psychologie des deux principaux personnages car l'auteure ne se prive pas de décortiquer toutes leurs pensées, doutes et même subterfuges quand ils sont confrontés à un amour qu'ils ne sont pas libres de vivre ou tout du moins pour la jeune fille.

    Ils sont beaux, ils s'aiment mais elle ne peut se résoudre, de par son éducation, de par sa morale, a cédé à ses avances. Lui, le beau Duc de Nemours est un séducteur aux nombreuses conquêtes féminines mais qui va se transformer en amoureux transi et désespéré. Elle, elle ne connaît rien du sentiment qu'elle ressent en sa présence mais sera partagée entre amour et loyauté, se refusant de faire souffrir un mari auquel seul l'amitié et le respect la lient. Elle va connaître les affres de l'amour, de la jalousie et des remords, elle est l'image de la femme sacrifiée sur l'autel du mariage et de la loyauté.

    Ils forment un duo en totale opposition avec tous les relations amoureuses des autres personnages, entre amants, maîtresses (officielle ou non). Madame de La Fayette ne se prive pas de glisser, tout au long de son récit, toutes les intrigues amoureuses de l'époque en commençant par celles du roi, mais montrant également l'importance des "commérages" transformés, mal interprétés et destructeurs pour ceux qui en subissent les conséquences.

    Je peux comprendre que ce court roman peut paraître rébarbatif à beaucoup mais je pense que cela tient surtout à l'écriture, car j'ai trouvé malgré tout l'histoire plaisante, moins stéréotypée que je le craignais. La vision du mariage, de l'amour de la part de Madame de La Fayette est assez sage : pas de coups de canif dans le contrat pour cette jeune demoiselle, qui vivra, au-delà de la mort de son mari, dans la religion et l'éloignement de la cour.

    Je l'ai lu, j'ai failli l'abandonner une deuxième fois car les atermoiements des deux tourtereaux tournaient par moment en rond mais je me suis surprise dans la deuxième partie à les suivre dans leurs tortures psychologiques et à vouloir en connaître le dénouement, preuve que ce classique m'a finalement plu.....

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    Couverture du livre « La princesse de Clèves » de Madame De Lafayette aux éditions Lgf

    Amelielit sur La princesse de Clèves de Madame De Lafayette

    Début un peu long. On est admiratif de la constance de l'héroïne qu'on peu, à bien des égards, trouver un peu gnangnan. Cependant, c est très bien écrit et on comprend que cette œuvre figure dans les incontournables de notre patrimoine.

    Début un peu long. On est admiratif de la constance de l'héroïne qu'on peu, à bien des égards, trouver un peu gnangnan. Cependant, c est très bien écrit et on comprend que cette œuvre figure dans les incontournables de notre patrimoine.

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    Couverture du livre « La princesse de Clèves » de Madame De Lafayette aux éditions Lgf

    Les Ô grimoiriens sur La princesse de Clèves de Madame De Lafayette

    J’avais envie de lire un classique de la littérature française, mais sans forcément qu’il s’agisse d’une lecture compliquée – je suis quand même un peu en vacances, là !

    Ma mémoire m’a rappelé ce livre, qui m’avait donné des frissons, et j’ai eu envie de le relire pour voir s’il pouvait...
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    J’avais envie de lire un classique de la littérature française, mais sans forcément qu’il s’agisse d’une lecture compliquée – je suis quand même un peu en vacances, là !

    Ma mémoire m’a rappelé ce livre, qui m’avait donné des frissons, et j’ai eu envie de le relire pour voir s’il pouvait toujours provoquer en moi les mêmes réactions.

    Eh bien, le relire des années après permet de le considérer sous un nouvel angle… Certains le trouveront peut-être ringard ou poussiéreux, mais il est d’abord extrêmement bien écrit, dans une langue d’une grande élégance. Je ne me lasse pas, en tournant les pages, de voir comment les femmes de l’époque sublimaient le langage, comment elles recherchaient la beauté, la grâce dans leurs écrits. Mais j’en vois certains venir, qui pourraient être tentés de ne pas le lire parce qu’ils le croiraient trop travaillé : non, non, non, il se lit très bien, et il est suffisamment court pour que vous n’ayez pas d’excuse valable !

    Mais ce roman est également d’une actualité brûlante ! Considéré comme l’un des premiers – si ce n’est le premier – romans psychologiques modernes, il pose toute la problématique de nombreux couples : que sont l’amour, la passion, comment vit-on avec ses sentiments et ses attirances ?

    Fraîchement mariée, elle ne connait pas la passion avec son mari – alors que, même si le parallèle peut sembler osé, elle cherche, au fond, la même chose que les héroïnes de toutes les new romance actuelles ! Même si elle est dévorée par ses sentiments et son attirance pour monsieur de Nemours, sa droiture et son honnêteté lui imposent d’y résister. Bien qu’il ait été écrit au XVIIe siècle, alors que les moeurs et les coutumes étaient a priori très différents d’aujourd’hui, ce questionnement traverse les temps. Le traitement est certes très différent de celui de Cinquante nuances de Grey… mais les aspirations, au fond, sont comparables !

    Ce qui me touche le plus dans cette histoire, c’est sans nul doute le terrible aveu qu’elle fait à son mari : on ressent à quel point il lui est difficile de lui annoncer la vérité, non pas par honte, mais parce qu’elle ne veut pas le faire souffrir. Pourtant, l’annonce est d’une grande violence, pour monsieur de Clèves, qui voit son amour rejeté, et qui en conçoit très vite une grande jalousie.

    La princesse de Clèves, une new romance très actuelle ? Et pourquoi non ? Une femme, un homme, du désir, des secrets, une impossible histoire… Allez, pas besoin de se creuser longtemps les méninges pour trouver un roman récent qui emploie cette même trame ! Tout cela pour dire que les classiques, cela peut être aussi bien – voire mieux – que les nouveautés ! Alors, et si vous vous laissiez tenter !

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    Couverture du livre « La princesse de Clèves » de Madame De Lafayette aux éditions Lgf

    Lee Loo sur La princesse de Clèves de Madame De Lafayette

    Un livre intéressant pour l'époque mais avec une morale bien trop pessimiste à mon goût.

    Un livre intéressant pour l'époque mais avec une morale bien trop pessimiste à mon goût.