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Kathrine Kressmann Taylor

Kathrine Kressmann Taylor
Kathryn Taylor a toujours su qu'elle deviendrait romancière. Cette jeune Allemande n'avait pas encore 12 ans qu'elle voyait sa première histoire publiée. Elle s'est ensuite fait connaître du grand public avec sa série érotico-sentimentale Les Couleurs du plaisir (Marabout, 2015-2016), grâce à ... Voir plus
Kathryn Taylor a toujours su qu'elle deviendrait romancière. Cette jeune Allemande n'avait pas encore 12 ans qu'elle voyait sa première histoire publiée. Elle s'est ensuite fait connaître du grand public avec sa série érotico-sentimentale Les Couleurs du plaisir (Marabout, 2015-2016), grâce à laquelle elle a atteint la deuxième place des meilleures ventes du Spiegel, la série se vendant à près de 500 000 exemplaires à travers le monde.

Avis sur cet auteur (39)

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    Couverture du livre « Inconnu à cette adresse » de Kathrine Kressmann Taylor aux éditions J'ai Lu

    F.Lefever sur Inconnu à cette adresse de Kathrine Kressmann Taylor

    Peu de pages mais tout est dit. La lente dérive de la correspondance est subtile, la relation amicale du début fait place au terrible, à la noirceur et nous secoue.

    Peu de pages mais tout est dit. La lente dérive de la correspondance est subtile, la relation amicale du début fait place au terrible, à la noirceur et nous secoue.

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    Couverture du livre « Inconnu à cette adresse » de Kathrine Kressmann Taylor aux éditions J'ai Lu

    Les Lectures de Cannetille sur Inconnu à cette adresse de Kathrine Kressmann Taylor

    Les deux Allemands Max et Martin, associés marchands d’art installés en Californie, sont des amis de longue date. Lorsqu’en 1932 Martin retourne vivre à Munich, s’établit entre les deux hommes une correspondance d’abord assidue, puis de plus en plus espacée, à mesure que Max, de confession...
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    Les deux Allemands Max et Martin, associés marchands d’art installés en Californie, sont des amis de longue date. Lorsqu’en 1932 Martin retourne vivre à Munich, s’établit entre les deux hommes une correspondance d’abord assidue, puis de plus en plus espacée, à mesure que Max, de confession juive, constate l’emprise croissante de l’idéologie nazie sur son ami.

    Inspirée de vraies lettres, cette nouvelle fit grand bruit lorsqu’elle parut en 1938, en pleine tension d’avant-guerre. Comment ne pas voir dans cette histoire une miniature du processus d’escalade menant à la seconde guerre mondiale, entre une Allemagne nazie de plus en plus belliqueuse et sûre d’elle, et des nations d’abord incrédules, bientôt contraintes à la confrontation violente une fois l’inconcevable avéré ? A l’époque de sa publication, un tel texte ne pouvait que sonner comme une terrible prémonition et soulever un raz-de-marée émotionnel chez ses lecteurs.

    L’aspect le plus saisissant du récit réside sans doute dans le contraste entre sa formidable puissance et son extrême économie de moyens. L’échange de quelques lettres suffit à rendre claire et palpable une vérité, alors forcément pressentie, mais encore repoussée dans l’esprit du public. L’indifférente et désinvolte cruauté de Martin s’exprime en quatre mots lapidaires : « Ta sœur est morte ». La riposte de Max tient en quelques très courtes lettres, assassines au sens littéral du terme, qui laissent au lecteur le soin d’imaginer leurs tragiques conséquences. Sous la surface de chaque page se profilent ainsi des perspectives d’autant plus vertigineuses qu’elles laissent à notre intuition le soin de les sonder et de combler les pointillés.

    Coup de maître donc que cette nouvelle, au point qu’elle fut jugée par l’éditeur et par l’époux de l’auteur comme « une histoire trop forte pour avoir été écrite par une femme », d'où le pseudo masculin Kressmann Taylor. Un texte choc, intemporel, dont les qualités m’ont irrésistiblement évoqué Stefan Zweig.

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    Couverture du livre « Inconnu à cette adresse » de Kathrine Kressmann Taylor aux éditions J'ai Lu

    Isa Pouteau sur Inconnu à cette adresse de Kathrine Kressmann Taylor

    Cette courte correspondance de dix-neuf lettres est un témoignage édifiant sur la montée du nazisme en Allemagne durant les 18 mois que dure cet échange, entre novembre 1932 et mars 1934.
    Deux amis quadragénaires entament une correspondance depuis que Martin, californien d’origine allemande,...
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    Cette courte correspondance de dix-neuf lettres est un témoignage édifiant sur la montée du nazisme en Allemagne durant les 18 mois que dure cet échange, entre novembre 1932 et mars 1934.
    Deux amis quadragénaires entament une correspondance depuis que Martin, californien d’origine allemande, est retourné vivre au pays. Ils étaient associés dans une très réputée galerie d’art qu’ils ont créée à San Francisco et que Max, juif américain, gère seul désormais.
    Lorsque que Martin, séduit par l’idéologie nazie, instaure une distance entre les deux amis, leur relation épistolaire va irréversiblement changer pour s’enfoncer dans « un diabolique piège de papier ».
    L’auteure « met en scène, de façon élégante et indirecte, le Mal à l’œuvre » faisant passer cette relation de l’amitié à la haine et c’est avec génie qu’elle explore les mécanismes de la trahison et de la vengeance.
    Si cette nouvelle a connu un grand succès à sa sortie en 1938, elle a été oubliée pendant près de soixante ans avant d’être à nouveau publiée en 1995 pour devenir un best-seller mondial.
    La publication des Editions Autrement est superbe, avec une très belle couverture, une préface passionnante de l’écrivain Philippe Claudel et, faisant suite à cette nouvelle épistolaire, une bibliographie et une interview de l’auteure Kathrine Kressmann Taylor. On y trouve également des témoignages de metteurs en scène et des photos d’acteurs qui ont interprété cette nouvelle au théâtre.
    Un petit bijou.

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    Couverture du livre « Inconnu à cette adresse » de Kathrine Kressmann Taylor aux éditions J'ai Lu

    Carrie sur Inconnu à cette adresse de Kathrine Kressmann Taylor

    Que dire de plus que ce qui a déjà été dit sur ce très court roman épistolaire écrit dans les années 30? A part que c'est une bombe, une arme de destruction massive, qu'il faut le mettre dans toutes les mains, des plus jeunes et des moins jeunes?

    Ce roman se savoure en 25 minute, une...
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    Que dire de plus que ce qui a déjà été dit sur ce très court roman épistolaire écrit dans les années 30? A part que c'est une bombe, une arme de destruction massive, qu'il faut le mettre dans toutes les mains, des plus jeunes et des moins jeunes?

    Ce roman se savoure en 25 minute, une demi-heure à tout casser. C'est juste parfait, ce mot aurait d'ailleurs pu être inventé pour ce livre.

    En dix-neuf missives de part et d'autre de l'Atlantique, on assiste à un combat à distance; à plusieurs même, pour être tout à fait juste.
    Comment passe-t-on d'une amitié fraternelle à une haine odieuse en moins d'un an et demi?

    Martin et Max sont deux amis de longue date, associés dans une galerie d'art. D'origine allemande, ils vivent en Californie depuis des lustres, voire depuis toujours. Quand l'un décide de retourner au pays en 1932, ils se promettent de se revoir bientôt et de s'écrire beaucoup; surtout de ne pas perdre le lien car beaucoup, beaucoup de choses les unissent. Mais quand celui resté aux Etats-Unis, d'origine juive, commence à gêner celui rentré en Allemagne, la foire d'empoigne n'est pas loin et la vengeance se rapproche.

    Comment une américaine vivant en Californie a-t-elle pu à ce point se rendre compte de ce qui se passait en Europe alors même que les voisins de l'Allemagne et de l'Autriche ne voyaient rien (ou préféraient fermer les yeux)? Ce roman a été publié en 1938 mais aurait été écrit en 1935 ou 36, Kathrine Kressmann Taylor ne connaissait pas alors ce qu'il adviendrait réellement du nazisme. Et pourtant, tout y est. Tout ce qu'elle raconte peut être vérifié. Elle avait, elle, les yeux grands ouverts. Merci Madame

    Ce roman, en quelques 70 pages, en dit beaucoup; il devrait être aux programmes scolaires. A faire lire à tous, particulièrement aux jeunes générations, les derniers survivants de la guerre ne seront pas éternels.

    J'ai très envie de voir la pièce tirée de ce livre désormais.