Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Judith Perrignon

Judith Perrignon
Judith Perrignon est l'auteur à l'Iconoclaste de deux récits qui ont connu un immense succès critique et public : C'était mon frère (10 000 ex) et L'intranquille, avec Gérard Garouste (35 000 ex). Elle a aussi publié La nuit du Fouquet's (avec Ariane Chemin, Fayard, 2007) et Les chagrins (Stock, ... Voir plus
Judith Perrignon est l'auteur à l'Iconoclaste de deux récits qui ont connu un immense succès critique et public : C'était mon frère (10 000 ex) et L'intranquille, avec Gérard Garouste (35 000 ex). Elle a aussi publié La nuit du Fouquet's (avec Ariane Chemin, Fayard, 2007) et Les chagrins (Stock, 2011). Bien connue des lecteurs de la revue XXI, elle a reçu le Prix Hachette 2011 pour son article «Les Jardins de Détroit».

Articles en lien avec Judith Perrignon (1)

Avis sur cet auteur (87)

  • add_box
    Couverture du livre « Victor Hugo vient de mourir » de Judith Perrignon aux éditions Pocket

    Mangeur_de_livre sur Victor Hugo vient de mourir de Judith Perrignon

    Comme son titre l’indique, le livre s’attache aux derniers jours de Victor Hugo ainsi qu’à ceux qui ont suivi, jusqu’à ses obsèques. Celles-ci ont été l’occasion d’une consécration nationale avec des funérailles qui l’ont emmené jusqu’au Panthéon.

    Judith Perrignon nous montre véritablement la...
    Voir plus

    Comme son titre l’indique, le livre s’attache aux derniers jours de Victor Hugo ainsi qu’à ceux qui ont suivi, jusqu’à ses obsèques. Celles-ci ont été l’occasion d’une consécration nationale avec des funérailles qui l’ont emmené jusqu’au Panthéon.

    Judith Perrignon nous montre véritablement la place et le rôle extraordinaire de Victor Hugo à son époque. Avec son décès, c’est d’une certaine manière le 19ème siècle français et les différents combats qui l’ont traversé qui sont laissés en arrière. Un siècle plein de violence et de rêves, marqués par une volonté de changer le monde et d’arriver à une égalité, entre partisans de la modération et d’une solution radicale. Le livre nous montre aussi comment s’est produite la récupération politique qui a été faite par le pouvoir en place du poète offert à la nation. Victor Hugo échappe à ses proches et perd son statut de poète des pauvres et des opprimés pour devenir un monument national. Le lecteur mesure bien, à travers la vision des différents acteurs (famille, amis, hommes politiques et anarchistes) de l’époque le choc, proportionnel à sa gloire, qu’a pu représenter la mort du poète.

  • add_box
    Couverture du livre « Les Faibles et les forts » de Judith Perrignon aux éditions Le Livre De Poche

    Jean-Paul Degache sur Les Faibles et les forts de Judith Perrignon

    Plonger dans le racisme ordinaire et terrible à la fois qui sévit aux États-Unis depuis l’esclavage, ces femmes et ces hommes arrachés à l’Afrique, Judith Perrignon dont j’avais lu L'Intranquille, autoportrait d'un d'un peintre, d'un fou avec Gérard Garouste, et Victor Hugo vient de mourir, le...
    Voir plus

    Plonger dans le racisme ordinaire et terrible à la fois qui sévit aux États-Unis depuis l’esclavage, ces femmes et ces hommes arrachés à l’Afrique, Judith Perrignon dont j’avais lu L'Intranquille, autoportrait d'un d'un peintre, d'un fou avec Gérard Garouste, et Victor Hugo vient de mourir, le réussit parfaitement.
    Dans ce roman, Les faibles et les forts, éliminé hélas des livres proposés par ma Médiathèque… Pourquoi ? j’ai été révolté, ému, scandalisé par le sort réservé aux Noirs qui avaient réussi à se libérer de l’esclavage mais toujours victimes d’un racisme bien enraciné dans les esprits de la majorité de la population blanche.
    Au travers du vécu de la famille Baker, plus particulièrement de Mary Lee (74 ans), la grand-mère, je suis plongé sans ménagement dans une intervention plus que musclée chez ces gens dont Marcus est soupçonné de trafic drogue.
    Petit à petit, s’expriment Dana, la fille de Mary Lee, qui a eu cinq enfants de trois pères différents : Marcus, Deborah, Wes, Jonah plus Carlos, l’aîné, qui est dans l’armée.
    Nous sommes le 2 avril 2010, au nord de la Louisiane et Dana emmène la famille à la rivière Rouge pour y passer un bon moment. Les voisins, la famille King, y vont aussi. Au passage, j’apprends que Howard, le frère de Mary Lee, est sourd depuis l’âge de 17 ans.
    Brusquement, Judith Perrignon effectue un retour en arrière, le 21 juin 1949, à Saint-Louis, Missouri. Là, je me retrouve confronté à un événement dramatique suite à la déclaration de O’Toole, l’adjoint aux affaires sociales, qui affirme : « Légalement, rien n’empêche un Noir qui veut nager d’entre dans une piscine. »
    À partir de là, s’enclenche une cascade de calamités qu’il faut lire pour comprendre cette haine féroce des Blancs qui se liguent pour empêcher les Noirs d’accéder aux piscines municipales. C’est terrible, d’une violence inouïe car « Negroes are pushing too far. »
    Aussi, en 2010, un enfant noir a trois fois plus de risques de se noyer, héritage de l’esclavage et de la ségrégation.
    S’ajoute à cela la légende de Shine que les enfants réclament sans cesse à Mamy Lee. Ce n’est qu’à la fin du roman que je la connaîtrai enfin.
    Impossible d’en dire plus mais il faut découvrir la réaction des auditeurs sur l’antenne de la National Public Radio. Que de stéréotypes ! Quelle honte avant que… !
    En conclusion, Judith Perrignon rappelle un événement dramatique survenu le 2 août 2010 à Shreveport.
    Apprendre à nager, cela semble évident pour nous. D’ailleurs, l’école se charge de réaliser cet apprentissage pour tous les enfants qui n’ont pas la chance d’avoir des parents qui les emmènent à la piscine ou à la plage. Mais aux États-Unis…
    Lisez Les faibles et les forts ! Dans ce livre, Judith Perrignon m’a fait prendre conscience d’une terrible injustice, une de plus, subie par la majorité des Noirs confrontés à un racisme jamais complètement éradiqué.

    Chronique illustrée à retrouver sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

  • add_box
    Couverture du livre « Le jour où le monde a tourné » de Judith Perrignon aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Patrice Gourmel sur Le jour où le monde a tourné de Judith Perrignon

    Documenté, bien structuré autour des thèmes majeurs de la politique britannique que les plus de 40 ans ont forcément gardé à l'esprit : les grèves des mineurs, l'Irlande du Nord, la construction Européenne, ... tout cela remis en perspective par différents témoins interviewés qui racontent qui...
    Voir plus

    Documenté, bien structuré autour des thèmes majeurs de la politique britannique que les plus de 40 ans ont forcément gardé à l'esprit : les grèves des mineurs, l'Irlande du Nord, la construction Européenne, ... tout cela remis en perspective par différents témoins interviewés qui racontent qui étaient Margaret Thatcher, ce qui l'animait. On découvre une femme politique qui a décidé une bonne fois pour toute de dominer pour réformer bien sur mais aussi par goût du pouvoir.
    C'est réellement très instructif et n'est pas sans faire écho à l'état de notre société française : ce point de bascule entre une société, publique, protectrice, bienveillante et une société libérale, privatisée, privée d'empathie où finance et rentabilité économique sont les seuls objectifs et justifient toutes les réformes y compris les plus brutales.
    On a plaisir à y croiser David Lodge mais cela fait d'autant plus regretter que ce ne soit pas un roman, que toute cette matière n'ait pas été travaillée, pétrie dans une trame romanesque comme dans Là où nous dansions, de la même autrice.

  • add_box
    Couverture du livre « Le jour où le monde a tourné » de Judith Perrignon aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Christlbouquine sur Le jour où le monde a tourné de Judith Perrignon

    Retour dans les années 1980 avec ce livre de la journaliste et écrivaine Judith Perrignon. Elle mène ici une enquête détaillée pour nous raconter ces 11 ans durant lesquels la Dame de Fer fut Première Ministre. En recueillant divers témoignages, elle trace le portrait d’une femme forte, sans...
    Voir plus

    Retour dans les années 1980 avec ce livre de la journaliste et écrivaine Judith Perrignon. Elle mène ici une enquête détaillée pour nous raconter ces 11 ans durant lesquels la Dame de Fer fut Première Ministre. En recueillant divers témoignages, elle trace le portrait d’une femme forte, sans beaucoup d’états d’âme et qui divise encore aujourd’hui quant aux décisions qu’elle a prises.

    L’enquête se focalise quasiment essentiellement sur deux angles. Un angle politique avec la confrontation avec l’Irlande et un angle social avec les grèves des mineurs. Le sujet est intéressant, la forme un peu déroutante au début. On a l’impression de lire ici le script d’un documentaire sur Margaret Thatcher et on imagine très bien les images qui peuvent se superposer aux mots.

    Judith Perrignon interroge ici des fidèles comme des opposants pour analyser l’action politique de la Première Ministre. C’est très intéressant et très vivant compte-tenu de la forme choisie. On suit le parcours de Margaret Thatcher de ses premiers pas au 10, Downing Street jusqu’à sa démission 11 ans plus tard à travers les yeux de ceux qui ont travaillé à ses côtés ou qui l’ont affronté.

    C’est très instructif et cela montre toute la complexité du personnage. Femme politique implacable, elle apparaît ici comme une personnalité froide, rigidifiée par une éducation stricte et très solitaire. Capable de prendre des mesures extrêmement impopulaires, elle ne concède jamais rien, portée par la certitude d’être dans le vrai. Elle laissera ainsi mourir 10 membres de l’IRA emprisonnés et qui se sont lancés dans une grève de la faim et ne cédera pas face aux syndicats lors de la grève des mineurs de 1984.

    Le bilan est évidemment différent selon que l’on s’adresse à ses partisans ou à ses adversaires mais rappelons quand même que ce sont les membres de son propre parti qui ont fini par lui retirer leur soutien et la pousser à la démission. Et que la statue qu’il était prévu d’ériger à Londres n’a finalement pas été installée, ni dans la capitale ni dans sa ville natale de Grantham, par crainte qu’elle soit vandalisée. Preuve qu’à bientôt 10 ans de son décès, la Dame de Fer soulève toujours les polémiques !