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Jane Austen

Jane Austen
Jane Austen a grandi dans une famille de pasteur, entourée de huit frères et soeurs. Bien que vivant modestement, George et Cassandra Austen initient leurs enfants à l'amour de la lecture et la connaissance des arts. Dès l'âge de 11 ans, Jane écrit. Son éducation ainsi que celle de sa soeur Cassa... Voir plus
Jane Austen a grandi dans une famille de pasteur, entourée de huit frères et soeurs. Bien que vivant modestement, George et Cassandra Austen initient leurs enfants à l'amour de la lecture et la connaissance des arts. Dès l'âge de 11 ans, Jane écrit. Son éducation ainsi que celle de sa soeur Cassandra, dont elle restera très proche jusqu'à sa mort, se fera principalement dans le domaine familial. Elle se met à l'écriture de parodies sentimentales avant de se consacrer aux romans 'Northanger Abbey', 'Raison et sentiment' et 'Orgueil et préjugés' entre 1795 et 1798. En 1801, la famille Austen s'installe à Bath et quatre ans plus tard, le père de Jane décède : l'auteur ne se mariera pas, tout comme sa soeur Cassandra, et consacrera sa vie à l'éducation de ses neveux et nièces. 'Raison et sentiment', 'Orgueil et préjugés' et 'Mansfield park' sont publiés successivement en 1811, 1813 et 1814. Elle laisse derrière elle un roman inachevé, 'Sanditon', emportée par la phtisie à l'âge de 41 ans. L'auteur ne connut pas le succès en son temps et ne fut redécouvert qu'à la fin du XIXème siècle. Aujourd'hui, son talent de peintre des moeurs et de la province anglaise font d'elle un des auteurs pré-victoriens les plus connus.

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    "Pas de femmes parfaites, s’il vous plaît" est le mantra de la correspondance de Jane Austen

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    Femmes écrivains : conseils de lecture

    Emblématiques d'une époque, frondeuses, révoltées, sulfureuses ou imaginatives mais surtout libres, les femmes écrivains ont su imposer une légitimité dans un contexte qui ne leur a pas troujours été favorable. Certaines sont devenues des références dans un genre littéraire spécifique comme le roman (Françoise Sagan), le carnet de voyage (Ella Maillart, le thriller (Mo Hayder ou Fred Vargas) ou l'essai (Elisabeth Badinter), il vous vient spontanément un nom à l'esprit.  Par Hassina Mimoune

  • Une femme simple et honnête de Robert Goolrick
    Honni soit qui mal y pense

    Il ne faut pas se fier aux titres des livres :  Une femme simple et honnête raconte en fait l’épouvantable machination ourdie par une femme au tournant du XXe siècle, dans un petit village du Wisconsin. Un premier roman écrit par un auteur plus si jeune, mais qui ne manque pas de ressource.

Avis sur cet auteur (147)

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    Couverture du livre « Persuasion » de Jane Austen aux éditions 10/18

    caro manil sur Persuasion de Jane Austen

    J'ai l'impression d'avoir lu un livre de la Comtesse de Segur version adultes Peut-on avoir une deuxième chance en amour ? Très belle réponse de Jane Austen avec l'histoire d'Anne Elliott. C'est le dernier roman de cette autrice publié posthumément en décembre 1817 mais daté de 1818. En France,...
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    J'ai l'impression d'avoir lu un livre de la Comtesse de Segur version adultes Peut-on avoir une deuxième chance en amour ? Très belle réponse de Jane Austen avec l'histoire d'Anne Elliott. C'est le dernier roman de cette autrice publié posthumément en décembre 1817 mais daté de 1818. En France, il est paru pour la première fois en 1821 sous le titre : La Famille Elliot, ou L'ancienne inclination.

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    Couverture du livre « Raison et sentiments » de Jane Austen aux éditions 10/18

    Mumu Dans le Bocage sur Raison et sentiments de Jane Austen

    A la mort d’Henry Dashwood, celui-ci laisse sa deuxième épouse et ses trois filles : Elinor, Marianne et Margaret, démunies et cet état est lié à la « radinerie » retors de Fanny Dashwood, femme de John Dashwood, fils né du premier mariage de son époux, Fanny trouvant que toute livre concédée à...
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    A la mort d’Henry Dashwood, celui-ci laisse sa deuxième épouse et ses trois filles : Elinor, Marianne et Margaret, démunies et cet état est lié à la « radinerie » retors de Fanny Dashwood, femme de John Dashwood, fils né du premier mariage de son époux, Fanny trouvant que toute livre concédée à autrui est une livre de trop et menant son époux par le bout du nez (enfin du porte-monnaie). Mrs Dashwood va devoir quitter la confortable propriété familiale pour vivre avec ses trois filles dans un cottage au confort assez rudimentaire. Elles vont y vivre une existence simple et paisible, dominée en partie par les soucis d’argent. Lors d’une chute Marianne, 16 ans, va faire la connaissance de Willoughby qui viendra à son secours et dont elle va tomber éperdument amoureuse (Marianne possède la beauté et représente les Sentiments, se laissant porter par ce qu’elle éprouve). Sa sœur aînée, Elinor (19 ans), elle a noué avec Edward Ferrars, frère de Fanny (belle-sœur d’Elinor et épouse de John Dashwood) un tendre lien mais une relation désapprouvée par la famille Ferrars car Elinor ne possède aucun bien et chez les Ferrars il n’est pas question de « sentiments » mais d’intérêts (Elinor, moins jolie que sa sœur mais plus réfléchie, représente la Raison). Va commencer alors une confrontation entre Raison et Sentiments avec les personnalités des deux sœurs mais également la mère, faut-il écouter son cœur ou sa tête ou les deux peuvent-ils finalement se rejoindre ?

    Je m’arrête là pour vous laisser le plaisir, je l’espère, de découvrir toutes les intrigues, rebondissements qui jalonnent ce roman dans la plus pure tradition romanesque mais avec, comme toujours avec Jane Austen, une vive critique d’une société anglaise qu’elle a très finement observée, analysée et transcrite dans ses romans (5 au total puisqu’elle est décédée avant de finir la rédaction de son dernier ouvrage, Sanditon, à l’âge de 41 ans).

    Raison et Sentiments, son premier roman, publié en 1811 anonymement dans un premier temps avec comme nom d’auteur « by a lady » sachant qu’à cette époque une femme ne pouvait envisager de vendre un de ses écrits, contient tous les ingrédients de ce qui sera le tronc commun de ses autres ouvrages : la destinée de ses personnages féminins quand ceux-ci étaient frappés par le manque d’argent, de dot, par l’obligation de se marier afin de décharger leur famille ou d’envisager une vie future décente, l’amour, l’influence et tractations familiales pour arriver à « conclure » des alliances profitables à tous.

    J’ai déjà lu par le passé (et possède les adaptations cinématographiques) tous les romans de Jane Austen que j’aime particulièrement (comme l’aimait Virginia Woolf …. désolée j’y reviens souvent mais elle appréciait énormément cette autrice) car au-delà de romans d’amour contrarié, elle fait preuve dans chacun de ses ouvrages d’un regard acéré, critique et moqueur de la bonne société anglaise, des relations et convenances entretenues et nous invite, comment souvent cela était le cas dans ses « bonnes » familles, à passer quelques temps en résidence dans les différents foyers et à nous délecter de sa fine plume.

    Elinor est le personnage central, celle qui ne se laisse pas guider par son cœur même si celui-ci est brisé lorsqu’elle doit renoncer à Edward Ferrars promis à un mariage plus avantageux. Elle est discrète, secrète, généreuse, aimante mais parfois dirigiste vis-à-vis de sa famille et de sa mère dans les décisions à prendre et toujours prête à passer en second plan pour le bonheur de celles-ci. Marianne, elle, n’écoute que son cœur et perd même la tête dès qu’elle croise le chemin de Willoughby, son preux chevalier qui se révélera assez lâche et influençable. Elle apparaît (et elle l’avoue elle-même en fin d’ouvrage) comme assez égoïste, ne s’apercevant pas que d’autres peuvent souffrir ou ne rendant pas justice à ceux et celles qui lui viennent en aide.

    Je ne vais pas non plus m’étendre et tout décortiquer de la palette des personnages mais il y a un panel édifiant de la bonne société anglaise avec ce qu’elle peut avoir de plus calculateur, d’hypocrite, abjecte même mais avec toujours des personnages plus âgés qui sont jamais sans apporter leurs grains de sel, commérages ou suppositions. Et puis il y a l’argent, le nerf de la guerre ou plutôt le nerf du bonheur, qui régit les vies et qui a été une des obsessions de Jane Austen dans ses récits, car elle-même en a souffert :

    "-Quelles merveilleuses commandes partiraient d’ici pour Londres (…) Quel heureux jour pour les libraires, les marchands de musique et d’articles de peinture ! Vous, Mrs Dashwood, passeriez une commande générale pour qu’on vous envoie toutes les nouveautés intéressantes parues en librairie, et, pour Marianne dont je connais l’élévation d’âme, il n’y aurait pas assez de musique à Londres pour la satisfaire. Et les livres ! Thomson Cowper, Scott, elle les achèterait tous : elle voudrait se procurer, je crois tous les exemplaires pour les empêcher de tomber entre des mains indignent, et posséder tous les livres qui apprennent à admirer un veil arbre tordu. (p94)"

    Certes l’écriture est à l’image du siècle, enrobée de convenances, de nuances mais je suis toujours émerveillée par la manière dont Jane Austen qui n’a jamais (ou très peu) connu l’amour, vivant pratiquement en recluse au sein de sa famille (d’où peut-être sa manière de relater les relations au sein de celle-ci et surtout des relations entre sœurs car elle était très attachée à Cassandra, son aînée et confidente) dépeint une société dont le moteur principal est l’argent et les alliances (maritales ou financières) tout en construisant (puisque je connais tous ses romans) ses ouvrages avec malgré tout les mêmes ficelles : amour, mariage impossible, revirement, prétendants apparaissant différents de ce qu’ils sont vraiment. La psychologie des personnages est omniprésente non seulement par leurs sentiments mais également par leurs prises de position qui évoluent au fil du roman.

    Et puis il y a l’amour de la nature, les promenades parfois au milieu des éléments déchaînés, les bals (un des loisirs préférés de l’autrice) et le lieu de vie, ici un cottage simple mais charmant, au milieu de la lande, empli des multiples activités des dames Dashwood : peinture, musique, lecture, visites de voisins et prétendants déclarés ou non. Avouons-le on ne s’ennuie pas au milieu du Devonshire…

    J’ai beaucoup aimé et ne m’en lasse pas surtout pour la finesse des observations, la perfidie parfois des relations, la manière dont fonctionnait la société, les convenances et tout ce qui constituait la vie de l’époque pour les jeunes filles avec ou sans le sou. C’est loin d’être des romans à l’eau de rose (pour moi) mais plutôt une critique sans fard mais élégamment écrite d’une époque où l’on tenait la tête haute même si le cœur était en miettes, où les femmes sont souvent plus courageuses que les hommes qui apparaissent souvent peureux, fats, timides mais en oubliant pas de représenter certaines femmes comme légères, calculatrices ou écervelées. Il faut lire Jane Austen !

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    Couverture du livre « Lady Susan » de Jane Austen aux éditions Folio

    caro manil sur Lady Susan de Jane Austen

    41 lettres dans lesquelles on découvre tout le cynisme, le machiavélisme du personnage principal : Lady Susan ... Je l'ai avalé d'une traite !!! C'est un excellent roman épistolaire qui me donne envie vraiment de me plonger dans un autre roman de Jane Austen ... Babélio dit de ce livre qu'il est...
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    41 lettres dans lesquelles on découvre tout le cynisme, le machiavélisme du personnage principal : Lady Susan ... Je l'ai avalé d'une traite !!! C'est un excellent roman épistolaire qui me donne envie vraiment de me plonger dans un autre roman de Jane Austen ... Babélio dit de ce livre qu'il est dans la lignée d'orgueil et préjugés ! Voilà, vous connaissez une de mes prochaines lectures

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    Couverture du livre « Persuasion - Le dernier chef-d'oeuvre de Jane Austen (L'édition intégrale) » de Jane Austen aux éditions E-artnow

    Anne Larose sur Persuasion - Le dernier chef-d'oeuvre de Jane Austen (L'édition intégrale) de Jane Austen

    Incroyable comment ce livre condense tout les talents de l'auteur. Une histoire romantique à souhait où les dialogues sont mordants et acides dénonçant les déviances d'une société pas si belle.

    Incroyable comment ce livre condense tout les talents de l'auteur. Une histoire romantique à souhait où les dialogues sont mordants et acides dénonçant les déviances d'une société pas si belle.