J. M. Erre

J. M. Erre
J. M. Erre est professeur à Sète. Il est l'auteur, entre autres romans de Prenez-soin du chien (2006). Son dernier roman, Le Mystère Sherlock (Buchet/Chastel, 2012), a été remarqué par la critique et le public.

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Avis (72)

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    Couverture du livre « Qui a tué l'homme-homard ? » de J. M. Erre aux éditions Buchet Chastel

    Isabelle PURALLY-BOISSEL sur Qui a tué l'homme-homard ? de J. M. Erre

    Ce livre est un tel concentré de drôlerie, de faits improbables que je me suis souvent demandé à quoi carburait l’auteur pour oser nous proposer une histoire aussi loufoques dans laquelle on croise une femme à barbe, un nain et un colosse, mais aussi un homme caoutchouc, des sœurs siamoises et...
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    Ce livre est un tel concentré de drôlerie, de faits improbables que je me suis souvent demandé à quoi carburait l’auteur pour oser nous proposer une histoire aussi loufoques dans laquelle on croise une femme à barbe, un nain et un colosse, mais aussi un homme caoutchouc, des sœurs siamoises et j’en passe.
    Une fois les présentations faites, l’auteur nous entraîne dans un polar à la suite de l’adjudant Pascalini et de son adjoint Babiloune bien décidés à élucider le mystère de l’assassinat de l’homme homard.
    Ce dernier, Joseph Zimm, surnommé l’homme homard, a autant d’ennemis qu’il y a d’habitants dans la ville de Margoujols.
    Que serait cette histoire, sans Julie ? Jeune tétraplégique clouée sur Jolly Jumper, son fauteuil roulant équipé des dernières technologies.
    Cette jeune fille sait tout sur tout le monde, elle observe, donne son avis en remuant le doigt, son seul moyen de communication.
    Des rencontres inouïes, des secrets, des coups bas, vous mixez le tout et vous obtenez une sorte d’ovni littéraire, un pur concentré de bonheur.

    Comme je connais très peu d’écrivains, mis à part Arto Paasillina, capable de me faire rire autant, j’ai bien l’intention de continuer ma découverte de l’œuvre de J.M. Erre.

    Un grand merci à NetGalley et aux Editions Buchet Chastel.

    #QuiATuéLhommehomard #NetGalleyFrance

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    Couverture du livre « Qui a tué l'homme-homard ? » de J. M. Erre aux éditions Buchet Chastel

    Les Lectures de Sophie sur Qui a tué l'homme-homard ? de J. M. Erre

    Ce roman est cnstruit avec de temps en temps, en alternance, des extraits de « Je vois la vie en monstre » le blog de Winona Jane, et de l’enquête horodatée de Julie de Creyssels, jeune femme handicapée et sarcastique, fille du maire de Margoujols. Cette dernière donne le ton du roman. Un ton...
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    Ce roman est cnstruit avec de temps en temps, en alternance, des extraits de « Je vois la vie en monstre » le blog de Winona Jane, et de l’enquête horodatée de Julie de Creyssels, jeune femme handicapée et sarcastique, fille du maire de Margoujols. Cette dernière donne le ton du roman. Un ton loufoque et décalé, parfois politique. Par exemple, quand elle se présente et explique la cause de son lourd handicap, elle parle d’une naissance difficile, cordon autour du cou, pas de médecin ni sage-femme, et la maternité la plus proche à 200km, ajoutés au fait que sa grand-mère qui aidait sa mère était quasi aveugle, expliquent sans difficultés un résultat catastrophique. L’auteur prend plus d’une fois partie contre la désertification des campagnes, et se moque allègrement des gendarmes, mais aussi des journalistes des chaînes d’infos en continu prêt(e)s à tout pour avoir un scoop, ou même simplement quelque chose à dire au prochain direct qui n’a pas déjà été dit mille fois.

    Ce roman m’a attirée pour deux choses : l’enquête policière, et le freak show qui a posé ses bagages dans un petit village perdu au milieu des Cévennes. Je n’avais pas percuté sur la présence de Julie, paraplégique qui mène l’enquête. Sinon j’aurais peut-être hésité un peu plus, car j’apprécie rarement le traitement du handicap dans la littérature. Alors si ici, parfois, j’ai trouvé Julie un peu trop mordante, acide… le personnage a au moins le mérite d’être traité sans pincettes. Elle a un cerveau qui fonctionne (à l’exception d’un majeur, c’est d’ailleurs tout ce qui fonctionne^^), de l’humour – très noir – et une bonne dose de volonté, pour une fois qu’elle peut faire quelque chose d’intéressant de ses journées ! Elle est pleine d’autodérision et n’épargne personne, ni les gendarmes, ni sa famille, ni même les lecteurs. On en prend en effet pour notre grade par moments :

    « Vont-ils apprécier l’histoire ? Seront-ils séduits par l’atmosphère ? Difficile d’y voir clair quand on sait que le roman policier compte pléthore d’amateurs exigeants répartis en chapelles aux attentes contradictoires, et prêts à en découdre à la moindre alerte. »

    Cette handitective, comme elle se qualifie elle-même donne un ton très incisif au roman, et j’ai adoré ce côté décalé, trop rare dans le monde très (trop) codifié du polar. Le livre n’est pas irréprochable concernant le traitement du handicap, mais comme je le disais, il a le mérite de placer une polyhandicapée au centre de l’intrigue, qui ne se laisse pas faire, et parle sans filtre de son handicap et des réactions des autres. Ce recul, notamment, est loin d’être toujours une réalité quand on vous fait des dizaines de fois les mêmes réflexions, mais j’ai apprécié la visibilité donnée au handicap, lourd qui plus est, dans un genre littéraire où souvent handicap égal victime, ou pire coupable car mentalement handicapé !

    Les habitants du village sont une galerie de portraits plus déroutants les uns que les autres, même si ils sont souvent caricaturaux. On trouvera par exemple Mme Riffard, qui tient l’auberge -agence de poste – tous commerces du village, qui s’ennuie profondément et saute sur tout ce qui bouge. Et gag récurrant, on croisera très régulièrement Gaston (l’homme le plus petit du monde) et Nicolaï (le géant), anciens du cirque, avec le même échange, Nicolaï ayant une mémoire plus que défectueuse : « Joseph est mort ? C’est pas possible ! (larmes…) »

    Outre les villageois, dans ce quasi huis clos, on trouve aussi un couple de suédois et leur deux horribles fillettes psychopathes en vacances dans le coin, et qui n’ont pas fuit suite au meurtre. Comme l’explique Julie, c’est peut-être pour eux l’opportunité de se débarrasser de leurs cauchemars d’enfants ! Il y a aussi les gendarmes, duettistes caricaturaux à l’extrême. Un meurtre au fin fond du trou du c.. du monde n’a aucun intérêt, on envoie donc un seul gendarme accompagné d’un stagiaire. Ces deux-là ont un côté « Gendarme de St Tropez » assez marqué.

    L’enquête en elle-même suit une construction assez classique, avec régulièrement des fausses pistes, et des rebondissements. Il ne faut pas oublier que c’est Julie qui raconte et qu’elle a l’intention d’en faire un roman. Du coup, elle se laisse de temps en temps des « notes » à enlever dans la version finale, notamment concernant les mécanismes d’enquête à respecter. Et fort heureusement pour elle, l’élucidation du meurtre de l’homme-homard suit plus ou moins bien la trame « classique ».

    Je vous avouerais quand même avoir compris le fin mot de l’histoire bien avant la fin, mais la folie de ce roman a compensé ma déception de découvrir le pot aux roses trop tôt. C’est un roman totalement barré, déjanté, à l’humour lourd parfois, mais j’ai passé un bon moment, distrayant, et c’est ce que j’en attendais.

    https://leslecturesdesophieblog.wordpress.com/2019/02/26/qui-a-tue-lhomme-homard-j-m-erre/

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    Couverture du livre « Qui a tué l'homme-homard ? » de J. M. Erre aux éditions Buchet Chastel

    Michèle FINANCE sur Qui a tué l'homme-homard ? de J. M. Erre

    J'ai adoré ce titre et ayant déjà été conquise par l'auteur, je n'ai pas hésité et voici bien entendu le roman décalé et plein d'humour que j'espérais. C'est bien un polar, avec des personnages plus ou moins inquiétants, des situations bizarres et une intrigue bien menée. Le personnage...
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    J'ai adoré ce titre et ayant déjà été conquise par l'auteur, je n'ai pas hésité et voici bien entendu le roman décalé et plein d'humour que j'espérais. C'est bien un polar, avec des personnages plus ou moins inquiétants, des situations bizarres et une intrigue bien menée. Le personnage principal, jeune femme de 23 ans handicapée, ne pouvant bouger qu'un majeur et communiquant grâce à un ordinateur, est tout à fait crédible. Humour noir, cynisme, voire impertinence donnent un joli relief à ce roman atypique. Que cela se passe au bout de nulle part crée un cadre particulier à l'histoire. Un agréable moment de lecture.

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    Couverture du livre « Qui a tué l'homme-homard ? » de J. M. Erre aux éditions Buchet Chastel

    AudreyT sur Qui a tué l'homme-homard ? de J. M. Erre

    Tout d'abord un grand merci à Babelio et aux Éditions Buchet Chastel pour l'envoi de ce roman.

    Margoujols est un petit village isolé de Lozère. Il aurait pu connaître son heure de gloire en 1945 quand un cirque itinérant est venu y poser ses valises, un freak show pour être plus précis. Mais...
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    Tout d'abord un grand merci à Babelio et aux Éditions Buchet Chastel pour l'envoi de ce roman.

    Margoujols est un petit village isolé de Lozère. Il aurait pu connaître son heure de gloire en 1945 quand un cirque itinérant est venu y poser ses valises, un freak show pour être plus précis. Mais si "les monstres" n'en ont plus bougé, la vie a repris son cours. Jusqu'à ce jour où le corps de Joseph Zimm, l'homme homard, est retrouvé poignardé et découpé... Qui a pu commettre un tel crime ? Et pourquoi ? Chacun y va de ses propositions, délations, suppositions, découvrant alors les vrais visages des margoulais...

    Voilà une surprise comme je les aime !!! Je ne connaissais pas l'auteur, je ne savais rien de l'histoire et je n'attendais rien de roman... Et c'est un coup de coeur !!

    On trouve dans ce roman tout autant de suspense comme en mérite toute bonne enquête policière, de personnages attachants et travaillés comme dans tout roman de terroir et des secrets bien cachés comme dans tout roman d'ambiance...
    Mais ce que J.M. Erre ajoute en plus, et qui fait toute la différence, c'est un trait d'humour noir parfaitement dosé et jubilatoire.

    Notre narratrice, Julie, est une jeune femme de 23 ans, clouée depuis toujours sur un fauteuil roulant, avec pour seul possibilité de communication, un majeur et un ordinateur high tech. Elle a toujours rêvée d'une aventure comme celle qui l'attend et parcourt avec plaisir aux côtés d'un duo d'enquêteurs loufoques les rues de son village.
    On y croise les "monstres du cirque" mais aussi des habitants à la langue bien pendu, aux idées bien arrêtées et aux envies de vengeances cachées.

    Sans être réellement un polar, ni un roman non plus, Qui a tué l'homme homard est un vrai plaisir de lecture. Montez vite sur le 4 roues de Julie et laissez-vous emporté par la folie du Gévaudan !

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