HerbjORg Wassmo

HerbjORg Wassmo
Herbjørg Wassmo, née en Norvège en 1942, vit à Hihnöy, une petite île située au nord du Cercle polaire. Très populaire dans les pays scandinaves, cette ancienne institutrice férue de poésie se consacre à la littérature depuis vingt ans. Après la trilogie de « Tora » (La Véranda aveugle, La Chambr... Voir plus
Herbjørg Wassmo, née en Norvège en 1942, vit à Hihnöy, une petite île située au nord du Cercle polaire. Très populaire dans les pays scandinaves, cette ancienne institutrice férue de poésie se consacre à la littérature depuis vingt ans. Après la trilogie de « Tora » (La Véranda aveugle, La Chambre silencieuse, Ciel cruel), elle connaît un grand succès avec la trilogie « Le Livre de Dina » (Les Limons vides, Les Vivants aussi, Mon bien-aimé est à moi), puis Fils de la Providence. Herbjørg Wassmo achève l'épopée de la flamboyante Dina avec la trilogie « L'Héritage de Karna » (Mon péché n'appartient qu'à moi, Le Pire des silences, Les Femmes si belles). Le Livre de Dina a depuis été porté à l'écran par le metteur en scène danois Ole Bornedal avec Gérard Depardieu, Maria Bonnevie et Pernilla August dans les rôles principaux. Herbjørg Wassmo a également publié La Fugitive et Un verre de lait, s'il vous plaît.

Avis (29)

  • Couverture du livre « Livre de dina ; oeuvre complete » de HerbjORg Wassmo aux éditions Gaia

    DANDY sur Livre de dina ; oeuvre complete de HerbjORg Wassmo

    Drôle de personne, cette Dina, qui semble tout droit sortie d’un conte pour enfants, dans le rôle inquiétant de la femme forte qui règne sur toute sa maisonnée.
    Mal élevée, éternelle indomptée, elle traverse la vie au pas de charge, sans état d’âme, mante religieuse qui se débarrasse sans pitié...
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    Drôle de personne, cette Dina, qui semble tout droit sortie d’un conte pour enfants, dans le rôle inquiétant de la femme forte qui règne sur toute sa maisonnée.
    Mal élevée, éternelle indomptée, elle traverse la vie au pas de charge, sans état d’âme, mante religieuse qui se débarrasse sans pitié de ses amants s’ils s’opposent à elle ; femme forte qui parfois plie mais ne rompt pas, jamais;
    D’une plume rapide, brutale, sensuelle et sans fioriture -tout comme son héroïne- l’auteur propose au lecteur une plongée dans la Norvège du 19e siècle avec ce portrait sans concession d’une héroïne féroce, animale, qui n’en fait qu’à sa tête.
    Étonnamment addictif.

  • Couverture du livre « Le livre de dina, tome 1 les limons vides » de HerbjORg Wassmo aux éditions 10/18

    DELPHINE MARTEL sur Le livre de dina, tome 1 les limons vides de HerbjORg Wassmo

    Je n'arrive pas à accrocher pourtant les gens semblent unanimes.
    Dans les premières pages j'avais envie de suivre ce personnage atypique qui me faisait penser au miniaturiste.
    Mais le livre m'est rapidement tombé des mains, atmosphère trop lourde et glauque.

    Je n'arrive pas à accrocher pourtant les gens semblent unanimes.
    Dans les premières pages j'avais envie de suivre ce personnage atypique qui me faisait penser au miniaturiste.
    Mais le livre m'est rapidement tombé des mains, atmosphère trop lourde et glauque.

  • Couverture du livre « Cent ans » de HerbjORg Wassmo aux éditions 10/18

    Anne-Marie Lemoigne sur Cent ans de HerbjORg Wassmo

    « Dans ce livre, je suis à la recherche de mes aïeules et de leurs époux….cela réconforte de considérer la famille dans son ensemble . De voir autre chose que de la dissimulation, la honte, la haine. Cela réconforte aussi de voir chacun des membres en instantané, tels qu’ils étaient alors...
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    « Dans ce livre, je suis à la recherche de mes aïeules et de leurs époux….cela réconforte de considérer la famille dans son ensemble . De voir autre chose que de la dissimulation, la honte, la haine. Cela réconforte aussi de voir chacun des membres en instantané, tels qu’ils étaient alors »

    Ce sont 4 générations que Herbjorg Wassmo fait revivre, autour de 4 femmes au destin d’épouses et de génitrices, des femmes fortes, assumant la fatalité de leurs maternités successives, dans les contrées froides et inhospitalières des îles Lofoten .

    Elle dévide le fil du cocon familial sans toujours se soucier de chronologie et si le lecteur se perd parfois dans les multiples personnages de ces familles nombreuses , il retrouve plus loin, avec bonheur, les personnages repères . Deux figures marquantes : l’arrière grand-mère Sara Suzanne et la grand-mère Elida , deux femmes fortes, déterminées, soutenues par leur époux , caractérisées par ce qu’elles ont réalisé , héroïnes romanesques d’une saga familiale mouvementée .

    Deux figures plus discrètes, comme en creux, mais tout aussi attachantes et émouvantes : Hjordis , la mère et sa fille Herbjorg , la narratrice, définies plutôt par ce qu’elles ont perdu ou manqué . Des ellipses dans la présentation de leur vie, des non-dits liés aux traumatismes de l’absence ou de la perte . On ne peut s’empêcher de percevoir l’auteur elle même derrière la narratrice : prénom identique, publication de romans antérieurs à celui-ci (des personnages comme le docteur, fils de Dina et sa fille Karna y étaient déjà présents ). Si Herbjorg, quatrième représentante féminine , reste en arrière plan, présente surtout en ouverture et en fermeture du roman, on la sent hantée encore par les fantômes angoissants de son enfance, que l’écriture tente de libérer.

    Servi par une écriture qui procède par jaillissements successifs de phrases brèves , comme sous l’effet de l’émotion , ce roman riche et généreux a été pour moi une intéressante plongée dans le temps ( nous devinons en arrière plan les progrès technologiques et les événements historiques qui ponctuent un siècle ) , dans les travaux et les jours des vies de pêcheurs , une émouvante approche de la condition féminine à cette période et surtout l’évocation souvent bouleversante de destins de femmes qu’il est difficile d’oublier .

  • Couverture du livre « Le testament de Dina » de HerbjORg Wassmo aux éditions Gaia

    Mumu Dans le Bocage sur Le testament de Dina de HerbjORg Wassmo

    En voulant lire ce roman de Herbjorg Wassmo, je me suis rendue compte qu’il était la suite d’une saga et comme je voulais me plonger totalement dans cette œuvre nordique et en découvrir les racines, j’ai d’abord lu les tomes 1, 2 et 3 du Livre de Dina dans lesquels j’ai fait la connaissance de...
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    En voulant lire ce roman de Herbjorg Wassmo, je me suis rendue compte qu’il était la suite d’une saga et comme je voulais me plonger totalement dans cette œuvre nordique et en découvrir les racines, j’ai d’abord lu les tomes 1, 2 et 3 du Livre de Dina dans lesquels j’ai fait la connaissance de cette femme à la volonté de fer, qui ne craint personne et que tout le monde respecte.

    Même si je n’ai pas lu les romans qui se situent entre le livre de Dina (tomes 1,2 et 3) et celui-ci (Fils de la providence et l’héritage de Karna) je n’ai eu aucun mal à découvrir celui-ci tellement l’auteure relate habilement le passé et situe chaque personnage. Mais il est préférable, comme je l’ai fait, de connaître le passé et surtout Dina qui marquera définitivement chacun.

    Cette saga est axée principalement sur des parcours de femmes. Les deux personnages principaux de celui-ci sont Karna, la petite fille de Dina et Anna, sa belle-mère, deux héroïnes au tempérament fort de manière différente.

    En effet, suite à la confession de Dina lue pendant ses obsèques par Karna, celle-ci perd l’usage de la parole, comme sa grand-mère dans le passé, et sombre dans la folie. Comme Dina elle ressent la présence de fantômes et sera internée en hôpital psychiatrique. Ses parents Benjamin et Anna décident de tout abandonner pour rester auprès d’elle. Ce déménagement va entraîner un bouleversement dans le couple, Anna, sa belle-mère se découvrant une soif d’indépendance, de désir et d’interrogations au contact de Joakim Klim, médecin aux méthodes peu orthodoxes pour l’époque à l’asile d’aliénés.

    C’est l’occasion également pour Herbjorg Wassmo d’évoquer les traitements appliqués dans ces asiles, la souffrance mais aussi les conditions de travail du personnel.

    Dans le Livre de Dina soufflait déjà un vent de folie avec Dina, cette femme capable du pire quand on lui résistait, mais les générations suivantes, que ce soit Anna, avec sa soif d’émancipation, d’indépendance ou Karna, dans le monde qu’elle imagine et dans lequel elle vit, fait de silence mais aussi de crises d’épilepsie violentes, le rythme ne retombe pas.

    On embarque très vite, dès les premières lignes, dans les générations suivantes, avec Anna, qui vivait dans l’ombre de son mari et qui veut dormais s’affranchir et faire ses propres choix (pas toujours évidents même pour elle) : plus d’autonomie, d’indépendance, de décision sur son devenir, sur le choix de travailler, d’assumer ses désirs. La femme moderne, à travers elle, apparaît. Elle fait décide, hésite, tergiverse. Elle s’affirme également face aux hommes dans sa vie professionnelle.

    La présence d’un médecin Joakim Klim, aux méthodes révolutionnaires dans l’hôpital où est soignée Karma, va jeter le trouble dans son esprit, mais il va imaginer une autre façon de soigner Karna, d’analyser les causes pour mieux soigner en dehors de tout traitement abrutissant, par l’écoute et la patience.

    Herbjorg Wassmo aborde tous ces thèmes avec une écriture puissante, rebondissant sur les événements et la valse des hésitations, les changements qui s’opèrent chez chacun mais aussi dans la société. Il y règne une ambiance qui alterne entre le froid du pays nordique, de sa nature et de sa rudesse et la chaleur des émotions et la violence des sentiments.

    En se glissant dans les différents personnages et en adoptant entre autre leur façon de parler (très poétique et fantasmagorique de Karna, ou à la troisième personne dans les dialogues entre confrères du monde médical ….. assez surprenant cet emploi du il ou elle quand on est face à son interlocuteur (trice)), la façon dont Anna « ose », « se libère » : c’est une autre femme qui apparaît que ses parents et son mari auront bien du mal à accepter.

    A part une ou deux exceptions, tous les personnages sont attachants, ni tout blanc ni tout noir : Benjamin par sa douceur, son humanité mais faible et manquant d’assurance, Anna par sa volonté farouche de vivre pleinement ses désirs mais indécise, Peder, l’amoureux patient, resté au pays à attendre la guérison de Karna, son unique amour qui oscille entre vie et mort, entre au-delà et réalité et Joakim, énigmatique, troublant et chaleureux.

    C’est une fresque romanesque, parfaitement maîtrisée par son auteure, qui nous déconnecte et nous fait voyager dans un paysage fait d’aventures, d’amour, d’amitié (parfois là où on ne l’attend pas), mais aussi un regard sur une société qui change, qui évolue, où la femme tient une place de plus en plus affirmée. Jusqu’aux dernières pages elle nous raconte l’histoire d’une famille nordique marquée par le destin.

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