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Guillaume Sire

Guillaume Sire

Guillaume Sire est né à Toulouse. Il poursuit des études en économie appliquée à Montréal. Avec Les Confessions d'un funambule, il signe, à vingt ans, son premier roman.

Suivront Où la lumière s’effondre (Plon, 2016), Réelle (L’Observatoire, 2018) et Avant la longue flamme rouge (Calmann-Lévy, 2...

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Guillaume Sire est né à Toulouse. Il poursuit des études en économie appliquée à Montréal. Avec Les Confessions d'un funambule, il signe, à vingt ans, son premier roman.

Suivront Où la lumière s’effondre (Plon, 2016), Réelle (L’Observatoire, 2018) et Avant la longue flamme rouge (Calmann-Lévy, 2020), lauréat du Prix Orange du Livre 2020.

Son nouveau roman, Douze sales gueules, parait en avril 2020 aux éditions Calmann-Lévy.

Vidéos relatives à l'auteur

Articles en lien avec Guillaume Sire (18)

Avis sur cet auteur (95)

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    Couverture du livre « Avant la longue flamme rouge » de Guillaume Sire aux éditions Calmann-levy

    Wesh sur Avant la longue flamme rouge de Guillaume Sire

    Je n'avais des événements évoqués dans ce livre qu'une connaissance limitée.
    Les vivre par l'intermédiaire d'un enfant est assez dur par moments.
    Mais les personnages sont tellement attachants, qu'on arrive à se concentrer sur le côté humain et à garder malgré tout confiance en l'humanité.

    Je n'avais des événements évoqués dans ce livre qu'une connaissance limitée.
    Les vivre par l'intermédiaire d'un enfant est assez dur par moments.
    Mais les personnages sont tellement attachants, qu'on arrive à se concentrer sur le côté humain et à garder malgré tout confiance en l'humanité.

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    Couverture du livre « Les contreforts » de Guillaume Sire aux éditions Calmann-levy

    Squirelito sur Les contreforts de Guillaume Sire

    Les Testasecca sont les maîtres d’un château fort dominant les Corbières de ses tourelles. Plus de mille ans que les générations se suivent et déposent leurs empreintes dans des passages mystérieux au milieu de ce paysage sauvage et propice à toutes les chevauchées oniriques et fantastiques....
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    Les Testasecca sont les maîtres d’un château fort dominant les Corbières de ses tourelles. Plus de mille ans que les générations se suivent et déposent leurs empreintes dans des passages mystérieux au milieu de ce paysage sauvage et propice à toutes les chevauchées oniriques et fantastiques. Seulement, cet édifice classé Monument Historique est en décrépitude, Léon et Diane, les propriétaires n’ayant pas les moyens de l’entretenir malgré la volonté farouche de rester coûte que coûte sur cette terre ancestrale. Leurs enfants Pierre et surtout Clémence tentent de sauver ce qui reste à sauvegarder. Mais le couperet tombe, devant le péril l’Etat va signer l’expulsion. Ce que refusent évidemment ces châtelains, aussi déterminés qu’ils sont pauvres, aussi vaillants que leurs ascendants qui ont mené moult batailles. Une lutte commence contre les chacals locaux – notaire véreux, bourgmestre corrompu, renifleurs mercantiles – avec l’aide toutefois de l’inspecteur des Monuments Historiques, Tavernier. Mais Léon n’est pas un diplomate né…

    Si je n’ai pas éprouvé entièrement une réelle empathie pour les personnages – excepté ceux de Tavernier et de Jeannot, notamment avec une fin touchante au possible – l’ensemble du roman est époustouflant. Guillaume Sire délivre du Giono sur fond de généalogie cathare, impossible de faire abstraction de ce passé surtout que le sujet des Contreforts est tout aussi brûlant avec ces vassaux récalcitrants dans la pure civilisation occitane. S’ajoutent les descriptions de ce château aux « triple donjon et pinacles hérissés de gargouilles à gueule de salamandres », de la nature ô combien malmenée et la plume chevaleresque d’un écrivain qui multiplie les chemins littéraires et horizons romanesques. Tant, que si un jour Guillaume Sire décidait de mettre en fiction l’annuaire téléphonique d’un département, ce serait une épopée aussi captivante que flamboyante ! Et puis, « qu’est-ce qui n’est pas impossible », n’est-ce pas capitaine Clodomir ?

    Blog Le domaine de Squirelito =>>https://squirelito.blogspot.com/2021/10/une-noisette-unlivre-les-contreforts.html

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    Couverture du livre « Les contreforts » de Guillaume Sire aux éditions Calmann-levy

    Passemoilelivre sur Les contreforts de Guillaume Sire

    Le Château de Montrafet dans les Corbières, est en piteux état, et ses propriétaires ont bien du mal à enrayer sa décrépitude. Le lieu étant inscrit au patrimoine National, la famille est menacée d’expulsion si elle ne parvient pas à le sauvegarder. Les occupants du lieu, Diane, Jean, Clémence...
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    Le Château de Montrafet dans les Corbières, est en piteux état, et ses propriétaires ont bien du mal à enrayer sa décrépitude. Le lieu étant inscrit au patrimoine National, la famille est menacée d’expulsion si elle ne parvient pas à le sauvegarder. Les occupants du lieu, Diane, Jean, Clémence et Pierre mettent en œuvre toute leur volonté et leur savoir faire pour protéger leur bien des convoitises de promoteurs locaux. La narration se présente sous la forme d’une tragédie en cinq actes dans un cadre de nature sauvage ou les chevreuils pullulent et représentent un danger pour la population. Bon roman procurant un réel plaisir de lecture, mais qui n’a pas la puissance « d’avant la longue flamme rouge » qui lui a valu le prix orange des lecteurs en 2020.

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    Couverture du livre « Les contreforts » de Guillaume Sire aux éditions Calmann-levy

    Les Lectures de Cannetille sur Les contreforts de Guillaume Sire

    Dans les Corbières, le château des Testasecca succombe de jour en jour davantage aux outrages du temps. Ses propriétaires, ruinés, sont au bord de l’expulsion. Le flamboyant père vigneron, Léon, a beau se draper dans sa superbe et multiplier les coups de poing au village, la mère Diane jongler...
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    Dans les Corbières, le château des Testasecca succombe de jour en jour davantage aux outrages du temps. Ses propriétaires, ruinés, sont au bord de l’expulsion. Le flamboyant père vigneron, Léon, a beau se draper dans sa superbe et multiplier les coups de poing au village, la mère Diane jongler de son mieux avec les dettes qui plombent les comptes, leurs enfants Clémence et Pierre, dix-sept et quinze ans, se rendent bien compte que leur situation est aussi périlleuse que celle de leur fabuleuse forteresse. Pour autant, pas plus que leurs parents, la fille qui, comme un homme, s’attèle avec résolution aux travaux de gros œuvre les plus urgents, et le fils, braconnier dans l’âme, qui connaît comme sa poche les hauts plateaux alentour, ne sont prêts à se laisser chasser de leur ancestral repaire. Et s’il le faut, c’est un comité armé qui accueillera huissiers et gendarmes…

    Posséder un château n’est pas une sinécure. Qui plus est une forteresse follement campée sur les contreforts montagneux du massif des Corbières, dans le paysage âpre d’une nature sèche et sauvage, à l’austérité aussi ingrate que menaçante. Car, au-delà des tracasseries financières et des appétits immobiliers sur le point de leur donner le coup de grâce, c’est d’abord l’inexorable attaque du temps et des éléments que les Testasecca affrontent dans un combat inégal et perdu d’avance. La nature des Corbières devient un personnage à part entière, magnifique mais dangereux, car doté d’une puissance imparable, imprévisible, qui, lorsqu’elle s’acharne, réveille craintes, superstitions et antiques croyances.

    Parfaitement réaliste quant à son versant humain, où une poignée d’êtres anticonformistes voient leur liberté rognée peu à peu par le triomphe d’un matérialisme normatif symbolisé par le bitume et le béton, la narration verse dans la magie du conte lorsqu’elle évoque fantastiquement, comme en écho au souvenir des perceptions d’enfance de l’auteur, la fabuleuse architecture du château-fort, de terrifiants orages et de dévastateurs incendies de forêt, une faune effrayante et de maléfiques créatures cachées dans les replis de la montagne. Ne reste au lecteur qu’à lâcher prise et à se laisser porter par l’écriture magique de Guillaume Sire, qui, d’une manière qui m’a évoqué Franck Bouysse, sertit la noirceur de son histoire dans des phrases d’une beauté lumineuse lorsqu’elles évoquent son cadre naturel, et, comme dans Buveurs de vent, joue des symboles et du conte pour exprimer la rébellion contre un monde sclérosant. Une résistance qui se teinte d’ailleurs ici d’une touche de subversion, dont on pourra retrouver un écho chez Edward Abbey et les scènes de sabotage de son Gang de la clef à molette.

    Dans un registre très différent d’Avant la longue flamme rouge, récit haletant et bouleversant d’une histoire vraie, ce conte symbolique, qui oppose une nature vengeresse à la cupidité suffisante d’hommes persuadés de l’avoir domestiquée, réinvente étonnamment le talent de Guillaume Sire. S'y révèle notamment une nouvelle facette, particulièrement esthétique, de sa plume. Nouveau coup de coeur pour cet auteur.