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Georges Perec

Georges Perec
Georges Perec (1936-1982) est l'auteur de nombreux romans, dont les Choses (1965), la Disparition (1969) ou la Vie mode d'emploi (1978). Membre de l'OuLiPo, il a également exercé ses talents à concocter des jeux de mots ou de logique, qui régaleront tous les amateurs.

Articles en lien avec Georges Perec (1)

Avis sur cet auteur (23)

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    Couverture du livre « La vie mode d'emploi » de Georges Perec aux éditions Lgf

    clemencedavid sur La vie mode d'emploi de Georges Perec

    Une mine d'or, d'une infinie richesse tout en légèreté.

    Une mine d'or, d'une infinie richesse tout en légèreté.

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    Couverture du livre « W ou le souvenir d'enfance » de Georges Perec aux éditions Gallimard

    Sophie Wag sur W ou le souvenir d'enfance de Georges Perec

    Deux récits enchassés dont les chapitres s'alternent (l'un avec une police classique, l'autre en italique), tous deux ayant notamment un point commun, ils sont écrits à la première personne.
    La première partie est largement autobiographique, elle raconte l'enfance du petit garçon que fut George...
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    Deux récits enchassés dont les chapitres s'alternent (l'un avec une police classique, l'autre en italique), tous deux ayant notamment un point commun, ils sont écrits à la première personne.
    La première partie est largement autobiographique, elle raconte l'enfance du petit garçon que fut George Pérec qui perdit tour à tour son père en 1940 puis sa mère déportée à Auschwitz en 1943 et qui n'en reviendra pas. " Je n'ai pas de souvenir d'enfance. Jusqu'à ma douzième année à peu près, mon histoire tient en quelques lignes : j'ai perdu mon père à quatre ans, ma mère à six " .
    La deuxième histoire, qui en apparence n'a rien à voir avec la première, est une fiction décrivant l'organisation sociale sur une île imaginaire de la Terre de Feu nommée W, entièrement vouée au sport et dont les habitants soumis à une discipline de vie très stricte, participent chaque jour à des compétitions entre eux. L'idéal "olympique" de l'île W ressemble beaucoup à une transposition romanesque de certains thèmes de l'idéologie nazie.
    Un roman qui mêle Histoire et fiction, une ambiance particulière et remuante. Il faut attendre la dernière page du livre pour avoir les clefs du rapport entre les deux histoires. Un roman qui ne laisse pas le lecteur indemne.

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    Couverture du livre « Tentative d'épuisement d'un lieu parisien » de Georges Perec aux éditions Christian Bourgois

    Yv Pol sur Tentative d'épuisement d'un lieu parisien de Georges Perec

    Les vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 octobre 1974, Georges Perec s'installe place Saint-Sulpice à Paris. Il note tous les événements a priori anodins qu'il voit. Des gens, des voitures, des bus, le temps, ce qu'il mange et boit... Cette place d'une grand ville devient pour trois jours un...
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    Les vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 octobre 1974, Georges Perec s'installe place Saint-Sulpice à Paris. Il note tous les événements a priori anodins qu'il voit. Des gens, des voitures, des bus, le temps, ce qu'il mange et boit... Cette place d'une grand ville devient pour trois jours un lieu d'observation privilégié du rien ou du presque rien.

    Publié en 1975 et réédité cette année par le même éditeur Christian Bourgois, ce très court livre pourrait paraître anodin voire insignifiant, oui mais c'est écrit par Georges Perec et ça change tout. Ça change tout parce que l'écrivain y imprime sa patte, son style inimitable pour parler du quotidien. Grâce à cela ce qui pouvait inspirer la crainte de l'ennui résonne comme un poème à la Prévert, une sorte de carnet d'idées et de personnages de romans. Un plan détaillé d'un futur roman. Tout cela en même temps et un vrai livre à part entière qui, dans le style Perec, joue avec les mots et leurs sons, les phrases. Le premier chapitre, le premier jour, est assez long plus long que les suivants moins rythmés ouiquende oblige.

    Là où n'importe qui aurait écrit une litanie, Georges Perec qui n'est pas n'importe qui et qui excelle dans l'écriture avec contrainte offre une variété de styles incroyables dans un si petit bouquin. Pour ceux qui hésitent encore à entrer dans le monde de l'écrivain, c'est une porte qui me semble toute indiquée. Et pour finir un extrait de la page 29 :

    "J'ai revu des autobus, des taxis, des voitures particulières, des cars de touristes, des camions et des camionnettes, des vélos, des vélomoteurs, des vespas, des motos, un triporteur des postes, une moto-école, une auto-école, des élégantes, des vieux beaux, des vieux couples, des bandes d'enfants, des gens à sacs, à sacoches, à valises, à chiens, à pipes, à parapluies, à bedaines, des vieilles peaux, des vieux cons, des jeunes cons, des flaneurs, des livreurs, des renfrognés, des discoureurs. J'ai aussi vu Jean-Paul Aron, et le patron du restaurant "Les Trois canettes" que j'avais déjà aperçu le matin."

    Excellente idée de Christian Bourgois de rééditer ce texte qui est mon Perec de l'année.

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    Couverture du livre « Penser/classer » de Georges Perec aux éditions Points

    Le Chameau Bleu sur Penser/classer de Georges Perec

    Un recueil inclassable. Il y a de nombreuses listes, d’accumulation de descriptions précises d’objets, pensées et catégories concrètes qui démontrent au final ce que l’auteur exprime dans un dernier extrait, à savoir l’impossibilité ou le côté vain de vouloir tout classer et ordonner. Il parle...
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    Un recueil inclassable. Il y a de nombreuses listes, d’accumulation de descriptions précises d’objets, pensées et catégories concrètes qui démontrent au final ce que l’auteur exprime dans un dernier extrait, à savoir l’impossibilité ou le côté vain de vouloir tout classer et ordonner. Il parle de l’utopie qui est déprimante car elle ne laisse « pas de place au hasard, à la différence » ; cette volonté de vouloir « distribuer le monde selon un code unique, une loi universelle (…) ne marche pas tout ».
    Il démontre avec ses descriptions très détaillées, de choses et souvenirs par le menu détail une volonté de mémoire, de graver des éléments mais aussi de la spécificité de chacun d’entre eux. A l’opposé d’une recherche d’ordre, d’explication dans ce qu’il désigne comme un « dessein taxinomique », il y a un désir de souligner précisément l’impossibilité de tout classer dans des catégories spécifiques ; un travail de titan voué à l’échec, absurde et qui démontre l’irréductibilité de chaque chose concrète et intangible.

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