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Francoise Guerin

Francoise Guerin
Lyonnaise, Françoise Guérin est psychologue et s'est d'abord initiée à l'écriture radiophonique (elle a collaboré à l'émission « Les Petits Polars » pour Radio France), avant de publier trois recueils de nouvelles. Son premier roman, « À la vue, à la mort » (aux Éditions du Masque), a reçu le Pri... Voir plus
Lyonnaise, Françoise Guérin est psychologue et s'est d'abord initiée à l'écriture radiophonique (elle a collaboré à l'émission « Les Petits Polars » pour Radio France), avant de publier trois recueils de nouvelles. Son premier roman, « À la vue, à la mort » (aux Éditions du Masque), a reçu le Prix Cognac du Festival du Film Policier en 2007 et le prix Jean-Zay des lycéens. Elle a publié « Cherche jeunes filles à croquer » aux Éditions du Masque en 2012 qui a obtenu le Prix Sang pour Sang Polar 2013.

Articles en lien avec Francoise Guerin (2)

Avis sur cet auteur (22)

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    Couverture du livre « Cherche jeunes filles à croquer » de Francoise Guerin aux éditions Editions Du Masque

    jml38 sur Cherche jeunes filles à croquer de Francoise Guerin

    Eric Lanester, commandant au 36 quai des Orfèvres et analyste en criminologie, nous revient un brin traumatisé après sa précédente enquête qui l'a momentanément plongé dans le noir au sens propre. C'est vers les montagnes de Haute-Savoie qu'il se dirige avec ses collaborateurs, chargé par son...
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    Eric Lanester, commandant au 36 quai des Orfèvres et analyste en criminologie, nous revient un brin traumatisé après sa précédente enquête qui l'a momentanément plongé dans le noir au sens propre. C'est vers les montagnes de Haute-Savoie qu'il se dirige avec ses collaborateurs, chargé par son supérieur de faire toute la lumière sur la disparition de jeunes filles, et accessoirement de monter un peu ses statistiques d'affaires résolues.

    Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y va franchement à reculons à Chamonix, n'ayant pas très envie de quitter Paris où se trouve Léo, sa toute nouvelle petite amie qui est aussi l'infirmière qui suit son frère Xavier, et Jacinthe, la psychiatre dont il ne peut plus se passer depuis la traque du tueur en série surnommé Caïn. De plus il ne la sent pas cette affaire sans réelles victimes, la fugue faisant toujours partie des hypothèses possibles, ne voyant pas comment sa fonction de profileur pourrait faire avancer l'enquête.

    Cerise sur le gâteau, son équipe doit cohabiter avec les gendarmes qui ont initialement mené les investigations. C'est d'ailleurs là que se situe une grande partie de l'intérêt de ce roman, la cohabitation se passant rarement dans les meilleures conditions entre police et gendarmerie. Un fossé sépare des képis dirigés par le commandant Pierrefeu à la rigidité toute militaire, sûr de lui, ayant une véritable emprise sur des hommes qui le craignent autant qu'ils le respectent, et un groupe de policiers dont la tête pensante est quelque peu perturbée, Lanester se trouvant en pleine crise existentielle concernant son avenir, ayant de plus beaucoup de mal à gérer les états d'âme et les personnalités de ses collaborateurs.

    L'histoire aborde un problème d'adolescence sensible : toutes les jeunes filles concernées par les disparitions se trouvant dans un état d'anorexie très avancé étaient pensionnaires d'un centre de traitement d'urgence de cette pathologie. L'auteur, par son style empreint d'un certain humour, maintient un temps une légèreté toute relative dans un récit particulièrement sombre qui bascule peu à peu vers le sordide.

    J'ai trouvé que l'intrigue manquait un tout petit peu de rythme, mais la galerie de personnages que nous propose Françoise Guérin est tellement impressionnante que j'ai lu ce deuxième épisode des aventures d'Éric Lanester avec beaucoup de plaisir.

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    Couverture du livre « À la vue, à la mort » de Francoise Guerin aux éditions Editions Du Masque

    jml38 sur À la vue, à la mort de Francoise Guerin

    Éric Lanester est commandant au 36 quai des orfèvres et analyste en criminologie. Mais pour l'instant il est surtout un patient de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière qui passionne un ponte d'ophtalmologie, étant atteint de ce que le professeur appelle une cécité psychogène, ou fonctionnelle, sans...
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    Éric Lanester est commandant au 36 quai des orfèvres et analyste en criminologie. Mais pour l'instant il est surtout un patient de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière qui passionne un ponte d'ophtalmologie, étant atteint de ce que le professeur appelle une cécité psychogène, ou fonctionnelle, sans cause somatique, ce qui veut dire en clair que personne ne sait pourquoi le policier s'est retrouvé dans le noir au sens propre du terme sur la troisième scène de crime d'un tueur en série surnommé Caïn en raison d'une façon symbolique de signer ses crimes.

    La solution de son problème étant certainement d'ordre purement psychique, il consulte une psychanalyste qui va le faire remonter dans ses souvenirs d'enfance à une époque douloureuse, où son frère Xavier et lui ont été confrontés à un événement tragique.
    Dans le même temps il fait appel à un chauffeur de taxi polonais, ancien syndicaliste dont le chat s'appelle naturellement Walesa. Ce brave Jacek prenant son rôle très à cœur se montre rapidement très envahissant, servant aussi bien de nounou que de garde du corps, avec une véritable obsession pour la canne blanche que devrait selon lui utiliser son protégé.

    Dans la première moitié du roman, l'intrigue policière reste en retrait, le ton étant résolument humoristique, les situations cocasses s'enchaînant sur un rythme élevé avec des dialogues savoureux, la palme revenant à ceux entre Lanester et Guillaumet, cador de la BRI, les deux policiers ayant développé au fil des années une incompatibilité d'humeur à toute épreuve.

    Officiellement dessaisi de l'enquête pour raison de santé sans l'être réellement dans les faits par un commissaire soucieux de préserver ses arrières dans une affaire relativement médiatisée, le commandant se trouve confronté à un tueur particulièrement redoutable qui arrive à fortement gripper la mécanique pourtant bien rodée de son équipe, et même à créer des tensions entres ses collaborateurs. L'atmosphère s'assombrit sérieusement dans la deuxième partie du récit, la traque du psychopathe prenant le pas sur la situation inhabituelle dans laquelle se trouve Lanester, qui se débat en plus avec des problèmes existentiels apparaissant au cours de ses séances d'analyse.

    Le cheminement de l'histoire est quelque peu déroutant. Éric Lanester qui, en bon profileur, a pour fonction d'établir le profil psychologique du psychopathe, se retrouve le plus souvent à faire le sien, aidé par Jacinthe, sa psychanalyste. Mais peut-être doit-il en passer par là pour aboutir à l'arrestation de Caïn.

    L'originalité de ce roman réside dans la facilité pour l'auteure de mélanger les style, utilisant avec aisance un ton léger dans un premier temps, avant de nous embarquer dans un polar plus psychologique et nettement plus sombre, jusqu'au tréfonds de la folie humaine.
    Une belle découverte adaptée sans surprise pour la télévision.

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    Couverture du livre « Maternité » de Francoise Guerin aux éditions Albin Michel

    CelineRo sur Maternité de Francoise Guerin

    Un livre qu'on ne peut pas lâcher, c'est rare. Un thriller psychologique qui nous touche tous, encore plus. Si on n'est pas tous parents, on a tous été bébé. Et pourtant, un livre qu'on ne peut pas mettre en toutes les mains, ce qui est la marque d'un grand livre.
    Oserez-vous entrer dans...
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    Un livre qu'on ne peut pas lâcher, c'est rare. Un thriller psychologique qui nous touche tous, encore plus. Si on n'est pas tous parents, on a tous été bébé. Et pourtant, un livre qu'on ne peut pas mettre en toutes les mains, ce qui est la marque d'un grand livre.
    Oserez-vous entrer dans l'épouventre ?

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    Couverture du livre « Maternité » de Francoise Guerin aux éditions Albin Michel

    Nathalie Chartier sur Maternité de Francoise Guerin

    Un livre qui embarque dans les tourments de la maternité lorsque celle-ci déclenche un séisme intérieur et qu’elle n’est pas vécue comme un heureux évènement.
    Clara est une femme accomplie, Directeur Financier à trente-quatre ans, ambitieuse et déterminée. Elle ne fait preuve d’aucune empathie...
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    Un livre qui embarque dans les tourments de la maternité lorsque celle-ci déclenche un séisme intérieur et qu’elle n’est pas vécue comme un heureux évènement.
    Clara est une femme accomplie, Directeur Financier à trente-quatre ans, ambitieuse et déterminée. Elle ne fait preuve d’aucune empathie à l’égard de ses collaborateurs qu’elle mène à la baguette ; elle n’a même pas remarqué la grossesse avancée de son assistante !
    Côté vie privée, elle partage son quotidien avec un homme attentif et amoureux, ils forment un couple parfait, moderne et stable.
    Pourtant, le désir d’enfant de son mari la déstabilise, suscite de violents tourments. Elle y consent malgré la réticence de tout son être.
    La grossesse qui suit la précipite encore plus dans des délires aux frontières de l’équilibre mental. Des souvenirs d’enfance l’assaillent, le fardeau que porte Clara remonte à son enfance, aux propos et comportements de sa mère.
    L’arrivée du bébé scellera la descente aux enfers de Clara.
    L’auteure n’épargne pas le lecteur. J’ai trouvé les propos de Clara à l’égard de son bébé dérangeants parfois, douloureux souvent. Le bébé est une « petite furie », une « sauvageonne », l’allaitement est une torture. Clara ne prononce jamais le nom de sa fille qui ne sera révélé qu’à la page 375, lorsque Clara entame une thérapie.
    Plus qu’un roman, c’est un livre document écrit par une professionnelle de la relation mère /enfant que j’ai lu d’une traite tellement il interpelle et dérange aussi.
    J’ai été bouleversée pour ce bébé qui arrive au monde dans d’étranges conditions et par cette mère déboussolée dont les réactions de rejet frôlent la maltraitance. Heureusement le père est présent, attentif et protecteur.
    Vous l’aurez compris, nous sommes loin des clichés sur la maternité. Le sujet est fort, les propos sans filtre. Devenir mère relève parfois de l’exploit et nécessite un accompagnement par des professionnels bienveillants et attentifs ne serait-ce que pour prévenir les dérapages comme le syndrome du bébé secoué.