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Francois Boucq

Francois Boucq
François Boucq est né à Lille en 1955. Très jeune et sans formation particulière, il propose des caricatures à des magazines comme Le Point ou L'Expansion qui les publient. Il signe plusieurs albums mais c'est avec Les pionniers de l'aventure humaine (Casterman 1984) qu'il connaît la notoriété. D... Voir plus
François Boucq est né à Lille en 1955. Très jeune et sans formation particulière, il propose des caricatures à des magazines comme Le Point ou L'Expansion qui les publient. Il signe plusieurs albums mais c'est avec Les pionniers de l'aventure humaine (Casterman 1984) qu'il connaît la notoriété. Depuis lors sont parus, toujours chez Casterman, La femme du magicien (1986) - qu'il cosigne avec Jérôme Charyn et qui obtient l'Alfred du meilleur album la même année - Point de fuite pour les braves (1986), La pédagogie du trottoir (1987), Bouche du diable (1990, scénario de Charyn) et, à partir de 1992, sur un scénario de Jodorowsky, la série Face de Lune (deux albums sur trois déjà publiés). Rappelons que La dérisoire effervescence des comprimés a obtenu en 1991 le Prix du meilleur album BD à Charleroi et le Prix RTL de la bande dessinée. En 1993, il nous a donné Un point c'est tout, suivi, en 1994, de Les dents du recoin, le premier album des aventures de Jérôme Moucherot. En 1996, Boucq nous propose une suite de petites histoires mettant en scène la Mort, mais à sa façon, c'est à dire avec humour, légèreté et talent : c'est La rage de vivre. Cet album est suivi en 1998 de Sus à l'imprévu ! et du Péril pied-de-poule, deux albums consacrés à Jérôme Moucherot. Le quatrième album de cette série, J'assure ! est paru en octobre 1999. François Boucq a été désigné Grand Prix de la bande dessinée Angoulême 1998 pour l'ensemble de son oeuvre.

Avis sur cet auteur (8)

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    Couverture du livre « New York cannibals » de Jerome Charyn et Francois Boucq aux éditions Lombard

    Bruno (BMR) sur New York cannibals de Jerome Charyn - Francois Boucq

    Après le très beau Little Tulip qu'on vient juste de relire (l'album datait de 2014), le duo franco-américain remet cela avec François Boucq aux dessins et Jerome Charyn au récit.
    C'est un peu une suite au précédent album : on retrouve quelques uns des personnages et même quelques fantômes...
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    Après le très beau Little Tulip qu'on vient juste de relire (l'album datait de 2014), le duo franco-américain remet cela avec François Boucq aux dessins et Jerome Charyn au récit.
    C'est un peu une suite au précédent album : on retrouve quelques uns des personnages et même quelques fantômes revenus des camps de la Kolyma.
    Cette fois, c'est l'ancienne protégée du tatoueur, la japonaise Azami, qui a grandi et désormais tient le haut du pavé des rues de New York (et la une de couverture).
    La recette est la même avec côté dessins, les corps, les visages et les tatouages où excelle François Boucq et côté scénario, une histoire plus 'américaine' mais toujours bien noire, forcément avec un titre pareil ...
    L'album apparait plus classique que le précédent, l'effet de découverte ne joue plus, et si cela reste tout de même une excellente BD, on a trouvé ce Little Paul un cran en-dessous de Little Tulip.
    Mais les deux font la paire !
    Pour celles et ceux qui aiment les tatouages.

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    Couverture du livre « Little Tulip » de Jerome Charyn et Francois Boucq aux éditions Lombard

    Bruno (BMR) sur Little Tulip de Jerome Charyn - Francois Boucq

    ❤️ Coup de cœur pour ce très bel album que ce Little Tulip, avec de superbes dessins de François Boucq sur un excellent scénario de l'américain Jerome Charyn.
    Le script fait s'entrecroiser deux périodes : 1947, le jeune Paul se voit brutalement déporté avec ses parents au goulag de la Kolyma et...
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    ❤️ Coup de cœur pour ce très bel album que ce Little Tulip, avec de superbes dessins de François Boucq sur un excellent scénario de l'américain Jerome Charyn.
    Le script fait s'entrecroiser deux périodes : 1947, le jeune Paul se voit brutalement déporté avec ses parents au goulag de la Kolyma et se retrouve bien vite orphelin dans les pattes des malfrats qui font régner leur terreur sur le camp.
    Son don pour le dessin (hérité de son américain et couillon de père, venu en URSS dessiner des décors pour Eisenstein avant de se faire dénoncer pour le goulag), son don pour le dessin va assurer sa promotion au rang de tatoueur des gangs de la Kolyma.
    Seconde histoire, 1970, Paul a bien vieilli mais continue de dessiner et de tatouer à New-York (la ville fétiche de Charyn), tirant des portraits robots pour la police à la recherche d'un serial-killer déguisé en père noël.
    Bien entendu les deux périodes, les deux intrigues vont s'entrecroiser et plutôt deux fois qu'une. Le scénario est plutôt bien monté qui enchaîne les événements d'une époque après l'autre comme s'ils se répétaient à 25 ans de distance.
    Mais il n'y a pas que les péripéties qui s'imbriquent, c'est aussi le cas des dessins puisque les tatouages dessinés sur les corps forment presque une BD dans la BD et là encore, les effets de cadrage et de mise en scène sont plutôt bien vus.
    Bref, voilà un album sacrément bien foutu, tout en échos et répons, une histoire de deux enfances sans innocence, une histoire dense et violente qui se lit trop rapidement mais que l'on va feuilleter plusieurs fois avant de refermer.
    Les dessins fouillés de François Boucq rappellent un peu le Jean Giraud de Blueberry et, avec des visages et des corps très expressifs, sont au même niveau d'exigence que le scénario.
    Les deux compères viennent de sortir un nouvel album, New York cannibals, qui s'annonce comme une suite plutôt réussie. On vous en parlera donc bientôt et c'est pourquoi on avait ressorti cette Petite Tulipe qui datait de 2014.
    Pour celles et ceux qui aiment les tatouages.

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    Couverture du livre « Bouncer T.11 ; l'échine du dragon » de Francois Boucq et Alexandro Jodorowsky aux éditions Glenat

    Lionel Arnould sur Bouncer T.11 ; l'échine du dragon de Francois Boucq - Alexandro Jodorowsky

    Chronique précédemment publiée sur le blog www.sambabd.net


    Bon, en tout cas, avec Bouncer, on n’est jamais déçu. On se dit que ça va être tip-top et c’est… Tip-top ! Au dessin, comme au scénario… Et en plus, maintenant c’est la même personne, ce qui facilite les choses quand on veut...
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    Chronique précédemment publiée sur le blog www.sambabd.net


    Bon, en tout cas, avec Bouncer, on n’est jamais déçu. On se dit que ça va être tip-top et c’est… Tip-top ! Au dessin, comme au scénario… Et en plus, maintenant c’est la même personne, ce qui facilite les choses quand on veut remercier l’auteur. Donc, merci François Boucq de nous livrer un deuxième et dernier tome de ce diptyque à la hauteur du premier.

    Les ingrédients qui faisaient la qualité du premier tome (le 10, suivez un peu…) sont toujours présents et, bien entendu, complétés par de nouveaux… ou plutôt de nouvelles… Eh oui, le méchant, El cuchillo, est encore là, bien sûr, toujours aussi cruel, semant quelques cadavres sur son passage et plus que jamais obnubilé par l’or maudit de Maximilien. L’éléphantesque comtesse qui n’a de noble que le titre mais (VRAIMENT) rien d’autre, continue également de nous imposer son indisposante présence. Le skull (hérité des tomes 9 et 10) ne cesse de s’acharner sur notre héros et les soldats mexicains se font berner comme dans un bon vieux film de Zorro… Bref, tout est en place… Tout est en place, en effet, pour franchir un palier dans l’horreur avec la rencontre aussi inattendue que terrifiante que nos amis Bouncer et sa troupe vont faire dans le désert de sable blanc où se trouve le trésor.

    Je ne vous en dis pas plus pour ne rien divulgacher, mais on peut dire que ça dépote… voire même que ça débite ! (En un seul mot !)

    Je ne m’attarderai pas sur le dessin, sublime… blablabla… trait précis… blablabla… cadrages impeccables… blablabla… magnifique… blablabla… paysages à couper le souffle… blablabla… cacahuètes… blablabla… superbes couleurs… blablabla… visages… blablabla… détails… blablabla… cadrages… etc. (Un intrus s’est glissé dans cette liste…).

    Bref, une fois de plus, un excellent Bouncer qui tient toutes les promesses du tome précédent. Et en même temps, n’est-il pas un homme de parole ?

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    Couverture du livre « Bouncer T.10 ; l'or maudit » de Francois Boucq et Alexandro Jodorowsky aux éditions Glenat

    Lionel Arnould sur Bouncer T.10 ; l'or maudit de Francois Boucq - Alexandro Jodorowsky

    Chronique précédemment publiée sur le blog www.sambabd.be


    Bien, bien, bien… Alors… Comment vous dire ..? Bouncer, c’est la classe ! En quelques années, cette série est devenue l’une des références de la BD contemporaine, et c’est tout sauf un hasard. Que l’on parle du dessin ou des...
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    Chronique précédemment publiée sur le blog www.sambabd.be


    Bien, bien, bien… Alors… Comment vous dire ..? Bouncer, c’est la classe ! En quelques années, cette série est devenue l’une des références de la BD contemporaine, et c’est tout sauf un hasard. Que l’on parle du dessin ou des scénarios, tout est excellent chez Bouncer. Ce nouveau tome, le premier d’un diptyque, n’échappe heureusement pas à cette règle (immuable ?) malgré l’absence de Jodorowsky au scénario.

    En effet, François Boucq nous rappelle ici qu’il n’est pas uniquement un dessinateur hors-pair, mais qu’il peut également relever avec brio le défi de nous pondre une très bonne histoire de son manchot de cowboy. Entre quiproquo tragique (on parle tout de même de la mort d’une fillette…), réalité historique (l’exécution de l’Empereur Maximilien d’Autriche par Benito Juarez en 1867) et trésor mythique (le fameux Or de Maximilien, déjà évoqué dans plusieurs tomes de la série XIII), on peut dire que l’on est servi question intrigue. D’autant que Boucq n’oublie pas les ingrédients habituels de sa série, à savoir la cruauté ordinaire de ces « braves gens » prêts à lyncher le moindre amérindien qui traîne dès qu’ils en ont l’occasion, le racisme ordinaire des passants qui insultent une asiatique dans la rue lorsqu’ils la croisent ou encore, le non moins ordinaire irrésistible appât de l’or qui semble justifier toutes les monstruosités possibles et imaginables… Bref, Welcome to the West…

    Côté dessin, je ne peux que me répéter, mais c’est sublime ! Le trait est précis, les cadrages cinématographiques sont au millimètres, les couleurs, qu’elles soient éclatantes quand on est au soleil dans les grands espaces ou ternes quand l’ambiance le demande, possèdent toujours ce rendu « crade » si caractéristique de l’Ouest américain de cette seconde moitié du XIXème siècle. Les paysages sont grandioses et les villes sont magnifiquement travaillées (les villes mexicaines sont superbes !). Les mouvements des personnages sont à tomber et leurs expressions nous disent tout de ce qu’ils pensent ou ressentent. Bref, Je pourrais noyer des pages et des pages Internet sous l’encre de mon clavier Logitech™ pour vous dire à quel point je trouve le dessin de Boucq exceptionnel, mais je risquerais de vous perdre.

    Bref, une nouveau tome excellent d’une série exceptionnelle. N’hésitez pas une seconde !