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Fabrice Humbert

Fabrice Humbert

Fabrice Humbert nait à Saint-Cloud, à une date que l’auteur refuse de dévoiler. Fils d’un père assureur et d’une mère qui travaille dans la communication, il est agrégé de lettres modernes. Sa thèse de doctorat porte sur l’autobiographie dans l’œuvre de Louis Calaferte. Fabrice Humbert est profes...

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Fabrice Humbert nait à Saint-Cloud, à une date que l’auteur refuse de dévoiler. Fils d’un père assureur et d’une mère qui travaille dans la communication, il est agrégé de lettres modernes. Sa thèse de doctorat porte sur l’autobiographie dans l’œuvre de Louis Calaferte. Fabrice Humbert est professeur de littérature dans un lycée des Yvelines.

Très jeune, dès l’âge de 20 ans, Fabrice Humbert envisage de devenir écrivain. Son premier roman, Autoportraits en noir et blanc, parait en 2001. Il faudra cependant attendre 2009 et la publication d’un troisième roman, L’Origine de la violence, pour que l’auteur rencontre un succès plus large. Ce livre est récompensé par différents prix, notamment le Prix Orange du livre. Une adaptation sur grand écran est également réalisée par Elie Chouraqui en 2016. Le quatrième roman de Fabrice Humbert, La Fortune de Sila, est également lauréat de différents prix littéraires.

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Articles en lien avec Fabrice Humbert (13)

Avis sur cet auteur (66)

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    Couverture du livre « La fortune de Sila » de Fabrice Humbert aux éditions Le Livre De Poche

    OLYMPE sur La fortune de Sila de Fabrice Humbert

    avait publié ce livre, "La fortune de Sila", où il est question de violence, en décrivant plusieurs personnages particuliers.

    Le livre débute dans le restaurant d'un grand hôtel parisien, en juin 1995, où un client frappe violemment un serveur. Sila intervient parce que celui-ci a voulu...
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    avait publié ce livre, "La fortune de Sila", où il est question de violence, en décrivant plusieurs personnages particuliers.

    Le livre débute dans le restaurant d'un grand hôtel parisien, en juin 1995, où un client frappe violemment un serveur. Sila intervient parce que celui-ci a voulu réprimander un petit garçon turbulent.
    Les autres clients de ce restaurant ne bronchent pas devant cette scène.
    A partir de là, l'auteur décrit chacun de ces personnages, où l'un est brutal, l'autre lâche. Seules les femmes se montrent sensibles.
    Avec ce roman, Fabrice Humbert ne parle pas seulement de la violence qui s'est produite dans ce lieu, mais il nous mène dans le monde de la finance aussi bien anglaise qu'américaine ou soviétique

    En fait, si l'histoire commence avec le personnage de Sila, jeune serveur noir, ce n'est pas tellement de lui dont il est question. Il est surtout question du parcours de chacun, ce qui est intéressant et largement décrit.

    La lecture de ce livre m'a donné une bonne impression pour l'auteur et pour son écriture captivante

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    Couverture du livre « Les mots pour le dire ; de la haine et de l'insulte en démocratie » de Fabrice Humbert aux éditions Gallimard

    voyages au fil des pages sur Les mots pour le dire ; de la haine et de l'insulte en démocratie de Fabrice Humbert

    Dans ce “Tract” d’à peine 45 pages, Fabrice Humbert pose un constat décourageant : “Nous sommes pris en étau entre une parole politique dévitalisée, perdue dans les habiletés rhétoriques et les ruses, et un hurlement systématique, dénué de raison, sinon d’habileté démagogique, d’une partie de la...
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    Dans ce “Tract” d’à peine 45 pages, Fabrice Humbert pose un constat décourageant : “Nous sommes pris en étau entre une parole politique dévitalisée, perdue dans les habiletés rhétoriques et les ruses, et un hurlement systématique, dénué de raison, sinon d’habileté démagogique, d’une partie de la société civile. Le piège de cette double parole, c’est qu’elle est intéressée mais sans vraie signification pour une démocratie. Or une société ne peut subsister si elle n’a pas de sens“.

    A partir de là, il formule dix “propositions” dans lesquelles il tente d’expliquer les origines du malaise actuel du débat démocratique, avant de montrer que le dialogue est précisément la condition sine qua non d’une société démocratique.

    Pourquoi une partie de la société civile s’acharne-t-elle à déverser haine et insultes sur tout qui ne partage pas son avis? Pour Fabrice Humbert, cela s’explique, d’une part, par la dévitalisation du langage politique : fondé sur “le rêve d’une parole en acte”, c’est-à-dire sur l’idée que parler suffirait pour régler les problèmes, le langage politique déçoit (ne peut que décevoir), puisque ses mots ne sont/font pas la réalité. Ils sont impuissants, tournent autour du pot (la langue de bois), ne rendent pas compte de la complexité du réel, simplifient, et dans le pire des cas, sont mensongers. Utilisés à tort et à travers, leur sens est galvaudé, dilué, perdu. L’abstraction et la technicité du discours (parler de chiffres et statistiques plutôt que des individus) n’aident pas vraiment. C’est dans cette faille que s’engouffrent les populismes, qui ont beau jeu de dénoncer les manquements du système et de compenser cette dévitalisation en sortant (hurlant) d’autres grands mots, les majuscules, l’emphase et les superlatifs.

    D’autre part, il y a, dans une démocratie, la puissance de l’opinion publique, qui de nos jours s’exprime largement par le biais des réseaux sociaux. Souvent bruyamment, à l’emporte-pièce, dans une cacophonie assourdissante. Il ne suffit pas de parler fort pour être entendu, il faut parler plus fort que le voisin sous peine de ne pas l’être. “Les réseaux révèlent le besoin de chacun d’exprimer son individualité […]. La quête d’égalité qu’on lit partout, égalité sociale, sexuelle, raciale, est une lutte pour la reconnaissance de chacun à exister en lui-même“. Or le rôle de la démocratie et du politique “consiste à harmoniser […] l’affirmation des désirs individuels”. Mais comment harmoniser lorsque l’Autre, forcément différent puisque chacun est unique, est considéré d’emblée comme un ennemi et à ce titre, systématiquement disqualifié, éliminé symboliquement (cf la cancel culture), dans l’outrance et l’hystérie ? Ajoutons à cela que le débat public est un théâtre, avec ce que cela suppose de spectacle, de posture, de rôle à jouer et donc d’illusion. Ajoutons-y aussi que tout discours nuancé devient inaudible dans cette surenchère de violence verbale, et on ne sait plus trop comment s’y prendre pour résoudre cette quadrature du cercle.

    Face à ce déferlement polémique, la clé serait de (ré)admettre le doute. Sauf que personne n’aime l’incertitude, guère rassurante. Mais les affirmations assenées avec aplomb nuisent au dialogue, à force de rhétorique puissante mais creuse, et versent rapidement dans l’arrogance et le dogmatisme. Le doute au contraire est la condition de la liberté de penser, et la bride à l’agressivité verbale. Avec une cerise sur le gâteau : le rétablissement de l’écoute de l’autre.
    Le dialogue et le compromis comme solution/résolution de la haine et de l’insulte dans le débat démocratique, c’est un idéal difficile à atteindre, et l’auteur en est bien conscient : le compromis exige temps, patience, gestion d’intérêts contradictoires, bonne volonté générale et une forme d’empathie. Alors, vœu pieux ? Quoi qu’il en soit, Fabrice Humbert, lucide, termine sur une boutade désabusée : “Ce texte sera annulé. Ce texte n’insulte pas. Ce texte ne hurle pas. Ce texte ne crie pas au scandale. A ce titre, il ne sera ni lu ni pris en compte. C’est sa limite et son éthique“.

    Bon en fait, il y a quand même quelqu’un qui l’aura lu, et pris en compte, moi; mais qui suis-je… Toujours est-il que “Les mots pour le dire…” est un texte dense, riche, intelligent, étourdissant de finesse et de subtilité. Peut-être vain (comme le sous-entend l’auteur) mais indispensable pour qui voudrait prendre un peu de hauteur pour réfléchir posément au monde comme il va (mal).

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    Couverture du livre « Le monde n'existe pas » de Fabrice Humbert aux éditions Gallimard

    HEIM sur Le monde n'existe pas de Fabrice Humbert

    Une lecteur mitigée que ce nouveau roman de Fabrice Humbert.
    La 4ème de couverture laissait entrevoir une enquête menée par Adam Vollmann pour tenter de faire innocenter son ancien ami de lycée, Ethan Shaw. Après tant d'années, qu'allait-il trouver ? L'amitié allait-elle être aussi solide que...
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    Une lecteur mitigée que ce nouveau roman de Fabrice Humbert.
    La 4ème de couverture laissait entrevoir une enquête menée par Adam Vollmann pour tenter de faire innocenter son ancien ami de lycée, Ethan Shaw. Après tant d'années, qu'allait-il trouver ? L'amitié allait-elle être aussi solide que dans le passé ? Le résumé m'a fortement intéressé en tout cas.

    Toutefois, cette enquête m'a vraiment laissé sur ma faim. J'ai eu une impression de lenteur, tout le long de la lecture, attendant une avancée narrative qui ne venait pas. La dernière partie du livre est même une grosse déception car je me suis perdu dans la toile d’araignée dressée par l'auteur dans son désir de mêler fiction et réalité.
    La thème du complot est bien présenté et très actuel, sous l'angle des fake news, du pouvoir des images trafiquées et de l'utilisation d'Internet à des fins complotistes. Seulement chez moi ça a fait "plouf" car j'ai été trop désarçonné par la désarticulation narrative finale.
    Une lecture qui peut décevoir, surprendre ou enthousiasmer mais pas moi.

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    Couverture du livre « Le monde n'existe pas » de Fabrice Humbert aux éditions Gallimard

    Le porteur d'histoire sur Le monde n'existe pas de Fabrice Humbert

    Le synopsis est prometteur, tel une bande annonce, il distille dans, le cerveau, les informations nécessaires qui viennent chatouiller la curiosité.

    La scène d'ouverture du livre est grandiose. Elle ressemble à s'y méprendre à une de ces scènes hollywoodiennes qui vous promettent un bon...
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    Le synopsis est prometteur, tel une bande annonce, il distille dans, le cerveau, les informations nécessaires qui viennent chatouiller la curiosité.

    La scène d'ouverture du livre est grandiose. Elle ressemble à s'y méprendre à une de ces scènes hollywoodiennes qui vous promettent un bon moment. L'homme recherché apparaît sur les écrans géants de time square, le monde a les yeux rivés sur lui, il est l'homme à abattre.

    Nous, spectateurs, nous sommes dans la peau d'Adam Vollmann, nous connaissons cette homme et savons qu'il est innocent.

    Dans cette narration à la première personne, nous nous replongeons dans les années lycées de ces deux personnages. Nous découvrons qui était Ethan Show, le présumé meurtrier.

    Plus les pages passent, plus nous descendons dans les mécanismes de pensée du narrateur, par moment vérité, illusion, vrai, faux tout ce mélange. Mais n'est ce pas là toute la subtilité de ce livre ? Découvrir le vrais du faux. Dans notre aire où information et désinformation se côtoie. Où les fake news ont plus d'importance que LA vérité.

    Alors, je n'ai qu'une chose à vous suggérer, rentrez dans la peau d'Adam Vollmann et menez l'enquête, elle en vaut le détour.

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