Fabrice Humbert

Fabrice Humbert

Fabrice Humbert nait à Saint-Cloud, à une date que l’auteur refuse de dévoiler. Fils d’un père assureur et d’une mère qui travaille dans la communication, il est agrégé de lettres modernes. Sa thèse de doctorat porte sur l’autobiographie dans l’œuvre de Louis Calaferte. Fabrice Humbert est profes...

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Fabrice Humbert nait à Saint-Cloud, à une date que l’auteur refuse de dévoiler. Fils d’un père assureur et d’une mère qui travaille dans la communication, il est agrégé de lettres modernes. Sa thèse de doctorat porte sur l’autobiographie dans l’œuvre de Louis Calaferte. Fabrice Humbert est professeur de littérature dans un lycée des Yvelines.

Très jeune, dès l’âge de 20 ans, Fabrice Humbert envisage de devenir écrivain. Son premier roman, Autoportraits en noir et blanc, parait en 2001. Il faudra cependant attendre 2009 et la publication d’un troisième roman, L’Origine de la violence, pour que l’auteur rencontre un succès plus large. Ce livre est récompensé par différents prix, notamment le Prix Orange du livre. Une adaptation sur grand écran est également réalisée par Elie Chouraqui en 2016. Le quatrième roman de Fabrice Humbert, La Fortune de Sila, est également lauréat de différents prix littéraires.

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Articles en lien avec Fabrice Humbert (13)

Avis sur cet auteur (92)

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    Couverture du livre « Le monde n'existe pas » de Fabrice Humbert aux éditions Gallimard

    Marie Kirzy sur Le monde n'existe pas de Fabrice Humbert

    Cela démarre par des pages limpides et lumineuses emplies de mélancolie et de sensualité. Celle du narrateur qui se remémore son adolescence difficile, traversée par l'aura d'un être solaire qui sera son seul ami, son premier amour ( platonique ) aussi : Ethan, star du lycée, sportif accompli,...
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    Cela démarre par des pages limpides et lumineuses emplies de mélancolie et de sensualité. Celle du narrateur qui se remémore son adolescence difficile, traversée par l'aura d'un être solaire qui sera son seul ami, son premier amour ( platonique ) aussi : Ethan, star du lycée, sportif accompli, beau et blond comme Redford dans Nos plus belles années.

    C'est cet être parfait qui est accusé vingt ans plus tard d'avoir violé et tué une jeune fille de 16 ans. Inconcevable pour le narrateur , devenu journaliste, qui part enquêter au fin fond du Colorado, à Drysden pour prouver l'innocence d'Ethan. S'en suis une première partie, à énigme, classique mais avec une tonalité douce et étrange qui flotte au fil des pages.

    Petit à petit se révèle une petite ville métaphore de l'Amérique profonde qui voue un culte à la virilité, à la norme, aux apparences, qui hait les déviants, les différents, au point de légitimer la violence. Petit à petit, se révèle le passé du narrateur, un passé qui remonte, empreint de souffrances et douleurs, et qui forcément biaise la recherche de vérité.

    A mi-chemin, Fabrice Humbert fait basculer l'enquête vers une quasi dystopie ultra réaliste. le récit se complexifie, frise par moment l'hermétisme car il devient de plus en plus en exigeant qui sollicite l'intelligence du lecteur et sa capacité à réfléchir de façon large sur notre société. Et si Ethan et sa victime supposée n'étaient que des personnages ? Et si nous nous nous étions changés tous en personnages ? Des personnages de fiction à l'ère de la dématérialisation accélérée derrière nos écrans.

    L'auteur s'interroge sur la vérité, sur l'identité à notre époque pourrie par les fake news et l'omniprésence des réseaux sociaux. Pas un hasard si le roman s'ouvre sur les écrans géants de Times Square qui renvoient l'image du supposé criminel en fuite.

    Ce changement de braquet du récit est passionnant, l'auteur développant sa thèse à coup de références intelligemment disséminées ( Hitchcock, Hewingway, Welles, Garcia Marquez )

    C'est aussi très déstabilisant aussi car on perd le fil de l'enquête avec une mise en abyme qui en devient vertigineuse, avec des décalages de plus en plus décalés. Les bots qui envoient des messages, les fermes de clics, les logiciels de retouche indétectables ... et si la jeune fille américaine assassinée n'existait même pas ? Est-on coupable de quelque chose qui ne s'est pas passé ? Le dénouement, abrupt, m'a laissé, tout de même, un goût d'inachevé. J'avais sans doute envie, très scolairement, de mieux comprendre. Je n'ai pas tout compris. Il faudra que je m'y plonge à nouveau. Le matériau littéraire est riche et le mérite/

    J'ai donc refermé le livre avec beaucoup plus de questionnements que de réponses, et je pense que c'était le but de l'auteur que de nous livrer ainsi un roman exigeant, éminemment contemporain, prenant sans cesse le lecteur à contrepied, incapable de démêler le vrai du faux jusqu'à la paranoïa. le titre prend tout son sens dans cette réflexion pertinente sur l'illusion de nos vies.

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    Couverture du livre « Le monde n'existe pas » de Fabrice Humbert aux éditions Gallimard

    Charlène Cherbonnel sur Le monde n'existe pas de Fabrice Humbert

    Ce roman me laisse perplexe.
    J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur. Le style narratif et descriptif m’a bien plu, la lenteur du récit aussi. Il y a des passages d’une beauté, c’est très poétique par moment. C’est cela qui m’a fait tenir durant toute ma lecture.
    Mais l’histoire, le fond de...
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    Ce roman me laisse perplexe.
    J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur. Le style narratif et descriptif m’a bien plu, la lenteur du récit aussi. Il y a des passages d’une beauté, c’est très poétique par moment. C’est cela qui m’a fait tenir durant toute ma lecture.
    Mais l’histoire, le fond de ce roman m’a laissé dubitative. Je me suis laissée emportée tout au long du récit par la plume et puis durant les 50 dernières pages, la dure réalité m’a rattrapé.
    Pourtant il y avait matière à bien écrire sur le sujet des fake news, du travail des journalistes, sur l’homophobie, le mal être des adolescents. Par moment je me suis retrouvée en suspen comme pour l’enquête d’investigation Les faire taire. Il aurait fallu plus creuser pour rendre les choses plus réalistes, où alors moins de sujets. Le coup monté, l’histoire d’Ethan Shaw, les paroles des témoins et des habitants... qu’est-ce qui appartient au rêve ou à la vérité ? De même que Christopher Mantel a changé de prénom en quittant son village pour devenir Adam Vollman. On navigue perpétuellement entre mensonge et réalité, c’est très perturbant, pour à la fin s’y perdre complètement. Toute vérité est discrédité et tout mensonge trouve de la véracité. Le récit est trop alambiqué.
    J’avoue ne pas avoir compris ce qu’à voulu démontrer Fabrice Humbert ici.

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    Couverture du livre « Comment vivre en héros » de Fabrice Humbert aux éditions Gallimard

    Marie Hélène Fasquel sur Comment vivre en héros de Fabrice Humbert

    Un roman dont le titre est une question, ce n’est pas courant. Soit la réponse est dans le texte, soit, c’est au lecteur de la trouver. Fabrice Humbert a gagné le pari de nous faire réfléchir sur le mythe du héros à travers un héros – en fait, plutôt le personnage principal, ne mélangeons pas...
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    Un roman dont le titre est une question, ce n’est pas courant. Soit la réponse est dans le texte, soit, c’est au lecteur de la trouver. Fabrice Humbert a gagné le pari de nous faire réfléchir sur le mythe du héros à travers un héros – en fait, plutôt le personnage principal, ne mélangeons pas tout !- peu héroïque en fin de compte ! Professeur, mais pas ce professeur passionnant, en quête de projets ambitieux, non, un professeur médiocre, à la scolarité médiocre, qui, malgré un prénom qui le prédestinait à l’héroïsme, malgré une enfance baignée dans cette notion éprouvée par un père héros de la résistance, ne sera jamais ce héros qu’il rêve d’incarner ! En effet, à la suite d’un acte de totale lâcheté selon lui et son père en tout cas, il va, toute sa vie, essayer de dépasser ce jugement et va même, en 38 secondes, changer de vie, en sauvant la princesse en danger, qu’il épousera dans la foulée. Rédemption ? Non, même pas, car il ne sera jamais satisfait de sa vie et le cercle vicieux de ce besoin tout-puissant et maladif d’héroïsme, d’abord ressenti par son père, qui par un acte manqué, ne s’acceptera jamais, puis lui-même et finalement son fils, qui ne supportera même pas sa vie… Ce qui semble véritablement être au cœur de Comment vivre en héros ? est bien plus profond que le simple mythe du héros, mais touche plus que tout aux mythes de l’éternel retour et de Sisyphe ainsi qu’à l’absurde tel que Camus l’a analysé et décrit : ce livre est en fait très proche, à certains niveaux, de L’étranger, de Hamlet aussi, dans sa révolte, dans son analyse de ce qui fait de nous des héros ou pas. Il n’y a qu’à penser à Jean Moulin, à Alexandre, à Gengis khan, et à tant d’autres ! En fin de compte le véritable héros c’est Bouli qui jusqu’à la mort va, malgré le danger, se poser en héros qui se défend : sa mort même correspond à sa façon de vivre et souligne l’importance pour lui de ne pas être simplement ordinaire…

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    Couverture du livre « L'origine de la violence » de Fabrice Humbert aux éditions Lgf

    Bibliza29 sur L'origine de la violence de Fabrice Humbert

    Et...quelle découverte ! De tous les romans que j'ai reçu, c'est celui là que j'avais envie de lire en premier car son sujet m'intéressait. Un homme, lors d'une visite à Buchenwald tombe sur une photo d'un détenu. Il ressemble beaucoup à son père , mais chronologiquement, il est impossible que...
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    Et...quelle découverte ! De tous les romans que j'ai reçu, c'est celui là que j'avais envie de lire en premier car son sujet m'intéressait. Un homme, lors d'une visite à Buchenwald tombe sur une photo d'un détenu. Il ressemble beaucoup à son père , mais chronologiquement, il est impossible que ce soit lui. Mais alors qui est-il ? La ressemblance est vraiment frappante. A partir de là, le narrateur mène une quête (plus qu'une enquête) pour savoir qui est cet inconnu. La petite histoire rejoint alors la grande Histoire.
    Pendant ma lecture, j'ai souvent ressenti des effluves de Semprun, pour l'histoire et la réflexion sur les camps ; de Modiano, pour la quête sur un passé flou ; et de Philippe Grimbert pour l'art du secret.
    Le narrateur s'interroge sur le drame du XXè siècle qu'a été la Shoah, sur les récits qu'on peut en faire.
    Un excellent roman sur l'Histoire, la Shoah, l'écriture, l'identité.

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