Evelyne Pisier

Evelyne Pisier

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Avis (30)

  • Couverture du livre « Et soudain, la liberté » de Evelyne Pisier et Caroline Laurent aux éditions Les Escales

    Miss Marple sur Et soudain, la liberté de Evelyne Pisier - Caroline Laurent

    Mona et Lucie, deux beaux portraits de femme : étonnante Lucie, femme enfant, charmeuse, femme objet achetée et vendue ou peu s'en faut, comme cela se faisait dans les bonnes familles. N'oublions pas que le mariage est ( était) la prostitution institutionnalisée.. il n'y a pas si...
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    Mona et Lucie, deux beaux portraits de femme : étonnante Lucie, femme enfant, charmeuse, femme objet achetée et vendue ou peu s'en faut, comme cela se faisait dans les bonnes familles. N'oublions pas que le mariage est ( était) la prostitution institutionnalisée.. il n'y a pas si longtemps !!
    Elle a mis du temps Mona à se révolter, mais une fois partie.. plus rien ne l'arrête, tous les sujets sont bons et elle est admirable.. presque outrancière !!
    Quelques exceptions pour sa fille quand même, les études plutôt que Castro !! Elle a tellement souffert de son manque de culture, de l'interruption de ses études pour cause de grossesse, que rien ne doit s'opposer à l'obtention d'un diplôme, sa fille sera docteur et agrégée.. la première en droit d'ailleurs, mais elle aura une vie tellement différente de celle de sa mère.
    Lucie fera ses choix, elle qui dans sa petite enfance a failli tout perdre , même la vie !!dans un camp japonais au Vietnam à la fin de la guerre en 45, épisode peu connu de nous Français, et fort bien raconté, tout comme l'est la description de la vie des colons, colonisateurs en terres lointaines, le vocabulaire utilisé, les surnoms avilissants, la déshumanisation poussée à l’extrême !
    De fort belles femmes en vérité, un livre qui aurait pu être parfait si ce n'était cette dérive du moment, cette mode peut être, sans doute, je l'espère...

    Tous ces romans/documents/ autobiographies que nous avons lus.. me dérangent, ou plutôt dérangent ma vision de la littérature..qui jusque là, et cela me plaisait !! se divisait en «  genres » !!
    Mais est ce justement cette mode, cet engouement pour la confusion des genres qui s'applique également à la littérature ?? et qui me déplaît ??

    Outre l’éditrice qui a mis son grain de sel partout..
    Et qui donc a fait du roman d'Evelyne Pisier un document..personnel !!
    Autant j'aurais compris un préambule ou une postface.. autant ces chapitres qui lui sont entièrement dédiés.. me gênent !! DOMMAAAAAAGE

  • Couverture du livre « Et soudain, la liberté » de Evelyne Pisier et Caroline Laurent aux éditions Les Escales

    Mumu Dans le Bocage sur Et soudain, la liberté de Evelyne Pisier - Caroline Laurent

    Ce récit m'attirait à plusieurs titres : j'ai lu beaucoup de billets le concernant : plus ou moins enthousiastes, ensuite le thème : la condition féminine qui me touche particulièrement, et puis rien que la couverture : magnifique portrait de femme, regard étonnant..... à l'époque de la...
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    Ce récit m'attirait à plusieurs titres : j'ai lu beaucoup de billets le concernant : plus ou moins enthousiastes, ensuite le thème : la condition féminine qui me touche particulièrement, et puis rien que la couverture : magnifique portrait de femme, regard étonnant..... à l'époque de la révolution cubaine d'une femme qui assume ses choix, qui va jusqu'au bout mais avec un petit côté fleur bleue. Mais n'allons pas trop vite.
    Et d'ailleurs il n'est pas question d'une femme mais de 2 femmes, voir 3, non 4 : Mona, Lucie, Caroline, Guillemette, Marthe et puis de toutes les autres. Et tout commence avec Mona et là nous partons de loin.... Mariée à un homme raciste, colonialiste, pétainiste, antisémite, brutal etc..... tout pour plaire mais le problème c'est qu'il lui plaît, elle l'aime et il l'aime, elle le suivra au bout du monde, frôlera la mort avec sa fille (Lucie/Evelyne) dans les prisons japonaises durant la guerre d'Indochine, aura un amant, divorcera, reviendra.
    Lucie/Evelyne, une des auteures avec Camille Laurent, qui sont devenues très proches, très vite, amies de courte durée puisque Evelyne est décédée après quelques mois de collaboration. Un destin étonnant, qui fréquentera Fidel Castro, rencontrera Ché Guevara, épousera un médecin humanitaire de renom...... Un certain Bernard K (Victor dans le récit).
    J'ai été touchée, intéressée par l'amitié de ces deux femmes qui semble avoir été profonde, intense, ébauchée mais incomplète, mais tel n'était pas le but du livre. Et là est un peu le problème : biographie, roman, féminisme, amitié ...... tout se mélange un peu.
    Le personnage le plus marquant pour moi est Mona : peut être une question de génération mais aussi parce que c'est en partie cette génération qui a été de toutes les luttes féminines, sûrement par leurs parcours des années 40 : planning familial, avortement, contraception, liberté, droit à mourir dans la dignité etc..... Ce qu'elles ont vécu, enduré depuis si longtemps ont forgé une énergie, une force incroyables mais avec parfois des réflexes encore violents devant certaines causes (homosexualité) mais avec la lucidité de reconnaître ses erreurs pour Mona.
    Evelyne a été élevée par une mère qui a du se battre pour exister, pour gagner sa liberté, pour affronter le regard des hommes, de la classe bourgeoise dans laquelle elle vivait. Elle a permis ainsi à sa fille d'être libre et de faire ses choix, de vivre sa vie. On suit la lente transformation de cette mère, la prise de conscience de sa condition et tout ce qu'elle a refusé par la suite. Une vie libre, refusant le mariage par tout ce qu'il a de contraignant et d'enfermement, portant un regard sur la détresse humaine et une détermination à vouloir changer les choses. Agaçante parfois par sa passivité au début mais sûrement expliquée par l'amour qu'elle portait à son mari, par son éducation, mais active, combattante ensuite, jusqu'au bout refusant même de laisser le temps et la souffrance passer sur elle.
    Dans sa philosophie, rêver et agir se confondaient : elle voulait la vie mais en mieux. (p85)
    Du fait du décès d'Evelyne Pisier durant la rédaction de ce livre, Caroline Laurent a repris les rênes et ses interventions régulières au cours du récit sont parfois un peu gênantes car elles le coupent, interrompant le flux de l'histoire, mais peuvent aussi permettre de comparer, à 50 ans d'intervalles, que parfois les choses ne changent pas tant que cela ou que les combats du passé, au contraire, ont pu les modifier. Elle nous fait surtout partager l'amitié qui la liait à Evelyne, rapide, fulgurante, inexplicable sûrement une concordance de parcours, de passion.
    Pour moi un flash-back sur une époque, pas si lointaine, que j'ai connue, mais où les choses ont bougé un peu mais nous partions de loin, les combats étaient rudes, violents parfois, mais grâce au combat de certaines, en particulier Simone Veil et Simone de Beauvoir, nos vies ont changé et il n'est pas inutile de les rappeler (voir les récents scandales).
    On découvre également un Fidel Castro amoureux, assez caricatural même, bien loin de l'image que l'on peut s'en faire. Image média et intimité...... En parlant d'intimité je me suis interrogée sur l'absence de Marie-France Pisier dans le récit mais on en a l'explication à la toute fin du livre.
    Le livre est composé de 3 parties : la première retrace le parcours de Mona en Indochine, la deuxième traite de la découverte du féminisme par Mona grâce à Marthe et en particulier du deuxième sexe de Simone de Beauvoir, la troisième le retour à Paris et les combats.
    J'ai été beaucoup plus passionnée par la narration du parcours de Mona mais je ne comprends pas la volonté de modifier les prénoms alors qu'il est clairement établi qu'il s'agit d'une biographie enfin deux biographies : Mona et Lucie (Evelyne Pisier et sa mère). Soit on romance totalement soit on assume totalement surtout que certains personnages sont clairement révélés.
    Je pense que la lecture peut être très différente en fonction de l'âge que l'on a : pour une tranche d'âge ce sont les souvenirs plus ou moins bons, pour une tranche d'âge plus jeune c'est une découverte des luttes féminines et de la lente et difficile accession à la liberté pour les femmes.
    Lien : HTTP://MUMUDANSLEBOCAGE.WORD..

  • Couverture du livre « Et soudain, la liberté » de Evelyne Pisier et Caroline Laurent aux éditions Les Escales

    Mes écrits d'un jour sur Et soudain, la liberté de Evelyne Pisier - Caroline Laurent

    ‘Et soudain, la liberté’ récit autobiographique écrit à quatre mains. L’explication : au décès d’Évelyne Pisier, son éditrice Caroline Laurent relève le défi lancé par celle-ci : terminer le livre. Cette œuvre est bien plus qu’un livre, c’est la rencontre ou plutôt le coup de foudre amical entre...
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    ‘Et soudain, la liberté’ récit autobiographique écrit à quatre mains. L’explication : au décès d’Évelyne Pisier, son éditrice Caroline Laurent relève le défi lancé par celle-ci : terminer le livre. Cette œuvre est bien plus qu’un livre, c’est la rencontre ou plutôt le coup de foudre amical entre deux grandes femmes. « L’intensité d’une amitié, ça vous fait une joie pour mille ans, c’est comme un amour, ça vous rentre par le nombril et vous inonde tout entier. »
    Évelyne Pisier raconte l’histoire de sa famille à travers son personnage Lucie et celui de sa mère Mona. Lucie est née à Hanoï en 1941 d’une mère soumise et d’un père pétainiste et antisémite. « Trop d’ambiguïté. C’est ainsi qu’Évelyne résumait la relation de ses parents. Domination et soumission, jeux d’enfants et surenchère. » Mona est très amoureuse de son mari mais décide un jour de ne plus subir. De là s’enchaînent pour elle les relations, les divorces, les amants… Mona s’émancipe et devient féministe grâce à la lecture de Simone de Beauvoir. Lucie déteste son père jusqu’à l’ignorer. Elle fait de belles études et devient une femme d’action, qui mouille le maillot pour faire entendre sa voix, l’emmenant même jusqu’aux bras de Fidel Castro.
    En parallèle, Caroline Laurent, intègre son ressenti sur la construction du récit, elle se met à nu pour nous offrir sa propre histoire. Elle, fille de mauricienne dont la mère a connu la colonisation et la classification sociale. Elle se retrouve un peu dans les mots d’Evelyne Pisier. « Dans ma tasse de thé ont défilé tous les souvenirs, ceux qui nous unissaient directement, elle et moi, notre rencontre, nos échanges, nos dîners, mais aussi tous les autres, ceux qui lui appartenaient et qui, par un acte aussi troublant que merveilleux, étaient devenus les miens : l’histoire de sa famille, de sa vie, dont elle m’avait fait cadeau en choisissant la fiction. »
    Comment ne pas être sensible à ce texte, à cette écriture, à cette amitié, à ces parcours si symboliques ? ‘Et soudain, la liberté’ est de ces romans qui vous secouent à jamais de par son contenu. Des femmes au destin remarquable, engagées politiquement, prêtes à tout pour faire bouger leur société. 442 pages pour voyager de l’Indochine à Cuba en passant par la Nouvelle Calédonie lors d’évènements marquants du XXe siècle. Une lecture où je remarque à quel point la liberté des femmes a été difficile à atteindre, une lutte sans merci. C’est sincère, fort, prenant et unique en son genre. Et comme le dit si bien Caroline Laurent c’est un ‘OLNI objet littéraire non identifié’ !

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