Caroline Laurent

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Avis sur cet auteur (6)

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    Couverture du livre « Rivage de la colère » de Caroline Laurent aux éditions Les Escales

    Pineau A sur Rivage de la colère de Caroline Laurent

    Enorme coup de coeur.
    Caroline LAURENT est une formidable conteuse. Elle nous offre une épopée éminemment romanesque avec le personnage de Marie dont les aventures, y compris amoureuses, sont tumultueuses. Elle nous dresse un portrait de femme haut en couleur, de ces femmes libres que rien ne...
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    Enorme coup de coeur.
    Caroline LAURENT est une formidable conteuse. Elle nous offre une épopée éminemment romanesque avec le personnage de Marie dont les aventures, y compris amoureuses, sont tumultueuses. Elle nous dresse un portrait de femme haut en couleur, de ces femmes libres que rien ne saurait arrêter, pas même les hommes. Enfant, elle ne supportait pas les chaussures, les brides, les liens, elle allait et venait pieds nus !
    Ce qui m’a fascinée dans ce roman, c’est qu’il s’inspire d’une histoire vraie, celle d’un peuple sacrifié par des hommes que l'on dit grands de ce monde ! Dans la démarche de Caroline LAURENT, il y a la volonté de porter au grand jour une page de l'Histoire, de rendre publics des faits, méconnus.
    Dès les premières lignes, j’ai ressenti la force d’un propos au service d’un peuple exilé, arraché à sa terre, pour que justice lui soit rendue. Prêter sa plume aux Chagossiens est devenu pour elle "comme une nécessité".
    Caroline LAURENT mêle astucieusement et avec un immense talent la fiction à la réalité. Par le jeu de l'écriture et l'alternance des narrations, elle trace le sillon de la reconnaissance des droits de tout un peuple, peut-être la voie de la justice...
    Caroline LAURENT, c'est aussi une très belle personne, de ces femmes profondément généreuses qui offrent leur plume pour donner de la voix à ceux qui n'en ont pas. Elle nous livre un roman engagé. Caroline LAURENT mêle astucieusement et avec un immense talent la fiction à la réalité. Par le jeu de l'écriture et l'alternance des narrations, elle trace le sillon de la reconnaissance des droits de tout un peuple, peut-être la voie de la justice...
    Caroline LAURENT, c'est aussi une très belle personne, de ces femmes profondément généreuses qui offrent leur plume pour donner de la voix à ceux qui n'en ont pas. Elle nous livre un roman engagé.
    http://tlivrestarts.over-blog.com/2020/01/rivage-de-la-colere-de-caroline-laurent-6.html

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    Couverture du livre « Rivage de la colère » de Caroline Laurent aux éditions Les Escales

    Anita Millot sur Rivage de la colère de Caroline Laurent

    1967 : l’indépendance de l’Ile Maurice. Mais l’ile Maurice c’est aussi l’Archipel des Chagos, cédé aux britanniques - et du coup l’abandon de la petite ile de Diego Garcia. Un territoire qui n’était pas censé être occupé par des chagossiens pourtant bien présents et heureux d’y vivre …
    1971 :...
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    1967 : l’indépendance de l’Ile Maurice. Mais l’ile Maurice c’est aussi l’Archipel des Chagos, cédé aux britanniques - et du coup l’abandon de la petite ile de Diego Garcia. Un territoire qui n’était pas censé être occupé par des chagossiens pourtant bien présents et heureux d’y vivre …
    1971 : Ultimatum : il leur faut partir dans l’heure qui suit et tout quitter. Un acte d’une violence inouïe …
    2018 : début d’une lutte devant la Cour Internationale de Justice de La Haye, un conflit qui n’est toujours pas réglé …
    Rivage de la colère, c’est aussi la superbe histoire d’un amour hélas saccagé, imaginée par l’auteure. Un coup de foudre entre Marie-Pierre Ladouceur - que toute la famille appelle Marie - qui élève seule sa petite Suzanne et le beau Gabriel Neymorin, jeune bourgeois fraichement débarqué de Maurice, dont elle est tombée éperdument amoureuse dès le premier regard …
    Et c’est Josephin, le fruit de leur passion qui nous confie ses souvenirs et ceux de sa mère … Jalousie, rancoeur, rivalité mais aussi terrible injustice faite à un peuple honteusement dépouillé de sa terre et de ses origines légitimes.
    Un beau récit que nous offre Caroline Laurent et que je vous conseille de découvrir par vous-mêmes.

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    Couverture du livre « Rivage de la colère » de Caroline Laurent aux éditions Les Escales

    Dominique Sudre sur Rivage de la colère de Caroline Laurent

    Archipel des Chagos, janvier 1971, la vie bascule, les habitants sont sommés de quitter immédiatement l’ile, leur seul et unique lieu de résidence depuis des générations.

    Depuis les années 60, le gouvernement britannique avait entreprit d’expulser peu à peu les habitants de l’archipel en...
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    Archipel des Chagos, janvier 1971, la vie bascule, les habitants sont sommés de quitter immédiatement l’ile, leur seul et unique lieu de résidence depuis des générations.

    Depuis les années 60, le gouvernement britannique avait entreprit d’expulser peu à peu les habitants de l’archipel en leur rendant la vie de plus en plus difficile. En dernier ressort, les ultimes habitants sont déportés vers l’île Maurice où ils sont totalement ignorés, oubliés.
    Aucune mesure d’aide ou de soutien ne viendra leur éviter la misère dans laquelle le gouvernement les a pongés. Arrachés à leur ile, ils vivent dans des bidonvilles et doivent réapprendre la vie en société, eux qui vivaient en autarcie sur leur ilot paradisiaque.

    Caroline Laurent nous plonge avec émotion dans un drame historique qui se déroule sur fond de roman d’amour. Son héroïne, Marie-Pierre Ladouceur, est une magnifique fille-mère de basse-classe à la personnalité affirmée. Elle tombe amoureuse de Gabriel, le nouvel adjoint du gouverneur. Arrivé tout droit de Maurice, ce créole issu d’une grande famille traine lui aussi des blessures et des rêves d’ailleurs. Malgré les difficultés, ce couple singulier séparé par les circonvolutions de l’Histoire donnera naissance à Joséphin. Même si le chemin est semé d’embuches, Gabriel saura se réaliser en tant que père et vivre cette paternité dans l’amour des siens.
    Dans une émouvante alternance de récit entre le passé et le présent, nous découvrons la lutte de ce fils, instruit et respectueux de justice et d’équité, qui va tout faire pour obtenir justice et permettre aux chagosiens de revenir sur leur île.

    Lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2020/01/09/rivage-de-la-colere-caroline-laurent/

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    Couverture du livre « Rivage de la colère » de Caroline Laurent aux éditions Les Escales

    Henri-Charles Dahlem sur Rivage de la colère de Caroline Laurent

    « Sauvage. Sagouin. Nègre-bois. Voleur. Crétin. Crevard. Fils de rien. Chagossien, ça voulait dire tout ça quand j’étais enfant. Notre accent? Différent de celui des Mauriciens. Notre peau? Plus noire que celle des Mauriciens. Notre bourse, vide. Nos maisons, inexistantes. Méprise-les,...
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    « Sauvage. Sagouin. Nègre-bois. Voleur. Crétin. Crevard. Fils de rien. Chagossien, ça voulait dire tout ça quand j’étais enfant. Notre accent? Différent de celui des Mauriciens. Notre peau? Plus noire que celle des Mauriciens. Notre bourse, vide. Nos maisons, inexistantes. Méprise-les, oublie-les, me répétait ma mère. Mais comment oublier la honte? » En nous livrant une partie tragique de son histoire familiale, Caroline Laurent nous offre un époustouflant plaidoyer pour la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes.

    C'est un petit paradis sur terre, un bout d'île oublié de tous où la vie s'écoule au rythme de la nature. La pêche et les noix de coco assurant aux quelques mille personnes peuplant l'archipel des Chagos de quoi vivre. En vendant l'huile de coprah, ils peuvent gagner de quoi améliorer leur ordinaire. Aussi quand arrive le bateau ravitailleur, c'est jour de fête. Surtout en ce mois de mars 1967, car le Sir Jules  est non seulement chargé de riz ou de farine, mais aussi d'un bœuf dont la viande viendra donner à la noce qui se prépare une saveur supplémentaire. Et, pour couronner le tout un beau jeune débarque qui embrase aussitôt l'imagination de Marie Ladouceur.
    Gabriel vient seconder l'administrateur et n'est pas insensible à la sensualité sauvage de cette jeune fille aux pieds nus. Irrésistiblement attirés l'un par l'autre, ils vont s'unir sans se soucier du qu'en dira-t-on, s'aimer ardemment et au bout de quelques mois découvrir que le fruit de leur passion grandit dans le ventre de la belle autochtone.
    C'est à ce moment que l'Histoire - celle avec un grand H - vient s'abattre sur eux. Nous sommes en août 1967, la date fixée par le Royaume-Uni pour le vote sur l'indépendance de l'île Maurice. Pas plus à Diego Garcia que sur les autres îles de l'archipel l'annonce de la victoire des indépendantistes ne trouble le quotidien des habitants. Seul Gabriel, qui a été contraint à signer une déclaration l'obligeant au secret, comprend ce qu'implique cette victoire. Car elle est assortie d’un accord secret conclu avec la couronne britannique qui donne l’archipel aux Anglais et stipule que Diego Garcia sera cédé aux États-Unis pour qu'ils y installent une base militaire. Les jours passent, faits de privation et d'incitations au départ jusqu’à ce jour de 1970 où toute la population est sommée de quitter l'île en une heure.
    Caroline Laurent parsème son récit de réflexions de cet enfant arraché à son paradis et dont toute la vie n'est qu'un long combat – qui n’a toujours pas trouvé son épilogue – pour réparer cette injustice.
    Car rien n’est fait à Maurice pour accueillir les réfugiés. Dans la troisième partie du roman, qui va de 1973 à 1975, on suit ces hommes, ces femmes et ces enfants quasiment livrés à eux-mêmes. La plupart se retrouvent dans un bidonville, contraints à se battre pour un bout de toit, pour trouver de quoi manger, pour que les autorités daignent enfin s’intéresser à eux. Marie espère retrouver sa sœur, partie avant elle et dont on a annoncé la mort. Pour un petit groupe d’hommes commence alors le combat de toute une vie. Ceux dont Caroline Laurent se fait la porte-parole. Et si le 25 février 2019 la Cour internationale de justice de La Haye a estimé que le Royaume-Uni avait «illicitement» séparé l'archipel des Chagos de l'île Maurice après son indépendance en 1968, cet avis n’était que consultatif. Le combat continue !
    https://urlz.fr/bxOM

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