Emmanuel Carrère

Emmanuel Carrère
Emmanuel Carrère est écrivain. Il a publié récemment D'autres vies que la mienne (P.O.L.) et Limonov (P.O.L., prix Renaudot).

Articles (3)

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    2018 commence abruptement avec la mort des éditeurs Bernard de Fallois et Paul Otchakovsky-Laurens et celle du grand écrivain israélien Aharon Appelfeld.

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    A redécouvrir : été 2015, les 10 romans à lire absolument !

    Chaque année révèle ses surprises et bien heureusement les pépites foisonnent !Un bon cru que celle-ci où les auteurs confirmés nous ont surpris, d'autres ont acquis leur notoriété en recevant de nombreux prix, certains sont carrément époustouflants par leur talent ou leur œuvre colossale. Prenez le temps de les lire, vous ne serez pas déçus !

  • Limonov d'Emmanuel Carrère, Prix Renaudot 2011
    Un roman de la Russie

    Alors qu’Albin Michel réédite son Journal d’un raté, le sulfureux dissident russe Edouard Limonov fait l’objet d’un livre écrit par Emmanuel Carrère (POL) et qui porte son nom.

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Avis (127)

  • Couverture du livre « D'autres vies que la mienne » de Emmanuel Carrère aux éditions Gallimard

    Mumu Dans le Bocage sur D'autres vies que la mienne de Emmanuel Carrère

    La mort : perdre ceux que l’on aime, les voir partir brutalement alors que rien ne le laissait présager ou après de longs mois de souffrance, comment tenir, où trouver la force d’aider, de continuer. Emmanuel Carrère a été confronté de près, en quelques mois à ces deux situations.
    En 2004, la...
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    La mort : perdre ceux que l’on aime, les voir partir brutalement alors que rien ne le laissait présager ou après de longs mois de souffrance, comment tenir, où trouver la force d’aider, de continuer. Emmanuel Carrère a été confronté de près, en quelques mois à ces deux situations.
    En 2004, la veille de Noël, lors du tsunami au Sri Lanka, il participe à la recherche d’une fillette auprès des parents. Une longue quête entre espoir, résignation, combat pour savoir, nécessité d’être confrontés à ce qui est inimaginable en cherchant le corps et affronter la terrible réalité.
    Quelques mois plus tard, il assiste à l’agonie et au décès de sa belle-sœur, Juliette, 33 ans, mère de trois fillettes, dont la vie a été marquée par la maladie, le handicap mais aussi l’amour, l’amitié et le combat pour une justice plus humaine.
    L’auteur, encouragé par son entourage et les personnes concernées, décide d’écrire sur un sujet que tout le monde ou presque redoute : la mort. La mort de ceux que l’on aime, celle que l’on ne peut admettre et qu’il faudra malgré tout accepter pour continuer.
    Avec beaucoup d’humanité, de pudeur, sans effet larmoyant mais en relatant ce qu’il a vécu mais aussi le ressenti des proches, parents, mari, amis, famille, Emmanuel Carrère retrace le chemin que doit parcourir chacun.
    Non seulement il relate sa propre confrontation aux événements mais il interroge ceux qui ont été touchés par ces deuils.
    (…) On est toujours content quand les gens qui nous aiment relèvent nos travers comme des raisons supplémentaires de nous aimer. (p119)
    Le récit comporte plusieurs parties : le tsunami au Sri Lanka survient à un moment où l’auteur est en plein questionnement sur son couple. L’accompagnement des parents dans leurs recherches, la confrontation à la mort à très grande échelle mais avec une solitude profonde face à l’impensable.
    Puis la disparition d’une proche, après une longue maladie, le désarroi et le vide qu’elle laisse mais aussi la découverte de son environnement amical, professionnel, qui était-elle vraiment.
    Emmanuel Carrère, à la manière d’un journaliste, part interroger son meilleur ami Etienne, juge comme elle, « boiteux » comme elle, qui partagera avec elle (et d’autres) un combat contre les sociétés de crédit qui profitent de l’ignorance pour enfoncer encore plus ceux qui se noient dans le surendettement. J’ai trouvé un peu longue et fastidieuse cette partie, beaucoup de termes « techniques » de justice mais qui explique par contre très bien les processus qu’utilisent ces « usuriers » de la misère.
    L’amitié qui lie Juliette et Etienne, est magnifiquement transcrite : profonde et pudique, deux meurtris qui se trouvent, se reconnaissent, partagent les mêmes combats et dont les mots sont parfois inutiles, quand parfois simplement un regard, un silence suffit, on pourrait presque parler d’âme sœur.
    La dernière partie est la plus émouvante, la plus éprouvante car elle touche le lent et douloureux combat de Juliette, la sœur de la compagne de l’auteur. C’est à la fois une histoire d’amour conjugal mais aussi familial et maternel. J’ai été très touchée par la lucidité face à l’issue finale, la force de cette femme face aux dispositions à prendre quand on sait que plus rien ne pourra la sauver et que l’on laisse mari, enfants, famille et amis.
    L’écriture est très accessible et efficace dans sa simplicité. Pas de grandes envolées, simplement les faits, les mots de chacun sur la personne mais aussi son combat et comment on ressort d’une telle épreuve. Il mêle à la fois questionnement, observations, colère et acceptation. Il puise également dans ces épreuves les réponses à ses doutes.
    J’en suis ressortie bouleversée par un sujet toujours difficile à aborder, qu’il soit un parmi des milliers quand il s’agit d’une catastrophe ou individuel quand il s’agit d’un membre de sa famille, un proche, un ami. On est jamais prêt à le vivre et pour Emmanuel Carrère ce fut un moment décisif dans sa relation à l’autre, au couple, à la famille.

  • Couverture du livre « D'autres vies que la mienne » de Emmanuel Carrère aux éditions Gallimard

    Farida Nasri sur D'autres vies que la mienne de Emmanuel Carrère

    Dur, trop dur et boulversant.

    Dur, trop dur et boulversant.

  • Couverture du livre « D'autres vies que la mienne » de Emmanuel Carrère aux éditions Gallimard

    Lili Etoile sur D'autres vies que la mienne de Emmanuel Carrère

    Dans ce récit, Emmanuel Carrère prête sa voix à des personnes dont la vie a été bouleversée par le deuil ou la maladie.

    « D’autres vies que la mienne », c’est l’histoire de Delphine, Jérôme et Philippe dont la fille et petite-fille de quatre ans, Juliette, est happée par une vague meurtrière...
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    Dans ce récit, Emmanuel Carrère prête sa voix à des personnes dont la vie a été bouleversée par le deuil ou la maladie.

    « D’autres vies que la mienne », c’est l’histoire de Delphine, Jérôme et Philippe dont la fille et petite-fille de quatre ans, Juliette, est happée par une vague meurtrière au Sri Lanka.

    C’est aussi l’histoire d’une autre Juliette, belle-sœur de l’auteur, qui, à trente-trois ans, succombe à un cancer, laissant derrière elle trois petites filles, un mari et un ami qui l’ont aimée.

    Il s’agit enfin, en filigrane, de l’amour nouveau dont sera capable l’auteur pour sa compagne après avoir été témoin de ces drames.

    La mort et l’amour se côtoient tout au long de ces trois cents pages qui m’ont absorbée corps et âme. J’ai dû me faire violence pour lâcher ce livre et aller nourrir mes enfants!

    Lorsque je l’ai eu terminé, après ma journée de lecture, il a continué à m’habiter et le fera, j’en suis sûre, encore longtemps.

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