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D'autres vies que la mienne

Couverture du livre « D'autres vies que la mienne » de Emmanuel Carrère aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072722325
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

«À quelques mois d'intervalle, la vie m'a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari.
Quelqu'un m'a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas notre histoire? C'était... Voir plus

«À quelques mois d'intervalle, la vie m'a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari.
Quelqu'un m'a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas notre histoire? C'était une commande, je l'ai acceptée. C'est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l'amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d'un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s'occupaient d'affaires de surendettement au tribunal d'instance de Vienne (Isère).
Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d'extrême pauvreté, de justice et surtout d'amour.
Tout y est vrai.»

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Avis (46)

  • Ma lecture la plus éprouvante (mais belle) de ces derniers mois

    Décembre 2004 : Emmanuel Carrère est en vacances au Sri Lanka avec sa famille lorsque le tsunami frappe. Lui et sa famille seront saufs mais des amis rencontrés sur place viennent de perdre leur petite fille, Juliette.
    Au retour...
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    Ma lecture la plus éprouvante (mais belle) de ces derniers mois

    Décembre 2004 : Emmanuel Carrère est en vacances au Sri Lanka avec sa famille lorsque le tsunami frappe. Lui et sa famille seront saufs mais des amis rencontrés sur place viennent de perdre leur petite fille, Juliette.
    Au retour de leur séjour, sa compagne Hélène apprend que sa sœur Juliette est atteinte d'un cancer.
    La proximité de ces deux événements tragiques va décider Emmanuel Carrère à écrire un livre sur ces deux histoires.

    Le récit est poignant sans être pleurnichard, les scènes, pour dramatiques qu'elles soient, sont écrites avec délicatesse. Cette délicatesse est amplifiée par la lecture douce et sensible d'Eric Caravaca.
    L'histoire d'Etienne, le juge ami de Juliette, rescapé d'un cancer, le travail qu'ils ont effectué ensemble, l'histoire de Juliette, celle des surendettés, celle des touristes croisés au Sri Lanka, autant d'autres vies que la sienne qu'Emmanuel Carrere nous raconte avec empathie.
    La résonance très personnelle de ce récit m'a souvent tiré des larmes, c'est triste mais c'est tellement beau de savoir que le souvenir d'une personne pourra vivre au travers d'une œuvre.

    Les parallèles avec la vie d'Emmanuel Carrère et son œuvre, notamment Jean-Claude Romand, outil de mort, qui revient assez régulièrement, sont très intéressants.
    Je ressors de cette lecture les yeux embuées, et même carrément noyés, et une forte envie de lire L'adversaire.

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  • Ce livre d'Emmanuel Carrère avait une grosse pression en arrivant entre mes mains : offert par @point.a.laligne comme l'un de ses coups de cœur absolu de sa vie de lectrice, vous en avez rajouté une couche en me conseillant de sortir les mouchoirs...

    Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore...
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    Ce livre d'Emmanuel Carrère avait une grosse pression en arrivant entre mes mains : offert par @point.a.laligne comme l'un de ses coups de cœur absolu de sa vie de lectrice, vous en avez rajouté une couche en me conseillant de sortir les mouchoirs...

    Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce roman, il serait bien vain de le résumer avec justesse, tant il comporte d'éléments multiples et variés. Je peux tout de même vous dire que le narrateur (l'auteur donc, puisqu'ici, « tout y est vrai ») a assisté à deux deuils dans son entourage et que ce livre est le récit de ces événements. Au delà de ces tragiques histoires de vies, ce récit devient un prétexte (pour l'auteur) à se questionner, comparer sa vie, chercher le bonheur, comprendre son incapacité à être heureux, se souhaiter le meilleur. Il y aborde, en plus du deuil, les thèmes de la misère et du surendettement, de la maladie et plus globalement de notre rapport aux autres, notre rapport à leur bonheur et à leurs malheurs.

    J'ai eu du mal à comprendre où il voulait en venir et je suis restée assez neutre une bonne partie du récit. Il m'a même pas mal agacée dans les premiers chapitres, ayant l'impression d'un auteur autocentré qui rapportait tout à lui.
    Mais il a finalement réussi à me toucher véritablement dans le dernier tiers du livre, jusqu'aux larmes : vous aviez vu juste !
    Parce que l'injustice est sûrement ce qui me bouleverse le plus violemment et me met le plus en colère, parce qu'elle me touche depuis ma plus tendre enfance. L'injustice de ceux qui galèrent et qu'on enfonce, l'injustice pour ceux qui restent, ceux qui doivent survivre après les vagues qui détruisent tout sur leur passage.

    Si je ne l'estampille pas en coup de cœur, c'est parce que j'ai eu de la difficulté à comprendre son cheminement, le livre en tant que tel m'a paru légèrement bancal dans sa construction.
    Mais à part ça, la prose d'Emmanuel Carrère m'a réellement touchée, et m'a interpellée (encore et toujours) sur mon rapport aux autres et le jugement que je ne devrais pas leur porter, ainsi que sur mes angoisses quant à la perte de mes proches. Des réflexions qui vont faire sens pendant longtemps...

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  • « Ecrire sur ce qui me fait le plus peur au monde : La mort d’un enfant pour ses parents ; celle d’une jeune femme pour ses enfants et son mari. La vie m’a fait témoin de ces deux malheurs coup sur coup, et chargé, c’est du moins ainsi que je l’ai compris, d’en rendre compte »

    En écrivant...
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    « Ecrire sur ce qui me fait le plus peur au monde : La mort d’un enfant pour ses parents ; celle d’une jeune femme pour ses enfants et son mari. La vie m’a fait témoin de ces deux malheurs coup sur coup, et chargé, c’est du moins ainsi que je l’ai compris, d’en rendre compte »

    En écrivant sur la mort des autres, à laquelle il a été mêlé à son corps défendant, Emmanuel Carrere tente une sorte d’exorcisme du morbide. En évitant de tomber dans la chausse-trappe du mélo, et de l’outrance, il arrive à créer une émotion authentique chez le lecteur qu’il entraîne, peut-être malgré lui, dans les récits bien réels de ces deux drames. Bien sûr, comme a son habitude, il se met en scène, parle de lui, de sa vie, pour mieux cerner celle des autres, « d’autres vis que la mienne » comme le dit si explicitement dans le titre. Cela peut agacer le lecteur. C’est ce qui s’était passé quand j’ai lu «Le roman russe » Ici, il sait rester humble et n’hésite pas à nous parler de ses hésitations et de sa crainte d’écrire des choses très dures. Et c’est cette sincérité qu’on aime chez Carrere, cette façon sans apprêt de nous servir la vérité toute crue avec ses drames et ses larmes. Et il faut une sacré dose de courage pour ainsi écrire plus qu’un témoignage, mais écrire vraiment sur la vie de ces deux disparues à la demande des proches. Il a su répondre à cette sorte de commande post-mortem sans se trahir. Tout ceci donne une sorte d’OVNI, un livre qui oscille entre témoignage et roman. En tout cas, ce qui est sûr, c ‘est que ce livre inclassable vous emmène loin, très loin, sur des chemins mouillés de larmes, et le talent de l’auteur c’est de nous faire cheminer jusqu’au bout du chemin, à la fin de l’histoire.
    E. Carrere n’est pas un grand styliste, son récit, sobre et marqué par une justesse d’observation, est servi brut de décoffrage. Il installe d’emblée le lecteur dans une complicité immédiate et le conduit avec une réelle assurance.

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  • Il s'agit ici de deux récits qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre si ce n'est que l'auteur est le témoin de chacun de ces drames à quelques mois d'intervalle.

    La première moitié du livre raconte le lendemain du tsunami de 2014, lorsque un pêcheur recherche obstinément sa petite fille...
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    Il s'agit ici de deux récits qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre si ce n'est que l'auteur est le témoin de chacun de ces drames à quelques mois d'intervalle.

    La première moitié du livre raconte le lendemain du tsunami de 2014, lorsque un pêcheur recherche obstinément sa petite fille disparue.
    La seconde est beaucoup plus intime puisque la soeur de la compagne de l'auteur (dites, vous me suivez?!), maman de trois petites filles en bas âge (dans mon souvenir, je l'ai lu il y a très longtemps et ne l'ai pas encore relu), est en récidive de cancer et sait que ses jours sont comptés.

    Emmanuel CARRERE, conteur-né, s'approche de ces deux drames en ne rentrant jamais dans le pathos, en n'en étant que le témoin, se disant certainement, à juste titre, qu'il n'a pas le droit de s'y vautrer confortablement et à les prendre à son compte, ces deux histoires qui racontent autre chose que la sienne, d'histoire.
    Ce qui est en plus merveilleux est qu'Emmanuel CARRERE, en préface de ce livre, raconte comment il vivait sa vie à cette époque: très autocentré, ne sachant pas apprécier les petites joies quotidiennes, etc... Et qu'en sortant de soi, en acceptant de ne pas être le nombril du monde, on finit par se redécouvrir soi. Une belle leçon finalement!

    J'apprécie particulièrement la plume d'Emmanuel CARRERE, cette écriture si simple qu'on a l'impression qu'on pourrait la reproduire (mais quelle erreur!)

    Ce livre m'a aidée à sortir de ma peine à un moment douloureux de ma vie, juste en regardant ce qui pouvait se passer de bien plus dramatique autour de moi.

    En bref, c'est le livre que j'aime offrir aux gens que j'aime.

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  • Plusieurs jours après avoir tourné la dernière page, je vis encore avec les protagonistes de ce récit extraordinaire...

    Emmanuel Carrère se trouve au Sri Lanka en 2004 pour des vacances dont il pressent que ce seront les dernières pour son couple au bord de la rupture. Il est le témoin du...
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    Plusieurs jours après avoir tourné la dernière page, je vis encore avec les protagonistes de ce récit extraordinaire...

    Emmanuel Carrère se trouve au Sri Lanka en 2004 pour des vacances dont il pressent que ce seront les dernières pour son couple au bord de la rupture. Il est le témoin du tsunami qui laisse l’île exsangue et fait des milliers de victimes dont une petite Juliette de 4 ans avec les parents et grand-père de laquelle il avait sympathisé à l’hôtel. Ce dernier l’interpelle au lendemain de la catastrophe ”toi qui est écrivain, tu vas écrire un livre sur tout çà ? tu devrais(...) moi, si je savais écrire, je le ferais”. Très peu de temps après, en France, la sœur de sa compagne, Juliette 30 ans( étrange hasard de cette similitude de prénom) meurt d’un cancer. Et ce sont ces vies: d'une part, celles de Delphine et Jérôme, les parents de l’enfant, celle de Philippe, le grand-père, d'autre part, celles de Juliette magistrat et de Patrice, son mari, dessinateur de bandes dessinées et utopiste invétéré, qui ont trois petites filles, celle d’Etienne, magistrat lui aussi, collègue et ami de Juliette, boiteux comme elle à la suite d’un cancer, épris de justice comme elle avec qui il combat les organismes de crédit arrogants qui malmènent les plus fragiles et les plus démunis, ce sont donc toutes ces vies auxquelles Emmanuel Carrère va prêter sa plume pour un ouvrage de commande, qu’il va commencer puis laisser de côté pour écrire “Un roman russe”, impérieuse et vitale nécessité pour lui de mettre au jour les fantômes et secrets de famille avant de le reprendre . Et en le menant à son terme, il trouvera dans l’ouverture aux autres, enfin, la possibilité pour lui de s’ouvrir à l’amour et à une certaine forme de sérénité ... Tout au long du récit de ces deux tragédies étrangères l’une à l’autre, il livre ses réflexions et l’écho en lui de ces rencontres intenses avec des personnalités d’une humanité bouleversante et d’une richesse humaine exceptionnelle. Sans jamais tomber dans le pathos ou le voyeurisme, ce livre est un hymne à la vie magnifique, d’une rigueur et d’une honnêteté intellectuelle admirable. D’autres vies que la sienne certes, mais ces vies croisées en sont indissociables et contribuent bel et bien à la constituer...

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  • La mort : perdre ceux que l’on aime, les voir partir brutalement alors que rien ne le laissait présager ou après de longs mois de souffrance, comment tenir, où trouver la force d’aider, de continuer. Emmanuel Carrère a été confronté de près, en quelques mois à ces deux situations.
    En 2004, la...
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    La mort : perdre ceux que l’on aime, les voir partir brutalement alors que rien ne le laissait présager ou après de longs mois de souffrance, comment tenir, où trouver la force d’aider, de continuer. Emmanuel Carrère a été confronté de près, en quelques mois à ces deux situations.
    En 2004, la veille de Noël, lors du tsunami au Sri Lanka, il participe à la recherche d’une fillette auprès des parents. Une longue quête entre espoir, résignation, combat pour savoir, nécessité d’être confrontés à ce qui est inimaginable en cherchant le corps et affronter la terrible réalité.
    Quelques mois plus tard, il assiste à l’agonie et au décès de sa belle-sœur, Juliette, 33 ans, mère de trois fillettes, dont la vie a été marquée par la maladie, le handicap mais aussi l’amour, l’amitié et le combat pour une justice plus humaine.
    L’auteur, encouragé par son entourage et les personnes concernées, décide d’écrire sur un sujet que tout le monde ou presque redoute : la mort. La mort de ceux que l’on aime, celle que l’on ne peut admettre et qu’il faudra malgré tout accepter pour continuer.
    Avec beaucoup d’humanité, de pudeur, sans effet larmoyant mais en relatant ce qu’il a vécu mais aussi le ressenti des proches, parents, mari, amis, famille, Emmanuel Carrère retrace le chemin que doit parcourir chacun.
    Non seulement il relate sa propre confrontation aux événements mais il interroge ceux qui ont été touchés par ces deuils.
    (…) On est toujours content quand les gens qui nous aiment relèvent nos travers comme des raisons supplémentaires de nous aimer. (p119)
    Le récit comporte plusieurs parties : le tsunami au Sri Lanka survient à un moment où l’auteur est en plein questionnement sur son couple. L’accompagnement des parents dans leurs recherches, la confrontation à la mort à très grande échelle mais avec une solitude profonde face à l’impensable.
    Puis la disparition d’une proche, après une longue maladie, le désarroi et le vide qu’elle laisse mais aussi la découverte de son environnement amical, professionnel, qui était-elle vraiment.
    Emmanuel Carrère, à la manière d’un journaliste, part interroger son meilleur ami Etienne, juge comme elle, « boiteux » comme elle, qui partagera avec elle (et d’autres) un combat contre les sociétés de crédit qui profitent de l’ignorance pour enfoncer encore plus ceux qui se noient dans le surendettement. J’ai trouvé un peu longue et fastidieuse cette partie, beaucoup de termes « techniques » de justice mais qui explique par contre très bien les processus qu’utilisent ces « usuriers » de la misère.
    L’amitié qui lie Juliette et Etienne, est magnifiquement transcrite : profonde et pudique, deux meurtris qui se trouvent, se reconnaissent, partagent les mêmes combats et dont les mots sont parfois inutiles, quand parfois simplement un regard, un silence suffit, on pourrait presque parler d’âme sœur.
    La dernière partie est la plus émouvante, la plus éprouvante car elle touche le lent et douloureux combat de Juliette, la sœur de la compagne de l’auteur. C’est à la fois une histoire d’amour conjugal mais aussi familial et maternel. J’ai été très touchée par la lucidité face à l’issue finale, la force de cette femme face aux dispositions à prendre quand on sait que plus rien ne pourra la sauver et que l’on laisse mari, enfants, famille et amis.
    L’écriture est très accessible et efficace dans sa simplicité. Pas de grandes envolées, simplement les faits, les mots de chacun sur la personne mais aussi son combat et comment on ressort d’une telle épreuve. Il mêle à la fois questionnement, observations, colère et acceptation. Il puise également dans ces épreuves les réponses à ses doutes.
    J’en suis ressortie bouleversée par un sujet toujours difficile à aborder, qu’il soit un parmi des milliers quand il s’agit d’une catastrophe ou individuel quand il s’agit d’un membre de sa famille, un proche, un ami. On est jamais prêt à le vivre et pour Emmanuel Carrère ce fut un moment décisif dans sa relation à l’autre, au couple, à la famille.

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  • Dans ce récit, Emmanuel Carrère prête sa voix à des personnes dont la vie a été bouleversée par le deuil ou la maladie.

    « D’autres vies que la mienne », c’est l’histoire de Delphine, Jérôme et Philippe dont la fille et petite-fille de quatre ans, Juliette, est happée par une vague meurtrière...
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    Dans ce récit, Emmanuel Carrère prête sa voix à des personnes dont la vie a été bouleversée par le deuil ou la maladie.

    « D’autres vies que la mienne », c’est l’histoire de Delphine, Jérôme et Philippe dont la fille et petite-fille de quatre ans, Juliette, est happée par une vague meurtrière au Sri Lanka.

    C’est aussi l’histoire d’une autre Juliette, belle-sœur de l’auteur, qui, à trente-trois ans, succombe à un cancer, laissant derrière elle trois petites filles, un mari et un ami qui l’ont aimée.

    Il s’agit enfin, en filigrane, de l’amour nouveau dont sera capable l’auteur pour sa compagne après avoir été témoin de ces drames.

    La mort et l’amour se côtoient tout au long de ces trois cents pages qui m’ont absorbée corps et âme. J’ai dû me faire violence pour lâcher ce livre et aller nourrir mes enfants!

    Lorsque je l’ai eu terminé, après ma journée de lecture, il a continué à m’habiter et le fera, j’en suis sûre, encore longtemps.

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