Edouard Louis

Edouard Louis

Édouard Louis, né Eddy Bellegueule, est un écrivain français.

Il grandit à Hallencourt (Somme) avant d'entrer en classe de théâtre au lycée Madeleine Michelis d'Amiens.

De 2008 à 2010, il est délégué de l'académie d'Amiens au Conseil national de la vie lycéenne, puis étudie l'histoire à l'univ...

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Édouard Louis, né Eddy Bellegueule, est un écrivain français.

Il grandit à Hallencourt (Somme) avant d'entrer en classe de théâtre au lycée Madeleine Michelis d'Amiens.

De 2008 à 2010, il est délégué de l'académie d'Amiens au Conseil national de la vie lycéenne, puis étudie l'histoire à l'université de Picardie.

Il poursuit à partir de 2011 des études de sociologie à l'ENS de la rue d'Ulm dont il ne passe pas le concours, mais est admis à suivre des cours en "auditeur libre" sur dossier. En 2013, il obtient de changer de nom et devient Édouard Louis.

La même année, il dirige l’ouvrage collectif Pierre Bourdieu : "L'insoumission en héritage" aux PUF.

En mars 2014, il annonce qu'il dirigera une collection, "Des mots", consacrée à des retranscriptions de conférences, des entretiens et des courts textes, pour cet éditeur.

En février 2014, à 21 ans, il publie "En finir avec Eddy Bellegueule", un roman à forte influence autobiographique. Très commenté dans les médias, et largement salué pour ses qualités, le livre donne lieu aussi à plusieurs polémiques.

En 2014, il obtient le prix Pierre Guénin contre l'homophobie et pour l’égalité des droits.

En 2015, il a été classé par le magazine Les Inrockuptibles parmi les cent créateurs qui, dans tous les domaines, inventent la culture française d'aujourd'hui.

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Avis (73)

  • Couverture du livre « Qui a tué mon père » de Edouard Louis aux éditions Seuil

    Fanfan La Tulipe sur Qui a tué mon père de Edouard Louis

    Un petit peu court mais très bien écrit! Un cri d'amour pour ce père si décrié dans " En finir avec Eddy Bellegueule".

    Un petit peu court mais très bien écrit! Un cri d'amour pour ce père si décrié dans " En finir avec Eddy Bellegueule".

  • Couverture du livre « Qui a tué mon père » de Edouard Louis aux éditions Seuil

    Sophie Wag sur Qui a tué mon père de Edouard Louis

    Un très joli roman autobiographique sur le retour vers son père, un père, qui, souvenez-vous, ne voulait plus entendre parler de son fils (En finir avec Eddy Bellegueule). Un témoignage poignant sur les violences de la vie de tous les jours sur les travailleurs. Un livre utile qui dénonce les...
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    Un très joli roman autobiographique sur le retour vers son père, un père, qui, souvenez-vous, ne voulait plus entendre parler de son fils (En finir avec Eddy Bellegueule). Un témoignage poignant sur les violences de la vie de tous les jours sur les travailleurs. Un livre utile qui dénonce les décisions politiques et leurs conséquences sur ceux qui "vont au charbon". Un livre sur l'amour d'un fils pour son père. Beau, triste et malheureusement réél...

  • Couverture du livre « Qui a tué mon père » de Edouard Louis aux éditions Seuil

    eva muñoz sur Qui a tué mon père de Edouard Louis

    J’aime Edouard Louis. J’aime les mots d’Edouard Louis. Et je crois que je les ai aimés dès la lecture de la première page de En finir avec Eddy Bellegueule. L’âpreté de ce qui est raconté, sans détours, sans fioriture. La violence intrinsèque à la condition sociale de ses « personnages ». Le...
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    J’aime Edouard Louis. J’aime les mots d’Edouard Louis. Et je crois que je les ai aimés dès la lecture de la première page de En finir avec Eddy Bellegueule. L’âpreté de ce qui est raconté, sans détours, sans fioriture. La violence intrinsèque à la condition sociale de ses « personnages ». Le regard dur mais tellement juste sur le monde qui nous entoure, notre société. J’y ai retrouvé exactement la même force avec Histoire de la violence.

    C’est donc avec une certaine impatience que j’attendais son prochain livre…

    Dans ce court récit, Edouard Louis nous donne l’impression de devoir s’affranchir -telle une nécessité- des « règles » classiques de l’écriture dans la construction de ses phrases en jouant surtout avec la ponctuation ; s’affranchir des règles de la Bourgeoisie pour pouvoir parler de la violence (en filigrane mais de manière constante) de cette dernière à l’encontre de la classe populaire. Dans ce cas précis, il s’agit de son père, l’homme qui n’aura pas été celui qu’il voulait être, celui qui aurait sans doute aimé être quelqu’un d’autre. Il démarre son texte comme une entrée en scène –sorte de didascalie théâtrale- et on devine presque d’emblée qu’il va s’agir là d’un soliloque, malgré l’utilisation de la deuxième personne. Edouard Louis est seul, face à lui-même et face à ses souvenirs. Mais si j’avais tant aimé l’utilisation de la deuxième personne du singulier dans Lambeaux de Charles Juliet, elle m’a moins marquée ici. L’effet y est moins fort à mon goût même si on peut imaginer assez vite la raison de son utilisation.

    En réalité, ce père tant aimé et détesté à la fois n’est pas mort. Il est même relativement jeune, une cinquantaine d’années. Mais il est abimé, détruit physiquement, par le travail et par la violence permanente de ceux qui ont le pouvoir et qui continuent de penser que baisser de cinq euros par mois des APL n’est rien (pour ne donner qu’un exemple très récent). Il a subi toute sa vie, la pauvreté, les pouvoirs publics, l’injonction d’être un Homme fort et surtout pas une mauviette, comme s’il avait plutôt survécu que vécu.

    Et Edouard Louis dénonce, entend rendre justice à son père, symbole des laissés-pour-compte.

    Si j’aime tant les mots d’Edouard Louis (je vous assure que j’avais les poils qui se hérissaient en l’entendant parler à la radio juste avant la lecture de ce récit : c’était en mai et je m’en souviens encore), je me dois d’être honnête. Je n’ai pas été transportée par cet opus. Peut-être trop court ou un peu trop « manichéen », sans doute un peu des deux… Mais je ne regrette pas sa lecture car il me semble tout de même qu’Edouard Louis est en train de devenir un auteur nécessaire dans le paysage littéraire de ce vingt-et-unième siècle. Et finalement, je m’aperçois qu’il m’a laissé plus d’empreintes que ce que j’aurais pu imaginer il y a quelques mois.

    « Le plus incompréhensible, c’est que même ceux qui ne parviennent pas toujours à respecter les normes et les règles imposées par le monde s’acharnent à les faire respecter, comme toi quand tu disais qu’un homme ne devait jamais pleurer.

    Est-ce que tu souffrais de cette chose, de ce paradoxe ? Est-ce que tu avais honte de pleurer, toi qui répétais qu’un homme ne devait pas pleurer ?

    Je voudrais te dire : je pleure aussi. Beaucoup, souvent. » (p.19)

    (Vient de mon blog : https://unbouquindanslapocheblog.wordpress.com/2018/07/31/qui-a-tue-mon-pere-edouard-louis/ )

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