Catherine Cuenca

Catherine Cuenca

Catherine Cuenca vit près de Lyon. Diplômée en histoire et ayant travaillé en bibliothèque, elle se consacre désormais à sa passion, l'écriture de romans historiques sur la Première Guerre mondiale principalement. Elle publie entre autres chez Nathan, Flammarion et Gulf Stream (son roman Le mystè...

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Catherine Cuenca vit près de Lyon. Diplômée en histoire et ayant travaillé en bibliothèque, elle se consacre désormais à sa passion, l'écriture de romans historiques sur la Première Guerre mondiale principalement. Elle publie entre autres chez Nathan, Flammarion et Gulf Stream (son roman Le mystère de la tête d'or a d'ailleurs reçu le prix Dimoitou/Ouest France 2013), elle a reçu deux fois le prix du roman historique jeunesse de Blois, en 2008 pour son roman Frères de guerre et en 2010 pour son roman La guerre des ombres. Chez Oskar, elle a publié Le Journal d'Eulalie, Porté disparu, La Ballade du Maure, L'Épée d'Azincourt, Le Secret du dernier poilu, Le Choix d'Adélie (Prix des collégiens de Villefranche-de- Rouergue 2014), La Colombe de Montségur (Prix Val Cérou de l'Imaginaire médiéval 2015), Trois flammes dans la nuit et dernièrement Le loup du Bois sanglant.

Articles (1)

Avis (9)

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    Couverture du livre « Celle qui voulait conduire le tram » de Catherine Cuenca aux éditions Talents Hauts

    sandi sur Celle qui voulait conduire le tram de Catherine Cuenca

    Belle histoire mais bien triste qui montre la Première Guerre Mondiale sous l'angle des femmes.

    Belle histoire mais bien triste qui montre la Première Guerre Mondiale sous l'angle des femmes.

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    Couverture du livre « L'assassin du marais » de Catherine Cuenca aux éditions Scrineo

    Laëti K. sur L'assassin du marais de Catherine Cuenca

    Une bonne enquête policière qui nous tient en haleine ? Pari réussi pour Catherine Cuenca.
    Elle nous entraine dans un Paris en pleine lutte des sexes, où les premières féministes essayent de se faire entendre. D'acquérir de droits et une reconnaissance. Notamment en tentant de faire élire une...
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    Une bonne enquête policière qui nous tient en haleine ? Pari réussi pour Catherine Cuenca.
    Elle nous entraine dans un Paris en pleine lutte des sexes, où les premières féministes essayent de se faire entendre. D'acquérir de droits et une reconnaissance. Notamment en tentant de faire élire une femme aux élections législatives. Dans ce contexte de lutte sociale, une première femme est retrouvée assassinée. Mais elle ne sera pas la seule. Les meurtres se suivent et se ressemblent. Une femme étranglée au milieu de la nuit, qui semble avoir un lien avec les mouvements de droits des femmes qui s'élèvent alors à l'époque.

    L'inspecteur Delage est sur le coup, mais le tueur semble toujours avoir un coup d'avance. Heureusement, il sera aidé par deux femmes. Léa, qui par ses dons de voyance fera avancer l'enquête. Elle a un enfant dont elle a perdu la garde au profit de son père (très courant à l'époque voir obligatoire) et est remontée contre les hommes. Et Julie, employée dans un grand magasin qui subit les avances de plusieurs clients et dont la meilleure amie a elle aussi disparu. Mais c'est une femme, et personne ne veut l'aider à retrouver son amie. Un trio, donc, qui va tenter de débusquer le vrai du faux, en restant sur ses gardes bien évidemment, il y a un tueur dans les rues tout de même. Chacun apporte son p'tit plus à l'enquête, sa personnalité, ses questionnements, sa débrouillardise. On va de rebondissements en rebondissements, sans jamais se douter de ce qui va arriver.

    Bien sûr c'est historique, ambiance carriole et chapeau haut de forme cohérente; policier avec cette enquête menée tambour battant mais aussi féministe car on nous montre des femmes courageuses qui ne veulent pas se laisser abattre par les préjugés. Mais cette lutte des femmes est amplement intégrée à l'intrigue. D'un réel apport.

    Une atmosphère sombre et imprévisible, des fausses pistes en veux-tu, en voilà, sans jamais céder à la facilité, et un final bien rodé. Oui c'est pas mal, une bonne enquête dont j'ai tourné les pages avec avidité pour savoir : "Mais c'est qui ce sacré garnement qui tue les femmes là ?"

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    Couverture du livre « Celle qui voulait conduire le tram » de Catherine Cuenca aux éditions Talents Hauts

    Munoz sur Celle qui voulait conduire le tram de Catherine Cuenca

    Agnès aime son homme, Célestin, parti au Front dès 1914. Elle l’aime de tout son être et l’attend, à chaque minute qui passe. Mais la vie continue d’être là, devant ceux –et surtout celles- qui sont « derrière » ; il faut bien faire face aussi, il faut bien « faire tourner » le pays. C’est ainsi...
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    Agnès aime son homme, Célestin, parti au Front dès 1914. Elle l’aime de tout son être et l’attend, à chaque minute qui passe. Mais la vie continue d’être là, devant ceux –et surtout celles- qui sont « derrière » ; il faut bien faire face aussi, il faut bien « faire tourner » le pays. C’est ainsi qu’avec une pointe d’audace et un pragmatisme à toute épreuve, Agnès va devenir wattwoman (conductrice de tramway) au moment où elle se rend compte que ce métier paie autrement mieux qu’ouvrière en usine et parce que les hommes sont au front. Mais deux événements vont bouleverser la nouvelle vie d’Agnès : Son Célestin revient, abîmé. Oui, il est blessé mais il est surtout abîmé à l’intérieur et ne supporte pas que sa moitié puisse gagner plus d’argent que lui et qu’elle ne soit pas là pour s’occuper de leur maison, du ménage, des courses, des repas… Quel soulagement pour cet homme quand un autre homme –celui qu’Agnès remplaçait aux tramways- revient lui aussi du front. Nous sommes au tout début du vingtième siècle et comment tenir tête ? Comment faire front ? Agnès redeviendra ouvrière, retrouvera sa place à la maison mais quelque chose a germé en elle… et cette petite graine grandit doucement tout au long du roman jusqu’à devenir une belle pouce : elle franchit la porte d’une réunion de sufragettes (grâce à son amie Renée), souffre de plus en plus de la violence et de l’alcoolisme de son Célestin qu’elle ne reconnaît plus, et change, elle aussi : elle s’émancipe ! Le poids des conventions sociales est extrêmement présent et Agnès ne va pas se transformer du jour au lendemain, elle se posera énormément de questions, prendra peur, doutera mais exactement comme une plante, elle sortira grandie de toutes ces épreuves.

    Par un jeu subtil de retours en arrière, on découvre avec grand plaisir cette combattante féministe et anonyme des premières heures. En effet, le roman débute en mille neuf cent quarante-cinq, avec un autre personnage féminin qui se prénomme Luce et c’est par son biais à elle que l’on découvre Agnès, sa tante disparue vingt ans auparavant et que l’on remonte le temps. C’est avec beaucoup d’émotion que l’on découvre ce personnage évoluer, prendre conscience du monde qui l’entoure, se découvrir heureuse dans le collectif, heureuse et épanouie !

    Lu et découvert grâce à Lecteurs.com, je trouve ce roman en particulier et cette collection « Les Héroïques » en général très intéressants pour la jeune génération (et pour la moins jeune !). Avec des mots simples mais une écriture très juste, ce roman permet d’aller droit au but et ne peut pas –à mon sens- laisser indifférent un.e adolescent.e. Jolie découverte que je ne peux que conseiller aux jeunes lecteur.ices !

    « Voter, c’est exister ! Scande-t-elle, aussitôt imitée par Renée. Voter, c’est exister ! (p.113)

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    Couverture du livre « Celle qui voulait conduire le tram » de Catherine Cuenca aux éditions Talents Hauts

    P'tite Baf sur Celle qui voulait conduire le tram de Catherine Cuenca

    8 mars -29 avril 1945 : Luce emménage dans la maison de sa tante Agnès et au moment des élections, un fait divers bouscule la vie locale.
    Enchâssé dans ce récit, l’histoire d’Agnès du 31 janvier 1916 au 09 janvier 1920.
    Agnès-Célestin, janvier 1916 : Un jeune couple séparé par la guerre. Lui...
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    8 mars -29 avril 1945 : Luce emménage dans la maison de sa tante Agnès et au moment des élections, un fait divers bouscule la vie locale.
    Enchâssé dans ce récit, l’histoire d’Agnès du 31 janvier 1916 au 09 janvier 1920.
    Agnès-Célestin, janvier 1916 : Un jeune couple séparé par la guerre. Lui au front, elle qui tente d’entretenir la maison. Agnès travaille à l’usine, à l’atelier de tissage et son maigre salaire lui permet difficilement de nouer les deux bouts.
    Un jour, sur le tramway, c’est une contrôleuse qui sollicite son billet. Ce geste, d’apparence anodine va bousculer la vie d’Agnès.
    Un récit de guerre, un récit de vie, on ne parle pas souvent de la vie de ceux qui restent au pays quand les hommes sont au front.
    Les deux récits parlent d’émancipation, des luttes qu’il faut mener pour faire face aux démons qui peuvent nous hanter, aux préjugés, aux carcans qui trop souvent limitent nos horizons.
    Il est question de famille, de transmission intergénérationnelle.
    Enfin, ces histoires témoignent de la lutte des femmes pour plus de justice, d’égalité, de considération.
    Nous sommes souvent loin d’imaginer combien ce combat fut âpre et lourd le prix à payer pour celles qui le menèrent.
    C’est l’histoire d’un lent affranchissement qui nous invite à ne jamais accepter l’injustice.
    Merci à madame Cuenca pour cet écrit qui allie sensibilité, rigueur historique et militance.
    Espérons qu’il suscitera l’intérêt des jeunes auxquels il est destiné et auxquels il faut faire découvrir ces facettes de l’Histoire.

    Merci à lecteurs.com et aux Editions Talents hauts.

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