Carole Martinez

Carole Martinez

Carole Martinez a d’abord tenté de devenir comédienne. Elle a dirigé une troupe de théâtre avant d’admettre qu’elle manquait de talent et de reprendre des études de lettres tout en rédigeant des piges pour des journaux d’entreprises. Elle a ensuite enseigné les lettres en banlieue parisienne dura...

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Carole Martinez a d’abord tenté de devenir comédienne. Elle a dirigé une troupe de théâtre avant d’admettre qu’elle manquait de talent et de reprendre des études de lettres tout en rédigeant des piges pour des journaux d’entreprises. Elle a ensuite enseigné les lettres en banlieue parisienne durant dix ans en écrivant les premières pages d’un roman « Le Cœur cousu », sorti chez Gallimard en 2007 (14 prix littéraires). Son deuxième roman, « Du domaine des Murmures » (Gallimard) a remporté le Prix Goncourt des lycéens en 2011. Le troisième « La Terre qui penche » (Gallimard) est sorti à la rentrée 2015. Elle est aussi l’auteur d’un roman jeunesse « L’œil du témoin » (Edition Rageot), d’un album jeunesse « La Belle et la Bête » (Gallimard) et d’une bande dessinée, « Bouche d’ombre » (Casterman, 2014/2015/2017).

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    Couverture du livre « Du domaine des murmures » de Carole Martinez aux éditions Gallimard

    Christelle Point sur Du domaine des murmures de Carole Martinez

    Quelque part en Bourgogne, en l'an de grâce 1187, la toute jeune Esclarmonde refuse le mariage que son père et suzerain lui impose. Elle demande à être emmurée vivante dans une prison de pierre attenante au château paternel. De sa prison de pierre, Esclarmonde voit défiler le monde extérieur,...
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    Quelque part en Bourgogne, en l'an de grâce 1187, la toute jeune Esclarmonde refuse le mariage que son père et suzerain lui impose. Elle demande à être emmurée vivante dans une prison de pierre attenante au château paternel. De sa prison de pierre, Esclarmonde voit défiler le monde extérieur, les pèlerins qui la prennent pour une sainte, les soldats qui partent en croisade, les évêques qui veulent une part de son mysticisme. Son ascétisme et sa solitude lui provoquent des hallucinations qui la font passer pour bien plus sainte qu'elle n'est réellement. Et autour de sa prison, la vie continue, et Esclarmonde la regarde avec une acuité bien plus pointue que si elle était libre. Sur le papier, le roman de Carole Martinez peut effrayer, j'en conviens. Et d'ailleurs, le mysticisme de l'héroïne est la chose qui m'a été le plus difficile à appréhender, autre temps, autres mœurs… Mais c'est une lecture bien plus aisée et agréable que redouté. Le petit monde qui se presse autour de la prison Esclarmonde, ce petit monde féodal si codifié, si empreint de superstition, si prompt à la violence est assez fascinant et m'a rappelé mes cours d’histoire médiévale de l'université. Tous les chapitres traitant des croisades, notamment, sont passionnants et montrent une réalité bien éloignée des images d'Epinal dont on avait l'habitude. Le destin de cette toute jeune femme, bien plus libre dans sa prison que si elle avait consentit à ce mariage sans amour, n'est pas forcément facile à comprendre pour nous, femmes du XXIème siècle, mais ça vaut le coup d'essayer. Le style de Carole Martinez est poétique mais malgré tout très accessible.

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    Couverture du livre « Dans l'oeil du chat » de Hubert Haddad et Carole Martinez et Melani Le Bris et Ananda Devi aux éditions Zulma

    Dominique Sudre sur Dans l'oeil du chat de Hubert Haddad - Carole Martinez - Melani Le Bris - Ananda Devi

    Un très étonnant recueil de photos en noir et blanc, et trois textes d’Ananda Devi, Hubert Haddad et Carole Martinez paru chez Zulma
    Un beau livre de photos à regarder encore et encore, lire les textes, se poser avec un bon Thé et savourer le tout, la lecture et sa boisson...

    Un très étonnant recueil de photos en noir et blanc, et trois textes d’Ananda Devi, Hubert Haddad et Carole Martinez paru chez Zulma
    Un beau livre de photos à regarder encore et encore, lire les textes, se poser avec un bon Thé et savourer le tout, la lecture et sa boisson...

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    Couverture du livre « Le coeur cousu » de Carole Martinez aux éditions Gallimard

    Regine B sur Le coeur cousu de Carole Martinez

    La narratrice, Soledad, est la sixième enfant de Frasquita, l’héroïne de cette histoire aux allures de conte. Soledad la solitaire dotée de cette « volonté de résister au monde », Soledad qui n’aura de cesse de raconter sa mère.
    « Maman n’a jamais su écrire qu’à l’aiguille. Chaque ouvrage de sa...
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    La narratrice, Soledad, est la sixième enfant de Frasquita, l’héroïne de cette histoire aux allures de conte. Soledad la solitaire dotée de cette « volonté de résister au monde », Soledad qui n’aura de cesse de raconter sa mère.
    « Maman n’a jamais su écrire qu’à l’aiguille. Chaque ouvrage de sa main portait un mot d’amour inscrit dans l’épaisseur du tissu. »
    Frasquita la couturière andalouse aux doigts d’or, coud et brode des robes, des châles aux pouvoirs ensorcelants. C’est une originale qui fait fuir les gens du village. Elle rend fou son mari qui finit par se prendre pour une poule. Avec elle, il se passe des choses étranges comme ce cœur brodé dans les entrailles de la Madone qui, un jour, se met à battre. Son aiguille peut faire des miracles comme ce jour où elle recoud le visage de Salvador qui n’est que plaies.
    Les gens du village la fuient ? Qu’importe la haine et le mépris, Frasquita veut rester libre. Chassée de son village, elle entasse sa marmaille dans une charrette et s’en va par les chemins, la petite Soledad encore lovée dans son ventre.
    Cette histoire, c’est aussi celle de la transmission de mère en fille, au moment de la puberté, transmission symbolisée par un coffret mystérieux. La vie se tisse, se coud d’une génération à l’autre où se transmettent des pouvoirs occultes.
    On découvre aussi les difficultés de ces femmes qui doivent supporter le poids des superstitions, la pauvreté, les mariages arrangés, les grossesses subies et le mépris des hommes. Nous sommes dans l’Andalousie du XIXe siècle, impitoyable envers les pauvres et les femmes.

    Baroque et surprenant, ce premier roman oscille entre la réalité et le fantastique. Il entraine le lecteur à la suite de ces femmes fortes et attachantes.
    Il y a une véritable jubilation chez Carole Martinez à malaxer les mods, la langue est ciselée et colorée, comme une broderie.

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    Couverture du livre « Le coeur cousu » de Carole Martinez aux éditions Gallimard

    Michel Giraud sur Le coeur cousu de Carole Martinez

    La vie de Frasquita racontée par sa dernière fille, Soledad : Frasquita a un don, la couture ; elle se fabriquera une robe de mariée presque magique, suturera les déchirures du coq de combat de son mari, sans l'empêcher de perdre tous ses combats, ce qui lui vaudra l'exil, et enfin sauvera...
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    La vie de Frasquita racontée par sa dernière fille, Soledad : Frasquita a un don, la couture ; elle se fabriquera une robe de mariée presque magique, suturera les déchirures du coq de combat de son mari, sans l'empêcher de perdre tous ses combats, ce qui lui vaudra l'exil, et enfin sauvera Salvador, l'anarchiste catalan, en suturant ses plaies, et ses enfants, avant de poursuivre sa fuite vers le sud, au-delà des mers.

    L'histoire est épique, historique, un peu sur-réaliste et fantastique. Une histoire qui aurait pu être digne du Don Quichotte de Cervantes ! Mais ne l'est pas, loin de là !

    Les personnages sont à la hauteur : paysans, petits propriétaires et artisans d'une Andalousie de littérature ; révolutionnaires et anarchistes catalans rêvés ; et tant d'autres. On a envie de les aimer !


    Hélas, l'écriture est ennuyeuse. Dix pages après dix pages, je me suis forcé à aller jusqu'au terme du livre. Il arrive que je finisse par aimer ; pas là ! Une écriture ampoulée, alambiquée, que j'ai vraiment trouvée ennuyeuse. Jusqu'à la fin...

    Usant !