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Antonio G. Iturbe

Antonio G. Iturbe
ANTONIO G. ITURBE, journaliste et romancier, vit en Espagne. et directeur de revues journalisme de l'Université autonome de Barcelone, il a travaillé en tant que coordinateur, rédacteur espagnoles. Il a publié son premier roman, Rectos torcidos, en 2005 (Hachette), il a également rempor... Voir plus
ANTONIO G. ITURBE, journaliste et romancier, vit en Espagne. et directeur de revues journalisme de l'Université autonome de Barcelone, il a travaillé en tant que coordinateur, rédacteur espagnoles. Il a publié son premier roman, Rectos torcidos, en 2005 (Hachette), il a également remporté le prix Biblioteca Breve en 2017 pour A cielo abierto. La Bibliothécaire d'Auschwitz, paru en Espagne en 2012, est son troisième roman. Pour l'écriture de ce dernier, il a interviewé Dita Kraus, la véritable bibliothécaire d'Auschwitz.

Avis sur cet auteur (7)

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    Couverture du livre « La bibliothécaire d'Auschwitz » de Antonio G. Iturbe aux éditions Flammarion

    Michel Gardin sur La bibliothécaire d'Auschwitz de Antonio G. Iturbe

    La bibliothécaire d’Auschwitz d’Antonio G.Iturbe
    Dita est une des nombreuses victimes du régime nazi. En 1939 les nazis occupent la Tchécoslovaquie et persécutent les juifs. En 1942, Dita qui a alors 13 ans est au ghetto de Theresienstadt. Puis, plus tard avec ses parents à Auschwitz, où son...
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    La bibliothécaire d’Auschwitz d’Antonio G.Iturbe
    Dita est une des nombreuses victimes du régime nazi. En 1939 les nazis occupent la Tchécoslovaquie et persécutent les juifs. En 1942, Dita qui a alors 13 ans est au ghetto de Theresienstadt. Puis, plus tard avec ses parents à Auschwitz, où son père Dr. Hans Polach décédera le 05 février 1944. Elle sera avec sa mère Liesl envoyée au camp de concentration de Bergen-Belsen. Sa mère le 29 juin 1945, n’y survivra pas succombant à une épidémie de Typhus alors que le camp avait été libéré par l’armée anglaise et que son rapatriement a été retardé de deux mois. C’est son histoire que je vous invite à lire dans ce livre la bibliothécaire d’Auschwitz de G. Iturbe. A quatorze ans dans ce camp de concentration d’Auschwitz, Dita, tente malgré l’horreur de trouver un semblant de normalité. Quand Fredy Hirsch, éducateur juif lui propose de conserver, alors que cela est strictement interdit et condamner de mort, huit précieux volumes que les prisonniers ont réussi à dissimuler aux gardiens. Elle devient ainsi la bibliothécaire d’Auschwitz. Ce livre est un document remarquable sur la survie dans ce camp et un témoignage sur le courage de cette jeune fille qui dans les conditions dantesques ou elle fût immergée, a accompli avec un héroïsme que je vous laisserai découvrir, cette tâche qui parait utopique, celle de permettre à des adultes puis à des enfants d’apprendre aussi bien la géographie que la géométrie les mathématiques et d’entendre via des « livres vivants » l’histoire d’Edmond Dantes d’Alexandre Dumas, entre autres. L’on ne sort pas indemne de ce roman. J’ai encore en tête que lors de l’arrivée des trains en provenance de tous les pays, l’on triait les personnes hommes, femmes enfants, conduisant les uns immédiatement vers les chambres à gaz ou le Zyklon B (produit par le consortium Bayer qui a racheté Mosanto) et les autres vers le tatoueur et les baraquements ou ils étaient entassés, avant qu’ils rejoignent les travaux qui leur étaient assignés. Dans le camp d’Auschwitz un baraquement spécial LE BLOC 31 est un lieu familial mis en place par les SS pour tromper les instances de la Croix rouge, si celles-ci venaient visiter le camp et ainsi leur cacher le fait qu’Auschwitz était un site de génocide. Dans ce bloc 31 dirigé par Freddy Hirsch par petit groupe selon leur âge les enfants recevaient des cours secrets et improvisés, chantaient et comme le disait dans un interview Dita Kraus, « Alors qu'ils avaient faim, aucun des enfants n'est mort de malnutrition en allant à l'école. Ils avaient trouvé un semblant d'oasis ». Dans ce lieu Freddy Hirsch ordonné que les enfants soient lavés. La propreté et l’hygiène étaient essentielles. Freddy Hirsch éducateur sportif est mort à Auschwitz, dans des circonstances troublantes, alors qu’il avait été invité par la Résistance à prendre la tête du soulèvement de ce camp, après avoir appris la mort de milliers de personnes, vous le lirez. Trois mois après cette expérience de bloc familial, et alors que la Croix rouge avait visité un autre camp, tous les enfants ont été chargés dans des camions puis gazés dans la nuit. Les autorités du camp ayant décidé la fermeture immédiate de B31. « Ça valait la peine. Rien n'a été vain. Vous souvenez-vous comment ils riaient ? Vous souvenez-vous à quel point ils avaient les yeux écarquillés lorsqu'ils chantaient « Alouette » ou écoutaient les histoires des livres vivants ? Vous souvenez-vous comment ils sautaient de joie lorsque nous mettions un demi-biscuit dans leurs bols ? Et l'excitation avec laquelle ils préparaient leurs pièces ? Ils étaient heureux… » Je vous parlais des phrases qui resteront dans ma mémoire : « Dans la nuit du 8 mars 1944, 3792 prisonniers en provenance du camp familial BIIb furent gazés puis incinérés dans le crématoire III d’Auschwitz-Birkenau comme tous les six mois, pour faire de la place aux arrivants, ou une sélection mortifère était opérée par le Dr Mengele et les responsables du camp. Dans ce livre la bibliothécaire d’Auschwitz, vous serez en présence de Rudi Rosenberg qui s’est évadé d’Auschwitz et qui s’empressa de rédiger un premier rapport pour les dirigeants juifs de la ville de Zilina pour dire ce qu’il arrivait réellement aux déportés d’Auschwitz et qui n’avait rien à voir avec les mensonges nazis ; d’Elisabeth Volkenrath promue SS-Oberaugseherin ; de Rudolf Höss commandant d’Auschwitz ; de Adolf Eichmann ; de Peter Ginz ; de David Schmulenski chef Polonais de la Résistance à Auschwitz ; Siegfried Lederer camarade d’évasion du caporal-chef SS Viktor Pestek ; d’Hans Schwarzhuber responsable du secteur masculin d’Auschwitz qui reconnu avoir envoyé en chambre à gaz au moins 2400 personnes ; Joseph Mengele le docteur qui pratiquait sur des êtres vivants des opérations sans anesthésie et inoculait des maladies… De Seppl Lichtenstern qui périt lors de la marche de la mort ; de Margit Barnai amie de Dita. A la lecture de ce livre Dita dit à G I buturne car sous sa plume le personnage de Dita apparait comme une héroïne. « Pour moi les héros ne sont pas les individus baraqués des films. Ceux sont eux qui tombent, se relèvent, ceux qui après être tombés cent fois, continuent d’aller de l’avant cent fois. » Je vous invite à découvrir le destin exceptionnel de Dita Kraus qui vit à Netanya en Israël. Bien à vous.

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    Couverture du livre « La bibliothécaire d'Auschwitz » de Antonio G. Iturbe aux éditions Flammarion

    Kryan sur La bibliothécaire d'Auschwitz de Antonio G. Iturbe

    "Tenir à nouveau des livres entre ses mains permet à la vie de reprendre sa place et aux pièces d'un puzzle que quelqu'un avait brisé à coups de pied de revenir peu à peu s'emboîter."

    Officiers en noir.
    Camp d'extermination d'Auschwitz.
    Bloc 31.
    Une école dont on doit ignorer...
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    "Tenir à nouveau des livres entre ses mains permet à la vie de reprendre sa place et aux pièces d'un puzzle que quelqu'un avait brisé à coups de pied de revenir peu à peu s'emboîter."

    Officiers en noir.
    Camp d'extermination d'Auschwitz.
    Bloc 31.
    Une école dont on doit ignorer l'existence.

    Une enfant de 14 ans courageuse, avec de grandes responsabilités.
    Un contexte terrifiant.
    Un témoignage édifiant.
    Un hommage émouvant.

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    Couverture du livre « La bibliothécaire d'Auschwitz » de Antonio G. Iturbe aux éditions Flammarion

    Brigitte Canovas sur La bibliothécaire d'Auschwitz de Antonio G. Iturbe

    Dita est une jeune fille de 14 ans, juive, déportée de camp en camp, d'abord à Terezin, puis au camp familial d'Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, dans des conditions de plus en plus difficiles. Dita va réussir à survivre à l'horreur des camps de concentration, aux privations, aux coups grâce aux...
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    Dita est une jeune fille de 14 ans, juive, déportée de camp en camp, d'abord à Terezin, puis au camp familial d'Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, dans des conditions de plus en plus difficiles. Dita va réussir à survivre à l'horreur des camps de concentration, aux privations, aux coups grâce aux livres, 8 livres déchirés, écrits dans différentes langues, qu'elle cachera au péril de sa vie, les prêtant aux professeurs qui donneront des cours dans le bâtiment 31 du camp familial à Auschwitz, endroit où les nazis laissaient t vivre des enfants, pour servir de vitrine du régime pour d'éventuels observateurs étrangers.
    Ce livre est bien sûr très émouvant. Il m'a rappelé le film "La vie est belle".
    Les camps y sont décrits en détail et les problèmes abordés sont nombreux : trahison, homosexualité, amour, amitié. Les personnages sont très bien brossés et attachants (sauf les nazis).
    Dita a vraiment existé et l'auteur l'a rencontrée pour écrire ce roman inoubliable.

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    Couverture du livre « La bibliothécaire d'Auschwitz » de Antonio G. Iturbe aux éditions Flammarion

    MAPATOU sur La bibliothécaire d'Auschwitz de Antonio G. Iturbe

    Peut-être aurez-vous la même réaction que moi en lisant le titre : une bibliothécaire dans un camp de concentration ?

    Oui, il y en a bien eu une mais clandestine : Dita, jeune adolescente de 14 ans.

    Les nazis avaient installé, à 3 km du camp de concentration principal, un camp familial...
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    Peut-être aurez-vous la même réaction que moi en lisant le titre : une bibliothécaire dans un camp de concentration ?

    Oui, il y en a bien eu une mais clandestine : Dita, jeune adolescente de 14 ans.

    Les nazis avaient installé, à 3 km du camp de concentration principal, un camp familial BIIb dans lequel vivaient des familles juives. Les parents travaillaient, les enfants fréquentaient une sorte d'école, dirigée par un éducateur juif, Fredy Hirsh. Ce camp devait servir de vitrine dans l'hypothèse où des représentants de la Croix Rouge viendraient à Auschwitz. Les nazis pourraient ainsi faire croire que les Juifs étaient bien traités alors que l'extermination battait son plein.

    Les livres sont formellement interdits dans le camp, mais Fredy Hirsh a réussi à en faire entrer clandestinement. C'est Dita qui est en charge de les sortir, de les prêter aux professeurs, et de les cacher tous les soirs. Et ce, au péril de sa vie.

    En effet, toute personne surprise en possession d'un livre était aussitôt condamnée à mort :

    » Ces engins, tellement dangereux que leur possession justifie la peine maximale, ne tirent pas de projectile et ne sont pas non plus des objets pointus coupants ou contondants (…) Mais les nazis les traquent, les chassent et les bannissent d'une façon qui tourne à l'obsession. Au cours de l'Histoire, tous les dictateurs, tyrans et répresseurs, qu'ils soient aryens, noirs, orientaux, arabes, slaves ou de n'importe quelle couleur de peau, qu'ils défendent la révolution du peuple, les privilèges des classes patriciennes, le mandat de Dieu ou la discipline sommaire des militaires, quelle que soit leur idéologie, tous ont eu un point commun : ils ont toujours traqué les livres avec acharnement. Les livres sont très dangereux, ils font réfléchir. »

    Dita voue un profond amour aux livres et va prendre grand soin de ceux qui lui sont confiés : » Ce n'était pas une grande bibliothèque. En réalité, elle était constituée de 8 livres, et certains en mauvais état. Mais c'étaient des livres. Dans cet endroit obscur où l'humanité avait atteint sa propre noirceur, la présence de livres était un vestige d'époques moins lugubres, plus douces, où les mots avaient plus de force que les mitraillettes. Un temps révolu. »

    Il y a aussi deux ou trois professeurs qui sont classés comme livres vivants car ils sont capables de raconter un roman en entier, notamment « le merveilleux voyage de Nils Andersen » de Selma Lagerloff.

    S'il y a des passages terribles dans ce roman, la lecture n'en est ni effrayante ni démoralisante. Au contraire, l'auteur nous fait découvrir le courage de belles et grandes âmes qui avaient à coeur d'instruire et de distraire les enfants, de vivre comme des êtres humains jusqu'au bout.

    Tous les personnages ont réellement existé. Dita Kraus est maintenant âgée de 91 ans et vit en Israël.

    Pour terminer cette chronique, j'ajouterai que ce roman n'a fait que renforcer ma conviction : les livres sont absolument essentiels!!