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Anton Tchekhov

Anton Tchekhov

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Avis sur cet auteur (12)

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    Couverture du livre « Oncle Vania » de Anton Tchekhov aux éditions Actes Sud

    NADIA D'ANTONIO sur Oncle Vania de Anton Tchekhov

    Dans la littérature russe, il ne faut pas oublier Anton Tchékhov Pavlovitch (Антон Павлович Чехов), né le 17 janvier 1860 ( 29 janvier 1860 dans le calendrier grégorien), à Taganrog - non plus que sa pièce de théâtre, « Oncle Vania » ( Дядя Ваня).

    « Oncle Vania » est une pièce de théâtre en...
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    Dans la littérature russe, il ne faut pas oublier Anton Tchékhov Pavlovitch (Антон Павлович Чехов), né le 17 janvier 1860 ( 29 janvier 1860 dans le calendrier grégorien), à Taganrog - non plus que sa pièce de théâtre, « Oncle Vania » ( Дядя Ваня).

    « Oncle Vania » est une pièce de théâtre en quatre actes. Elle avait d'ailleurs été jouée par les Comédiens du Français. On avait même dit qu'elle avait été « débarbouillée et transcendée ». Un bien bel hommage et on l'avait jugée comme la plus émouvante de cet auteur russe.
    Quand on a lu ce récit, on voit que l'âme russe y est bien présente.
    L'histoire se passe à Saint-Pétersbourg, « la cité des tsars » - la capitale politique, culturelle et mondiale (au contraire de Moscou).

    On va voir, entre le printemps et la fin de l'été, le quotidien de quelques personnages qui sont rongés par la solitude.

    En parlant de personnages, en voici quelques uns : Alexandre Vladimirovitch Sérébriakov : (professeur à la retraite) - Éléna Andréevna (la jeune femme du professeur) - Sophia Alexandrovna (Sonia, la fille de la première femme de Sérébriakov) - Maria Vassilievna Voïnitzika (une veuve et mère de la première femme du professeur) - Ivan Petrovitch Voïnitzki (« Oncle Vania », son fils) – et pour terminer, reste à citer, Mikhaïl Astrov (médecin) - Ilia Ilitch Téléguine (un propriétaire terrien ruiné) – Marina (la vieille nourrice) – et un valet de ferme. Voilà qui fait déjà pas mal de monde.

    Quant au thème de l'histoire, c'est la fin d'un séjour d'été du professeur Sérébriakov avec son épouse, Elena – séjour passé chez leur beau-frère, Ivan Voïnitski (c'est-à-dire l'Oncle Vania).

    Oncle Vania se plaint d'une liberté oisive depuis l'arrivée du professeur et de son épouse, tandis que Marina se plaint d'un emploi du temps bouleversé. Et puis ne parlons pas de tout l'imbroglio qui règne entre les uns et les autres : certains aiment quelqu'un qui ne l'aime pas – la jalousie règne ainsi que le mécontentement . de plus, il est à signaler l'importance du docteur Astrov.

    On voit un dialogue qui s'instaure entre Eléna et Astrov. Lui, raconte les moments où il venait faire un travail de cartographie avec Sonia et Voïnitski. Il évoque la disparition de la forêt ainsi que de la faune. Déjà un souci d'écologie. Mais son discours n'intéresse pas vraiment Eléna qui se pose plutôt des questions sur les sentiments : « Éléna Andréevna et Astrov restés seuls font leurs adieux. Il tente à nouveau de la séduire en arguant qu'elle peut succomber maintenant, dans la forêt plutôt que dans une petite ville de province puisqu'elle n'a aucun but dans la vie. »

    A un certain moment, Voïnitski aimerait rester seul mais Astrov refuse car il voudrait que celui-ci lui rende de la morphine qu'il lui a dérobée. Voïnitski se met alors à dénoncer la « folie de l'existence humaine », au point que Astrov le juge « toqué », (un mot qui revient plusieurs fois).

    Avec simplement des dialogues, Tchékov nous a offert, ici, un beau portrait bien réaliste de cette bourgeoisie mi-campagnarde et mi-intellectuelle. Je dois ajouter que c'est un beau témoignage et une belle vision, bien en avance sur son temps, de notre monde actuel qui est en train de sombrer.

    Mais l'auteur sait rester drôle et émouvant. Au final, une pièce de théâtre qu'il faut penser de lire.

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    Couverture du livre « La dame au petit chien et autres nouvelles » de Anton Tchekhov aux éditions Gallimard

    Ghislaine DEGACHE sur La dame au petit chien et autres nouvelles de Anton Tchekhov

    Je n'avais encore rien lu d'Anton Tchékhov, cet écrivain russe, principalement nouvelliste et dramaturge. C'est en découvrant La dame au petit chien arabe de Dana Grigorcea, roman de la rentrée littéraire 2019 - librement inspiré de la nouvelle de Tchékhov : La dame au petit chien - que j'ai...
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    Je n'avais encore rien lu d'Anton Tchékhov, cet écrivain russe, principalement nouvelliste et dramaturge. C'est en découvrant La dame au petit chien arabe de Dana Grigorcea, roman de la rentrée littéraire 2019 - librement inspiré de la nouvelle de Tchékhov : La dame au petit chien - que j'ai décidé de lire cette nouvelle et par là même ce recueil de nouvelles. Celui-ci en comporte quinze ayant pour point commun les femmes.
    Il m'a fallu un peu de temps pour m'accoutumer à son style. Si, au début, je l'ai trouvé un peu suranné même un peu ennuyeux, au fil des nouvelles, j'ai fini par apprécier ces courts récits, à l'écriture concise, qui disent peu et pourtant beaucoup à la fois. Pas de morale, pas de conclusion, chaque nouvelle nous laisse un peu sur notre faim et ouvre la voie à plusieurs interprétations possibles, mais n'est-ce pas là le propre et le but d'une nouvelle ?
    Malgré la brièveté des récits, l'écrivain a su dresser des portraits magnifiques et excellents des personnages, notamment des femmes où leur psychologie est profondément et superbement analysée. Tchékhov brosse ainsi toute une palette de femmes aux caractères très différents parfois superficielles et capricieuses, souvent belles et séduisantes, mais la plupart du temps sensibles, insatisfaites, rêvant d'une autre vie inaccessible. En ressort souvent, une impression de mélancolie et de tristesse, car, à chaque fois ce sont des drames qui sont évoqués, mais drames où l'issue reste ouverte.
    A travers ces récits on retrouve l’impossibilité d’aimer que Tchékhov a éprouvé toute sa vie, mais l'amour lui a inspiré émotion ou ironie. Si, comme dans La dame au petit chien, il fait preuve de cynisme, il le fait avec une sensibilité incroyable et décrit à merveille l'hypocrisie du monde. D'ailleurs je laisse la parole à Gorki (écrivain russe du 19e siècle) qui dira à son propos : « Personne n'a compris avec autant de clairvoyance et de finesse le tragique des petits côtés de l'existence ; personne avant lui ne sut montrer avec autant d'impitoyable vérité le fastidieux tableau de leur vie telle qu'elle se déroule dans le morne chaos de la médiocrité bourgeoise ».
    Si, bien sûr, ces nouvelles ne se valent pas toutes, elles transcrivent toutes cependant des sentiments de façon magistrale ! Même si ce n'est pas le thème principal, la vie en Russie en cette fin de 19e siècle sert de toile de fond aux différents récits et les enrichit et il est souvent fait allusion aux criantes injustices sociales. Ces nouvelles ont du coup une véritable valeur documentaire.
    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « La cerisaie » de Anton Tchekhov aux éditions Gallimard

    Terrevive sur La cerisaie de Anton Tchekhov

    J'ai beaucoup aimé ce livre avec toute l'ambiance sensitive autour.

    J'ai beaucoup aimé ce livre avec toute l'ambiance sensitive autour.

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    Couverture du livre « Les groseilliers et autres nouvelles » de Anton Tchekhov aux éditions Gallimard

    Dominique JOUANNE sur Les groseilliers et autres nouvelles de Anton Tchekhov

    Tchekhov est sans conteste un des virtuoses de l’écriture pour décrire l’âme profonde de l’humain et particulièrement via ces quatre courtes nouvelles. Des personnages et des paysages dépeints avec grand art. Des êtres installés dans des vies qui paraissent belles, correctes, normales mais qui...
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    Tchekhov est sans conteste un des virtuoses de l’écriture pour décrire l’âme profonde de l’humain et particulièrement via ces quatre courtes nouvelles. Des personnages et des paysages dépeints avec grand art. Des êtres installés dans des vies qui paraissent belles, correctes, normales mais qui sont si étroites. On sent au fond de chacun le désir de la jouissance mais la joie n’est pas au rendez-vous, alors il y a la façade et d’immenses fêlures dans des existences réduites à si peu de saveur sinon celui de groseilles au goût acide... .comme peut l'être bien souvent la coupe amère de la vie.. Des vies sans oser… Des petites existences étriquées. Étriquées parce qu’il manque le bonheur… Parce que c'est cela en fait que nous voulons : la jouissance d'une vie réussie...Réflexion profonde sur nos quotidiens. Tchekhov est maître dans l’art pour décrire les profondeurs de l’âme qui nous tient. « La vie est effrayante, alors il n’y a pas à se gêner avec elle, brise là et prends tout ce que tu peux lui prendre avant qu’elle ne t’écrase. »
    Le talent sue à chaque ligne, à chaque mot, dans ces 4 textes exceptionnels signés Anton Tchekhov!!! Un immense écrivain au sommet de son art.
    101 pages en poche folio 2€... Allez-y!