Annie Ernaux

Annie Ernaux
Annie Ernaux est l'auteur de seize livres aux Éditions Gallimard, parmi lesquels La place (prix
Renaudot 1984, collection Blanche, 1983, « Folio » n°1722), Passion simple (collection Blanche,
1991, « Folio » n°2545) et Les années (collection Blanche, 2008, « Folio » n°5000). Ses livres
ont été réuni... Voir plus
Annie Ernaux est l'auteur de seize livres aux Éditions Gallimard, parmi lesquels La place (prix
Renaudot 1984, collection Blanche, 1983, « Folio » n°1722), Passion simple (collection Blanche,
1991, « Folio » n°2545) et Les années (collection Blanche, 2008, « Folio » n°5000). Ses livres
ont été réunis dans un recueil intitulé Écrire la vie (« Quarto », 2011).

Avis (74)

  • Couverture du livre « Mémoire de fille » de Annie Ernaux aux éditions Gallimard

    Nathalie DEFLORAINE sur Mémoire de fille de Annie Ernaux

    Un récit intime et autobiographique d'une femme de 60 ans qui se penche sur la jeune fille qu'elle a été et sur l'événement douloureux qui a probablement fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui, une plongée dans une époque révolue celle d'avant 68, de ses us et coutumes : c'est très bien écrit !

    Un récit intime et autobiographique d'une femme de 60 ans qui se penche sur la jeune fille qu'elle a été et sur l'événement douloureux qui a probablement fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui, une plongée dans une époque révolue celle d'avant 68, de ses us et coutumes : c'est très bien écrit !

  • Couverture du livre « Les années » de Annie Ernaux aux éditions Gallimard

    Sophie Gauthier sur Les années de Annie Ernaux

    Je ne sais pas trop s'il m'est possible de donner mon avis sur ma lecture de "Les années" tant je suis fan de l'écriture d'Annie Ernaux ! Je manque donc forcément d'objectivité. Mais en même temps est-on jamais objectif face à une lecture ? Surtout une lecture comme celle-ci qui tresse les fils...
    Voir plus

    Je ne sais pas trop s'il m'est possible de donner mon avis sur ma lecture de "Les années" tant je suis fan de l'écriture d'Annie Ernaux ! Je manque donc forcément d'objectivité. Mais en même temps est-on jamais objectif face à une lecture ? Surtout une lecture comme celle-ci qui tresse les fils du temps en y accrochant des images, photos jaunies ou réminiscences ; des gens, la famille, les inconnus, les "célèbres" ; des conversations ; des instants ; toute une vie.

    Il s'agit d'un roman autobiographique sans que cela soit un roman ni une autobiographie. Il s'agit du passage des années entre l'immédiat après-guerre et aujourd'hui. Des années qui sont à la fois inscrites dans la mémoire collective et dans celle, personnelle, de l'auteur. Ce jeu entre proximité intime et distance impersonnelle instaure une profondeur de champ cinématographique dans laquelle chaque lecteur peut projeter ses propres souvenirs.
    Le temps trouve toute sa mesure dans cette démarche qui met la mémoire au coeur de la réflexion, et d'une manière plus profonde encore, qui pose finalement la question de l'être.

    L'écriture d'Annie Ernaux nous révèle nos propres secrets, notre propre condition, dans un murmure qui constate plus qu'il n'analyse. Et c'est de tout cela que surgit l'émotion, la puissance, le rayonnement du roman.
    Comment puis-je parler objectivement d'un roman d'Annie Ernaux ? Je ne le peux pas car son roman, celui-là comme les autres, fait partie de ce qui m'est essentiel, vital, de ce souffle qui me fait avancer de manière moins tâtonnante. Et de ce qui me fait aimer toujours davantage les mots, les livres, les gens et la vie. Tout simplement.

  • Couverture du livre « Une femme » de Annie Ernaux aux éditions Gallimard

    Missbook85 sur Une femme de Annie Ernaux

    Cinquième roman d'Annie Ernaux, "Une femme" est une ode à l'amour maternelle, dans toute son inconditionnalité.
    Suite au décès de sa mère de la maladie d'Alzheimer, Annie Ernaux retrace sa vie, depuis l'enfance de celle-ci, en se basant sur ses souvenirs, dans le but d'y accomplir un travail de...
    Voir plus

    Cinquième roman d'Annie Ernaux, "Une femme" est une ode à l'amour maternelle, dans toute son inconditionnalité.
    Suite au décès de sa mère de la maladie d'Alzheimer, Annie Ernaux retrace sa vie, depuis l'enfance de celle-ci, en se basant sur ses souvenirs, dans le but d'y accomplir un travail de deuil et de mémoire.
    "Il me semble maintenant que j'écris sur ma mère pour, à mon tour, la mettre au monde."
    A travers ce récit, elle exploite la complexité du rapport mère / fille.
    C'est une écriture empreinte d'une grande humilité et de profonde sincérité, qui décrit une mère mais surtout une femme, avec ses forces mais aussi ses faiblesses.
    "De tous, c'est ma mère qui avait le plus de violence et d'orgueil, une clairvoyance révoltée de sa position d'inférieure dans la société et le refus d'être seulement jugée sur celle-ci."
    Malheureuse de ne pas avoir pu atteindre un rang social suffisamment élevé - malgré une pugnacité évidente - elle mettra tout en oeuvre pour offrir à sa fille cette opportunité.
    "Son désir le plus profond était de me donner tout ce qu'elle n'avait pas eu."
    Une bienveillante abnégation....
    "J'étais certaine de son amour et de cette injustice : elle servait des pommes de terre et du lait du matin au soir pour que je sois assise dans un amphi à écouter parler de Platon."
    L'auteur aborde dans la seconde partie du livre la difficulté d'assister à la progression de la maladie. L'impuissance de voir sa propre mère redevenir une petite fille, amène une grande humanité au roman.
    Finalement la relation s'inverse progressivement, et c'est la fille qui prend soin de sa mère.
    Le titre "Une femme" est à la fois la représentation impersonnelle et anonyme de toutes les femmes, donc non-nominative, et à la fois presque exceptionnel par sa singularité.
    Cette nécessité d'écrire par devoir de mémoire, est particulièrement touchante de par sa bienveillance et son amour inconditionnel et éternel.
    " [...] je sais que je ne peux pas vivre sans unir par l'écriture la femme démente qu'elle est devenue, à celle forte et lumineuse qu'elle avait été."

Voir tous les avis