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Anne Gallois

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    Couverture du livre « Mes trente glorieuses » de Anne Gallois aux éditions Carnets Nord

    Colette LORBAT sur Mes trente glorieuses de Anne Gallois

    Paris Match ! Une revue qui a bercé mon enfance puis ma jeunesse, comme celle d’Anne Gallois que ce soit chez le coiffeur ou ailleurs. Nous partageons également la traversée, ou une partie de la traversée, des trente glorieuses.
    D’ailleurs, chaque chapitre de son livre a pour titre une date et...
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    Paris Match ! Une revue qui a bercé mon enfance puis ma jeunesse, comme celle d’Anne Gallois que ce soit chez le coiffeur ou ailleurs. Nous partageons également la traversée, ou une partie de la traversée, des trente glorieuses.
    D’ailleurs, chaque chapitre de son livre a pour titre une date et dessous, un extrait d’un article de Match qui lui permet d’égrener ses souvenirs.
    Margot Bourdillon, le personnage principal du livre, est la seconde des six enfants d’une famille petite bourgeoisie, commençants aisés, catholiques de droite. « J’ai la place, peu enviable, du milieu, enfouie dans un magma de sœurs dont il faut s‘extraire, comme un rescapé des décombres. Condamnée à me faire remarquer à « faire mon intéressante. » »Elle fréquente une institution catholique, s’inscrit aux Jeannettes, l’équivalent des scouts pour les filles d’alors. Ses parents détestent toujours le Général de Gaulle, lui préférant le maréchal Pétain qui a sauvé la France. Oui, la seconde guerre mondiale est terminée, mais, on ne change pas les us et habitudes des familles bien pensantes de la petite bourgeoisie. Mendès non plus « Mendès, comme l’appellent mes parents et leurs amis, n’est pas en odeur de sainteté. On le dit sectaire, mauvais patriote. « Il n’a de France que le nom », persiflent les antisémites ». Pensez, Mitterrand refuse d’assister à une messe célébrée à la cathédrale par l’évêque ! D’ailleurs, dans la Nièvre, on l’appelle Mitrand. On brûle les livres de Simone de Beauvoir, Sartre mécréants qui ne croient pas en dieu
    Question sexe, même à la veille de son mariage, la grande sœur ignore tout « Pour ma sœur aînée, comme pour nous, le mariage ne peut être que d’amour. Un amour lisse, éthéré. Pour avoir des enfants, on s’embrasse et c’est tout. » Les choses ont changé depuis ! Μtiens, les « pédales », que Margot ne connaît pas risquent la prison.
    Margot, dans sa foi d’enfant et son éducation religieuse se posent des questions : « pourquoi doit-on croire aux miracles et pas aux contes de fées ? » Question qu’elle n’osera poser. Il y a également le chapitre Bernadette Soubirou, Sainte Bernadette dont le corps embaumé est exposé à Nevers, qui aurait subi quelques sévices et vexations de la part des sœurs du couvent. OH NON !! pas de ça chez nous, faux, faux, archi-faux… Les sœurs ne peuvent qu’être exemplaires
    Il y a un grand écart, un mur entre les bourgeois et les ouvriers. Margot ne connaît pas d’ouvriers, hormis ceux de son père qui n’ont l’air « ni méchants, ni malheureux ». Les filles de l’école publiques sont, automatiquement, des délurées, enfin une surnommée « La Brigitte Bardot de Nevers »
    Le samedi, il est de bon temps d’arpenter la rue du Commerce, de faire les arrêts chez le pâtissier, le boucher, les boutiques de mode.
    Puis, mai 68 arrive avec sa « libération », l’espoir d’une vie plus libre. Le monde change.
    Avec ce livre, j’ai revécu mon enfance, mon adolescence et je me suis quelque fois, reconnue dans Margot. Je n’habitais pas bien loin de chez elle, enfin dans le département limitrophe, en ville comme elle. A l’époque, d’ailleurs, il y avait une grande différence entre les urbaines et les rurales et il y avait quelques moqueries. Nous n’étions pas du même côté, je fréquentais l’école laïque, mais j’allais au cathé et… Je n’étais pas délurée.
    Au fait, maintenant, je n’habite pas loin de Nevers et je l’ai suivie dans les rues, au bord de la Loire.
    « Mes trente glorieuses » offre des pages de l’histoire contemporaine à travers une famille française bien comme il faut. Une jolie madeleine pour moi, non plutôt, une tranche de pain beurrée avec une barre de chocolat Poulain.

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    Couverture du livre « Mes trente glorieuses » de Anne Gallois aux éditions Carnets Nord

    Anne-Marie Lemoigne sur Mes trente glorieuses de Anne Gallois

    Dans MES TRENTE GLORIEUSES Anne Gallois nous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ….....celui des Trente Glorieuses.

    Elle confie à une narratrice : Margot Bourdillon, le soin de faire vivre ou revivre au lecteur cette période où la France,sortie de la guerre,...
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    Dans MES TRENTE GLORIEUSES Anne Gallois nous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ….....celui des Trente Glorieuses.

    Elle confie à une narratrice : Margot Bourdillon, le soin de faire vivre ou revivre au lecteur cette période où la France,sortie de la guerre, était en pleine croissance, où les conditions de vie s'amélioraient .

    Margot a une dizaine d'années lorsque son récit commence en janvier 1954.
    Elle est la 2e des 6 filles d'un couple de commerçants catholiques aisés de Nevers, et c'est au travers de son regard d'enfant plutôt rebelle que nous partageons le quotidien de cette famille trop conformiste à son goût.
    Vie domestique, vie scolaire, rapports avec les voisins, avec les oncles, chamailleries au sein de la fratrie......tout cela est rapporté de façon très vivante par une Margot qui chaque semaine dévore l'hebdomadaire Paris Match et, s'identifiant aux héros et héroïnes qui en font la une, s'arrache à sa vie de petite provinciale étriquée .

    Et en 20 ans, de 1954 à 1975, il s'en passe des choses pour les membres de ce microcosme familial !
    Les enfants grandissent et entrent dans la vie d'adulte, les parents vieillissent .
    En parallèle, la société change, les mœurs évoluent. Arrive bientôt « la folie soixante huitarde » avec ses rêves libertaires. Ce monde là est fait pour Margot !

    Anne Gallois mêle ici habilement l'intime et le public, le feuilleton familial avec l'histoire politique de la France. Elle montre la transformation des valeurs sociétales, le passage progressif d'un monde corseté à un monde plus ouvert, plus tolérant .
    Lire cette chronique d'une société en devenir, c'est comme feuilleter les pages d'un album de photos en noir et blanc .
    Le roman a eu pour moi un effet « petite madeleine » . La babyboomer que je suis a retrouvé , avec attendrissement mais sans nostalgie, les images, les parfums et les sons qui ont bercé son enfance .

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