Tangente vers l'Est

Couverture du livre « Tangente vers l'Est » de Maylis De Kerangal aux éditions Verticales
  • Date de parution :
  • Editeur : Verticales
  • EAN : 9782070136742
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

'Ceux-là viennent de Moscou et ne savent pas où ils vont. Ils sont nombreux, plus d´une centaine, des gars jeunes, blancs, pâles même, hâves et tondus, les bras veineux le regard qui piétine, le torse encagé dans un marcel kaki, allongés sur les couchettes, laissant pendre leur ennui résigné... Voir plus

'Ceux-là viennent de Moscou et ne savent pas où ils vont. Ils sont nombreux, plus d´une centaine, des gars jeunes, blancs, pâles même, hâves et tondus, les bras veineux le regard qui piétine, le torse encagé dans un marcel kaki, allongés sur les couchettes, laissant pendre leur ennui résigné dans le vide, plus de quarante heures qu´ils sont là, à touche-touche, coincés dans la latence du train, les conscrits.' Pendant quelques jours, le jeune appelé Aliocha et Hélène, une Française montée en gare de Krasnoïarsk, vont partager en secret le même compartiment, supporter les malentendus de cette promiscuité forcée et déjouer la traque au déserteur qui fait rage d´un bout à l´autre du Transsibérien. Les voilà condamnés à fuir vers l´est, chacun selon sa logique propre et incommunicable.

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Articles (1)

  • Découvrez la critique de Michèle, lectrice du mois pour "Réparer les vivants" de Maylis de Kerangal
    Découvrez la critique de Michèle, lectrice du mois de mars pour "Réparer les vivants" de Maylis de Kerangal

    Un dimanche ordinaire, 24 heures dans la vie d’une famille qui jamais plus ne sera la même, car si les lésions de Simon, 19 ans, en état de mort encéphalique, sont irréversibles, la douleur de ses parents, de sa sœur, de son amante, le sera également.« Naissance d’un pont », « Tangente vers l’Est » et « Réparer les vivants », les textes de Maylis de Kerangal sont beaux et prenants. Ce sont de longues phrases dans un souffle, un rythme haletant qui épuise mais palpite comme le cœur de Simon.

Avis(18)

  • Hélène, 35 ans, française, vit en Russie avec son amoureux Anton. Aliocha, 20 ans, doit quitter tout ce qu’il connaît pour la conscription et ce qu’elle promet de violence et de brutalité, à l’autre bout de la Russie.

    Mais Hélène ne s’y retrouve pas dans cette nouvelle vie. Sur un coup de...
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    Hélène, 35 ans, française, vit en Russie avec son amoureux Anton. Aliocha, 20 ans, doit quitter tout ce qu’il connaît pour la conscription et ce qu’elle promet de violence et de brutalité, à l’autre bout de la Russie.

    Mais Hélène ne s’y retrouve pas dans cette nouvelle vie. Sur un coup de tête, elle déserte l’appartement et fonce vers la gare, prend un billet au hasard et monte dans le Transsibérien.

    Aliocha quant à lui n’a pas eu le choix, c’est en soldat et sous bonne escorte qu’il monte dans le train, pour une caserne de Sibérie. Soumis au bizutage dans les wagons, il cherche une échappatoire.

    C’est lors d’une première tentative de fuite qu’il croise Hélène. Par un hasard de circonstances, elle lui offre le refuge de son compartiment. Dans ce huis-clos, avec quelques gestes puisqu’ils ne peuvent échanger de mots, leur détresse commune les rapprochent. Aliocha s’offre un moment de répit tandis qu’Hélène s’évade en pensée, troublée par cette présence.

    Arriveront-ils au bout de la ligne, au bout de leur quête ?

    Ce petit roman m’a bien plu. D’une lecture facile et rapide, on pénètre dans l’intimité de deux personnages oppressés par un sentiment d’urgence et par le danger d’être rattrapés. On vit avec eux quelques moments intenses, de violence contenue, de besoin de se retrouver, de soif de liberté. Peu de mouvement dans ce livre, c’est davantage une étude des sentiments, des frustrations et des désirs qui nous est proposée par l’auteure, dans une écriture facile d’accès et pourtant révélatrice d’une grande dextérité à transmettre les émotions.

    C’est cette capacité que j’avais déjà aimé à la lecture de Réparer les vivants précédemment.
    https://mesmotsmeslivres.wordpress.com/2018/01/20/tangente-vers-lest-de-maylis-de-kerangal/

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  • Très beau livre de Maylis de Kerangal.
    C’est la course folle d’un jeune appelé russe et d’une française trentenaire fuyant son amant, tous les deux n’ayant qu’un point commun au départ : être monter dans le même train et pas n’importe quel train mais le transsibérien.
    Ainsi, durant le voyage...
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    Très beau livre de Maylis de Kerangal.
    C’est la course folle d’un jeune appelé russe et d’une française trentenaire fuyant son amant, tous les deux n’ayant qu’un point commun au départ : être monter dans le même train et pas n’importe quel train mais le transsibérien.
    Ainsi, durant le voyage leurs destins vont se croiser.
    Maylis de Kérangal a l’art de décrire les paysages et nous fait voyager dans cette Russie le long du chemin de fer. On croit voir émerger le lac Baïkal comme on sent le tissu fin de l'oreiller de la couchette. C’est beau, c’est prenant, c’est haletant et on referme le livre avec une envie folle de monter dans le transsibérien.

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  • J’ai eu du mal à commencer ce livre tant les souvenirs remontaient des profondeurs. En effet j’ai pris plusieurs fois des trains en Sibérie (pas le transsibérien mais des trains sibériens) en passant par Krasnoiarsk où je me suis arrêtée. Presque à chaque fois j’y ai croisé des soldats avec...
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    J’ai eu du mal à commencer ce livre tant les souvenirs remontaient des profondeurs. En effet j’ai pris plusieurs fois des trains en Sibérie (pas le transsibérien mais des trains sibériens) en passant par Krasnoiarsk où je me suis arrêtée. Presque à chaque fois j’y ai croisé des soldats avec lesquels j’étais partagé entre évitement et curiosité. La première rencontre entre l’écrivaine et le jeune conscrit ne me semble donc pas improbable mais plutôt très probable.

    J’ai apprécié ce livre travaillé et sec comme un corps de soldat, les descriptions impressionnistes au plus près de la peau, des odeurs. J’y ai retrouvé l’atmosphère si particulière de ces trains au long cours, l’ennuie vodkaïsé, la violence contenue, ce flottement vaporeux entre la vraie vie et le rêve derrière la vitre écran et les étranges rencontres. La fin haletante donne un coup d’accélérateur à ce récit dense auquel il a manqué la musique des roues cher à Blaise Cendrars dans son musical poème fleuve « La prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France ».

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  • Nous avons fait un beau voyage….. ce n’est pas ce que pourrait chanter Aliocha.

    Aliocha conscrits parmi les conscrits est mort de trouille dans le train qui l’emmène jusqu’à son casernement où il subira le bizutage odieux, les mauvaises (le mot est faible) conditions d’incorporation, la...
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    Nous avons fait un beau voyage….. ce n’est pas ce que pourrait chanter Aliocha.

    Aliocha conscrits parmi les conscrits est mort de trouille dans le train qui l’emmène jusqu’à son casernement où il subira le bizutage odieux, les mauvaises (le mot est faible) conditions d’incorporation, la guerre… Hélas, orphelin désargenté, il ne peut payer les pots de vin ni trouver la donzelle qui accepterait de se retrouver enceinte pour échapper à ce maudit service militaire. Son seul échappatoire : se sauver fuir…. Oui mais voilà, les militaires veillent !!!
    Il sera sauvé par Hélène, une jeune française qui fuit l’amour vers la Sibérie. Elle le cachera dans sa cabine. Ce qui ne devait durer que quelques heures durera jusqu’au terminus

    Ce petit livre est dense comme l’atmosphère qui règne dans ce train, tout va vite mais lentement. Maylis de Kerangal, par son écriture dense et descriptive pose les personnages dans une atmosphère close alors que le paysage s’éclate derrière les vitres des wagons. L’huis-clos de ce livre donne de la densité à Aliocha et Hélène. Ils veulent prendre la tangente, partir, fuir pour repartir, pour écrire une nouvelle page de leurs livres.
    Ce petit livre dense ne vous tombe pas des mains, il faut aller jusqu’au bout, jusqu’a Vladivostok. Je suis devenue la complice d’Hélène, je suis la provodnitsa qui coince son balai pour ne pas que les troufions entre dans la cachette où se terre Aliocha.

    Je les quitte au bord de l’océan de tous les espoirs. Maylis de Kerangal m’avait enthousiasmée avec « naissance d’un pont », un gros pavé et elle réitère avec ce court roman.

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