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Mémoire de soie

Couverture du livre « Mémoire de soie » de Adrien Borne aux éditions Lattes
  • Date de parution :
  • Editeur : Lattes
  • EAN : 9782709666190
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Ce 9 juin 1936, Émile a vingt ans et il part pour son service militaire. C'est la première fois qu'il quitte la magnanerie où étaient élevés les vers à soie jusqu'à la fin de la guerre. Pourtant, rien ne vient bousculer les habitudes de ses parents. Il y a juste ce livret de famille, glissé... Voir plus

Ce 9 juin 1936, Émile a vingt ans et il part pour son service militaire. C'est la première fois qu'il quitte la magnanerie où étaient élevés les vers à soie jusqu'à la fin de la guerre. Pourtant, rien ne vient bousculer les habitudes de ses parents. Il y a juste ce livret de famille, glissé au fond de son sac avant qu'il ne prenne le car pour Montélimar.
À l'intérieur, deux prénoms. Celui de sa mère, Suzanne, et un autre, Baptistin. Ce n'est pas son père, alors qui est-ce ? Pour comprendre, il faut dévider le cocon et tirer le fil, jusqu'au premier acte de cette malédiction familiale.

Ce premier roman virtuose, âpre et poignant, nous plonge au coeur d'un monde rongé par le silence. Il explore les vies empêchées et les espoirs fracassés, les tragédies intimes et la guerre qui tord le cou au merveilleux. Il raconte la mécanique de l'oubli, mais aussi l'amour, malgré tout, et la vie qui s'accommode et s'obstine.

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Avis (2)

  • 9 juin 1936. Emile à 20 ans. L'autobus s'arrête à quelques pas de chez lui, direction Montélimar pour faire son service militaire. Avant de partir, Suzanne, sa mère, lui met un livret de famille dans son sac.

    Emile trouve ce geste maternel plutôt apaisant, voir même rassurant avant ce départ...
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    9 juin 1936. Emile à 20 ans. L'autobus s'arrête à quelques pas de chez lui, direction Montélimar pour faire son service militaire. Avant de partir, Suzanne, sa mère, lui met un livret de famille dans son sac.

    Emile trouve ce geste maternel plutôt apaisant, voir même rassurant avant ce départ vers l'inconnu. Il ne sait pas que ce document jamais vu auparavant est une vraie bombe a retardement car ce livret en dit long sur l'histoire de sa famille. Un secret qui ne tarde pas à exploser et a nous plonger dans cette famille.

    "Mémoire de soie" s'inscrit dans l'histoire d'une région, la Drôme, car ce roman donne, montre, décrit un de ces métiers d'antan oubliés, une véritable plongée dans la soie, au coeur d'une magnanerie, de l'élevage des vers à soie jusqu'à la fabrication de textile.

    Une plume fluide, accrocheuse, qui parvient à toucher aux sentiments, à faire respirer la vie d'un petit village du début du vingtième siècle aux portes d'une guerre meurtrière.

    Un premier roman extrêmement bien construit au rythme maitrisé, alternant les époques, les points de vue. Un roman du terroir, un roman historique, qui mène la grande Histoire mondiale à la petite histoire familiale.

    Bref, une histoire émouvante, poignante, pleines de sentiments et d'émotions, dû à une écriture précise aux mots justes qui donnent un aspect complètement visuel au texte. Un premier roman réussi !

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  • Pour son premier roman Adrien Borne s’est inspiré de son arrière-grand-père Baptistin, éleveur de vers à soie. Son fils va découvrir un secret de famille et réécrire son histoire familiale.

    Émile a 20 ans, l’âge de remplir ses obligations militaires. Alors qu’il s’apprête à rejoindre son...
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    Pour son premier roman Adrien Borne s’est inspiré de son arrière-grand-père Baptistin, éleveur de vers à soie. Son fils va découvrir un secret de famille et réécrire son histoire familiale.

    Émile a 20 ans, l’âge de remplir ses obligations militaires. Alors qu’il s’apprête à rejoindre son régiment du côté de Montélimar, sa mère lui confie leur livret de famille. S’il n’y prend guère attention, c’est qu’il veut garder les images de son village, de sa mère travaillant au lavoir, de son père parti tôt au magasin. Sans grandes effusions, presque sans paroles.
    Ce n’est que plus tard qu’il prendra la peine d’ouvrir ce livret et d’y découvrir un nom, Baptistin, qui y est mentionné comme étant celui de son père. Erreur administrative? Prénom oublié par son père qui lui a préféré Auguste? À moins qu’il ne s’agisse effectivement de son père dont on lui aurait caché l’existence jusque-là? Pour en avoir le cœur net, il va lui falloir remonter quelques décennies plus tôt, au moment où Suzanne, sa mère, fait la connaissance de son père. Et tenter de comprendre pourquoi on lui a soigneusement caché cette histoire. Ce qui ne s’est pas dit va peut-être pouvoir s’écrire…
    À l’orée du XXe siècle la Drôme provençale reste une région de sériciculture qui fournit les soieries lyonnaises. Baptistin entend développer sa magnanerie et augmenter sa production de soie. Lorsqu’il rencontre Suzanne, il n’a pas seulement trouvé la femme de sa vie, mais aussi une personne qui partage cette envie et qui aime l’entendre parler de son projet. Comment il choisit les œufs et les feuilles de mûrier, comment il prépare les cocons des vers à soie, combien est délicate l’opération du déconnage et l’assemblage des fils qui demande dextérité et patience. Avec lui, elle oublie aussi les mauvais traitements subis en pensionnat. Mais son installation dans la magnanerie familiale est loin d’être paisible.
    Sa belle-mère entend la mettre au pas: «Dans cette famille, les baveuses et les duchesses, très peu pour nous. Et tu m'as tout l’air d'être les deux à la fois. Bien bavarde et bien précieuse». Elle n’hésite pas à frapper sa belle-fille et lui dérobe le maigre pactole qu’elle avait patiemment amassé. Une cohabitation difficile qui va perdurer après 1914 et le départ de Baptistin pour la Guerre. Quatre longues années d’attente et de souffrance qu’elle affrontera avec l’espoir que tout changera quand son homme reviendra, quand la famille sera réunie. Car le petit Émile, conçu pendant une permission, naît en 1916. Mais le sort va s’acharner sur elle, car Baptistin ne parviendra jusqu’à son village, victime de la grippe espagnole. Il ne pourra même pas être enterré auprès des siens. Une perte qui va faire sombrer la jeune fille que l’on fait interner.
    C’est alors qu’Auguste, le frère de Baptistin, entre en scène…
    Il aura fallu la curiosité du jeune conscrit pour que le lourd secret de famille soit révélé. Que ses nombreuses questions trouvent petit à petit des réponses.
    Adrien Borne renoue les fils de ce drame familial avec habileté, sans oublier de donner aux silences, à ses paroles tues trop longtemps, un poids terrible. Après le fracas de la Guerre, la déchirure et le deuil, les mots vont permettre à Suzanne de continuer à avancer, symbole d’une humanité retrouvée et figure de proue d’un superbe roman.
    https://urlz.fr/dSR3

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