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Les impatientes

Couverture du livre « Les impatientes » de Djaïli Amadou Amal aux éditions Emmanuelle Collas
Résumé:

Trois femmes, trois histoires, trois destins liés. Ce roman polyphonique retrace le destin de la jeune Ramla, arrachée à son amour pour être mariée à l'époux de Safira, tandis que Hindou, sa soeur, est contrainte d'épouser son cousin. Patience ! C'est le seul et unique conseil qui leur est donné... Voir plus

Trois femmes, trois histoires, trois destins liés. Ce roman polyphonique retrace le destin de la jeune Ramla, arrachée à son amour pour être mariée à l'époux de Safira, tandis que Hindou, sa soeur, est contrainte d'épouser son cousin. Patience ! C'est le seul et unique conseil qui leur est donné par leur entourage, puisqu'il est impensable d'aller contre la volonté d'Allah. Comme le dit le proverbe peul : « Au bout de la patience, il y a le ciel. » Mais le ciel peut devenir un enfer. Comment ces trois femmes impatientes parviendront-elles à se libérer ?

Mariage forcé, viol conjugal, consensus et polygamie : ce roman de Djaïli Amadou Amal brise les tabous en dénonçant la condition féminine au Sahel et nous livre un roman bouleversant sur la question universelle des violences faites aux femmes.

« Un roman bouleversant racontant le destin de deux femmes du nord du Cameroun, peules musulmanes, a` qui on n'assigne qu'une seule place : épouse soumise au mari désigné dès l'entrée dans la puberté. Amal sait pourtant que l'espoir, même infime, existe. Et cet espoir a un nom : éducation. » PARIS MATCH.

« Djai¨li Amadou Amal est une conteuse qui, tout en laissant se poser la voix de ses personnages, fait tout autant entendre la sienne, en murmure subtil. » LE POINT.

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Articles (6)

Avis (47)

  • Avec cette première phrase : « Patience, mes filles ! Munyal ! Telle est la seule valeur du mariage et de la vie », phrase prononcée par le père de Ramla et Hindou qui se marient le même jour, l’écrivaine camerounaise Djaïli Amadou Amal introduit parfaitement Les impatientes, cette fiction...
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    Avec cette première phrase : « Patience, mes filles ! Munyal ! Telle est la seule valeur du mariage et de la vie », phrase prononcée par le père de Ramla et Hindou qui se marient le même jour, l’écrivaine camerounaise Djaïli Amadou Amal introduit parfaitement Les impatientes, cette fiction inspirée de faits réels.
    En effet, la patience, la patience et encore la patience, ce sera le seul conseil donné à ces trois femmes, Ramla, Hindou et Safira par leur entourage lors de leur mariage ou ensuite lors de leurs déboires conjugaux. Un leitmotiv qui, en l’occurrence ici, n’a rien de musical, hélas.
    À la lecture de l’énumération des derniers conseils donnés à la future mariée par l’oncle, on ne peut déjà que frémir, être outré et se révolter. En voici deux pour exemples :
    « Soyez soumises à votre époux.
    « Soyez pour lui une esclave et il vous sera captif. »
    D’autres suivent du même acabit.
    Ramla, une belle adolescente douée, dont le désir est de devenir pharmacienne est arrachée à son amoureux. Son père obéissant à son frère, exige qu’elle épouse un riche homme d’affaires quinquagénaire déjà marié à Safira, la polygamie étant autorisée. Safira, quant à elle, amoureuse comblée vivant auprès de cet homme depuis vingt ans, profondément blessée va tout tenter pour faire fuir cette rivale, cette seconde épouse. Hindou, la demi-sœur de Ramla est contrainte d’épouser son cousin Moubarak, un voyou « devenu non seulement alcoolique, mais il s’était mis à se droguer au Tramadol, un puissant antalgique qui faisait ravage dans la population de Maroua » et dont elle a peur de la violence.
    Ces trois destins vont donc former les trois parties du roman, trois portraits de femmes bouleversants.
    Ramla, Hindou et Safira, ces femmes africaines ont appris dès leur naissance que seule la patience leur permettra d’être de bonnes épouses.
    Impossible de ne pas être terrifié en comprenant l’engrenage effroyable dans lequel ces femmes sont prises, engrenage mis en place par les hommes, les hommes de leur propre famille.
    C’est la condition féminine dans le Sahel avec la domination absolue des hommes sur les femmes que Djaïli Amadou Amal a mis en évidence, brisant les tabous en dévoilant le mariage forcé, le viol conjugal, la polygamie avec un récit extrêmement fort et sans fausse pudeur ; le viol d’Hindou, lors de sa nuit de noce est absolument glaçant.
    Ramla, Hindou et Safira ont en commun un refus du sort qu’on leur impose et vont tenter de se rebeller face à cette patience, maître-mot de leur vie. Rude combat pour ces femmes camerounaises et rude bataille pour essayer de trouver la liberté.
    Ce récit qui se déroule au sein des « concessions », terme par lequel on désigne ces domaines familiaux qui pratiquent la polygamie est un véritable combat contre l’obscurantisme. Il laisse le lecteur abasourdi et révolté contre cet esclavagisme des temps modernes. Un livre qui prend vraiment aux tripes et qu’il est impossible de lâcher.
    De nombreux mots en peul dont le fameux Munyal, Patience, émaillent le texte et lui donnent encore plus de force et de véracité.
    Je ne peux qu’applaudir cette grande écrivaine qui, en mettant beaucoup de sa propre vie dans son ouvrage, réussit un livre remarquable sur la question universelle des violences faites aux femmes.
    Djaïli Amadou Amal a été lauréate du Prix de la meilleure auteure africaine 2019, du Prix Orange du livre en Afrique 2019 et du Prix Goncourt des lycéens 2020, récompenses amplement méritées, pour ce roman Les impatientes que je vous recommande tout particulièrement.
    Je remercie chaleureusement Pauline qui m’a permis de le découvrir !

    Chronique illustrée à retrouver sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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  • Les impatientes, de Djaïli Amadou Amal, est un livre dur, terrible et pourtant bien réel puisque l’autrice a vécu ce qu’elle raconte, à Maroua, dans le nord du Cameroun.
    Tout ce qui est décrit ne s’est pas passé au Moyen-Âge mais bien à la fin du XXe et au début du XXIe siècle. Comme cela dure...
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    Les impatientes, de Djaïli Amadou Amal, est un livre dur, terrible et pourtant bien réel puisque l’autrice a vécu ce qu’elle raconte, à Maroua, dans le nord du Cameroun.
    Tout ce qui est décrit ne s’est pas passé au Moyen-Âge mais bien à la fin du XXe et au début du XXIe siècle. Comme cela dure encore, il faut lire et faire lire Les impatientes, roman qui a obtenu le Prix Goncourt des Lycéens 2020 après avoir été justement récompensé du Prix Orange du Livre en Afrique, en 2019, sous son premier titre : Munyal, les larmes de la patience.
    Pourtant, si Pauline ne m’avait pas confié ce livre, je serais passé à côté. Je la remercie bien sincèrement pour cette lecture si essentielle.
    Djaïli Amadou Amal avait donc d’abord mis le mot munyal dans le premier titre car munyal est le mot qui revient le plus souvent dans son texte. Munyal veut dire patience et c’est ce que tout l’entourage des trois femmes qui s’expriment, répète constamment, malgré toutes les horreurs commises par ces hommes sous couvert de tradition et de religion.
    Ramla, élève de terminale scientifique, a dix-sept ans, aime Aminou, jeune de son âge, mais sa famille a conclu un mariage avec un riche homme d’affaires de la ville, déjà marié. Ce même jour, Hindou, sa sœur, doit se marier aussi avec son cousin, Moubarak, jeune homme qui boit, se drogue et dont elle ne veut absolument pas.
    Avec beaucoup de précision, des termes de la langue locale, Djaïli Amadou Amal m’a plongé dans la culture de la polygamie et fait découvrir les concessions, sortes de domaines entourés de hauts murs avec un vestibule pour les visiteurs, une importante villa pour le père, un hangar pour les invités et des habitations pour les épouses.
    J’ai été surtout impressionné et choqué par le rôle des oncles, toujours présents et à l’autorité qui ne se discute pas. Chaque famille, dans ce milieu aisé, resserre les rangs autour du père, des oncles et n’hésite pas à sacrifier ses filles pour faire des affaires, défendre l’honneur, mot-valise qui permet de tout accepter.
    Malgré toutes les souffrances infligées à ces jeunes filles obligées de se marier contre leur gré, c’est la fête, les youyous résonnent, le défilé en ville fait connaître la bonne nouvelle et les invités profitent des agapes. Pendant ce temps, Ramla et Hindou pleurent, supplient mais rien n’y fait.
    Déjà victimes de cette toute puissance masculine, les autres femmes compatissent peut-être mais prolongent les traditions, ne savent que dire munyal et obligent les plus jeunes à subir les mêmes traumatismes. Hindou est même battue par Moubarak qu’elle déteste mais elle n’obtient aucun soutien de son père ou de ses oncles.
    Enfin, la troisième personne à s’exprimer apporte un éclairage très complémentaire puisqu’il s’agit de Safira, la première épouse d’Alhadji Issa. Elle voit débarquer Ramla qui a l’âge d’être sa fille. Très belle, beaucoup plus jeune, elle lui prend son mari qu’elle devra partager, ce qu’elle n’accepte pas.
    Ainsi, après les souffrances, les terribles déchirements des jeunes filles contraintes au mariage arrangé par leur famille, l’autrice donne la parole à une première épouse qui décrit bien ce qu’elle ressent. Prête à tout pour reconquérir son riche mari et surtout pour chasser l’intruse, elle n’hésite pas à faire appel aux marabouts, aux imams, aux guérisseurs et autres sorcelleries qui lui coûtent beaucoup d’argent.
    D’une écriture soignée, ce roman n’épargne rien à son lecteur. Il m’a appris énormément sur ces traditions qui ont détruit et détruisent encore des vies de femmes. Tout cela se passe dans un milieu assez aisé se donnant des allures de respectabilité faisant illusion vu de l’extérieur.
    Pour cela, je suis immensément admiratif devant le courage de Djaïla Amadou Amal. Non seulement, elle a réussi à fuir ce cauchemar incroyable et bien réel mais elle a su tout raconter, tout détailler, tout faire partager avec un talent d’écriture qui mérite le respect. J’espère seulement que ce livre a pu un peu faire évoluer cette société pour que ces jeunes femmes puissent enfin vivre la vie qu’elles ont choisie.

    Chronique illustrée à retrouver sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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  • Le mariage forcé, la violente faite aux femmes, le patriarcat et les méfaits de la polygamie sont les thèmes de cette autobiographie .
    La façon dont sont traitées les femmes en Europe, n'est pas bon mais il est, tellement pire, dans certaines contrées africaines.
    Un livre à l'écriture simple...
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    Le mariage forcé, la violente faite aux femmes, le patriarcat et les méfaits de la polygamie sont les thèmes de cette autobiographie .
    La façon dont sont traitées les femmes en Europe, n'est pas bon mais il est, tellement pire, dans certaines contrées africaines.
    Un livre à l'écriture simple qui se lit très vite et qui a fait l'objet d'échanges entre ma fille et moi. Un livre qui peut, donc, être lu par différentes générations de femmes, soulevant le même questionnement, la même indignation et la même tristesse.
    Un livre à lire absolument !

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  • Quelle sidération, comment peut-on encore faire subir de telles horreurs aux femmes qui sont des êtres humains comme ces messieurs leurs bourreaux au Cameroun que je pensais plus évolué que cela! Aucune femme ne mérite d'être moins considérée qu'un animal de compagnie encore à notre époque avec...
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    Quelle sidération, comment peut-on encore faire subir de telles horreurs aux femmes qui sont des êtres humains comme ces messieurs leurs bourreaux au Cameroun que je pensais plus évolué que cela! Aucune femme ne mérite d'être moins considérée qu'un animal de compagnie encore à notre époque avec tous les moyens de communication, les réseaux sociaux....! Il nous faut être vigilantes nous les femmes même en Europe car nous sommes cernées par un retour éventuel à de telles contraintes et pratiques avec la montée de l'intolérance, de la violence et de l'intégrisme...

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  • Traditions, coutumes: que de souffrances.

    Partant de son témoignage autobiographique, l'autrice Djaïli Amadou Amal née au Cameroun, de confession musulmane, souhaite dénoncer dans son roman la place et le sort catastrophiques réservés aux femmes de son ethnie " les Peuls ". Patriarcat,...
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    Traditions, coutumes: que de souffrances.

    Partant de son témoignage autobiographique, l'autrice Djaïli Amadou Amal née au Cameroun, de confession musulmane, souhaite dénoncer dans son roman la place et le sort catastrophiques réservés aux femmes de son ethnie " les Peuls ". Patriarcat, polygamie, pesanteurs sociales archaïques gomment la place de la femme.
    Le mariage précoce et forcé, seule perspective de vie pour une fille. Devenir des épouses accomplies. Entendons, soumises.
    C'est à travers le regard et le témoignage de trois femmes: Ramla, Hindou et Safira, seulement âgées de 17 ans, que l'on découvre la servitude de leur quotidien. Leurs libertés les plus fondamentales: s'exprimer, agir, sont totalement annihilées. Parce que la règle de vie est de se conformer à la " Munyal ", la patience... Une valeur, une vertu, un fondement chez les " Peuls " d'après les hommes qui peuplent cette ethnie.
    La véritable signification de la " Munyal " est le reflet d'une attitude masculine permettant d'occulter toute valeur d'existence des femmes afin de prôner uniquement celle des hommes. L'étendue des injustices subies par ces femmes est effarante. On est bouleversé par leurs conditions de vie. Une écriture simple et forte. Djaïli Amadou Amal brosse un récit poignant de ces vies sacrifiées. Une volonté de libérer la parole, porteuse d'espoir.

    Faut-il perpétuer les traditions et coutumes lorsqu'elles servent à anéantir une partie de l'espèce humaine?

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  • Un roman sur le destin des femmes du Sahel où survivent des coutumes ancestrales appuyées par le Coran. Les hommes ont tous les droits, d’être polygames, d’être violents envers leurs femmes, de les violer, de les maltraiter, de les insulter, de les rabaisser, de les battre à mort, de les...
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    Un roman sur le destin des femmes du Sahel où survivent des coutumes ancestrales appuyées par le Coran. Les hommes ont tous les droits, d’être polygames, d’être violents envers leurs femmes, de les violer, de les maltraiter, de les insulter, de les rabaisser, de les battre à mort, de les répudier. Cela ressort du lieu commun, de la routine, les hommes possèdent leurs femmes comme des objets cassables et jetables. En retour, ils attendent d’elles une soumission totale, l’acceptation sans broncher de la maltraitance, des coups, de la répudiation, qu’elles tiennent la maison, la concession comme ils disent là-bas, qu’elles élèvent les enfants dont elles seront responsables des actes futurs, qu’elles fassent la cuisine à toute heure, qu’elles soient disponibles à leur bon vouloir. C’est leur devoir d’épouses.

    Dans une concession, outre le mari polygame, il y a la Daada-saaré, la première épouse qui a la charge de la maison, de son bon fonctionnement. C’est la maîtresse du foyer. Les autres coépouses lui doivent respect, obligeance, obéissance.

    Avant le mariage, les filles sont reçues par leur père et oncles pour entendre leurs conseils, qui ne sont en réalité qu’une énumération des devoirs envers leur futur époux sous forme d’ordre impératifs et impérieux. Même les femmes de la famille récitent à la future épouse ces litanies datant d’un autre temps. Un seul mot est récurrent et deviendra le leitmotiv de leur vie : Munyal, la patience, à avoir en toutes circonstances. On leur répètera ce mot à longueur de temps, pour chaque problème, c’est LA solution.

    Dans ce roman emprunt de vérités actuelles, Djaïli Amadou Amal nous parle de 3 femmes dont le destin est lié. Ramla, jeune, belle, fougueuse et éprise du meilleur ami de son frère, est instruite et a de grandes ambitions : un mariage d’amour, une carrière professionnelle loin d’ici. Elle sera mariée de force à un homme de 50 ans qui a déjà une première épouse, Safira. Le même jour, sa soeur Hindou sera également mariée de force à son cousin violent, alcoolique, drogué. Quant-à Safira, elle vivra très mal l’arrivée d’une jeune rivale de l’âge de sa fille au sein de sa concession et fera tout son possible pour faire de sa vie un enfer, jusqu’à la faire répudier pour essayer de garder son mari pour elle seule.

    3 femmes de caractères différents, 3 destins. Elles feront tout pour se sortir de leur condition. Ramla réussira à s’enfuir après quelques années, Hindou mettra un monde un enfant non désiré et s’enfermera dans une folie destructrice, et Safira arrivera à ses fins, mais supprimer une coépouse n’est pas la fin puisqu’une autre coépouse arrivera.

    Un livre facile d’accès, d’une belle écriture fluide, sur la condition des femmes au Sahel encore de nos jours. Un roman bouleversant, qui brise les tabous des violences physiques et morales faites aux femmes. Un témoignage, plus qu’un récit. Munyal, la patience, aurait-elle raison de tout ?

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  • comment ne pas être émue et sidérée par ce roman qui relate la vie de femmes au Cameroun à notre époque c'est à dire au 21e siècle...entre les croyances moyenageuses la vie de ces femmes est épouvantable. Mariées de force à partir de 14 ans, elles doivent obéir toute leur vie aux hommes , tout...
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    comment ne pas être émue et sidérée par ce roman qui relate la vie de femmes au Cameroun à notre époque c'est à dire au 21e siècle...entre les croyances moyenageuses la vie de ces femmes est épouvantable. Mariées de force à partir de 14 ans, elles doivent obéir toute leur vie aux hommes , tout subir : la violence la polygamie le viol le mépris.... comment peut on encore accepter cela au 21 e siècle ?

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  • Patience. C’est ce que l’on conseille a Hindou qui doit épouser son cousin, buveur et violent. Patience. C’est ce que l’on intime à Ramla, qui doit épouser un homme déjà marié. Patience. C’est ce à quoi on exhorte Safira, qui doit accueillir chez elle la nouvelle épouse, plus jeune et plus pâle,...
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    Patience. C’est ce que l’on conseille a Hindou qui doit épouser son cousin, buveur et violent. Patience. C’est ce que l’on intime à Ramla, qui doit épouser un homme déjà marié. Patience. C’est ce à quoi on exhorte Safira, qui doit accueillir chez elle la nouvelle épouse, plus jeune et plus pâle, de son mari. La patience devient une vertu, que l’on appelle en brandissant le nom d’Allah et l’honneur de la famille. Le choix déguisé, plutôt que la soumission affichée. Lui frappe, trompe, humilie. Elle se doit de se taire, piégée entre la solitude et les menaces. L’engrenage a pris au piège des générations de femmes qui doivent se plier à ce que des hommes ont décidé pour elles. Certaines réussissent à s’en échapper, mais doivent sacrifier les leurs sur l’autel de leur liberté. Sidérant. Enrageant.
    Et vous, vous l’avez lu ce texte ?

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