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Le pays aux longs nuages

Couverture du livre « Le pays aux longs nuages » de Christine Feret-Fleury aux éditions Marabooks
  • Date de parution :
  • Editeur : Marabooks
  • EAN : 9782501157643
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

« Les petites joies ne font pas de bruit, elles ne s'annoncent pas à grand fracas de cuivres comme les réussites éclatantes, mais elles sont là, blotties dans les interstices, entre deux échecs [...]. Si discrètes qu'il faut les débusquer, les prendre contre soi, les protéger du vent. Si fugaces... Voir plus

« Les petites joies ne font pas de bruit, elles ne s'annoncent pas à grand fracas de cuivres comme les réussites éclatantes, mais elles sont là, blotties dans les interstices, entre deux échecs [...]. Si discrètes qu'il faut les débusquer, les prendre contre soi, les protéger du vent. Si fugaces qu'elles ne laissent dans la mémoire qu'une ombre de douceur. Mais c'est avec ces douceurs-là qu'on réussit à survivre. ».

En Italie, Acia se retrouve sans projet ni attache lorsque le patron de l'osteria où elle travaille disparaît avec l'argent de la caisse. Le hasard, et la compagnie despotique mais amicale d'un chat des rues napolitaines, la mènent jusqu'à un banc sur lequel elle découvre un livre de cuisine.
À l'intérieur, le nom d'un village : Palazzo. Acia y voit un signe et décide de se laisser guider une fois encore par le destin capricieux qui semble gouverner sa vie. Peut-être doit-elle rapporter ce livre à sa propriétaire ?
À quelques milliers de kilomètres de là, à Izmir, Kamar est sur le point d'embarquer avec sa fille sur un canot de fortune. Pour fuir les bombardements, la mort, la guerre qui ravage la Syrie... Elle n'emporte avec elle qu'un peu d'argent, le souvenir de son mari et, avec une cuillère en bois sculpté léguée par sa grand-mère, les effluves épicés des mets de son pays.

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Avis (5)

  • Le livre de recettes

    Je commence cette chronique en remerciant chaleureusement Babelio et les éditions La Belle Etoile de m'avoir envoyé ce livre dans le cadre d'une Masse critique privilégiée et d'une rencontre avec Christine Féret-Fleury.
    Deux voix alternent dans ce roman, découpé en de...
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    Le livre de recettes

    Je commence cette chronique en remerciant chaleureusement Babelio et les éditions La Belle Etoile de m'avoir envoyé ce livre dans le cadre d'une Masse critique privilégiée et d'une rencontre avec Christine Féret-Fleury.
    Deux voix alternent dans ce roman, découpé en de courts chapitres qui accrochent le lecteur, celles de deux femmes qui vont se rencontrer par hasard (ou pas ?) dans un petit village d'Italie, près d'Assise. Kamar quitte son pays en guerre, la Syrie, avec sa fillette Hana. Elle n'emporte presque rien de sa vie d'avant si ce n'est une grande cuillère en bois léguée par sa grand-mère, un ustensile de cuisine qui renferme à lui seul, tous ses souvenirs… Acia quant à elle se retrouve du jour au lendemain sans travail et sans domicile : le restaurant où elle travaillait, à Naples, a fermé… Que faire ? Où aller ? C'est un chat des rues qui va décider pour elle, la conduisant sur un banc où elle trouve un cahier… Dans ce cahier, des recettes de cuisine et un début d'adresse : Palazzo AS. Acia et le chat se mettent en route pour Palazzo dont le nom résonne d'ailleurs étrangement pour elle. Au bout de la route, il y a Nebbe, une vieille femme qui tenait une auberge…
    Quelque fois, le hasard fait (très) bien les choses !
    Si vous me suivez, vous savez que je ne suis pas une grande fan de littérature positive (petit clin d'oeil à Claude -babel95 !) mais là, je n'irais pas par quatre chemins, j'ai adoré ce roman et j'ai hâte de rencontrer l'auteure en septembre.
    Les histoires d'Acia et de Kamar sont graves et touchantes, les thèmes abordés ne le sont pas moins (la guerre, les migrants, le deuil, la fuite, les enfants qui grandissent sans amour) mais par la grâce du talent de Christine Féret-Fleury toute ces pages sont porteuses d'espoir, un espoir symbolisé par la cuisine, omniprésente dans ce roman, la cuisine comme consolation, comme lien entre les hommes et les femmes…
    D'ailleurs, vous aurez souvent l'eau à la bouche en lisant ce livre ! Les recettes d'Acia, de Kamar et de Nebbe sont très tentantes et aiguisent notre (ma) gourmandise !
    Une très belle découverte.

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  • "Le pays aux longs nuages" est le pays de beaucoup d'amour, de joies, de deuils aussi, de départs, de destins. Un pays aux couleurs culinaires. Ce pays, c'est l'Italie, un pays où les voix, de trois femmes, Kamar, Acia et Nebbe vont toucher les longs nuages.

    Roman choral, trois femmes que...
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    "Le pays aux longs nuages" est le pays de beaucoup d'amour, de joies, de deuils aussi, de départs, de destins. Un pays aux couleurs culinaires. Ce pays, c'est l'Italie, un pays où les voix, de trois femmes, Kamar, Acia et Nebbe vont toucher les longs nuages.

    Roman choral, trois femmes que rien ne destiner à se rencontrer, vont fuir et se retrouver en Italie, hébergés par Nebbe. Kamar est une jeune femme syrienne qui fuit son pays sur une embarcation qui n'est pas certaine d'arrivée à destination. Acia est italienne, a vécu en France, elle bosse à Naples où le patron vient de se tirer avec la caisse, sans rien à part une voiture et la découverte d'un mystérieux carnet, que faire ?

    Trois portraits de femmes fortes, aux destins incroyables, des destins marqués par la vie, par les épreuves, par l'absurdité de l'humanité. Christine Féret-Fleury fait d'une histoire qui peut paraître simple, un roman universel où l'écriture dégage des sentiments forts, des émotions et toute une palette d'odeur culinaire.

    Des vies qui basculent à cause ou grâce à un simple livre abandonné sur un banc, un livre recueillant un lieu et des recettes qui va faire basculer la vie de trois femmes.

    Christine Féret-Fleury dévoile sous nos yeux à travers une plume poétique notre monde contemporain, sans fioritures, ce qui fait de ce roman, un roman touchant, fluide, plein d'espoir, sobre et vivant ! Une très belle découverte !

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  • De moments douloureux aux bonheurs les plus simples sur fond de recettes de cuisine toutes plus délicieuses les unes que les autres, Le pays aux longs nuages, de Christine Féret-Fleury, m’a emporté de Syrie en Italie.
    Acia et Kamar s’expriment chacune à leur tour, à un rythme régulier. Si la...
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    De moments douloureux aux bonheurs les plus simples sur fond de recettes de cuisine toutes plus délicieuses les unes que les autres, Le pays aux longs nuages, de Christine Féret-Fleury, m’a emporté de Syrie en Italie.
    Acia et Kamar s’expriment chacune à leur tour, à un rythme régulier. Si la première est un peu paumée, parle italien mais rêve en français, l’autre vit de terribles journées après avoir connu les horreurs de la guerre que les hommes s’ingénient à créer ou à entretenir.
    Kamar n’est pas seule. Elle est avec sa fille, Hana, qu’elle protège avec le plus grand soin. Toutes les deux, elles ont fui un pays bouleversé par les bombes, les snipers qui sèment la mort. Assâad, le mari de Kamar, parti chercher de l’eau, n’est jamais revenu.
    Maintenant, à Izmir, en Turquie, Kamar et Hana cherchent à fuir pour gagner l’Europe de l’Ouest. Elles qui n’ont jamais vu la mer, sont effrayées, ont peur qu’elle les avale.
    De son côté, Acia se trouve à Naples où le restaurant qui l’employait, a fermé. Elle qui rêvait de s’exprimer en cuisine, ne le pouvait pas à cause du patron, Fabrizio, un macho de première catégorie. À 37 ans, elle se retrouve au chômage depuis trois semaines. Alors, elle décide de partir à l’aventure avec sa Fiat, accompagnée d’un Chat qui a imposé sa présence.
    À Izmir, Kamar et Hana vivent ce que des milliers de réfugiés ont vécu ou vivent encore : les passeurs qu’il faut payer grassement, un bateau peu sûr où elles sont entassées avec d’autres hommes, des femmes et des enfants.
    Hélas, l’aventure n’est pas un succès car un garde-côte les intercepte et les voilà enfermées dans un camp. Une cuillère en bois sculptée par sa grand-mère est l’objet le plus précieux qu’elle préserve jalousement. Pour survivre, elle a son amour pour sa fille, pour Assâad et les recettes de cuisine de cette même grand-mère qu’elle se répète inlassablement.
    Je ne peux dévoiler la suite mais simplement dire que le roman de Christine Féret-Fleury est plein d’une sensibilité à fleur de peau. C’est aussi un bel hommage aux femmes qui font preuve d’un courage extraordinaire tout en accomplissant les actes les plus simples.
    L’alternance entre Kamar et Acia m’a attaché au sort de ces deux femmes qui… Leurs confidences, leur récit, leurs souvenirs sont complétés par une certaine Nebbe. Elle vit sur fauteuil roulant, à Palazzo, près d’Assise. Son osteria se trouve dans un état lamentable. Vivant seule, elle a rangé quantité de souvenirs dans une chambre, à l’étage.
    Avec un sens du suspense bien maîtrisé, par petites touches révélatrices, Christine Féret-Fleury me conduit peu à peu vers un dénouement que j’espère positif et toujours avec quantité de recettes de cuisine italienne et orientale qui m’ont bien mis l’eau à la bouche. Qu’est-ce que j’aurais aimé déguster cette salsiccia, saucisse sèche, spécialité des Pouilles ! Il y a aussi les carciofi alla giuda (artichauts à la juive) qui doivent être servis dès qu’ils sortent de la friture ou encore le mutabel shawandar (purée de betteraves syrienne) qui rappelle à Kamar ses journées d’anniversaire ou ses pique-niques d’étudiante…
    Quant au vin, le trebbiano d’Abruzzo, bien frais, serait le bienvenu en ces temps de canicule. Dans Le pays aux longs nuages, il y a bien d’autres recettes mais aussi quantité de souvenirs souvent malheureux que Kamar et Acia font remonter à la surface.
    Grâce à Babelio et aux éditions La Belle étoile que je remercie, j’ai pu découvrir un roman très actuel aux péripéties souvent décrites dans l’actualité mais avec des surprises et une tendresse parfaitement écrites. Bref, comme les vieux de Palazzo, je me suis régalé !

    Chronique illustrée à retrouver sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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  • Je remercie Babelio, Masse Critique et les Editions La Belle Etoile pour la découverte de ce roman.

    « Le pays aux longs nuages », c’est ainsi que Kamar a surnommé l’Italie où elle a trouvé refuge. La jeune femme a quitté la guerre en Syrie avec sa petite fille Hana, après le décès de son...
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    Je remercie Babelio, Masse Critique et les Editions La Belle Etoile pour la découverte de ce roman.

    « Le pays aux longs nuages », c’est ainsi que Kamar a surnommé l’Italie où elle a trouvé refuge. La jeune femme a quitté la guerre en Syrie avec sa petite fille Hana, après le décès de son mari. Toutes les deux, elles ont connu la peur de la traversée sur un canot de fortune, les conditions épouvantables des camps où les migrants sont parqués. D’ailleurs, depuis, la petite Hana ne parle plus.

    Kamar trouve le moyen de quitter le camp et après un long périple, cachées dans un camion, elles trouvent refuge dans le petit village de Palazzo, en Ombrie, dans la commune d’Assises.

    Dans le même temps, Acia, la petite trentaine, se retrouve sans attaches, sans famille et sans travail. Le restaurant de Naples où elle travaillait a été vendu. La jeune femme, désespérée, décide de prendre la route dans sa vieille Fiat et de voir où cela la mènera.

    La rencontre avec un chat errant et la découverte d’un livre de recettes posé sur un banc près d’un container à ordures, vont changer sa vie. Le livre la conduira jusqu’au village de Palazzo, à l’auberge de la vieille Nebbe.

    Les vies de Kamar, Hana, Acia et Nebbe vont se croiser, s’entremêler. L’amour de la cuisine, de la qualité des ingrédients, des épices et des saveurs sera un liant entre elles. Chacune reprendra son souffle et redonnera une chance à la Vie.

    J’ai beaucoup aimé ce roman. Ce n’est pas une histoire à l’eau de rose car il aborde des réalités terriblement douloureuses, notamment avec l’histoire de Kamar. C’est un roman dont la lecture fait du bien car il donne de l’espoir en l’être humain.

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  • Française, l'écrivaine Christine Féret-Fleury a publié récemment « Le pays aux longs nuages » aux éditions LA BELLE ETOILE : une belle lecture - une belle histoire.

    Le récit alterne entre deux voix principales : Acia et Kamar – deux femmes – deux vies – une passion commune : la cuisine qui va...
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    Française, l'écrivaine Christine Féret-Fleury a publié récemment « Le pays aux longs nuages » aux éditions LA BELLE ETOILE : une belle lecture - une belle histoire.

    Le récit alterne entre deux voix principales : Acia et Kamar – deux femmes – deux vies – une passion commune : la cuisine qui va les rapprocher. On pourrait rajouter la voix de Nebbe, qui va jouer un rôle important, plus tard. Mais nous n'en sommes pas encore là. Il y aura aussi Nino...

    Au début, Kamar raconte comment qu'elle est partie de Syrie avec sa fille Hana (9 ans), après la mort de son époux, pour fuir son pays où règne la terreur. Le cœur déchiré, elle dit adieu à son oncle qui l'a tant aidée. Elle a emporté avec elle une cuillère en bois sculpté léguée par sa grand-mère (qui lui rappelle les effluves épicés des mets de son pays). Elle est donc obligée, pour cela, de faire confiance à des passeurs, d'abord dans des fourgonnettes, puis sur un bateau.
    Aucun respect pour tous ces pauvres gens qui n'ont plus qu'un espoir : trouver enfin la paix, une terre accueillante. Mais ils doivent traverser de bien nombreux épisodes très difficiles : la faim – la soif – la peur – la désinvolture de ceux qui doivent effectuer cette traversée… Peur de se faire refouler par des gardes-côtes qui, finalement, vont les secourir et les ramener sur la terre ferme.

    Puis il y a Acia (37 ans) – qui parle et pense en italien mais parfois, elle rêve en français. Un certain soir, elle ne savait pas où aller, car ce qui avait été « son » restaurant, a son rideau de fer baissé : « Chiuso. Vendesi ». le patron, Fabrizio, « ce connard », quand même un bon cuisinier, était parti avec la caisse. Dans sa vieille voiture, et en compagnie d'un chat qui s'est imposé, elle trace la route. Sur un banc, elle a trouvé un livre de recettes où elle peut lire comme indication « Palazzo AS, Italie ». Ce sera donc son but, retrouver ce lieu.

    Une fois que Acia, (qui n'emporte que peu de choses mais n'oublie pas la vieille cocotte-minute de sa grand-mère ), et toujours accompagnée par « le Chat », arrive devant une maison, plantée de guingois où une enseigne lumineuse clignote : Zia Nebbe. Osteria. Acia y trouve refuge, du travail, beaucoup de travail pour tout retaper car Nebbe, en fauteuil roulant, ne peut plus assumer l'entretien de son auberge. Alors Acia lave – récure – repeint – se rend indispensable à tel point que Nebbe la laisse faire.

    C'est ici que Kamar va débarquer, en compagnie du réparateur pour l'automobile d'Acia (une vieille Fiat 500 tombée en rade), en disant que Kamar est une excellente cuisinière et c'est ce qui va rapprocher les deux femmes, l'une apprenant à l'autre les secrets des plats de leurs pays si différents – faire revivre l'Osteria de Nebbe qui retrouve goût à la vie.

    Un roman sur la destinée où un livre abandonné sur un banc, un simple recueil de recettes va changer le cours de la vie de ces trois femmes écorchées.

    « Les mûres sont le mûrier, et l'histoire est terminée ».

    Si au départ, ce livre est un roman à deux voix - deux vies en écho – une histoire de cuisines - d'amours - de départs - de deuils – de joies - il devient un roman à trois voix touchantes, chacune à leur façon.

    « Le pays aux longs nuages », l'Ombrie, de Christine Féret-Fleury : un ouvrage auquel je mets sans hésitation cinq étoiles.

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