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Christine Feret-Fleury

Christine Feret-Fleury
Christine Féret-Fleury est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages pour la jeunesse, mais aussi de romans pour les adultes et d'anthologies. Dans la collection Mon Histoire, elle a publié SOS Titanic. " L'époque de la Commune, si proche et si lointaine à la fois de la nôtre, a été l'occasion pour ... Voir plus
Christine Féret-Fleury est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages pour la jeunesse, mais aussi de romans pour les adultes et d'anthologies. Dans la collection Mon Histoire, elle a publié SOS Titanic. " L'époque de la Commune, si proche et si lointaine à la fois de la nôtre, a été l'occasion pour moi de découvertes passionnantes. Les photographies prises de Paris en 1870-1871 sont particulièrement émouvantes car elles nous restituent un passé souvent réduit à quelques lignes dans les manuels d'histoire... Je tiens à remercier Marc Séassau, qui m'a indiqué des sites où consulter d'anciens plans de la capitale et m'a prêté un ouvrage essentiel, Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie, de Maxime Du Camp. Dans un ancien " livre de prix " trouvé dans la bibliothèque de ma grand-mère, Paris sous les obus, j'ai déniché des anecdotes intéressantes, notamment celle du " traître " dont le couteau sentait l'oignon ! Enfin, plusieurs phrases attribuées à Louise Michel dans ce roman sont directement tirées de ses Mémoires (La Commune, histoire et souvenirs). "

Avis sur cet auteur (40)

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    Couverture du livre « Le pays aux longs nuages » de Christine Feret-Fleury aux éditions Marabooks

    evergreen13 sur Le pays aux longs nuages de Christine Feret-Fleury

    Le livre de recettes

    Je commence cette chronique en remerciant chaleureusement Babelio et les éditions La Belle Etoile de m'avoir envoyé ce livre dans le cadre d'une Masse critique privilégiée et d'une rencontre avec Christine Féret-Fleury.
    Deux voix alternent dans ce roman, découpé en de...
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    Le livre de recettes

    Je commence cette chronique en remerciant chaleureusement Babelio et les éditions La Belle Etoile de m'avoir envoyé ce livre dans le cadre d'une Masse critique privilégiée et d'une rencontre avec Christine Féret-Fleury.
    Deux voix alternent dans ce roman, découpé en de courts chapitres qui accrochent le lecteur, celles de deux femmes qui vont se rencontrer par hasard (ou pas ?) dans un petit village d'Italie, près d'Assise. Kamar quitte son pays en guerre, la Syrie, avec sa fillette Hana. Elle n'emporte presque rien de sa vie d'avant si ce n'est une grande cuillère en bois léguée par sa grand-mère, un ustensile de cuisine qui renferme à lui seul, tous ses souvenirs… Acia quant à elle se retrouve du jour au lendemain sans travail et sans domicile : le restaurant où elle travaillait, à Naples, a fermé… Que faire ? Où aller ? C'est un chat des rues qui va décider pour elle, la conduisant sur un banc où elle trouve un cahier… Dans ce cahier, des recettes de cuisine et un début d'adresse : Palazzo AS. Acia et le chat se mettent en route pour Palazzo dont le nom résonne d'ailleurs étrangement pour elle. Au bout de la route, il y a Nebbe, une vieille femme qui tenait une auberge…
    Quelque fois, le hasard fait (très) bien les choses !
    Si vous me suivez, vous savez que je ne suis pas une grande fan de littérature positive (petit clin d'oeil à Claude -babel95 !) mais là, je n'irais pas par quatre chemins, j'ai adoré ce roman et j'ai hâte de rencontrer l'auteure en septembre.
    Les histoires d'Acia et de Kamar sont graves et touchantes, les thèmes abordés ne le sont pas moins (la guerre, les migrants, le deuil, la fuite, les enfants qui grandissent sans amour) mais par la grâce du talent de Christine Féret-Fleury toute ces pages sont porteuses d'espoir, un espoir symbolisé par la cuisine, omniprésente dans ce roman, la cuisine comme consolation, comme lien entre les hommes et les femmes…
    D'ailleurs, vous aurez souvent l'eau à la bouche en lisant ce livre ! Les recettes d'Acia, de Kamar et de Nebbe sont très tentantes et aiguisent notre (ma) gourmandise !
    Une très belle découverte.

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    Couverture du livre « Le pays aux longs nuages » de Christine Feret-Fleury aux éditions Marabooks

    Lex_Libris_ sur Le pays aux longs nuages de Christine Feret-Fleury

    "Le pays aux longs nuages" est le pays de beaucoup d'amour, de joies, de deuils aussi, de départs, de destins. Un pays aux couleurs culinaires. Ce pays, c'est l'Italie, un pays où les voix, de trois femmes, Kamar, Acia et Nebbe vont toucher les longs nuages.

    Roman choral, trois femmes que...
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    "Le pays aux longs nuages" est le pays de beaucoup d'amour, de joies, de deuils aussi, de départs, de destins. Un pays aux couleurs culinaires. Ce pays, c'est l'Italie, un pays où les voix, de trois femmes, Kamar, Acia et Nebbe vont toucher les longs nuages.

    Roman choral, trois femmes que rien ne destiner à se rencontrer, vont fuir et se retrouver en Italie, hébergés par Nebbe. Kamar est une jeune femme syrienne qui fuit son pays sur une embarcation qui n'est pas certaine d'arrivée à destination. Acia est italienne, a vécu en France, elle bosse à Naples où le patron vient de se tirer avec la caisse, sans rien à part une voiture et la découverte d'un mystérieux carnet, que faire ?

    Trois portraits de femmes fortes, aux destins incroyables, des destins marqués par la vie, par les épreuves, par l'absurdité de l'humanité. Christine Féret-Fleury fait d'une histoire qui peut paraître simple, un roman universel où l'écriture dégage des sentiments forts, des émotions et toute une palette d'odeur culinaire.

    Des vies qui basculent à cause ou grâce à un simple livre abandonné sur un banc, un livre recueillant un lieu et des recettes qui va faire basculer la vie de trois femmes.

    Christine Féret-Fleury dévoile sous nos yeux à travers une plume poétique notre monde contemporain, sans fioritures, ce qui fait de ce roman, un roman touchant, fluide, plein d'espoir, sobre et vivant ! Une très belle découverte !

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    Couverture du livre « Le pays aux longs nuages » de Christine Feret-Fleury aux éditions Marabooks

    Jean-Paul Degache sur Le pays aux longs nuages de Christine Feret-Fleury

    De moments douloureux aux bonheurs les plus simples sur fond de recettes de cuisine toutes plus délicieuses les unes que les autres, Le pays aux longs nuages, de Christine Féret-Fleury, m’a emporté de Syrie en Italie.
    Acia et Kamar s’expriment chacune à leur tour, à un rythme régulier. Si la...
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    De moments douloureux aux bonheurs les plus simples sur fond de recettes de cuisine toutes plus délicieuses les unes que les autres, Le pays aux longs nuages, de Christine Féret-Fleury, m’a emporté de Syrie en Italie.
    Acia et Kamar s’expriment chacune à leur tour, à un rythme régulier. Si la première est un peu paumée, parle italien mais rêve en français, l’autre vit de terribles journées après avoir connu les horreurs de la guerre que les hommes s’ingénient à créer ou à entretenir.
    Kamar n’est pas seule. Elle est avec sa fille, Hana, qu’elle protège avec le plus grand soin. Toutes les deux, elles ont fui un pays bouleversé par les bombes, les snipers qui sèment la mort. Assâad, le mari de Kamar, parti chercher de l’eau, n’est jamais revenu.
    Maintenant, à Izmir, en Turquie, Kamar et Hana cherchent à fuir pour gagner l’Europe de l’Ouest. Elles qui n’ont jamais vu la mer, sont effrayées, ont peur qu’elle les avale.
    De son côté, Acia se trouve à Naples où le restaurant qui l’employait, a fermé. Elle qui rêvait de s’exprimer en cuisine, ne le pouvait pas à cause du patron, Fabrizio, un macho de première catégorie. À 37 ans, elle se retrouve au chômage depuis trois semaines. Alors, elle décide de partir à l’aventure avec sa Fiat, accompagnée d’un Chat qui a imposé sa présence.
    À Izmir, Kamar et Hana vivent ce que des milliers de réfugiés ont vécu ou vivent encore : les passeurs qu’il faut payer grassement, un bateau peu sûr où elles sont entassées avec d’autres hommes, des femmes et des enfants.
    Hélas, l’aventure n’est pas un succès car un garde-côte les intercepte et les voilà enfermées dans un camp. Une cuillère en bois sculptée par sa grand-mère est l’objet le plus précieux qu’elle préserve jalousement. Pour survivre, elle a son amour pour sa fille, pour Assâad et les recettes de cuisine de cette même grand-mère qu’elle se répète inlassablement.
    Je ne peux dévoiler la suite mais simplement dire que le roman de Christine Féret-Fleury est plein d’une sensibilité à fleur de peau. C’est aussi un bel hommage aux femmes qui font preuve d’un courage extraordinaire tout en accomplissant les actes les plus simples.
    L’alternance entre Kamar et Acia m’a attaché au sort de ces deux femmes qui… Leurs confidences, leur récit, leurs souvenirs sont complétés par une certaine Nebbe. Elle vit sur fauteuil roulant, à Palazzo, près d’Assise. Son osteria se trouve dans un état lamentable. Vivant seule, elle a rangé quantité de souvenirs dans une chambre, à l’étage.
    Avec un sens du suspense bien maîtrisé, par petites touches révélatrices, Christine Féret-Fleury me conduit peu à peu vers un dénouement que j’espère positif et toujours avec quantité de recettes de cuisine italienne et orientale qui m’ont bien mis l’eau à la bouche. Qu’est-ce que j’aurais aimé déguster cette salsiccia, saucisse sèche, spécialité des Pouilles ! Il y a aussi les carciofi alla giuda (artichauts à la juive) qui doivent être servis dès qu’ils sortent de la friture ou encore le mutabel shawandar (purée de betteraves syrienne) qui rappelle à Kamar ses journées d’anniversaire ou ses pique-niques d’étudiante…
    Quant au vin, le trebbiano d’Abruzzo, bien frais, serait le bienvenu en ces temps de canicule. Dans Le pays aux longs nuages, il y a bien d’autres recettes mais aussi quantité de souvenirs souvent malheureux que Kamar et Acia font remonter à la surface.
    Grâce à Babelio et aux éditions La Belle étoile que je remercie, j’ai pu découvrir un roman très actuel aux péripéties souvent décrites dans l’actualité mais avec des surprises et une tendresse parfaitement écrites. Bref, comme les vieux de Palazzo, je me suis régalé !

    Chronique illustrée à retrouver sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « Le pays aux longs nuages » de Christine Feret-Fleury aux éditions Marabooks

    MAPATOU sur Le pays aux longs nuages de Christine Feret-Fleury

    Je remercie Babelio, Masse Critique et les Editions La Belle Etoile pour la découverte de ce roman.

    « Le pays aux longs nuages », c’est ainsi que Kamar a surnommé l’Italie où elle a trouvé refuge. La jeune femme a quitté la guerre en Syrie avec sa petite fille Hana, après le décès de son...
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    Je remercie Babelio, Masse Critique et les Editions La Belle Etoile pour la découverte de ce roman.

    « Le pays aux longs nuages », c’est ainsi que Kamar a surnommé l’Italie où elle a trouvé refuge. La jeune femme a quitté la guerre en Syrie avec sa petite fille Hana, après le décès de son mari. Toutes les deux, elles ont connu la peur de la traversée sur un canot de fortune, les conditions épouvantables des camps où les migrants sont parqués. D’ailleurs, depuis, la petite Hana ne parle plus.

    Kamar trouve le moyen de quitter le camp et après un long périple, cachées dans un camion, elles trouvent refuge dans le petit village de Palazzo, en Ombrie, dans la commune d’Assises.

    Dans le même temps, Acia, la petite trentaine, se retrouve sans attaches, sans famille et sans travail. Le restaurant de Naples où elle travaillait a été vendu. La jeune femme, désespérée, décide de prendre la route dans sa vieille Fiat et de voir où cela la mènera.

    La rencontre avec un chat errant et la découverte d’un livre de recettes posé sur un banc près d’un container à ordures, vont changer sa vie. Le livre la conduira jusqu’au village de Palazzo, à l’auberge de la vieille Nebbe.

    Les vies de Kamar, Hana, Acia et Nebbe vont se croiser, s’entremêler. L’amour de la cuisine, de la qualité des ingrédients, des épices et des saveurs sera un liant entre elles. Chacune reprendra son souffle et redonnera une chance à la Vie.

    J’ai beaucoup aimé ce roman. Ce n’est pas une histoire à l’eau de rose car il aborde des réalités terriblement douloureuses, notamment avec l’histoire de Kamar. C’est un roman dont la lecture fait du bien car il donne de l’espoir en l’être humain.