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Christine Feret-Fleury

Christine Feret-Fleury
Christine Féret-Fleury est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages pour la jeunesse, mais aussi de romans pour les adultes et d'anthologies. Dans la collection Mon Histoire, elle a publié SOS Titanic. " L'époque de la Commune, si proche et si lointaine à la fois de la nôtre, a été l'occasion pour ... Voir plus
Christine Féret-Fleury est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages pour la jeunesse, mais aussi de romans pour les adultes et d'anthologies. Dans la collection Mon Histoire, elle a publié SOS Titanic. " L'époque de la Commune, si proche et si lointaine à la fois de la nôtre, a été l'occasion pour moi de découvertes passionnantes. Les photographies prises de Paris en 1870-1871 sont particulièrement émouvantes car elles nous restituent un passé souvent réduit à quelques lignes dans les manuels d'histoire... Je tiens à remercier Marc Séassau, qui m'a indiqué des sites où consulter d'anciens plans de la capitale et m'a prêté un ouvrage essentiel, Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie, de Maxime Du Camp. Dans un ancien " livre de prix " trouvé dans la bibliothèque de ma grand-mère, Paris sous les obus, j'ai déniché des anecdotes intéressantes, notamment celle du " traître " dont le couteau sentait l'oignon ! Enfin, plusieurs phrases attribuées à Louise Michel dans ce roman sont directement tirées de ses Mémoires (La Commune, histoire et souvenirs). "

Avis sur cet auteur (33)

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    Couverture du livre « La dernière énigme de Léonard de Vinci » de Christine Feret-Fleury aux éditions Philippe Auzou

    Marie Kacher sur La dernière énigme de Léonard de Vinci de Christine Feret-Fleury

    Je dois le reconnaitre, je n’ai jamais été particulièrement attirée par l’histoire de l’art, et j’ai énormément de mal à comprendre l’engouement collectif aveugle qui existe pour certaines peintures que je considère personnellement comme « quelconques ». C’est pourquoi quand on me parle de...
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    Je dois le reconnaitre, je n’ai jamais été particulièrement attirée par l’histoire de l’art, et j’ai énormément de mal à comprendre l’engouement collectif aveugle qui existe pour certaines peintures que je considère personnellement comme « quelconques ». C’est pourquoi quand on me parle de Léonard de Vinci, je le vois bien plus comme un inventeur de génie que comme le peintre de la si célèbre Joconde (qui ne me fait ni chaud ni froid). Et pourtant, malgré mon indifférence marquée pour tout ce qui se rapporte de près ou de loin à l’art, j’ai immédiatement été attirée par le résumé de ce roman : j’aime beaucoup la plume de Christine Féret-Fleury, aussi étais-je fort curieuse de découvrir le lien qu’elle avait imaginé entre Léonard, jeune adolescent de notre époque, et son fameux homonyme de la Renaissance …

    Eté 1490 à Milan. Cécilia, amante du duc Ludovic Sforza, rencontre Leonardo da Vinci, réputé pour ses fêtes et ses spectacles, mais aussi pour ses tableaux et ses formidables inventions. Chargé par le duc de réaliser son portrait, le jeune inventeur découvre cependant que quelqu’un est prêt à tout pour l’empêcher de mener à bien cette commande … A notre époque, le jeune Léonard vient de perdre son grand-père, un des « oeils » les plus célèbres de sa génération, réputé dans le monde de l’art pour ses analyses. Mais voici que celui-ci lui envoie un mail – alors qu’il vient d’être enterré le matin même – pour lui intimer de rechercher la Dame à l’hermine, célèbre tableau du grand Léonard de Vinci. Et voici le jeune adolescent qui s’envole pour Cracovie, où est exposé l’œuvre, pour comprendre le sens de cet intriguant message … et découvrir un secret insoupçonné sur le peintre le plus énigmatique de la Renaissance.

    Le procédé est désormais classique, mais il marche à tous les coups : l’autrice nous offre ici un récit à trois voix où le passé et le présent se mêlent et s’entremêlent. Tantôt nous suivons le jeune Léonard, tantôt nous marchons aux côtés de Cecilia et Leonardo da Vinci. Chapitre après chapitre, nous découvrons ces trois histoires parallèles : celle du jeune homme en deuil qui se jette à corps perdu dans l’ultime jeu de piste laissé par son grand-mère, celle de la jeune courtisane qui voit arriver la fin de son règne auprès du duc dont elle est encore éperdument amoureuse, et celle du jeune peintre et inventeur en quête de reconnaissance qui souhaite honorer son contrat envers et contre toutes les menaces. D’un côté, nous assistons à la genèse du tableau, tandis que de l’autre, nous tentons de découvrir le mystère qui entoure celui-ci. Bien sûr, comme l’autrice le précise à la fin de l’ouvrage, tout ceci n’est que pure fiction : si tout le monde s’accorde pour dire que Leonardo da Vinci a bien retouché quelques éléments de la Dame à l’hermine, nul ne sait véritablement pourquoi, et Christine Féret-Fleury n’a fait qu’imaginer un scénario possible … et c’est tout simplement captivant.

    Car étonnamment, c’est la partie historique qui m’a le plus passionnée : Leonardo da Vinci est un personnage intriguant, à la personnalité insaisissable, qui ne vit que par et pour son œuvre (qu’elle soit artistique ou scientifique). On le sent plus intéressé par les relations sociales, bien qu’il aime organiser de somptueuses et spectaculaires fêtes. Obstiné et passionné, il est avant tout un amoureux de la beauté sous toutes ses formes, même et surtout celle que personne d’autre ne voit : la beauté du corps humain dans sa « mécanique », la façon dont les muscles et les os s’articulent pour donner naissance aux mouvements, et plus généralement la beauté de la vie, de la Création … Même si Leonardo n’a rien d’un homme pieux ! J’ai également beaucoup apprécié la personnalité de la jeune Cecilia Gallenari, dont je n’avais très honnêtement jamais entendu parler jusqu’à présent, et dont la destinée nous éclaire sur l’aristocratie de la Renaissance. Jeune fille amoureuse, jeune femme délaissée, jeune mère esseulée, la douce Cecilia aime les lettres et la musique. Elle sait que le duc ne l’aime bien, qu’il l’a remplacée par celle qui va devenir sa femme, et qu’elle n’est déjà plus qu’un souvenir, agréable mais fugace, à ses yeux. Elle sait qu’elle ne peut rien contre cela, mais elle va tout tenter pour sauver le portrait d’elle qu’il a commandé, et que la nouvelle épouse veut bruler … C’est très émouvant.

    Quant au jeune Léonard de notre époque … Il n’est pas inintéressant, loin de là, mais j’ai vraiment le sentiment d’un trop-peu. Il se lance sans sourciller à la poursuite de ce tableau, se laisse aussitôt dépouiller de cette enquête par toutes les personnes qu’il croise – et qui, miracle, ont pile les connaissances, compétences et réseaux pour mener à bien cette enquête ! – sans se poser plus de questions. Il est tombé fou amoureux de la belle dame du tableau, mais ne se préoccupe finalement pas de savoir qui l’a lancé sur cette piste, ni pourquoi. J’ai trouvé ce pan de l’intrigue très mollasson, et le dénouement aussi abrupt que frustrant … même si c’était fort pratique pour expliquer qu’aucune réponse n’a été trouvé à cette énigme ! Certes, on distingue bien que tout ceci est finalement plus une quête initiatique pour notre jeune héros, qui doit désormais apprendre à vivre seul, sans les rêves de son grand-père pour guider son avenir, mais je trouve vraiment qu’il manquait un petit quelque chose pour que cette quête initiatique soit « cohérente ». « Je me connais un peu mieux qu’avant », nous dit Léonard : tant mieux pour lui, moi je n’ai pas vraiment vu de différence entre l’avant et l’après, et ça me laisse un peu perplexe et un peu attristée, car l’adolescent était attachant, ses compagnons aussi, mais finalement, tout ça pour ça, c’est-à-dire pas grand-chose … Cette facette de l’intrigue aurait vraiment méritée à être plus approfondie !

    En bref, vous l’aurez bien compris, si ce roman ne fut pas un coup de cœur intersidérale, ce fut cependant une lecture vraiment sympathique : j’étais toujours ravie de me replonger dans ce petit roman, de retrouver nos trois protagonistes et de cheminer à leurs côtés le temps de quelques pages. J’ai appris énormément de choses sur la Renaissance, sur Léonard de Vinci, et même sur l’art … au point que je pense m’intéresser un peu plus à l’histoire de l’art, même si je ne deviendrais jamais une grande férue de peinture ! Je regrette seulement l’absence de véritable lien entre le passé et le présent, entre l’histoire de Cecilia et Leonardo et le récit de Léonard : je pensais vraiment que les deux intrigues étaient intimement liées, et elles ne sont finalement que juxtaposées, elles n’ont pas d’incidence l’une sur l’autre … Je regrette également une fin un peu trop abrupte, qui tombe comme un cheveux sur la soupe, et qui ne permet pas de ressentir avec force l’aspect « récit d’apprentissage » que l’autrice a cherché à mettre en place. Malgré tout, ça reste vraiment un ouvrage très agréable, qui se lit très aisément, et que je conseille à tous ceux et celles qui s’intéressent à l’art ou à l’histoire !

    https://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2019/11/la-derniere-enigme-de-leonard-de-vinci.html

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    Couverture du livre « Memory » de Christine Feret-Fleury aux éditions Lynks

    Marie Kacher sur Memory de Christine Feret-Fleury

    Quand il y en a plus … il y en a encore ! A chaque fois que je viens à bout de ma (toute) petite pile de services presse, un petit paquet m’attend sagement dans la boite aux lettres, à croire que ma factrice m’espionne pour savoir quand poster les colis ! L’avantage de ce « chassé-croisé »,...
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    Quand il y en a plus … il y en a encore ! A chaque fois que je viens à bout de ma (toute) petite pile de services presse, un petit paquet m’attend sagement dans la boite aux lettres, à croire que ma factrice m’espionne pour savoir quand poster les colis ! L’avantage de ce « chassé-croisé », c’est que je suis beaucoup moins angoissée que lorsque les livres arrivaient tous en même temps : pas besoin de jongler avec les dates butoirs et plannings de publication, les lectures et chroniques s’enchainent tout naturellement par ordre d’arrivée … C’est ainsi que, quelques jours à peine après être entré sur les étagères, Memory en est ressorti car son tour était venu de venir se frayer une petite place dans mon cœur de lectrice. Car croyez-le ou non, mais je n’oublie jamais un livre : il y a toujours un petit quelque chose, une phrase, une émotion, une réflexion, qui reste à jamais gravé dans ma mémoire …

    Cela fait des années que Mem vit enfermée dans le Phare, avec pour seule compagnie son frère Samuel et le cruel Joris qui la battent quotidiennement. Des années que son quotidien se résume à la faim, à la douleur, à la peur, à la servitude. Car elle n’est rien d’autre que Mem. La petite Mem, toute juste bonne à faire la cuisine, la vaisselle, la lessive, le ménage, à obéir et à se taire. A oublier. Oublier ce que veut dire « rêver », « mère », « pourquoi », « avant ». Tous ces mots interdits, bannis, dangereux, qui dansent dans son esprit mais qui ne doivent jamais passer la barrière de ses lèvres gercées par la mer et le froid. Jusqu’au jour où les Autres attaquent le Phare, lui offrant la liberté qu’elle n’a jamais connue, jamais cherchée. Poussée par une envie irrésistible qu’elle ne s’explique pas, Mem fuit le Phare et s’élance vers l’inconnu. Sans un regard en arrière, sans une once de regret. Elle le sent, là-bas, elle trouvera les réponses aux questions qu’elle ignore encore se poser …

    Au collège, on nous apprend que l’incipit d’un roman doit nécessairement apporter au lecteur les informations essentielles pour comprendre le récit : où, quand, qui, quoi ? Ici, l’autrice se joue des conventions et les balaye d’une vague : le lecteur est plongé dans une délicieuse incertitude, tout comme dans un rêve. Il devine plus qu’il ne sait. Alors il se laisse porter, sans trop savoir où il a mis les pieds, sans trop savoir dans quoi il s’est engagé. Il se laisse guider par la petite Mem, qui elle-même ne sait pas trop où elle va : jusqu’à présent, elle se contentait d’obéir aux ordres, comme on lui a appris à le faire au Centre d’Apprentissage. Livrée à elle-même, dans la plus parfaite des solitudes, Mem quitte ce Phare, sa maison, sa prison, pour découvrir « ce qu’il y a, là-bas, derrière la ligne des collines qui protègent le port ». Elle n’a d’autre envie que de tourner le dos à ce lieu qui fut le témoin des coups et des insultes. Elle n’a d’autre but que de savoir, enfin, ce qu’on lui a toujours caché.

    Savoir. Apprendre. Tel est ce qui l’attend au bout du chemin. Guidée par celle qui fut son institutrice, Mem se libère des chaines qui l’entravaient et libère enfin les mots qui enflaient dans son cœur. Ces mots chargés de peur et de peine, mais aussi d’espoir, ces mots interdits qu’elle ne parvenait pas à oublier malgré les coups et les menaces, ces mots dont elle comprend à peine le sens mais qui luttaient pour ne pas disparaitre dans les méandres de l’oubli. Ces mots qui, petit à petit, enfin délivrés, font ressurgir des souvenirs. « Avec les mots, on peut raconter toutes les histoires du monde », explique Calipse à la petite fille qui découvre ce qu’est un livre. Car dans ce futur où règne une dictature du travail et du silence, les livres, la connaissance, les mots eux-mêmes ont été bannis pour mieux contrôler le peuple. Et voici que Mem découvre tous ces mots interdits : « rêve », « confiance », « liberté », « espérance ». Elle apprend à voyager sans bouger, à rêver toute éveillée, tandis que les signes sur le papier prennent vie dans sa tête. Mem apprend à lire.

    Bien plus qu’un livre d’anticipation, c’est donc bien une sorte de voyage initiatique que l’autrice nous invite à effectuer aux côtés de Mem. Petite fille, adolescente ou jeune femme, Mem change d’âge et de visage au gré des chapitres. Chaque pas la rapproche un peu plus de son passé, ce passé qu’on a vainement tenté d’effacer mais qui ressurgit furtivement, une bribe de souvenirs par-ci par-là, l’écho d’un visage, l’ombre d’une berceuse. Sans ce passé qui se dérobe à elle, Mem n’est qu’une coquille vide : comment savoir qui on est quand on ignore qui on a été ? Au gré des rencontres, au fil également des mésaventures, Mem retrouve progressivement son identité, par le pouvoir des mots et celui de la bienveillance. Et le lecteur jubile de la voir, page après page, se révéler à elle-même, se retrouver elle-même. Jusqu’à ce que son prénom s’impose à elle, comme une évidence : il a toujours été là, mais elle n’a jamais réussi à le voir. Mais désormais, Mem sait qui elle est, et elle sait également ce qu’elle doit faire …

    En bref, vous l’aurez bien compris, j’ai beaucoup aimé ce petit livre qui ne ressemble à aucun autre. Ce roman, c’est un peu comme un songe : on se retrouve hors du temps et de l’espace, dans un lieu et une époque qu’on ne peut déterminer avec précision … On est suspendu au bord du vide, retenu par de simples mots qui nous racontent l’odyssée de la petite Mem, qui nous happent et nous emprisonnent pour mieux nous émouvoir, pour mieux nous transformer. Car on ressort de ce roman un peu changé de l’intérieur, on a le sentiment un peu confus d’être détenteur d’un secret primordial, de n’être que le relais d’un message crucial, qui se niche au fond de notre être, quelque part, on ne sait où. C’est un récit à la fois dur et doux que nous propose Christine Féret-Fleury, un récit très atypique mais surtout très important. Il y a au creux de ce récit une véritable lettre d’amour à la littérature, un hommage au pouvoir et à la magie des mots. C’est un roman plutôt déconcertant, car il ne se laisse pas enfermer dans un genre ou dans des règles, mais c’est vraiment un beau roman, alors n’hésitez pas …

    https://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2019/09/memory-christine-feret-fleury.html

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    Couverture du livre « La fille qui lisait dans le métro » de Christine Feret-Fleury aux éditions Denoel

    Zabouille sur La fille qui lisait dans le métro de Christine Feret-Fleury

    "La fille qui lisait dans le métro" de Christine Féret-Fleury
    Éditions Points / Denoël
    Parution le 12/04/2018

    "Elle avait toujours aimé sentir les livres, les renifler, surtout quand elle les achetait d'occasion - les livres neufs avaient eux aussi des odeurs différentes suivant le papier...
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    "La fille qui lisait dans le métro" de Christine Féret-Fleury
    Éditions Points / Denoël
    Parution le 12/04/2018

    "Elle avait toujours aimé sentir les livres, les renifler, surtout quand elle les achetait d'occasion - les livres neufs avaient eux aussi des odeurs différentes suivant le papier et la colle utilisés, mais ils restaient muets sur les mains qui les avait tenus, sur les maisons qui les avait abrités ; ils n'avaient pas encore d'histoire, une histoire bien différente de celle qu'ils racontaient, une histoire parallèle, diffuse, secrète."

    Cette fille pourrait être moi. Juliette lit dans le métro et s'amuse à observer ses compagnons de voyage pour deviner ce qu'ils lisent. Au fil du temps, à prendre le même métro, même wagon, à la même heure, ils deviennent des habitués. Comme une impression de les connaître. De savoir exactement comment ils réagiront au fil de leurs lectures.
    "Il y a des livres, quand je les ai lus, je me sens... J'ai des choses qui remuent à l'intérieur. Mais je ne peux pas les montrer."

    Et puis un jour, Juliette bouscule ses habitudes  et descend quelques stations avant son arrêt. La découverte qui l'attend va chambouler sa vie : il lui suffira d'une rencontre avec Zaïde puis Soliman pour entrer dans le monde merveilleux des passeurs de livres.
    "...son regard tomba sur une haute porte de métal rouillé, qu'un livre - un livre - maintenait entrouverte. Sur la porte, une plaque de métal émaillé, tout droit sortie d'un film sur les années de guerre, se dit-elle, annonçait  en hautes lettres bleues : Livres sans limites."

    Sa destinée va prendre un tout autre chemin, qu'elle n'aurait pu soupçonner ou envisager quelques temps auparavant. Elle a su trouver le courage de changer de vie, vivre de sa passion et en faire son voyage plus qu'initiatique.
    "J'aime à savoir qu'ils se perdent, qu'ils suivent des chemins ignorés de moi..."

    A la question : un pas de côté peut-il changer une vie ? La réponse est oui et cette histoire en est la preuve et une bien belle illustration. Il y a de jolies phrases quasiment à chaque page, on pourrait en ressortir un recueil de citations.
    "Il faut de tout pour faire un monde, dit-il avec placidité. Même un monde de livres."

    Petit roman absolument délicieux, que les amoureux des livres et de la lecture prendront immense plaisir à lire.
    J'aime les livres qui parlent de livres, de lecteurs, de libraires. Celui-ci m'a fait beaucoup de bien et comme j'aimerais retrouver Juliette dans la suite de sa route ou comme voisine de voyage dans le métro... Petit message en douce à Christine Féret-Fleury !

    "Les livres et les gens ont besoin de voyager."

    https://littelecture.wordpress.com/2019/08/26/la-fille-qui-lisait-dans-le-metro-de-christine-feret-fleury/

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    Couverture du livre « La femme sans ombre » de Christine Feret-Fleury aux éditions Denoel

    lireencore93420 sur La femme sans ombre de Christine Feret-Fleury

    On a à faire à deux femmes, la première as pas de nom, elle tient un restaurant le jour, et la nuit elle effectue des contrats de tueuse à gages, et aussi passionnée de musique classique.
    La deuxième femme est cheffe d'orchestre, Hope Andriessen, et se bat pour pratiquer son métier, ou très peu...
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    On a à faire à deux femmes, la première as pas de nom, elle tient un restaurant le jour, et la nuit elle effectue des contrats de tueuse à gages, et aussi passionnée de musique classique.
    La deuxième femme est cheffe d'orchestre, Hope Andriessen, et se bat pour pratiquer son métier, ou très peu de femmes sont arrivées à ce niveau.
    Donc ce livre traite d'un cas de conscience, la tueuse à gage, sa prochaine cible est justement Hope, que feras-t-elle ? Tuer une femme qu'elle admire ? Ou arrêter la spirale du crime et sauver cette femme qui s'est battus pour son métier.


    C'est un très beau livre, qui traite en premier lieu de ce beau métier, qui est cheffe d'orchestre, et les difficultés à y arriver.
    Mais aussi de deux femmes qui ont la même passion la musique, la tueuse à gage est étonnante, entre ses deux vies, et sa force, malgré la vie qu'elle mène, de vivre une existence tout à fait normale.
    J'ai vraiment aimé comment est construit le livre, chaque livre, le point de vue de chaque femme. Et on arrive vraiment à comprendre, l'histoire sur deux angles différents.
    Plus on avance, et plus on découvre qui sont les commanditaires de la tueuse de gage, et c'est une intrique très bien ficeler, et c'est vraiment passionnant, ça nous amène, a une guerre qui as fait beaucoup de morts.
    La fin est époustouflante, on ne s'y attend vraiment pas, on est vraiment bluffée.
    C'est un opus très psychologique, énormément de la profondeur, j'ai trouvé que c'était une très belle histoire, parfois dans la vie, peu importe qui on est, des circonstances font qu'on décide de réfléchir a notre vie, et de choisir si on continue dans cette voie ou on change de vie, ce livre est sur la prise de conscience, et le courage qu'il faut pour se remettre en question.
    Comme l'auteure faisait une séance de dédicace à Paris, j'ai sauté sur l'occasion pour m'y rendre, et elle as dit qu'elle ferait probablement d'autres thrillers et comme j'ai beaucoup aimé celui-là, je n'hésiterais à suivre ce qu'elle feras dans le futur.