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Le gosse

Couverture du livre « Le gosse » de Véronique Olmi aux éditions Albin Michel
Résumé:

« Joseph est né le 8 juillet 1919 à Paris et il en est fier. Paris ce n'est pas seulement la ville, c'est la plus grande des villes, belle de jour comme de nuit, enviée dans le monde entier, il est un titi, un petit bonhomme de sept ans, maigrelet mais robuste, on ne croirait jamais à le voir,... Voir plus

« Joseph est né le 8 juillet 1919 à Paris et il en est fier. Paris ce n'est pas seulement la ville, c'est la plus grande des villes, belle de jour comme de nuit, enviée dans le monde entier, il est un titi, un petit bonhomme de sept ans, maigrelet mais robuste, on ne croirait jamais à le voir, la force qui est la sienne. ».

Joseph vit heureux entre sa mère, plumassière, sa grand-mère qui perd gentiment la boule, les copains du foot et les gens du faubourg. Mais la vie va se charger de faire voler en éclat son innocence et sa joie.De la Petite Roquette à la colonie pénitentiaire de Mettray - là même où Jean Genet fut enfermé -, l'enfance de Joseph sera une enfance saccagée. Mais il faut bienheureusement compter avec la résilience et l'espoir.Véronique Olmi renoue avec les trajectoires bouleversées, et accompagne, dotée de l'empathie qui la caractérise, la vie malmenée d'un Titi à l'aube de ce siècle qui se voulait meilleur.

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Avis (14)

  • Ma chronique : Histoire d'une enfance saccagée.
    À partir de 1945 les prisons pour enfants ont été définitivement fermées, parce que des hommes courageux comme Alexis Danan ont dénoncé la maltraitance dont ils étaient victimes. Il suffisait d'être orphelin, pupille de la nation, pour se...
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    Ma chronique : Histoire d'une enfance saccagée.
    À partir de 1945 les prisons pour enfants ont été définitivement fermées, parce que des hommes courageux comme Alexis Danan ont dénoncé la maltraitance dont ils étaient victimes. Il suffisait d'être orphelin, pupille de la nation, pour se retrouver derrière les barreaux pour la moindre parole ou le moindre geste qui déplaisait au surveillant. Véronique Olmi nous saisit au cœur en évoquant ces maisons de redressement ou "maison de supplices" qui existaient il n'y a pas si longtemps. Le lecteur se dit " Ce n'est pas pensable en France au XXème siècle et pourtant ..
    Joseph, "le gosse" est né en 1919. La vie ne lui a pas distribué les bonnes cartes. Il n'a pas connu son père, gueule cassée de la grande guerre, décédé de la grippe espagnole. Malgré tout, la joie de vivre règne dans la maison avec sa grand-mère et sa mère, plumassière qui travaille au Casino de Paris.Très vite sa vie vole en éclats, il se retrouve orphelin. Un énorme sentiment d'injustice s'empare du lecteur en suivant le parcours chaotique de cet enfant. Joseph subit tous les mauvais traitements infligés dans ces hospices ,"la petite roquette "et plus tard dans la maison agricole et pénitentiaire de Mettray.
    Malgré la faim, le froid, le cachot, les insultes journalières, les journées de Joseph sont éclaircies par sa découverte de la musique, son désir de retrouver sa grand-mère et son attachement à Aimé, son compagnon d'infortune.
    Roman poignant servi par une belle écriture. Véronique Olmi incrimine les politiques de cette époque qui, sous couvert de protection de l'enfant ont instauré un processus de démolition. On ressent le calvaire des enfants orphelins et défavorisés marqués au fer rouge par le milieu carcéral qu'ils ont connu. Heureusement avec l'arrivée du Front Populaire l'espoir de vie meilleure pointe à l'horizon.
    Mais il faudra encore beaucoup de temps avant l'interdiction de ces lieux de détention pour enfants !

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  • Un roman dur mais ô combien utile pour la mémoire et pour l'Histoire.

    Un roman dur mais ô combien utile pour la mémoire et pour l'Histoire.

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  • Joseph Vasseur, né en 1919, pupille de la Nation, aurait pu grandir au sein de ce cocon d’amour que lui offrent sa mère, plumassière et sa grand-mère . La mort accidentelle de la première et la déficience cognitive de la deuxième ouvrent à ce Titi parisien la porte du fourgon qui le conduira...
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    Joseph Vasseur, né en 1919, pupille de la Nation, aurait pu grandir au sein de ce cocon d’amour que lui offrent sa mère, plumassière et sa grand-mère . La mort accidentelle de la première et la déficience cognitive de la deuxième ouvrent à ce Titi parisien la porte du fourgon qui le conduira dans une « famille souricière » puis de nombreuses années dans les établissements de l’Assistance Publique. La Petite Roquette, Mettray, des lieux sordides où les conditions sont totalement inhumaines. Un amour non-conventionnel, une partition et sa force de caractère conjugués aux soulèvements du Front Populaire suffiront-ils à sauver Joseph ? « Il est Joseph Vasseur, descendant et représentant sur terre d’une famille de soldats, d’ouvriers, de bonnes à tout faire, de valets de pied et de plumassière, et il se jure de les représenter toujours… »

    Dévoiler davantage de l’enfer de ce jeune orphelin et des milliers d’autres comme lui ne saurait dire la force de ce roman. Ce sont les mots, la délicatesse, le style de Véronique Olmi qui vont sidérer le lecteur. Sait-on d’ailleurs que la prison de la Petite Roquette, a fonctionné pour différents usages, jusqu’à sa démolition en 1974 ? Derrière le roman, la vérité est glaçante.

    De la page de couverture jusqu’au point de la dernière phrase, que d’émotions, de bouleversement !

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  • Ce roman bouleversant, déchirant vous fait pleurer...
    Au début de la première guerre mondiale Joseph, ce petit garçon de 7 ans, orphelin va de placement en centre d'accueil et en maison de correction..
    Comment trouver un sens à sa vie, une joie de vivre dans de telles conditions!!!!
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    Ce roman bouleversant, déchirant vous fait pleurer...
    Au début de la première guerre mondiale Joseph, ce petit garçon de 7 ans, orphelin va de placement en centre d'accueil et en maison de correction..
    Comment trouver un sens à sa vie, une joie de vivre dans de telles conditions!!!!
    Lorsque nous sommes plongés dans ce livre, qui relate des situations vécues, difficile d'imaginer le tragique de cette situation et la lueur d'espoir qui peut illuminer les regards de ces enfants...
    Le livre refermé, nous ne pouvons pas oublier Joseph...

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  • L’histoire, on la connaît, ou on en a déjà entendu parler, c’est celle des enfants de la République, ces gosses pris en charge par l’état lorsque les parents sont morts ou défaillants, au début du XXe siècle. Des structures quasi carcérales sont créées pour accueillir ces enfants, pupilles de la...
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    L’histoire, on la connaît, ou on en a déjà entendu parler, c’est celle des enfants de la République, ces gosses pris en charge par l’état lorsque les parents sont morts ou défaillants, au début du XXe siècle. Des structures quasi carcérales sont créées pour accueillir ces enfants, pupilles de la nation, les élever « à la dure » pour en faire de bons travailleurs dociles. Avec « Le Gosse », Véronique Olmi nous fait ici une piqûre de rappel, comme un devoir de mémoire.

    Cela prend tout son sens avec cette histoire, celle de Joseph, pauvre orphelin de père puis de mère, qui se retrouve propulsé à 7 ans dans ces prisons pour enfants où règnent la terreur, la cruauté, la pédophilie, l’horreur, la faim, les coups, la brutalité, la bestialité, l’exploitation infantile, la souffrance morale et physique.

    Les enfants n’y trouveront qu’abnégation, délitement, soumission, et blessures à jamais infligées à leur corps et à leur cœur. Mais qui se préoccupe de ces enfants, en ce temps-là ?

    L’écriture incisive et puissante de Véronique Olmi nous prend aux tripes, l’histoire se déroule, poignante, cruelle, irréversible. On souffre avec Joseph, on se met à espérer pour lui une fin plus heureuse que celle à laquelle il est désormais destiné. La charge émotionnelle est palpable tout le long du roman. Avec beaucoup de détails et une très forte documentation, L’autrice nous relate la condition déshumanisée de ces gosses, des prisons pour enfants, des mauvais traitements dont ils ont été victimes, puis enfin de la prise en considération de tout cela grâce à la dénonciation de ces faits par un journaliste Alexis Danan et des témoignages qu’il a réussi à recueillir. Les établissements ont été depuis démolis ou transformés en centres éducatifs et pédagogiques. Mais qui se rappelle ce qu’il s’y passait il y a un siècle ?

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  • Un tsunami ce livre… Veronique Olmi nous entraine dans la France profonde du début du 20ième siècle en nous déroulant la vie de Joseph pupille de la nation.
    Il ne l’a pas toujours été pupille de la nation. Il se souvient de sa mère, de sa légèreté, de sa gaité. Il a aussi des souvenirs avec sa...
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    Un tsunami ce livre… Veronique Olmi nous entraine dans la France profonde du début du 20ième siècle en nous déroulant la vie de Joseph pupille de la nation.
    Il ne l’a pas toujours été pupille de la nation. Il se souvient de sa mère, de sa légèreté, de sa gaité. Il a aussi des souvenirs avec sa grand-mère. Alors quant à 7 ans il se retrouve dans une famille nourricière à devoir trimer il ne comprend pas. De retour en collectivité, dans un foyer pénitentiaire, il ne comprend pas plus mais s’adapte. Il faut bien survivre.
    Le livre est violent. Il y a de la violence physique, les coups pleuvent… et la violence psychologique. Cette emprise des plus grands sur les plus petits, des gardiens sur les emprisonnés, qui fait que vous vivez constamment sur vos gardes sans jamais une minute de répit. Joseph aura du mal à quitter cet enfermement. Il lui faudra un apprentissage long et douloureux.
    On a peine à croire que pareils endroits aient pu exister. Veronique Olmi nous immerge dans cet univers de bagnes pour enfants.Sur fond d’histoire, ces camps pénitentiaires ont réellement existés (celui de Mettray au cœur du roman a été fermé en 1939), elle dénonce une réalité qu’on a peine à admettre.
    Tout comme dans son roman « Bakhita » (un livre qui parle de l’esclavage) V. Olmi « met en mots » une histoire puissante et vraie, une histoire douloureuse et dérangeante.

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  • Véronique Olmi s’empare du destin douloureux de Joseph, né en 1919 à Paris. Orphelin marqué par des tragédies familiales, il est confié à l’Assistance publique. Pupille de l’Etat à huit ans, sa vie bascule. Finie l’innocence de l’enfance, anéanti le désir d’apprendre, envolés les rêves d’enfant....
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    Véronique Olmi s’empare du destin douloureux de Joseph, né en 1919 à Paris. Orphelin marqué par des tragédies familiales, il est confié à l’Assistance publique. Pupille de l’Etat à huit ans, sa vie bascule. Finie l’innocence de l’enfance, anéanti le désir d’apprendre, envolés les rêves d’enfant. Il est placé dans un orphelinat parisien puis exploité dans la ferme d’une famille d’accueil, brisé par les coups et les brimades. Aspiré par une spirale infernale, il sera incarcéré à la prison pour enfants de la Petite Roquette avant d’être envoyé à la colonie agricole et pénitentiaire de Mettray qui n’est autre qu’un bagne pour enfants au cœur de la Touraine.

    En racontant le calvaire de Joseph et de ses compagnons d’infortune, Véronique Olmi met à jour un pan assez méconnu de l’Histoire et s’indigne contre la maltraitance des enfants de l’Assistance publique dans le contexte social de l’entre deux guerres. Sous couvert de « protection » de l’enfance, l’Etat français n’a eu de cesse de vouloir « redresser » ces enfants de condition sociale modeste, défavorisée, dans des lieux de rétention déshumanisés. Une rééducation par le travail aux champs, dans un perpétuel climat de terreur, loin de la soi-disant corruption de la ville, sans aucune instruction. Comment survivre à cette descente aux enfers ?

    D’une écriture vive, qui ne laisse aucun répit, Véronique Olmi mêle subtilement le destin de Joseph à l’Histoire. Elle nous donne à lire un récit souvent insoutenable, écrit à hauteur d’enfant, au plus près de Joseph, des violences qu’il subit, de ses angoisses, ses colères et de ses espoirs avec la découverte du jazz et de l’amour. Elle nous confronte à ces trajectoires de vie brisées par la noirceur et la cruauté et nous entraîne jusqu’en 1936, où la révolution du Front populaire vient enfin apporter l’espérance pour Joseph et pour tous les autres enfants.

    Témoignage glaçant sur l’horreur vécue par les enfants emprisonnés dans les geôles de la République, ce roman social bouleversant, fait de souffrances et de révoltes, laisse entrevoir la lumière quand la musique se fait salvatrice et les sentiments plus forts que l’innommable.

    Véronique Olmi ravive les mémoires à juste raison et rend un très bel hommage à tous ces gamins des rues incarnés par le jeune Joseph. Le cœur serré, on mesure ce qu’il leur a fallu de force et de courage pour avancer résolument sur le chemin de la vie. Malgré une lecture parfois rude, ce roman poignant est à découvrir absolument.

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