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Le gardien de Téhéran

Couverture du livre « Le gardien de Téhéran » de Stephanie Perez aux éditions Plon
  • Date de parution :
  • Editeur : Plon
  • EAN : 9782259315470
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

L'histoire du gardien du musée de Téhéran, un homme seul face à la menace des religieux fanatiques qui a réussi à sauver 300 chefs d'oeuvre d'art moderne, le trésor de l'Impératrice des arts.

Printemps 1979, Téhéran. Alors que la Révolution islamique met les rues de la capitale iranienne à... Voir plus

L'histoire du gardien du musée de Téhéran, un homme seul face à la menace des religieux fanatiques qui a réussi à sauver 300 chefs d'oeuvre d'art moderne, le trésor de l'Impératrice des arts.

Printemps 1979, Téhéran. Alors que la Révolution islamique met les rues de la capitale iranienne à feu et à sang, les Mollahs brûlent tout ce qui représente le modèle occidental vanté par Mohammad Reza Pahlavi, le Chah déchu, désormais en exil.
Seul dans les sous-sols du musée d'Art moderne de Téhéran, son gardien Cyrus Farzadi tremble pour ses toiles. Au milieu du chaos, il raconte la splendeur et la décadence de son pays à travers le destin incroyable de son musée, le préféré de Farah Diba, l'Impératrice des arts. Près de 300 tableaux de maîtres avaient permis aux Iraniens de découvrir les chefs d'oeuvre impressionnistes de Monet, Gauguin, Toulouse-Lautrec, le pop art d'Andy Warhol et de Roy Lichtenstein, le cubisme de Picasso ou encore l'art abstrait de Jackson Pollock.
Mais que deviendront ces joyaux que les religieux jugent anti islamiques ? Face à l'obscurantisme, Cyrus endosse, à 25 ans à peine, les habits un peu grands de gardien d'un trésor à protéger contre l'ignorance et la morale islamique.

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Articles (1)

Avis (4)

  • https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2023/03/le-gardien-de-teheran-de-stephanie-perez.html

    Ce roman s'inspire d’une histoire vraie, celle du musée d'Art contemporain de Téhéran, ouvert en 1977 et de son gardien, Cyrus Farzadi, un homme simple et timide de vingt-cinq ans, qui a protégé les...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2023/03/le-gardien-de-teheran-de-stephanie-perez.html

    Ce roman s'inspire d’une histoire vraie, celle du musée d'Art contemporain de Téhéran, ouvert en 1977 et de son gardien, Cyrus Farzadi, un homme simple et timide de vingt-cinq ans, qui a protégé les œuvres qui risquaient d'être détruites car considérées comme subversives par les fanatiques religieux. Cet homme a gardé un patrimoine culturel inestimable dans la réserve du musée veillant sur elles comme sur ses propres enfants.

    Ce roman retrace une page d'histoire de l'Iran, l'auteure raconte l'atmosphère de Téhéran du temps du Shah, les excès et intrigues de la Cour, les scandaleux écarts de richesse dans la population, la corruption, la répression exercée par la Savak, redoutable police secrète du Shah, la censure de la presse, les emprisonnements et la torture.
    Stéphanie Perez raconte aussi la volonté de Farah Diba, surnommée "l'impératrice des arts", de contribuer à la modernisation de son pays en ouvrant un musée qui aurait pour ambition de servir de passerelle entre Est et Ouest, regroupant œuvres iraniennes et chefs-d'œuvre occidentaux.
    Nous revivons l'ambiance survoltée de l'inauguration du musée fin 1977, la colère qui monte face aux excès du régime "les folies précédent toujours les grandes catastrophes... L'Iran danse sur un volcan", les prémices de la révolution jusqu'à la main mise de Khomeiny sur le pays, la campagne de "purification" culturelle qui s'attaque à tout ce qui a symbolisé la politique d'ouverture vers l'ouest des Pahlavi.
    Ce roman brosse aussi le portrait de Cyrus, un homme issu des bas quartiers, fils d'un jardinier et d'une couturière, un homme sans diplôme ni formation artistique, qui s'est senti attiré par ce milieu très éloigné du sien. Stéphanie Perez décrit sa volonté d'apprendre, l'éveil de sa sensibilité artistique, sa sensation d'être écartelé entre deux mondes, le monde de l'art qui gravite autour du couple impérial et le monde populaire des bas quartiers de Téhéran auquel il appartient. Deux mondes qui vont finir par rentrer en collision.
    En 1979 la révolution islamique mène au pouvoir des fanatiques religieux pour qui les nus et les toiles des artistes homosexuels pourraient être considérées comme impies. Il va falloir cacher les tableaux dans la chambre forte, "dissimuler les tableaux, c'est les condamner à l'obscurité, c'est le pays entier qui s'apprête à plonger dans le noir". Ce chauffeur-livreur, que rien ne prédisposait à cela, va devenir le gardien d'un patrimoine exceptionnel, il va cacher et protéger les tableaux dans la réserve, puiser réconfort et force dans ces toiles, "veiller sur les tableaux comme eux l’ont éveillé". Il va parvenir à dresser l'inventaire de ces œuvres et les sauver de la folie destructrice des gardiens de la révolution islamique.
    Extrêmement fluide et très bien romancée cette histoire est instructive et captivante. Un roman qu'il est impossible de lâcher !

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  • Téhéran – 1977. « Ce roman s’inspire d’une histoire vraie, celle du musée d’Art Contemporain de Téhéran ouvert en 1977. Un musée dont le destin est intimement lié à celui de son gardien, gamin des bas quartiers, qui a contribué à sauver et conserver les trésors de l’impératrice Farah Diba, lors...
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    Téhéran – 1977. « Ce roman s’inspire d’une histoire vraie, celle du musée d’Art Contemporain de Téhéran ouvert en 1977. Un musée dont le destin est intimement lié à celui de son gardien, gamin des bas quartiers, qui a contribué à sauver et conserver les trésors de l’impératrice Farah Diba, lors de la Révolution Islamique de 1979. »

    Cyrus est un jeune homme pauvre, discret, sensible qui va travailler au Musée d’Art moderne de Téhéran, joyau de la Chahbanou.
    Cyrus ne connaît rien aux peintures et pourtant, tout de suite, les tableaux vont lui parler, vont donner un sens à sa vie. Ce musée devient sa bulle d’oxygène.
    Car l’Iran est un pays de contrastes et tout au long du récit, l’auteure saura parfaitement l’illustrer.

    Contraste entre les iraniens, la volonté de modernité pour les uns, de repli et de religion pour les autres.
    En quelques mots précis, c’est particulièrement bien évoqué :
    « Dans le taxi collectif qui le conduit près du parc Laleh, coincé en entre une adolescente en minishort, maquillée comme une voiture volée et une grand-mère accrochée à son chapelet, sous son tchador… »

    Contraste entre les fastes du Shah et la misère de la population. Et ce fossé s’agrandit inexorablement durant ces deux années.
    La célébration des 2500 ans de l’Empire Perse est particulièrement significative : « c’était le festin de la démesure, une incroyable débauche de luxe et de fastes, la féerie des Mille et une nuits, grandeurs nature. Une partie du pays criait famine… »

    Contraste entre la personnalité discrète, timide de Cyrus et le contexte historique enflammé. Contraste entre sa lucidité, car il redoute, ne serait-ce qu’en voyant le portrait sévère de Khomeiny, une dictature bien pire à la situation qu’il connaît actuellement, alors que les iraniens le voient comme Le Sauveur.
    En fait Cyrus est le « révélateur » de ce qui va se produire, et il permet au lecteur de mieux appréhender la réalité historique : « La nouvelle République Islamique prône la disparition des corps, la population s’efface, elle n’est plus que voile et froissement de longs tissus. Le voile de la peur s’est abattu sur le pays. »

    Car, avec la lecture du passé, on touche du doigt ce qui se passe actuellement en Iran. Un peuple poussé à bout, qui va jusqu’au bout de la révolte, quel qu’en soit le prix.
    C’est pareil en ce moment qu’en 1978 : « l’Iran danse sur un volcan. La terre gronde de plus en plus fort, la secousse menace, l’éruption n’est qu’une question de jours, les flots de colère vont se répandre inexorablement, un magma révolutionnaire et fumant qui menace de recouvrir le pays. »

    J’ai beaucoup aimé aussi la résilience, l’apaisement que peut apporter la peinture et l’art en général. Ce qui devient la raison de vivre d’un gamin misérable, ce qui l’ouvre au monde, ce qui lui permet de grandir et de percevoir avec sa sensibilité, toute l’essence d’un tableau.

    Un roman riche d’enseignements sur la complexité du pays et son contexte historique et social. A lire, si on veut mieux saisir l’Iran.

    Lu dans le cadre du prix Orange 2023.
    Je remercie la Fondation Orange et les Éditions Plon de m’avoir permis de découvrir ce très beau roman.

    https://commelaplume.blogspot.com/

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  • impossible de ne pas mettre en parallèle le sujet de ce beau roman avec l'histoire de Rose Valland, conservatrice de musée et résistante française. qui a permis la sauvegarde et la récupération de plus de 40 000 œuvres d'art volés et spoliés par les nazis, notamment aux familles juives, durant...
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    impossible de ne pas mettre en parallèle le sujet de ce beau roman avec l'histoire de Rose Valland, conservatrice de musée et résistante française. qui a permis la sauvegarde et la récupération de plus de 40 000 œuvres d'art volés et spoliés par les nazis, notamment aux familles juives, durant l'Occupation.
    Ici, nous sommes en Iran, dans le musée d'Art contemporain cher au coeur de Farah Pahlavi, impératrice d'Iran jusqu'au renversement de la monarchie en 1979. Un petit gardien va permettre de sauver des oeuvres que Khomeini juge impures. L'actualité nous rappelle aujourd'hui que la liberté a un prix.

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  • Persépolis, Ispahan, des villes qui font rêver…..malheureusement, la population iranienne, est loin d’un conte des 1001 nuits.
    Pourtant le Shah et L’Impératrice veulent se tourner vers la modernité, avec comme modèle l’Amérique, la France. ….avec en autre autre, l’ouverture d’un très grand...
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    Persépolis, Ispahan, des villes qui font rêver…..malheureusement, la population iranienne, est loin d’un conte des 1001 nuits.
    Pourtant le Shah et L’Impératrice veulent se tourner vers la modernité, avec comme modèle l’Amérique, la France. ….avec en autre autre, l’ouverture d’un très grand musée d’Art Contemporain.

    Mais les inégalités avec le peuple sont trop grandes et la police trop répressive…..cette nouvelle folie va précipiter le retour des intégristes

    Cyrus, un jeune homme du peuple est engagé comme chauffeur….La rencontre avec ces toiles de Maitres va bouleverser sa vie et sa vision du monde.

    Un très beau livre, toujours très actuel, qui aide à comprendre la situation de ce pays, en nous donnant une belle leçon de peinture.

    Grand coup de cœur !!!

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