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Georges mandel - ned - le moine de la politique - nouvelle edition definitive. preface inedite.

Couverture du livre « Georges mandel - ned - le moine de la politique - nouvelle edition definitive. preface inedite. » de Nicolas Sarkozy aux éditions Grasset Et Fasquelle
Résumé:

« On pourra m'objecter que vingt-huit années après sa première publication, il n'y avait pas urgence à reprendre la plume pour rédiger cette préface et permettre cette réédition. J'avais d'ailleurs refusé, à de nombreuses reprises, d'entreprendre ce travail de mise à jour. Pourtant, malgré mes... Voir plus

« On pourra m'objecter que vingt-huit années après sa première publication, il n'y avait pas urgence à reprendre la plume pour rédiger cette préface et permettre cette réédition. J'avais d'ailleurs refusé, à de nombreuses reprises, d'entreprendre ce travail de mise à jour. Pourtant, malgré mes réserves initiales, j'ai choisi, aujourd'hui, de le faire. Il m'a semblé, en effet, que le destin de Mandel pouvait plus encore qu'hier éclairer- ou au moins être utile à- la vie politique contemporaine. »Nicolas SarkozyS'il est une passion à laquelle Georges Mandel sacrifia toute sa vie, c'est bien la politique. Ce fut, pour cet homme illustre et énigmatique, une passion sans partage, dévorante, destructrice. Il y perdit sans doute son existence, mais il y gagna son destin. A l'heure où d'aucuns, ici ou là, croient devoir réduire la part de noblesse et d'abnégation qui s'attache au service de la « chose publique », il n'était peut-être pas inutile de ressusciter la figure - voire la légende - de ce grand ministre.Membre à dix-huit ans de la prestigieuse rédaction de l'Aurore ; proche collaborateur de Georges Clemenceau alors Président du Conseil à trente-deux ans ; député-maire de Soulac et président du conseil général de la Gironde au début des années 20 ; ministre des PTT au moment de la naissance de la télévision ; ministre des Colonies à la veille de la Deuxième Guerre mondiale ; ministre de l'Intérieur au moment de la débâcle ; prisonnier personnel du maréchal Pétain ; emprisonné deux ans par les Allemands en compagnie de Léon Blum et de Paul Reynaud ; assassiné par la Milice ; salué quelques années plus tard par l'Assemblée Nationale : quelle vie ! Comme le disait lui-même cet écorché vif que ses adversaires appelaient « Le Juif » : « Ce que je suis ? Mais Georges Mandel ! Rien de plus. Cela me suffit ».

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