Belle-amie

Couverture du livre « Belle-amie » de Harold Cobert aux éditions Les Escales
  • Date de parution :
  • Editeur : Les Escales
  • EAN : 9782365693776
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Que diriez-vous de découvrir la suite de la formidable destinée et de l'irrésistible ascension de Georges Duroy, le héros de Bel-Ami de Maupassant ? Va-t-il se lancer en politique comme le suggère la fin du roman ? Si oui, à quel niveau de pouvoir va-t-il réussir à se hisser ? Et surtout, à quel... Voir plus

Que diriez-vous de découvrir la suite de la formidable destinée et de l'irrésistible ascension de Georges Duroy, le héros de Bel-Ami de Maupassant ? Va-t-il se lancer en politique comme le suggère la fin du roman ? Si oui, à quel niveau de pouvoir va-t-il réussir à se hisser ? Et surtout, à quel prix ?
Après s'être immergé dans l'écriture du maître, Harold Cobert esquisse ici une variation sur une suite possible du chef-d'oeuvre de Maupassant. En nous entraînant dans les combats politiques de la fin du XIXe siècle et dans les coulisses de l'Assemblée nationale, il propose une vision cruelle de la collusion entre journalisme, politique et finance. Un étrange miroir de notre époque.

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Avis(6)

  • La vengeance est un plat qui se mange longuement mijoté.

    Harold Cobert prend le pari de faire revivre Georges Duroy, le Bel-Ami de Maupassant. Un bel ami qui a bien réussi, qui s’appelle maintenant Georges Du Roy de Cantel et qui évolue dans les hautes sphères de la politique, du journalisme...
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    La vengeance est un plat qui se mange longuement mijoté.

    Harold Cobert prend le pari de faire revivre Georges Duroy, le Bel-Ami de Maupassant. Un bel ami qui a bien réussi, qui s’appelle maintenant Georges Du Roy de Cantel et qui évolue dans les hautes sphères de la politique, du journalisme et de la finance. Mais un bel ami prêt à bien des arrangements et des compromissions pour parvenir à conserver sa position voire aller encore plus haut.
    Un bel ami qui chutera par où il a péché, emporté dans le tourbillon vengeur des femmes de sa vie.
    Pari gagné haut la main et qui rend un bel hommage au « père » de Duroy.

    Dans un style digne de Maupassant, qui n’est pas sans rappeler Balzac aussi, Harold Cobert nous conte les luttes souterraines auxquelles prend part son héros au cœur de la Troisième République.

    La langue est riche, le texte dense et très bien documenté sans oublier la petite pointe de suspens qui fait penser à Dumas.

    Une lecture durant laquelle je ne mes suis jamais ennuyée, prise dans le jeu des intrigues et par des personnages très bien campés.

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  • Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les Éditions Les Escales pour l'envoi de ce roman lors de la dernière masse critique.

    Georges Du Roy de Cantel est un homme ambitieux. Depuis toujours mais encore plus depuis qu'il a épousé Suzanne Walter il y a dix ans en l'église de la Madeleine...
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    Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les Éditions Les Escales pour l'envoi de ce roman lors de la dernière masse critique.

    Georges Du Roy de Cantel est un homme ambitieux. Depuis toujours mais encore plus depuis qu'il a épousé Suzanne Walter il y a dix ans en l'église de la Madeleine à Paris. A la tête du journal La Vie Française, il vise désormais les hautes sphères du pouvoir. Rien ne l'arrêtera, prenant de plus en plus de risque, notre Bel-Ami, comme à son habitude, atteindra la place qu'il convoite... Entre secrets, intrigues et trahisons, Du Roy se maintiendra-t-il sur le siège qu'il pense être le sien ?

    Quel bonheur de retrouver Georges Duroy, et quelle surprise aussi. Qui aurait prédit que ce séducteur reviendrait sur le devant de la scène ? Qui aurait pu imaginer le voir de nouveau au centre de toutes les attentions ?
    Harold Cobert reprend dans ce roman la plume de Maupassant et nous emporte avec lui dans le Paris de la fin du XIXème siècle. Duroy est resté le même, comme dans mon doux souvenir : intriguant, manipulateur et secret, il entraine dans son sillage tout autant les femmes que les hommes.

    Doté de l'écriture toujours aussi agréable d'Harold Cobert, ce roman est vif, rythmé et diabolique, à l'image de Bel-Ami.
    Les 400 pages se tournent rapidement, tant l'histoire est prenante. Les personnages sont parfaitement dessinés, et ils leur arrivent de nous surprendre !

    J'ai vraiment passé un très bon moment en compagnie de Georges Duroy et de sa famille...
    Un dernier frisotis dans les moustaches et un salut à cet homme confiant, le dos toujours droit et la tête haute et dont l'ascension fulgurante nous aura tous éblouis...

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  • Quel pari fou et audacieux d'imaginer la suite de "Bel-Ami" de Guy de Maupassant publié en 1885. Un pari tenu et avec brio sous la plume d'Harold Cobert.

    J'avais lu au préalable le texte original, occasion pour moi de lire un classique mais je vous assure ce n'est absolument pas nécessaire...
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    Quel pari fou et audacieux d'imaginer la suite de "Bel-Ami" de Guy de Maupassant publié en 1885. Un pari tenu et avec brio sous la plume d'Harold Cobert.

    J'avais lu au préalable le texte original, occasion pour moi de lire un classique mais je vous assure ce n'est absolument pas nécessaire pour plonger dans "Belle-Amie" car l'auteur habilement nous plante le décor et le contexte dans les premiers chapitres.

    Georges Du Roy de Cantel a épousé Suzanne il y a dix ans, il est aujourd'hui père de deux enfants, il vit dans l'hôtel particulier de luxe provenant de son beau-père et est aujourd'hui à la tête du journal "La vie Française".

    Georges a gravi les échelons en utilisant les femmes pour conquérir le pouvoir et la fortune. Lui qui tout au début n'était que Georges Duroy, fils de paysan et de cafetier normand, lui qui travaillait aux Chemins de fer comme petit employé bouclant difficilement ses fins de mois.

    C'est la rencontre fortuite avec son ancien camarde de régiment Forestier lors d'une de ses nombreuses flâneries dans Paris qui a changé sa vie. Forestier qui occupait une belle position au journal l'a présenté à Monsieur Walter, le directeur de "La vie française" et banquier juif. Il fut engagé après un dîner au cours duquel il rencontra les femmes qui allaient changer sa vie : Madeleine Forestier sa première femme écrivant de façon mordante avec un regard pointu et critique sur la société dans le journal concurrent "La Plume", Clotilde sa première amante, Virginie la bigote et enfin Suzanne qui deviendrait un jour sa femme.

    Celui que l'on surnommait à l'époque "Bel-Ami", le séducteur de ces dames a fait du chemin, mais cela ne lui suffit pas, il ambitionne aujourd'hui un siège au Palais de Bourbon. Il partira en campagne sur ses terres natales dans la région de Rouen envisageant de devenir député et pourquoi pas ministre.

    N'oublions pas le rôle prépondérant des femmes dans sa vie, en particulier il convoite la "Belle-Amie", la mystérieuse Salomé qui hante ses jours et ses nuits.

    Harold Cobert très vite nous replonge dans l'époque et le style de Maupassant, dressant un portrait de la société en respectant les codes utilisés par l'auteur original, tout en apportant un air contemporain et de la modernité dans son récit.

    Après les premiers chapitres de mise en place, l'écriture devient agile, aisée, fluide. J'ai beaucoup aimé le clin d'oeil en référence à Maupassant qui intervient dans le récit tant au sens propre qu'au figuré, une façon très maligne d'intégrer la publication de "Bel-Ami" dans le récit.

    Harold Cobert aborde les rouages politiques, le monde de la presse et du journalisme, mais aussi le rôle des banquiers et de la finance. Il se réfère habilement à l'Histoire en intégrant dans le récit la montée en France de l'antisémitisme, le scandale du canal du Nicaragua et le combat mené par les femmes pour obtenir des droits et une certaine indépendance.

    Au fil des pages, on est captivé, s'interrogeant comment Du Roy toujours très épris de la gente féminine et de la "Belle-Amie" Salomé allait sortir son épingle du jeu et s'en sortir. Je ne fus pas déçue, au contraire, complètement bluffée par le retournement de situation imaginé par l'auteur.

    Du grand art ! Grandiose, un défi relevé et réussi de manière magistrale.

    Merci "Les Escales, Masse critique de Babelio et surtout Harold Cobert pour ce grand moment de lecture.

    Ma note : 9.5/10 ♥♥♥♥



    Les jolies phrases

    Écouter est la clef du succès en politique, lui avait maintes fois répété Clément, écouter en donnant l'impression que votre vie entière dépend de la résolution des problèmes de ceux dont vous convoitez les voix, même si vous irez plutôt au bordel avec les deniers de leurs urnes !

    La curiosité est le vice des journalistes, et chez moi le journaliste n'est pas toujours loin du député.

    Les religions ne sont qu'un instrument d'enfumage, de l'encens putride et faisandé uniquement destiné à manipuler les petites gens, à dominer les peuples, à les asservir tandis que quelques-uns, les plus forts, les saignent et se servent. quelle hypocrisie que tout cela !

    On a l'âge de ses blessures, pas de ses artères. Certains événements vous font vieillir prématurément et vous privent de votre jeunesse.

    ...une bonne affaire ne consiste pas à prendre le plus possible pour soi seul, mais à faire en sorte que chacune des parties trouve son compte aux dépens de l'autre, sans que la vie de quiconque ne se retrouve en péril. Chacun perd quelque chose pour gagner autre chose. C'est cela qu'il appelait "la prédation réciproque".

    N'oubliez pas que la finance gouverne le monde. La majorité des hommes politiques ne sont que de vulgaires pantins qui jouent le rôle que nous leur écrivons.

    Malgré ce que le genre lexical nous enseigne, le pouvoir est comme une femme : il faut la désirer pour la séduire, accepter qu'elle se lasse de vous et surtout pas vous accrocher désespérément à elle pour vous effacer avec grâce si jamais vous voulez un jour la séduire de nouveau.

    L'Histoire peut se répéter, jamais elle ne fait marche arrière.

    Comme vous le savez, je suis médecin. Quant un membre pourrit et menace de contaminer le reste du corps, l'amputation est la seule solution possible. Il est des cas, comme celui auquel nous sommes aujourd'hui confrontés, où même l'amputation n'assure pas le rétablissement tant l'infection s'est répandue en profondeur dans l'ensemble des tissus. Pourtant, le plus grand crime restera toujours de ne pas tenter tout ce qui est en notre pouvoir pour guérir le malade du mal qui le ronge.

    https://nathavh49.blogspot.com/2019/03/belle-amie-harold-cobert.html

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  • S’attaquer à un classique de la littérature, il faut être soit fou, soit sacrément doué. Harold Cobert est les deux.

    Fou car le personnage de Duroy est un archétype en littérature, tout le monde le connait, l’arriviste qui se sert des femmes comme marche pied pour s’élever dans la société ....
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    S’attaquer à un classique de la littérature, il faut être soit fou, soit sacrément doué. Harold Cobert est les deux.

    Fou car le personnage de Duroy est un archétype en littérature, tout le monde le connait, l’arriviste qui se sert des femmes comme marche pied pour s’élever dans la société . L’auteur est sacrément doué car il arrive à se glisser dans les pas de Maupassant, sans le trahir tout en conservant son propre savoir faire et sa plume. On retrouve donc le personnage quelque temps après où on l’avait laissé, il est marié à Suzanne ( la fille des Walters), son objectif, sa quête est de devenir politicien, député lui qui dirige maintenant un journal.

    Cette nouvelle aventure, nous fait aller plus loin ici dans les méandres de la politique du XIX e , des salles de presse de l’époque, des ventes d’articles à la criée. Des carrières qui se font ou se défont à coup de mots comme dans les combats dans l’hémicycle. L’auteur alterne description de Paris, des milieux que fréquentent ses personnages mais aussi des rebondissements, aventures avec une langue fidèle sans être précieuse.

    Il écrit aussi bien les errances à pied de Duroy que les mécanismes intimes de sa pensée, ses manigances. Les envolées oratoires sont aussi présentes, quand il nous fait pénétrer au Palais Bourbon, avec les discours des députés de l’époque, il évoque les hommes du temps Lesseps, Eiffel. Il s’amuse à faire un clin d’œil cocasse à Maupassant qui publie dans un journal concurrent son feuilleton Bel ami. J’ai savouré cette langue, la qualité du style qui fait écho au souvenir d’un autre roman de l’auteur dont j’ai gardé le souvenir l’entrevue de Saint Cloud.

    Le personnage de Clément, sorte de Mirabeau du XIX e siècle, impressionne par sa verve, son intransigeance et incarne les deux faces de cette République particulière. C’est le gouailleur, le tombeur des ministères à la tribune, le charmeur de ses dames, ce député de Vendée. L’analyse fine de la politique et du moment historique est très bien faite sans être pénible. De même, la retranscription des articles de journaux qui deviennent de plus en plus important dans la vie politique est bien soulignée.

    La réflexion sur nos institutions, la corruption, les inégalités, l’emprise du milieu des affaires, le journalisme est terriblement moderne. On comprend mieux à la lecture les blocages, les incohérences de notre système, les prémices de ce que l’on vit aujourd’hui. Sans verser dans l’anachronisme, par les faits, l’auteur nous laisse réfléchir. Les injustices criantes et croissantes sont aussi évoquées quand on voit les conséquences de certaines politiques menées par Duroy et ses amis. J’ai apprécié les allusions aux grands noms de la Révolution française, de me promener de la Normandie de Maupassant au Pays Basque d’Harold. Il suffirait de changer quelques noms d’affaires pour avoir l’impression de notre monde politique actuel.

    La suite de la chronique sur http://eirenamg.canalblog.com/archives/2019/02/07/37081779.html

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