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Yamen Manai

Yamen Manai

Né en 1980 à Tunis, Yamen Manaï, ingénieur, travaille sur les nouvelles technologies de l'information.

Son roman L'Amas ardent (2017) est honoré de plusieurs prix littéraires : en Tunisie, le Prix Comar d'Or, en France, le Prix des cinq continents de la Francophonie 2017, le Prix Maghreb de l’AD...

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Né en 1980 à Tunis, Yamen Manaï, ingénieur, travaille sur les nouvelles technologies de l'information.

Son roman L'Amas ardent (2017) est honoré de plusieurs prix littéraires : en Tunisie, le Prix Comar d'Or, en France, le Prix des cinq continents de la Francophonie 2017, le Prix Maghreb de l’ADELF, le Prix Lorientales, et le Grand Prix du Roman Métis de la Réunion.

En véritable conteur, Yamen Manaï dresse avec vivacité et humour le portrait aigre-doux d’une Tunisie vibrionnante, où les fanatiques de Dieu ne sont pas à l'abri de Sa foudre. Une fable moderne des plus savoureuses.

Articles en lien avec Yamen Manai (1)

Avis sur cet auteur (16)

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    Couverture du livre « Bel abîme » de Yamen Manai aux éditions Elyzad

    Nathaëlle Lily Jeanne sur Bel abîme de Yamen Manai

    « Bel abîme ». Très beau titre ! Bel oxymore dans lequel on retrouve ce prénom, Bella !

    Ce court roman de 110 pages est le long monologue d’un adolescent de 15 ans de la banlieue de Tunis. Il raconte sa vie de violence et de misère à son avocat commis d’office et à un expert en psychiatrie....
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    « Bel abîme ». Très beau titre ! Bel oxymore dans lequel on retrouve ce prénom, Bella !

    Ce court roman de 110 pages est le long monologue d’un adolescent de 15 ans de la banlieue de Tunis. Il raconte sa vie de violence et de misère à son avocat commis d’office et à un expert en psychiatrie. C’est un cri de rage ! Cette violence est omniprésente au sein du pouvoir, des familles, à l’école. Il n’y a pas de pitié ! Errahma-lé ! Mais il y a Bella ! « Bel Abîme » est aussi une bouleversante histoire d’amour entre un jeune homme et sa chienne !

    Un livre qui happe le lecteur. C’est brut, puissant, cinglant et souvent drôle !
    Une écriture incisive, l’auteur joue avec les mots, avec les sonorités.

    Mille mercis à l’équipe lecteurs.com de m’avoir envoyé ce très beau roman gagné dans le cadre du concours autour du Prix Orange du Livre en Afrique.

    Une très belle découverte !

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    Couverture du livre « L'amas ardent » de Yamen Manai aux éditions Elyzad

    Domi Mots sur L'amas ardent de Yamen Manai

    En Tunisie, Le Don est un apiculteur, retiré du monde pour mieux s’occuper des abeilles, qu’il surnomme amoureusement « ses filles ».
    Un jour, il retrouve une ruche complètement exterminée. En menant son enquête, il découvre qu’il s’agit de frelons asiatiques géants, 7cm, quand même de long…...
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    En Tunisie, Le Don est un apiculteur, retiré du monde pour mieux s’occuper des abeilles, qu’il surnomme amoureusement « ses filles ».
    Un jour, il retrouve une ruche complètement exterminée. En menant son enquête, il découvre qu’il s’agit de frelons asiatiques géants, 7cm, quand même de long… Il va alors rechercher comment protéger ses filles.
    En même temps, on suit la vie de son village, indifférent et blasé de basculer d’un dictateur à l’autre. Puis envahi par les promesses et les cadeaux des fanatiques religieux à l’aube d’une nouvelle élection.

    J’ai beaucoup aimé ce roman court, dense et original.
    - Une magnifique ode à la nature avec la description des abeilles, de leur travail, de l’amour du Don pour elles.
    - Un personnage attachant, qui choisit une vie simple, proche de la nature, sans les artifices et les faux-semblants d’une société de pouvoir. Un personnage attachant, ni mièvre, ni « baba-cool », fortement engagé dans son combat.
    A un moment du récit, un universitaire appelle le Don, « un quêteur de savoir » : « L’alchimie de l’humilité, de l’espoir et de la détermination. Une expression d’une rare noblesse ». On pourrait qualifier le Don de « belle personne ».
    - Une fable poétique et puissante où les frelons symbolisent les fanatiques religieux qui envahissent le pays.
    « Entre ses mains (celles de Don) des bêtes animées par leurs instincts et face à lui, des êtres animés par leur libre arbitre. (…) Qui étaient les véritables monstres ? »
    Une fin surprenante, qui symbolise l’espoir d’une paix retrouvée.

    L’écriture est simple, précise, évocatrice car personnalisée à chacun des personnages. J’ai souri et vu la scène du sermon de l’imam avec la réaction des villageois. Une observation très fine et souvent humoristique.

    Une vraie réussite.
    Un seul bémol : j’ai trouvé que le roman ne démarrait qu’à partir de la moitié, en prenant une forme bien plus dramatique et intéressante

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    Couverture du livre « Bel abîme » de Yamen Manai aux éditions Elyzad

    Dominique Sudre sur Bel abîme de Yamen Manai

    Un adolescent de quinze ans parle avec l'avocat commis d'office ou avec le psy auquel il a été confié. .
    Dans sa cellule, il revit ses dernières années jusqu'à cet événement qui l'a amené là, dans la prison, seul, plus victime que coupable peut être malgré la gravité de ses actes.

    Son long...
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    Un adolescent de quinze ans parle avec l'avocat commis d'office ou avec le psy auquel il a été confié. .
    Dans sa cellule, il revit ses dernières années jusqu'à cet événement qui l'a amené là, dans la prison, seul, plus victime que coupable peut être malgré la gravité de ses actes.

    Son long monologue est avant tout un prétexte a décrire la société tunisienne depuis le printemps arabe. Pas de révolution si ce n' est dans les paroles et dans la violence, mais la vie des tunisiens loin d'être meilleure semble beaucoup plus compliqué et beaucoup plus pauvre qu'avant.
    Pourtant, dans cette société qui ne veut pas s'occuper des jeunes, il avait trouvé le bonheur auprès de Bella la fidèle, l'aimante et douce petite chienne qu'il avait recueillie âgée de quelques jours à peine et élevée contre l'avis de sa famille.
    Car dans les sociétés musulmanes, les chiens n'ont pas bonne presse et n'ont pas leur place au sein des familles.

    Je n'en dit pas plus, mais courrez lire ce court, très court, mais fort, vraiment très fort roman. Il interpelle, bouscule, bouleverse.

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    Couverture du livre « Bel abîme » de Yamen Manai aux éditions Elyzad

    Joëlle Buch sur Bel abîme de Yamen Manai

    Yamen Manai à travers un jeune homme de 15 ans, nous montre un visage de Tunis peu enviable, une bien triste réalité. Il faut dire que le père, docteur en civilisation arabo-musulmane, se soucie peu de ses enfants. C’est la mère qui pourvoit aux besoins de la famille. Entre brimades à l’école et...
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    Yamen Manai à travers un jeune homme de 15 ans, nous montre un visage de Tunis peu enviable, une bien triste réalité. Il faut dire que le père, docteur en civilisation arabo-musulmane, se soucie peu de ses enfants. C’est la mère qui pourvoit aux besoins de la famille. Entre brimades à l’école et les coups du père sous les yeux de la mère qui ne dit rien, il se réfugie alors dans les livres. Jusqu’au jour où il trouve un chiot et décide de s’en occuper. Malgré le désaccord de ses parents, à qui il tiendra tête, il vivra trois merveilleuses années avec Bella. Cette chienne lui apportera tout l’amour et la confiance qui lui avaient manqués jusque-là pour se construire et grandir. Et puis un jour son père lui donne de l’argent pour aller au cinéma. Il ne lui a jamais rien offert. Il ne méfie et finit par accepter et réalise un de ses rêves. Mais à son retour il déchante vite et comprend que son père lui a joué un mauvais tour. Bella n’est plus là. Il part à sa recherche mais c’est déjà trop tard. La colère et la folie s’empare de lui.
    Le roman est constitué des conversations avec son avocat commis d’office et le psychiatre chargé d’évaluer son état mental. Il n’a pas sa langue dans sa poche. Avec une sacrée répartie et intelligence, il répond à leurs questions et leur raconte comment il en est venu à tirer sur son père puis sur d’autres personnes, tous coupables. Il parle de la violence qui régit son pays, du manque d’avenir pour les jeunes, de la place des femmes dans la société.
    En 110 pages, il raconte son amour pour sa chienne Bella et sa haine pour les hommes politiques notamment. Les agents municipaux sont chargés de tuer à coups de fusils, dans les rues, la nuit, les chiens errants « pour que la rage ne se propage pas dans le peuple ».
    Un court roman percutant, qui n’est pas sans rappeler le livre d’Emilienne Malfatto, « Que sur toi se lamente le Tigre », également paru chez Elyzad. Chaque phrase claque. Chaque mot est essentiel. J’ai eu un gros coup de cœur pour ce roman puissant qui m’a totalement chavirée.

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