Virginia Woolf

Virginia Woolf

Virginia Woolf est née en 1882. Mariée à l'économiste Leonard Woolf, elle a fondé avec lui la maison d'édition Hogarth Press. Ses romans et ses articles ont fait d'elle l'une des figures les plus importantes de la littérature de l'entre-deux-guerres. Sujette à des crises nerveuses fréquentes et c...

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Virginia Woolf est née en 1882. Mariée à l'économiste Leonard Woolf, elle a fondé avec lui la maison d'édition Hogarth Press. Ses romans et ses articles ont fait d'elle l'une des figures les plus importantes de la littérature de l'entre-deux-guerres. Sujette à des crises nerveuses fréquentes et craignant de perdre la raison, elle mit fin à ses jours en 1941. Elle était membre du Bloomsbury Group, un groupe d'artistes auquel appartenaient E.M. Forster et J.M. Keynes.

Avis (22)

  • Couverture du livre « Un lieu à soi » de Virginia Woolf aux éditions Denoel

    Missbook85 sur Un lieu à soi de Virginia Woolf

    Une œuvre culte ! La référence même du féminisme...tout en diplomatie et intelligence !

    Une œuvre culte ! La référence même du féminisme...tout en diplomatie et intelligence !

  • Couverture du livre « ORLANDO » de Virginia Woolf aux éditions Adult Pbs

    Mumu Dans le Bocage sur ORLANDO de Virginia Woolf

    Je suis attirée par cette auteure : la femme, l'écriture, sa personnalité (complexe) c'est un tout et je me suis proposée de lire son oeuvre (ou une bonne partie) sur 2018..... Après Mrs Dalloway et Un lieu à soi, que j'ai beaucoup aimé me voici plongée dans un récit fantastique..... oui...
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    Je suis attirée par cette auteure : la femme, l'écriture, sa personnalité (complexe) c'est un tout et je me suis proposée de lire son oeuvre (ou une bonne partie) sur 2018..... Après Mrs Dalloway et Un lieu à soi, que j'ai beaucoup aimé me voici plongée dans un récit fantastique..... oui fantastique à plus d'un titre.
    D'abord dans la notion de temps : Orlando ne vieillit pas, ne connaît pas les affres du vieillissement, il a une beauté qui le distingue et lui ouvre bien des portes, même celles des cours d'Angleterre au XVIème siècle, puis celles des palais de Constantinople lorsqu'il sera ambassadeur mais aussi les tentes de bohémiens dont il partagera la vie. Le récit se termine en 1928, année d'écriture du roman.
    Quand il revient en Europe la seule transformation qu'Orlando connaît, mais elle est de taille et il fallait oser, c'est qu'il devient "elle". Elle est une femme et devra désormais s'accoutumer de l'autre sexe, ayant connu la part masculine de son être, il découvrira les contraintes d'une femme : vestimentaires, coiffure, langage etc... mais ne pourra oublier qu'elle a été homme.
    Ce n'est pas une lecture facile : Virginia Woolf est une femme de sensations, de pensées, de nature, je dirais si j'osais une "éponge"..... Tout ce qu'elle sent, vit, voit, pense l'influence dans son écriture et elle note, parfois avec un trait d'humour, toutes ses réflexions sur l'existence, sur son environnement et sur la vie, même sur ses rapports exigeants avec l'écriture.
    Quiconque a tâté des rigueurs du style me dispensera ici des détails ; il sait d'avance qu'Orlando écrivait et trouvait tout bon ; lisait et trouvait tout affreux ; corrigeait puis déchirait ; retranchait, ajoutait, touchait à l'extase, puis au désespoir ; connaissait les bons soins et les mauvais matins ; empoignait les idées pour les perdre ; voyait son livre naguère si net devant lui, se dissoudre ; mimait le rôle de ses personnages en mangeant ; déclamait en marchant ; pleurait ; riait ; hésitait entre divers styles ; préférait aujourd'hui l'héroïque et le pompeux, demain le simple et le terre à terre ; tel jour les vallons de Tempé, tel autre les champs du Kent ou de Cornouailles ; sans pouvoir décider, en fin de compte, s'il était le génie le plus divin ou le plus fieffé imbécile de la terre.(p52)
    Elle ose, elle défie le temps, les lieux, les personnages, se joue des rapports hommes/femmes, nous balade dans les différentes strates de la société, ayant à travers son personnage qui a tout vu, tout vécu, même la transformation physique, la possibilité de se jouer des relations entre hommes et femmes, ce qui lui permet d'avoir une longue réflexion sur le sens de la vie s'allégeant des contraintes temporelles et sexistes.
    Parfois flamboyant comme un récit d'aventures, parfois mélancolique, sombre et profond, elle se révèle elle-même, avec ses doutes, ses faiblesses mais aussi sa grande capacité d'observation, de ressenti, sans toutefois trouver toutes les réponses. S'arrêtant dans de longs moments de contemplations, de réflexion, de tourments mais sans tristesse réelle. le temps passe mais Orlando ne change pas, il s'adapte, lui.
    Je me suis parfois un peu perdue dans son récit car je pense qu'il s'agit en plus d'une oeuvre très personnelle où l'auteure prend conscience de ses ambiguïtés, ses fragilités mais aussi ses forces, ses capacités à comprendre le monde qui l'entoure, à en avoir peur mais aussi à l'aimer, avec ses faux-semblants, son hypocrisie mais aussi ses bonheurs.
    On a le sentiment que Virginia Woolf a laissé la plume aller sur le papier, se laissant guider uniquement par ses pensées, ses émotions mais il y a la recherche du mot juste, du bon sentiment, de la bonne pensée. Rien n'est tout à fait libre, rien n'est tout à fait travaillé, c'est le récit, je pense, d'une "originalité" qui lui a permis d'aborder des pans de sa personnalité sous prétexte d'une sorte de conte fantastique, aventureux dont elle est l'héroïne.

  • Couverture du livre « Mrs Dalloway » de Virginia Woolf aux éditions Gallimard

    Mumu Dans le Bocage sur Mrs Dalloway de Virginia Woolf

    Dans mes résolutions de début d'année je me suis fixée de lire des classiques que je n'ai jamais abordés jusqu'à maintenant et aussi de lire les écrits de Virginia Woolf, que j'ai découverts pour la première fois à travers un film "The Hours" puis dans un documentaire sur l'endroit où elle...
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    Dans mes résolutions de début d'année je me suis fixée de lire des classiques que je n'ai jamais abordés jusqu'à maintenant et aussi de lire les écrits de Virginia Woolf, que j'ai découverts pour la première fois à travers un film "The Hours" puis dans un documentaire sur l'endroit où elle vivait avec son mari Léonard et la lecture d'une Chambre (ou un lieu suivant les traductions) à Soi qui m'avait enthousiasmé.
    Pour Mrs Dalloway je suis un peu plus sur la réserve. C'est un récit assez particulier, qui se déroule sur une journée, une journée de la vie de Mrs Dalloway, 52 ans, bourgeoise, qui organise une réception le soir même et qui nous fait partager dès le début ses pensées alors qu'elle déambule dans Londres à la recherche de gants. Mais elle n'est pas la seule narratrice. En effet les personnages principaux de cette journée so british, vont tour à tour prendre la parole, enfin je devrais plutôt dire vont tour à tour nous faire partager le fil de leurs pensées, leurs réflexions, au fur et à mesure qu'ils se croisent, se voient ou se reçoivent.
    Entre Richard, le mari de Clarissa, Peter, un ancien soupirant éconduit mais qui réapparaît après un séjour en Inde justement le jour de la réception, Sally, une ancienne amie de l'hôtesse qui avait même peut-être un sentiment plus profond pour elle, et puis des personnages ne faisant pas partie de la bourgeoisie comme Septimus (j'adore ce prénom) poète, marié à Rezia d'origine italienne, modiste, qui reste traumatisé par ce qu'il a vécu durant la première guerre mondiale et la perte d'un ami, schizophrène, les deux médecins qui le suivent dont un figure parmi les invités de Clarissa etc..... on saute de l'une (ou l'un) à l'autre au gré de la journée avec seulement Big Ben qui égrène les heures immuablement.
    Vraiment sa vie, sa vie à lui était un miracle ; qu'il ne s'y trompe pas ! le voilà au printemps de sa vie, rentrant dans sa maison à Westminster pour dire à Clarissa qu'il l'aime. C'est cela le bonheur pensa-t-il.(p92)
    La lecture est un peu déroutante avec tous ces personnages, qui se croisent, qui, à la différence parfois de ce qu'ils disent nous révèlent leurs vrais sentiments, pensées, leurs doutes, leurs questionnements sur la vie, leur vie, le temps qui passe, leurs choix et leur situation.
    L'avantage de vieillir (...) ne consiste qu'en ceci : les passions demeurent aussi fortes qu'autrefois, mais on a acquis - enfin ! - la faculté qui ajoute à l'existence la suprême saveur, la faculté de saisir de l'expérience et de la retourner, lentement dans la lumière. (p63)
    Vision assez critique de la bourgeoisie anglaise et ses petits arrangements, les faux-semblants sont de mise, l'oeil malicieux de Virginia Woolf traque les attitudes de chacun, les hypocrisies, les pensées et rêves secrets, les revirements de situation en l'espace d'une petite journée. Les destins de croisent, se mêlent, sont tragiques pour certains, pour d'autres inconstants.
    La nature est très présente : les fleurs, les arbres, l'air, l'eau, les oiseaux qui étaient un élément vital dans la vie de l'auteure.
    L'écriture est vive, nerveuse, alerte, on a l'impression d'un sentiment d'urgence mais la structure en elle-même du récit m'a un peu gênée.

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