Serge Scotto

Serge Scotto
Instit défroqué, vieux punk avéré, peintre, musicien, Serge Scotto est arrivé à la littérature par des chemins de traverse et tient une place à part dans l'univers des écrivains marseillais. Auteur prolifique, on lui doit autant de romans que de scénarios de BD, de recueils de nouvelles ou de tri... Voir plus
Instit défroqué, vieux punk avéré, peintre, musicien, Serge Scotto est arrivé à la littérature par des chemins de traverse et tient une place à part dans l'univers des écrivains marseillais. Auteur prolifique, on lui doit autant de romans que de scénarios de BD, de recueils de nouvelles ou de tribunes ; tribunes dont la plupart sont d'ailleurs attribuées à son chien journaliste, le célèbre Saucisse. Son double canin est en effet paradoxalement plus connu du grand public que le maître : entre autres choses, ledit Saucisse a défrayé la chronique en se présentant aux élections municipales à Marseille, avec le score très honorable pour un teckel de 4 % et a été également le premier candidat animal à un jeu de téléréalité, dans Secret Story III en 2009... Les polars de Serge Scotto, quant à eux, se démarquent fréquemment des codes du genre, avec un style singulier "flirtant entre le rire et l'insoutenable", dixit Le Figaro. C'est chez L'écailler (du Sud, à l'époque...) que Serge Scotto a démarré sa carrière, en 2000, avec Le crapaud qui fume, un polar des collines et Le soudard éberlué qui se passe entre Paris et Bordeaux sous la Restauration... C'est dire l'éclectisme annoncé, et confirmé depuis, des récits qu'il propose aux lecteurs !

Avis (2)

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    Couverture du livre « Le schpountz » de Serge Scotto et Eric Stoffel et Efix aux éditions Bamboo

    Lionel Arnould sur Le schpountz de Serge Scotto - Eric Stoffel - Efix

    Chronique précédemment publiée sur le blog sambabd.be

    Je crois que j’ai fait une bêtise… Sachant que j’allais chroniquer Le Schpountz, je me suis dit que ce serait bien d’avoir au moins vu l’original. Non, non, la bêtise n’est pas là mais juste après. Oui, en effet, car juste après avoir...
    Voir plus

    Chronique précédemment publiée sur le blog sambabd.be

    Je crois que j’ai fait une bêtise… Sachant que j’allais chroniquer Le Schpountz, je me suis dit que ce serait bien d’avoir au moins vu l’original. Non, non, la bêtise n’est pas là mais juste après. Oui, en effet, car juste après avoir terminé le visionnage du film je me suis embarqué dans la lecture de la BD. Résultat : impossible de lire les répliques d’Irénée sans entendre la virevoltante voix de Fernandel chanter son accent marseillais du fond de sa gorge rauque, du moins sur une bonne moitié du bouquin. En outre, ayant encore le film dans les yeux et les oreilles, ce fut difficile de se concentrer sur ce qui fait l’intérêt de cette BD.

    Voici malgré tout ma conclusion : elle en a ! Quoi ? eh bien, de l’intérêt peuchère !

    D’abord, niveau scénario, les auteurs ont bien fait quelques petites coupes ET quelques rajouts (ils sont partis du script du film et non du film lui-même) par rapport au film, mais tout ce qu’on lit est de Pagnol. Sa plume et sa verve font mouche, dans les dialogues plus que tout. Un esprit chagrin autre que le mien pourrait relever, voire regretter, des différences de plus en plus marquées entre la BD et le film au fil de la lecture. Comme si les auteurs avaient eu dans l'idée de coller au film au début du projet pour ensuite s'apercevoir que ce n'était peut-être pas si nécessaire que cela. Mais bon, rien de bien méchant non plus...

    Mais c’est surtout au niveau du dessin que cette BD m’a séduit. Efix commence par remercier Gotlib « pour… tout ». Le ton est donné. S’il possède bien son propre style, l’influence de Monsieur Fluide est omniprésente, et c’est plutôt un avantage quand on s’attaque à une œuvre cinématographique. Les cadrages, certains détails, les regards, les mouvements… On est clairement dans un univers gotlibien. D’ailleurs, ce dernier est également appelé à la rescousse quand il s’agit de traiter la fameuse scène où Fernandel déclame sur le ton d’émotions aussi diverses que variées l’article du Code Civil indiquant (on est en 1937…) que « Tout condamné à mort aura la tête tranchée ». Efix s’en sort ainsi par une double page que n’aurait pas reniée le père de Gai Luron. Une autre double page abordant un dialogue essentiel du film (sur les bienfait du "comique") utilise les montagnes russes, toujours à la sauce Gotlib.

    Deux derniers détails concernant le dessin. D’abord, la BD est en couleur quand le film est en noir et blanc. Je ne suis pas fan du traitement chromatique mais le travail est soigné et il fait parfois intervenir un noir et blanc opportun, notamment en couverture. Enfin, l’accent de Marseille. Je ne sais pas qui a eu l’idée, le dessinateur ou l’un des scénaristes, mais le fait d’utiliser du gras sur la police de caractère dans les phylactères pour faire ressortir l’accent du Sud et une solution très efficace.

    Pour finir, je n’ai pas encore eu l’occasion de lire d’autres adaptations de Pagnol (ils adaptent TOUT Pagnol) chez Grand Angle, mais je trouve celle-ci plutôt réussie.

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    Couverture du livre « La gloire de mon père » de Serge Scotto et Eric Stoffel et Morgann Tanco aux éditions Bamboo

    Nathalie cez sur La gloire de mon père de Serge Scotto - Eric Stoffel - Morgann Tanco

    Que du bonheur cette BD...
    Les dessins sont juste sublimes et les textes, ben, c'est du Pagnol, du vrai !!!
    Vite les autres !!!

    Que du bonheur cette BD...
    Les dessins sont juste sublimes et les textes, ben, c'est du Pagnol, du vrai !!!
    Vite les autres !!!

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