Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Scholastique Mukasonga

Scholastique Mukasonga

La biographie de cet auteur n'est pas encore disponible, proposez la vôtre : Contactez-nous

Articles en lien avec Scholastique Mukasonga (1)

  • Auteures primées : Prix littéraires ne rime pas avec parité
    Auteures primées : Prix littéraires ne rime pas avec parité

    Les deux tiers des artistes, sont des hommes, quoique depuis quelques années le pourcentage des femmes auteures augmente. Très logiquement, les femmes devraient représenter un tiers des écrivains primés !  Il n'en est rien. A l'exception du prix Femina, dont les lauréats, sont plus de 30 % à être des lauréates !  Zoom sur ces femmes primées dans l'univers impitoyablement masculin des prix littéraires.

Avis sur cet auteur (25)

  • add_box
    Couverture du livre « Notre-Dame du Nil » de Scholastique Mukasonga aux éditions Gallimard

    Lisa_D sur Notre-Dame du Nil de Scholastique Mukasonga

    Au Rwanda, un lycée d’excellence pour jeunes filles perché à 2500 mètres, près de la source du grand fleuve égyptien. Lorsque débute la saison des pluies, qui marque aussi le début de l’année scolaire, ce lycée baptisé Notre-Dame du Nil, prend des allures d’arche de Noé. Mais il n’échappe pas à...
    Voir plus

    Au Rwanda, un lycée d’excellence pour jeunes filles perché à 2500 mètres, près de la source du grand fleuve égyptien. Lorsque débute la saison des pluies, qui marque aussi le début de l’année scolaire, ce lycée baptisé Notre-Dame du Nil, prend des allures d’arche de Noé. Mais il n’échappe pas à ce qui se passe dans le reste du pays…

    Scholastique Mukasonga recrée dans ce microcosme les conditions à un prélude annonciateur du génocide de 1994 (il faut préciser ici que l’histoire se déroule dans les années 70). Elle démontre ce mécanisme implacable qui fait que les Tutsi deviennent la cible de toutes les haines… de la mise à l’écart de la société (quota limitant à 10% le nombre d’élèves Tutsi) à la volonté pure d’exterminer l’autre…

    Le rôle du colonisateur blanc est directement mis en cause, sa manie de tout classer a conduit à la création d’ethnies ennemies. Une fois l’indépendance proclamée, les Européens continuent de projeter leurs fantasmes sur les Africains (rôle du personnage du « vieux blanc » excentrique qui vit dans une plantation de café abandonnée et qui assure que les Tutsi descendent des pharaons Noirs). Sans parler de la gestion paternaliste/maternaliste allant jusqu’à s’octroyer le monopole de la protection des gorilles…

    On s’attache par ailleurs à suivre Virginia, Veronica, Immaculée - rebaptisées ainsi, leurs prénoms de naissance porteurs de sens effacés - dans l’apprentissage de la vie. Apprentissage qui se fait entre les règles strictes et hypocrites du lycée dirigé par une religieuse Belge et les consultations des faiseurs de pluie et des sorciers…

    « Maintenant j’en suis certaine, il y a un monstre qui sommeille en chaque homme : au Rwanda je ne sais qui l’a réveillé. »

  • add_box
    Couverture du livre « Notre-Dame du Nil » de Scholastique Mukasonga aux éditions Gallimard

    Ghislaine DEGACHE sur Notre-Dame du Nil de Scholastique Mukasonga

    Notre-Dame du Nil, Prix Renaudot 2012, premier roman de Scholastique Mukasonga est également le nom de ce pensionnat catholique de jeunes filles perché sur une colline qui reçoit l'élite féminine du pays, le Rwanda. Y sont scolarisées les filles de notables, de militaires, de commerçants, et de...
    Voir plus

    Notre-Dame du Nil, Prix Renaudot 2012, premier roman de Scholastique Mukasonga est également le nom de ce pensionnat catholique de jeunes filles perché sur une colline qui reçoit l'élite féminine du pays, le Rwanda. Y sont scolarisées les filles de notables, de militaires, de commerçants, et de politiques, Hutus. Cette institution est tenue par des enseignants français et des religieuses belges et il ne peut y avoir plus de dix pour cent d'élèves Tutsis, dont font partie Veronica et Virginia. L'histoire se passe dans les années 1970. Gloriosa, fille de ministre Hutu va distiller peu à peu sa haine des Tutsi, persuadée de leur nocivité, et se dresser face à Veronica et Virginia. Les sœurs belges et les professeurs français, se garderont bien d'intervenir, préférant fermer les yeux, lorsque les troubles éclateront.
    J'ai été touchée par ces jeunes filles qui, pour certaines ne connaissaient que la vie au village et découvraient là d'autres façons de vivre. J'ai participé avec elles au partage des provisions préparées par leurs mères et ainsi appris à connaître les principaux mets consommés au Rwanda, participé également à la décoration de leur coin de dortoir avec quelques photos de chanteurs. J'ai aussi assisté à leurs premiers émois d'adolescentes, à la découverte de leur corps et leurs premiers amours, et à leur rêve de vie en Europe.
    Et puis il y a la pluie : « La pluie pendant de longs mois, c'est la Souveraine du Rwanda, bien plus que le roi d'autrefois ou le président d'aujourd'hui, la Pluie, c'est celle qu'on attend , qu'on implore, celle qui décidera de la disette ou de l'abondance... »
    Ce roman, par le biais de cette micro société représentée par ce pensionnat nous amène à entrevoir comment ce génocide a pu avoir lieu, comment la division des classes, la disparité économique et ne l'oublions pas le colonialisme ont créé un terreau toxique propice au ressentiment, et sur lequel la haine ethnique a pu se développer et se renforcer.
    Scholastique Mukasonga décrit dans ce récit tout en finesse la progression de la haine qui va déclencher un vrai massacre. Elle parvient de façon magistrale à nous faire comprendre cette montée en puissance de l'horreur; cette vague de violence qui emporte le pays dans les années qui suivent la décolonisation, prémices du génocide qui surviendra vingt ans plus tard en 1994, génocide que l'auteure a subi de plein fouet, près de trente membres de sa famille y ont péri, dont sa mère. Si elle n'avait pas été alors en France, elle y aurait également laissé la vie...
    Ce pourrait être un récit sur la vie quotidienne de jeunes filles dans un pensionnat mais les tensions entre Tutsis et Hutus qui sous-tendent celle-ci en font un huis clos poignant et qui nous tient en haleine jusqu'au bout, ce conflit fratricide étant le sujet principal du roman.
    J'ai eu la chance de voir le film éponyme réalisé par Atiq Rahimi, belle adaptation du roman. Lire le roman et voir le film, c'est l'idéal !

    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

  • add_box
    Couverture du livre « Un si beau diplôme ! » de Scholastique Mukasonga aux éditions Gallimard

    Le Carnet de Stitch sur Un si beau diplôme ! de Scholastique Mukasonga

    Un diplôme pour sauver une vie humaine : voilà le but de ce livre !

    Scholastique, une rwandaise exilée au Burundi, prépare son diplôme d'assistante sociale pour sortir sa famille de la misère. Un diplôme du Burundi pas forcément reconnu à sa juste valeur. Dans un pays pauvre, difficile de se...
    Voir plus

    Un diplôme pour sauver une vie humaine : voilà le but de ce livre !

    Scholastique, une rwandaise exilée au Burundi, prépare son diplôme d'assistante sociale pour sortir sa famille de la misère. Un diplôme du Burundi pas forcément reconnu à sa juste valeur. Dans un pays pauvre, difficile de se faire un nom avec ce diplôme.

    Scholastique va aller jusqu'à Djibouti avec son compagnon, et enfin en France. C'est en Normandie, à Hérouville-Saint-Clair, à côté de Caen, qu'elle va faire face au comble administratif français pour passer son diplôme d'assistante sociale en France.

    Dans ce roman, on assiste de loin au génocide du Rwanda en 1994. du moins, du point de vue des médias français.

    C'est seulement 20 ans après qu'elle se rend dans son pays natal et voit le nouveau Rwanda !

    Un roman autobiographique très bien écrit qui retrace la vie de l'auteure et une partie de l'histoire qu'on a tendance à oublier. Un roman que je vous recommande de lire, tant c'est une "belle" histoire!

  • add_box
    Couverture du livre « Un si beau diplôme ! » de Scholastique Mukasonga aux éditions Gallimard

    Anne-Marie Lemoigne sur Un si beau diplôme ! de Scholastique Mukasonga

    Un si beau diplôme! Expression qui prend successivement ici deux connotations opposées; d'abord la fierté puis la désillusion .

    Un diplôme d'assistante sociale, obtenu par une Tutsi Rwandaise, adolescente exilée loin des siens au Burundi pour le préparer, mais non reconnu en France. Ce qui...
    Voir plus

    Un si beau diplôme! Expression qui prend successivement ici deux connotations opposées; d'abord la fierté puis la désillusion .

    Un diplôme d'assistante sociale, obtenu par une Tutsi Rwandaise, adolescente exilée loin des siens au Burundi pour le préparer, mais non reconnu en France. Ce qui était orgueil d'un père, marque d'émancipation d'une fille, garantie de la survie d'une famille et promesse d'une avenir meilleur ne serait-il plus qu'un papier sans valeur pour les Français? L'opiniâtre Scholastique Mukasonga se donne un nouveau défi; le re-préparer en France!

    Source d'un chemin de croix qui n'en finit pas, le diplôme est l'axe sur lequel se construit ce récit de vie et de formation au schéma classique; souvenirs du passé puis relation d'un présent qui en conserve l'empreinte.
    Il s'achève sur un voyage-pèlerinage plein d'émotion au Rwanda actuel sur les lieux de l'enfance, sur les traces d'une famille exterminée lors des massacres des Tutsis.

    Tout à la fois parcours d'une combattante apatride, document sur la vie au Rwanda, émouvant tombeau pour une famille défunte, l'ouvrage rend un hommage sensible à l'école émancipatrice et aux femmes Rwandaises, avenir de leur pays .