Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Santiago Gamboa

Santiago Gamboa
Né en Colombie en 1966, Santiago GAMBOA a étudié la littérature à l'université de Bogotá jusqu'en 1985, puis la philologie hispanique à Madrid. Il est l'auteur d'une thèse de doctorat à la Sorbonne sur la littérature cubaine. Après avoir été journaliste au service de langue espagnole de RFI, ... Voir plus
Né en Colombie en 1966, Santiago GAMBOA a étudié la littérature à l'université de Bogotá jusqu'en 1985, puis la philologie hispanique à Madrid. Il est l'auteur d'une thèse de doctorat à la Sorbonne sur la littérature cubaine. Après avoir été journaliste au service de langue espagnole de RFI, correspondant du quotidien El Tiempo de Bogotá à Paris, il vit actuellement en Inde.

Avis sur cet auteur (9)

  • add_box
    Couverture du livre « Une maison à Bogota » de Santiago Gamboa aux éditions Metailie

    Yv Pol sur Une maison à Bogota de Santiago Gamboa

    Étrange roman qui au gré de la visite des pièces de la maison nous embarque dans le monde entier pour toujours revenir à Bogotá. Santiago Gamboa digresse sur des sujets brûlants : l'errance, l'éloignement de ses racines, l'enfance, l'idée de postérité, son pays la Colombie et sa politique, les...
    Voir plus

    Étrange roman qui au gré de la visite des pièces de la maison nous embarque dans le monde entier pour toujours revenir à Bogotá. Santiago Gamboa digresse sur des sujets brûlants : l'errance, l'éloignement de ses racines, l'enfance, l'idée de postérité, son pays la Colombie et sa politique, les très grandes disparités entre riches et pauvres... "... à la fin de chaque mois sonnait l'alarme du découvert, surtout lorsque je découvrais que la totalité de mon salaire ne suffisait pas à le couvrir. Je compris alors qu'être pauvre coûtait cher. On passe son temps à payer des intérêts et des pénalités, et à demander un prêt pour payer les intérêts, plus les intérêts d'un nouveau prêt pour acheter une voiture d'occasion qui tombait souvent en panne. [...] Être riche coûte réellement moins cher." (p.132)

    Chaque fois qu'il part dans ses souvenirs, dans ses pensées, le philologue argumente, écrit de beaux paragraphes, de belles et longues phrases. Il y clame son amour des arts et de la littérature en particulier malgré une baisse ambiante de son attrait : "Nous sommes la postérité de Shakespeare, nous le lisons encore mais il se peut que notre génération soit la dernière à ouvrir ses livres, ou ceux de Cervantes et de Balzac. Quelle importance peut avoir pour nous une postérité qui les oublie peu à peu ? On peut craindre que tout ce que nous faisons soit voué à disparaître. Tombe dans un oubli complet. C'est pourquoi la seule chose qui ait du sens est en fin de compte d'écrire pour le présent le plus vibrant, où il reste encore quelques personnes qui apprécient la littérature. C'est la fin d'une fête de l'esprit qu'il faut vivre jusqu'à notre dernier soupir." (p.75)

    Tout est dit, que pourrais-je ajouter ? Rien qui ne serait aussi bien dit ou écrit. Santiago Gamboa aime l'écriture et la lecture. Cela se sent et il sait partager sa foi en la littérature dans ce roman qui pourrait sembler partir dans tous les sens et qui est au contraire diablement maîtrisé, qui ne nous perd jamais, nous accroche dès son début et ne nous lâche pas une seule fois. J'ai déjà pas mal cité d'extraits, j'en avais repéré encore plein, mais le mieux est de les découvrir dans l'entièreté du roman.

  • add_box
    Couverture du livre « Une maison à Bogota » de Santiago Gamboa aux éditions Metailie

    Bill sur Une maison à Bogota de Santiago Gamboa

    Lorsque la maison dont il rêve depuis son enfance se retrouve en vente, le narrateur s'enquiert du prix mais n'a pas les moyens de l'acheter ... 

    Devenu lauréat d'un prix littéraire, et disposant enfin des ressources suffisantes pour l'acheter et la rénover, il l'achète et s'y installe avec...
    Voir plus

    Lorsque la maison dont il rêve depuis son enfance se retrouve en vente, le narrateur s'enquiert du prix mais n'a pas les moyens de l'acheter ... 

    Devenu lauréat d'un prix littéraire, et disposant enfin des ressources suffisantes pour l'acheter et la rénover, il l'achète et s'y installe avec sa tante, qui l'a élevée après le décès de ses parents dans l'incendie de leurs maisons dans ce même quartier.

    Sa tante lui a offert une vie de voyages dans le monde entier où elle a côtoyé des personnages en vue sur tous les continents, des révolutionnaires cubains à d'éminents soviétiques, d'écrivains exilés à Paris à des membres des FARC ... 

    Au fil de son installation dans cette maison, en nous promenant de pièces en pièces, au fil des objets entreposés ou exhibés, l'auteur va nous raconter sa vie, celle de sa tante, celle de son pays .

    Un roman où on s'enlise peu à peu dans les souvenirs comme dans la torpeur qui étouffe la ville de Bogota ... 

    Un héros qui d'un premier abord sympathique, m'a peu à peu lassée par ses descriptions autocentrées, ses rêves de grandeurs, sa nostalgie du passé et ses quelques digressions de bouges érotiques alcoolisés.

    Un roman inégal où je e suis un peu engluée et que j'ai traîné à terminer.

    Dommage.

    Je remercie NetGalley et les Editions Métailié pour m'avoir fait parvenir ce roman.

     #UnemaisonàBogotá #NetGalleyFrance

  • add_box
    Couverture du livre « Une maison à Bogota » de Santiago Gamboa aux éditions Metailie

    Alex-Mot-à-Mots sur Une maison à Bogota de Santiago Gamboa

    La fameuse maison de Bogotá acheté par le philologue n’est au fond qu’un prétexte pour nous parler de sa vie si riche.
    Après nous avoir expliquer pourquoi l’écrivain voulait acheter cette maison, et après le déménagement, le narrateur nous la présente pièce après pièce. Mais pas de grandes...
    Voir plus

    La fameuse maison de Bogotá acheté par le philologue n’est au fond qu’un prétexte pour nous parler de sa vie si riche.
    Après nous avoir expliquer pourquoi l’écrivain voulait acheter cette maison, et après le déménagement, le narrateur nous la présente pièce après pièce. Mais pas de grandes descriptions à la Zola. Disons plutôt que le personnage se laisse entrainer par les souvenirs liés à certains objets.
    J‘ai été déroutée par ce récit fait de pièces de souvenirs, à l’image des pièces de la maison ayany chacune une fonction différente.
    J’ai aimé me perdre dans les méandres de la mémoire du narrateur.
    J’ai aimé la tante, haut-fonctionnaire de l’ONU appelée à travailler aux quatre coins du monde et emmenant avec elle son neveu dont les parents sont décédés. J’ai aimé la découvrir et découvrir son passé par petites touches (sa relation avec un FARC).
    J’ai aimé le questionnement du narrateur quand il décrit la décrépitude de certains êtres humains : quelle enfance avaient pu avoir ses misérables ?
    J’ai été surprise de lire en entier des passages décrivant des pratiques sexuelles limites.
    Car dans ce roman, l’auteur nous parle aussi de notre fascination pour la laideur, le louche.
    A ce propos, le narrateur lui-même cache un sombre secret.
    Un roman envoûtant et fluctuant, qui dévoile à peine une vie.
    Quelques citations :
    Qu’un modeste garçon de café pût s’acheter une voiture de sport en hypothéquant ainsi son avenir lui paraissait une horripilante méthode d’exploitation fondée sur l’arrivisme.
    « Houses live and die » écrit Eliot. Les maisons vivent et meurent.
    Se voir, regarder sa propre vie depuis la fenêtre d’en face : c’est peut-être à cela que servent les livres, à cela que sert l’art. Pour nous regarder depuis un endroit éloigné.
    L’image que je retiendrai :
    Celle du thé que prennent chaque jour le narrateur et sa tante, un thé on the rocks qui n’a de thé que le nom.

    https://alexmotamots.fr/une-maison-a-bogota-santiago-gamboa/

  • add_box
    Couverture du livre « Perdre est une question de méthode » de Santiago Gamboa aux éditions Points

    Michel Giraud sur Perdre est une question de méthode de Santiago Gamboa

    Victor Silanpa est à la fois journaliste et détective privé. Il enquête, pour son journal, sur l'identification d'un homme retrouvé empalé au bord d'un lac, et donne à l'occasion un coup de main à son ami le capitaine Moya de la police de Bogota.
    Avant même que la victime soit identifiée, il...
    Voir plus

    Victor Silanpa est à la fois journaliste et détective privé. Il enquête, pour son journal, sur l'identification d'un homme retrouvé empalé au bord d'un lac, et donne à l'occasion un coup de main à son ami le capitaine Moya de la police de Bogota.
    Avant même que la victime soit identifiée, il apparait que les terrains sur lesquels elle a été retrouvée suscitent beaucoup de convoitises. Sentiment qui sera renforcé lorsque l'identité du défunt sera connue.
    Silanpa est tellement investi dans son enquête qu'il néglige sa compagne Mónica, dont il est follement amoureux...

    L'auteur signe là un roman noir, et une critique sociale, où s'affrontent les côtés obscurs de la société colombienne, en ayant l'intelligence de s'éloigner des poncifs connus que sont le trafic de drogue et les rébellions terroristes.
    Une multitude d'acteurs se croisent, faibles et puissants, dominants et/ou dominés ; parfois on ne sait plus...
    L'intrigue prend des chemins de traverse pour mieux nous égarer, entrecoupée par le récit du Capitaine Moya qui, tout au long du roman, résume sa vie pour lancer sa cure d'amaigrissement, avant de nous réserver une surprise finale...
    Santiago Gamboa manie l'humour et les dialogues percutants, plus que l'action et les rebondissements, pour entretenir l'intérêt pour une histoire où l'on va de découverte en découverte, ou de supposition en supposition, et où les certitudes se font rares.
    La découverte d'une Colombie méconnue...

    Chronique illustrée : http://michelgiraud.fr/2021/05/12/perdre-est-une-question-de-methode-santiago-gamboa-metailie-roman-noir-dune-colombie-meconnue/

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !