Robert Bober

Robert Bober
Robert Bober a eu une longue carrière de réalisateur pour la télévision, il a notamment
collaboré avec Pierre Dumayet pour ses émissions littéraires. P.O.L a publié quatre romans
de Robert Bobert et un album, Récits d'Ellis Island, avec un texte de Georges Perec.
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Robert Bober a eu une longue carrière de réalisateur pour la télévision, il a notamment
collaboré avec Pierre Dumayet pour ses émissions littéraires. P.O.L a publié quatre romans
de Robert Bobert et un album, Récits d'Ellis Island, avec un texte de Georges Perec.
Quoi de neuf sur la guerre ? a reçu le prix du livre Inter en 1993.

Avis (13)

  • Couverture du livre « Laissées-pour-compte » de Robert Bober aux éditions Gallimard

    Jean-Paul Degache sur Laissées-pour-compte de Robert Bober

    Connu pour ses réalisations au cinéma (assistant de François Truffaut) et surtout à la télévision, Robert Bober dont la famille allemande avait fuit le nazisme, en 1931, pour s’installer en France, a aussi exercé le métier de tailleur comme il l’a prouvé dans "Quoi de neuf sur la guerre ?", Prix...
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    Connu pour ses réalisations au cinéma (assistant de François Truffaut) et surtout à la télévision, Robert Bober dont la famille allemande avait fuit le nazisme, en 1931, pour s’installer en France, a aussi exercé le métier de tailleur comme il l’a prouvé dans "Quoi de neuf sur la guerre ?", Prix du livre Inter 1994.

    Dans "Laissées-pour-compte", il réussit à faire vivre et parler des… vestes que Madame Léa, dans l’atelier où elles sont confectionnées, baptise d’un titre de chanson ! Ainsi, nous faisons connaissance avec « Y a pas de printemps », « Un monsieur attendait » et « Sans vous », chansons à la mode en 1949.
    Ces vestes observent la vie d’un atelier de confection pour dames, situé au deuxième étage de la rue de Turenne, dans le IIIe arrondissement de Paris. Hélas, dans le monde du prêt-à-porter, la concurrence est rude et chaque saison voit son lot de laissées-pour-compte. Même si cela arrive, tout n’est pas perdu, comme nous le découvrons ensuite.
    Robert Bober, avec humour et tendresse, nous apprend que ces vestes parlent et chantent mais sont seules à pouvoir s’entendre : « Il fallait, pour que s’engage la conversation, être un vêtement fait. » Présentes à chaque instant de la vie, « elles furent témoins de passions, de haines, d’illusions, de déceptions. »
    Au rythme de la vie de ces vestes, nous évoluons dans le Paris de l’après-guerre. Après Julia et sa thèse sur les termes et expressions utilisant les parties du corps, « Un monsieur attendait » se retrouve au théâtre, sous les projecteurs, portée par Danielle Darrieux : « Oui, elle avait été dédaignée, rejetée, humiliée, abandonnée, laissée dans l’ignorance d’une vie normale, laissées pour compte. Quelle revanche ! »
    Porté par ce thème original, Robert Bober écrit tout simplement la vie : « Exposer le passé, c’est dire qu’il a été. Mais qui reviendra en arrière pour dire la distance parcourue, ce que fut leur existence et les projets accomplis, les espoirs déçus ? »

    Enfin, il faut signaler que toutes les chansons citées figurent en appendice avec leurs auteurs et compositeurs, une très bonne idée.

  • Couverture du livre « On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux » de Robert Bober aux éditions Gallimard

    Stéphanie Fontaine de FURET DU NORD sur On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux de Robert Bober

    Riche en références cinématographiques et littéraires, le roman de Robert Bober est une merveilleuse balade dans le Paris de l'après-guerre, celui de Doisneau, des petits bistrots et des puces du dimanche. Après avoir vu Jules et Jim au cinéma, la mère de Bernard, le narrateur si attachant du...
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    Riche en références cinématographiques et littéraires, le roman de Robert Bober est une merveilleuse balade dans le Paris de l'après-guerre, celui de Doisneau, des petits bistrots et des puces du dimanche. Après avoir vu Jules et Jim au cinéma, la mère de Bernard, le narrateur si attachant du livre, lui raconte les larmes aux yeux, l'histoire de sa vie qui n'est pas si éloignée de celles des héros du film de Truffaut. Le père de Bernard, un juif polonais expatrié en France, est mort déporté pendant la guerre. Sa mère s'est ensuite remariée avec un ami du couple, juif lui aussi, mais qui a survécu à la déportation et qui décède quelques années plus tard dans un accident d'avion. Avec émotion et sensibilité, Bernard tente alors de «vadrouiller autour de son passé» afin de faire revivre dans sa mémoire ces deux hommes, les meilleurs amis du monde et qui ont aimé follement la même femme.

  • Couverture du livre « On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux » de Robert Bober aux éditions Gallimard

    Lionel Daubigney de AUX VENTS DES MOTS sur On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux de Robert Bober

    Avec humour et tendresse, et la gouaille d'un vrai conteur, Robert Bober nous raconte une adolescence à Paris, dans les années 60 : celle de Bernard Appelbaum, fils d'ouvrier polonais juif émigré en France dans les années 40. Excellent !

    Extrait : "Mon père est mort lorsque j'avais...
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    Avec humour et tendresse, et la gouaille d'un vrai conteur, Robert Bober nous raconte une adolescence à Paris, dans les années 60 : celle de Bernard Appelbaum, fils d'ouvrier polonais juif émigré en France dans les années 40. Excellent !

    Extrait : "Mon père est mort lorsque j'avais deux ans. En juillet 1942. Ou un peu après, on ne sait pas exactement. Il est mort comme sont morts Gad Wolf qui habitait au 8, comme la famille Polkowska qui demeurait au 18, comme les Kristalka au 38, Les Warga au 13, les Dodinek au 16." [p13]

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