Richard Morgieve

Richard Morgieve

Auteur, dans une première vie, d’une trentaine de romans, dont Un petit homme de dos et Vertig (Prix Wepler 2005), Richard Morgiève s’est aperçu en 2009 qu’il avait perdu, en cours de route, son identité. En ouvrant un tiroir, il est tombé sur son acte de naissance. Il était né Morgiewicz, comme ...

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Auteur, dans une première vie, d’une trentaine de romans, dont Un petit homme de dos et Vertig (Prix Wepler 2005), Richard Morgiève s’est aperçu en 2009 qu’il avait perdu, en cours de route, son identité. En ouvrant un tiroir, il est tombé sur son acte de naissance. Il était né Morgiewicz, comme cet oncle supposé mort à Monte Cassino, qui lui a inspiré Chaim de United Colors of Crime, son dernier roman.

 

Source : Carnets Nord
Crédit photo : Jean-Luc Bertini

Avis (16)

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    Couverture du livre « Le Cherokee » de Richard Morgieve aux éditions Joelle Losfeld

    Philippe DUVAL sur Le Cherokee de Richard Morgieve

    Les fantômes ne meurent jamais
    Lors d'une tournée nocturne dans les hauts plateaux de l'Utah, le shérif Nick Corey découvre une berline abandonnée et voit atterrir un avion de chasse sans pilote. La double enquête va le mener sur la trace d'un tueur en série particulièrement machiavélique et...
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    Les fantômes ne meurent jamais
    Lors d'une tournée nocturne dans les hauts plateaux de l'Utah, le shérif Nick Corey découvre une berline abandonnée et voit atterrir un avion de chasse sans pilote. La double enquête va le mener sur la trace d'un tueur en série particulièrement machiavélique et à la recherche d'une bombe atomique volée dans une base américaine. Richard Morgièvre revisite les codes du polar entre le western, le complot politique et la science fiction. Il a conçu un roman original, rugueux, au style saccadé, gore parfois, haletant, poétique, truffé de dialogues savoureux pastichant les films des années 50. Le héros solitaire, détruit par l'assassinat de ses parents adoptifs vingt ans plus tôt, n'a pas perdu le flair, le sens de l'observation et les talents de pisteurs de ses ancêtres apaches. Le goût pour la vie sauvage non plus. Le lecteur est entraîné dans une traque pleine de suspense et d'humour, ingrédients difficiles à mélanger d'ordinaire. Il rencontre une galerie de personnages hauts en couleur, plus proches de l'univers de McCarthy que de Simenon. Far West oblige. Le dénouement laissera peut-être un sentiment d'inachevé. Mais aucun flic n'est parfait.

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    Couverture du livre « Le Cherokee » de Richard Morgieve aux éditions Joelle Losfeld
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    Couverture du livre « United colors of crime » de Richard Morgieve aux éditions Carnets Nord

    Ingrid Kim sur United colors of crime de Richard Morgieve

    Un roman atypique qui m'a cueillie par surprise. La quatrième de couverture nous vend une histoire de gangsters sur fond de Maccarthysme, je me suis dit chouette, un petit roman d'action pas trop prise de tête pour faire le joint entre deux deux bouquins plus sérieux: tout faux. United Colors of...
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    Un roman atypique qui m'a cueillie par surprise. La quatrième de couverture nous vend une histoire de gangsters sur fond de Maccarthysme, je me suis dit chouette, un petit roman d'action pas trop prise de tête pour faire le joint entre deux deux bouquins plus sérieux: tout faux. United Colors of Crime est d'abord un très, très bon livre, la découverte de l'écriture ciselée, tranchante, précise de cet auteur dont je n'avais jamais rien lu, et pour lequel j'ai donc -ô joie- du rattrapage à faire. C'est ensuite un roman très original, funambule en équilibre sur plusieurs genres et impossible à étiqueter. Western noir et multiforme, à la fois vivant et contemplatif, follement romantique et étouffant de cynisme, tout ensemble documentaire social et historique et roman d'aventures, c'est un des meilleurs bouquins que j'aie lu cette année et un des plus inclassables. C'est dur. Noir. Violent. Et beau. Le personnage improbable de Chaim né Ryszard, mafieux Juif polonais mort et rené à Monte Cassino, protégé de Lucky Luciano et Indien de substitution réinventé par l'amour d'une Indienne borgne, va me suivre un moment, je crois. Merci infiniment à Lecteurs.com pour cette découverte.

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    Couverture du livre « Les hommes » de Richard Morgieve aux éditions Joelle Losfeld

    Isabelle PURALLY-BOISSEL sur Les hommes de Richard Morgieve

    Une fois de plus, j’ai choisi ce livre, sans rien en savoir, uniquement attirée par la « bouille à bisous » de la petite fille figurant sur la couverture. Un sourire malicieux, des yeux pétillants, des petits bras tendrement serrés autour du cou d’un homme que l’on voit de dos. Je n’ai pu...
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    Une fois de plus, j’ai choisi ce livre, sans rien en savoir, uniquement attirée par la « bouille à bisous » de la petite fille figurant sur la couverture. Un sourire malicieux, des yeux pétillants, des petits bras tendrement serrés autour du cou d’un homme que l’on voit de dos. Je n’ai pu résister et bien m’en a pris car outre son aspect élégant, ce livre m’a réservés bien des surprises.
    J’ai oublié quelques temps la petite fille pour découvrir l’histoire d’un drôle de mec, Mietek, la trentaine, beau gosse, petit gangster spécialisé dans le vol des belles bagnoles. Il fût alcolo, alors de peur de replonger il se fait servir de l’eau gazeuse, dans un verre ballon, histoire de se donner l’illusion de l’alcool !
    A sa sortie de prison, nous le suivons pas à pas dans ses activités de petit loubard, ou dans son rôle de proxénète.

    On se croirait dans un film des années 60 avec Delon, Gabin et Ventura.
    Tout y est, les dialogues truculents, les copains aux noms évocateurs : Robert le mort, qui ne l’est pas encore ou Mohamed le périmé, qui ne l’est pas vraiment.

    Les hommes ont un sens de l’honneur, comme parait-il, les bandits autrefois, les filles sont belles, ou fatiguées d’avoir trop tapiné, mais lorsqu’elles aiment leur homme, c’est pour la vie.

    Et dans ce monde, il y a Cora, la petite fille qui va enflammer le cœur de Mietek.

    J’ai tout aimé dans ce livre, les personnages tellement humains malgré leurs travers, et surtout l’écriture précise, imagée, percutante avec des dialogues « à la Audiard ». Richard Morgiève fait revivre magistralement ce milieu populaire du Paris des malfrats.

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